[avis de lecture] Une mère idéale – Claire Allan

Un simple mot laissé dans son casier d’hôpital « Ne crois pas tout ce qu’il raconte », et c’est le doute qui s’insinue dans l’esprit d’Eli, infirmière enceinte de sept mois. Simple blague ou véritable avertissement ? Le message ferait-il allusion à son mari Martin qu’elle sent plus distant depuis sa grossesse ? Un deuxième message lui parvient bientôt, plus explicite mais surtout plus inquiétant

Editions France Loisirs

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La quatrième de couverture m’a immédiatement intéressée… c’est typiquement le genre de synopsis qui attire mon attention…

On fait, dès le départ, la connaissance de trois femmes, qui seront les trois narratrices en alternances du roman…

Eliania, alias Eli, infirmière dans un centre de soins palliatif et enceinte de 7 mois.
Angela, sa mère, qui vit assez loin de chez elle mais reste protectrice avec sa fille.
Louise, une jeune femme qui a perdu son fils en fin de grossesse, et qui dès le départ fait bien comprendre ses intentions et son esprit un tant soit peu dérangé…

— Cette fois c’en était trop, elle ne l’avait pas supporté. Personne ne devrait avoir à vivre une chose pareille. Non seulement elle perdait son enfant, mais aussi son utérus. Elle qui ne souhaitait rien tant que devenir mère.

Louise n’a qu’une idée en tête malgré tout, avoir un enfant… persuadée qu’elle sera une mère idéale… Elle se met à observer une femme enceinte…

« Dès que je la vis, je sus qu’elle ne méritait pas d’être mère. Coincée derrière cette table de café, elle avait le teint pâle et les traits tirés. Elle se frotta le ventre un très court instant, comme si elle s’était soudain souvenue que c’était le geste opportun à avoir. Joue ton rôle de future maman ; frotte ton gros ventre, mets-le en avant, exhibe ta fécondité à la face du monde. Chacun de ses gestes indiquait que son bébé n’était ni aimé, ni désiré. Cette femme ne mesurait pas sa chance. Elle ne se rendait pas compte du cadeau qui lui était fait. Cette femme semblait considérer sa grossesse comme un supplice. Une épreuve à endurer. Si seulement elle avait su. »

Le couple Eli – Martin semble être le couple parfait en apparence… mais quand on gratte un peu la surface, les choses ne sont pas si dorées : ils se sont un peu éloignés depuis la grossesse d’Eli, car celle-ci n’arrive pas à s’attacher comme elle le devrait à son enfant… Sa grossesse est loin d’être épanouissante pour elle, elle est tout le temps malade, fatiguée, … et ça a bien entendu des répercutions sur son couple.
Une lettre anonyme qui arrive dans son casier au boulot et accusant son mari d’adultère n’arrange bien évidemment pas les choses.

« — Un bébé, c’est ce qu’il y a de mieux pour souder un couple, dit-elle. Je me demande si c’est vrai. Notamment quand les futurs parents sont en froid. Ou alors quand l’un des deux semble s’éloigner. »

Au fil du temps, une certaine paranoïa s’empare d’elle, et grandit peu à peu… elle doute de tout et de tout le monde, et au final, ça sème un peu le trouble aussi dans l’esprit du lecteur… A-t-elle raison de se méfier, ou ses hormones lui jouent-elles des tours ?

Je n’ai pas accroché à ce livre comme je l’aurais aimé, … certaines choses m’ont dérangées…

On retrouve quelques erreurs de traduction, qui en temps normal, seraient passées peut être quasi inaperçues, mais qui ici, vu la lenteur des choses, m’ont sauté aux yeux :

« Je remplis une bouilloire que je glisse sous ses couvertures puis je vais dans ma chambre pour me mettre en pyjama. »

je pense qu’il s’agit bien évidemment d’une bouillotte..

Même si l’histoire générale me plaisait beaucoup, j’ai eu un mal fous à venir à bout de cette lecture, … je n’avançais pas, ça traînait en longueur… clairement, la première moitié du livre, je me suis ennuyée…
Moi qui aime quand les choses ne se précipitent pas, là, c’était vraiment trop lent malgré tout…

Et à côté de ça, vers les 60-70% du livre, tout devient prévisible, on comprend le dénouement de l’histoire, et là, les choses avancent vite car on les voit venir.. ce qui est un peu dommage également.. j’aurais aimé un juste milieu.

Autre chose également qui faut que je n’ai pas trop apprécié cette lecture : je n’ai réussi à m’attacher à aucun personnage…

Louise m’a paru dès le départ incohérente, et finalement trop peu présente dans le roman vu son rôle important malgré tout, Eli m’a tapé sur le système avec sa naïveté, sa tendance au mélodramatique et son côté hyper influençable par sa mère, et Angela m’a exaspérée par son côté mêle tout et sa propension à vouloir tout diriger dans la vie de sa fille…
Et généralement, quand je n’accroche pas aux personnages, je n’accroche pas à l’histoire comme je le voudrais car je ne sais pas la « vivre » au travers les yeux d’un des protagonistes, ce que je préfère pourtant…

Donc au final, une lecture en demi-teinte qui tend plus vers le négatif pour moi… Une histoire lente et prévisible, des personnages qui n’ont pas su m’intéresser plus que ça, … c’est dommage, car le fond de l’histoire était pas mal malgré tout… 
Dommage...

 

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