Halloween night, de Alexis Aubenque

Seattle, USA.
Six étudiants convaincus de n’avoir peur de rien louent pour Halloween un manoir perdu au milieu de nulle part et que l’on dit hanté.
Le clou de la soirée ? Une séance de spiritisme, « pour rire ».
Pour Brian, quarterback de l’équipe de foot de la fac et autoproclamé sale gosse de la bande, c’est l’occasion de pimenter encore un peu plus un week-end qui s’annonce torride avec sa petite amie, Mandy, qui n’a pas non plus froid aux yeux.
Le « good guy » Luke et sa copine Kelly, eux, ne sont pas contre une expérience mystique ; ces vieux murs s’y prêtent tellement ! Surtout après la découverte par Kelly des étranges carnets de l’ancien propriétaire des lieux…
Quant à Melvin, le geek de la bande, il est prêt à tout pour séduire Courtney, la gothique à mèche bleue, et se déniaiser enfin. Et tant pis si tout cela lui fait bien plus peur qu’il ne le laisse paraître.
Mais la séance va rapidement se révéler beaucoup moins paisible que prévu : les esprits qu’ils invoquent n’apprécient visiblement pas du tout d’être dérangés. Bientôt, c’est tout le manoir qui semble conspirer contre ces invités indésirables. Et la peur s’invite alors que la nuit tombe et que d’inquiétantes poupées de porcelaine semblent prendre vie…

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Editions Hugo & cie
Sortie : 21 octobre 2021
Lu en partenariat avec la maison d’édition via Netgalley
Note personnelle : ★ ★ ☆ ☆ ☆

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Je pense que cette chronique va être assez courte, car ce livre me laisse tellement perplexe que les mots me manquent un peu…

Cela fait des années que je rêve de découvrir la plume d’Alexis Aubenque, mais je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours repoussé la découverte…. Pourtant, ce n’est pas faute de voir des avis Oh combien positif sur sa plume, ses histoires, ses personnages… J’avais donc vraiment hâte de découvrir Halloween night…

Le titre du roman et sa couverture, ainsi que la 4ème de couverture, avait pourtant tout pour me plaire…. Halloween, un manoir perdu au milieu de nulle part, réputé hanté de surcroit, une séance de spiritisme… Tout était réuni pour me faire passer un excellent moment lecture…

Le thème des maisons hantées est déjà quelque chose qui me plait en général énormément… Encore plus si cette hantise est le fait de poupées… Que ce soit en livres, ou en films (avec des sagas telles que Annabelle, ou encore Chucky pour une référence plus ancienne).

Et pourtant, c’est un gros flop pour moi…
Pour rappel, ce livre est estampillé thriller fantastique… Je pense qu’il y a erreur, là…

Pourtant, l’ambiance au départ était bien partie… Pour le début du roman, l’ambiance m’a beaucoup fait penser au jeu Until Dawn, un jeu narratif horror survival que j’adore… Une demeure isolée, assez glauque, un groupe d’amis aussi différents que possibles les uns des autres… et la perspective que le week end agréable va vite tourner au vinaigre.  ça donne envie d’en savoir plus…

« – Bon, on se prend un truc à déjeuner ici, ou on s’arrête à River Falls ? demanda Brian. La célèbre petite ville était la prochaine étape de leur périple. Une ville de dimension moyenne qui s’était fait connaître par des crimes sordides perpétrés quelques années plus tôt par des tueurs en série particulièrement pervers. »

De plus, la fan de références que je suis a adoré le petit clin d’œil à la saga River Falls de l’auteur… (celle que je voulais absolument lire.. mais là, … j’hésite franchement… si vous l’avez lue, dites-moi si elle est du même acabit que Halloween Night ou pas)

Puis les jeunes se dirigent vers le manoir du docteur Wagner, à la si mauvaise (ou bonne selon les points de vue) réputation…

« Feu le docteur Wagner, un immigré allemand, avait fait construire le manoir avec la fortune familiale. Il avait connu une fin tragique. Il s’était suicidé après la mort de sa femme, qui avait fini sur un bûcher. Brûlée pour sorcellerie. Du moins, telle était la version officielle. Certains racontaient qu’il ne s’était pas suicidé et qu’il avait lui même tué sa femme. D’autres, que c’étaient les villageois qui les avaient fait brûler tous les deux… Bref, une sale histoire, qui avait forgé la réputation du manoir. »

Je me suis emballée, je me dit chouette, les choses sérieuses vont commencer… Et là, mon enthousiasme s’est pris une énorme claque dans la figure…

Passons à LA chose qui m’a vraiment gâché la lecture : Je ne suis pas prude, mais j’ai trouvé le sexe vraiment trop mis en avant dans l’histoire, ça occupe franchement trop de place dans le récit, plus que le côté angoissant en lui-même… Je trouve que ça a donné au livre des allures clichés de films d’horreur des années 90-2000. Si je devais le comparer à une saga cinématographique, je dirais les Scary movies sans aucune hésitation…
Une parodie de livre d’épouvante qui ne garde que quelques éléments phares de l’horrifique, les mets en scène dans des exagérations peu crédibles et surtout, hyper risibles… 
Je ne vais pas vous mettre d’extraits car je n’ai pas envie que mon blog soit encore bloqué pour p*rn*graphie comme avec une autre de mes anciennes chroniques, mais sérieusement ??

Je trouve ça tellement dommage, car je pense que la trame de fond du livre était hyper intéressante, et que l’histoire n’avait pas besoin de ça, que du contraire.
Je trouve que ces passages mettant en scène la sexualité obsessionnelle de ces jeunes dénote tellement avec le vocabulaire un tant soit peu soutenu que l’auteur s’est appliqué à utiliser dans son roman… vraiment je ne comprends pas ce choix…
Si j’ai choisi de lire un livre d’horreur, ce n’est pas pour me retrouver devant un livre p*rn* mettant en scène, qui plus est, des adolescents…
Je ne vais pas vous dévoiler le contenu pour ne pas spoiler ceux qui voudraient le lire et ne l’aurait pas encore lu, mais à la fin, une des scènes finales est vraiment WTF… hyper pas crédible, hyper pas appropriée, et sans aucun intérêt pour l’histoire, une fois encore. 

Du coup, l’ambiance générale était un peu trop molle pour que je n’apprécie complètement ma lecture… Le côté angoissant était présent par petites parties de livres, puis retombait comme un soufflé… on est loin d’un thriller haletant comme je me l’étais représenté à la base. Trop peu de constance horrifique ou terrifiante que pour que je ne puisse apprécier cette lecture comme telle.

Certes, ça se laisse lire, … si on oublie le premier quart du livre où il ne se passe rien, les clichés sur une jeunesse hypersexualisée qui prend un bon bout de l’histoire aussi…
L’histoire aurait pu être bien sympa et m’embarquer dans ses frissons…
Mais, c’est ça le hic… vraiment pas assez de frissons…

C’est vraiment dommage, car le livre, en dehors de ça, était très agréable à lire… La plume de l’auteur (si on fait abstraction du contenu), est très facile à lire, dans ce que j’appelle un style assez visuel, c’est à dire qu’on peut sans difficulté se représenter les lieux, les personnages (parfois un peu trop), les ambiances sordides et angoissantes (trop peu présentes, malheureusement).

Les descriptions sont faites avec soin, elles étaient vraiment parfaites pour nous permettre de nous représenter aussi bien les lieux que l’ambiance qu’il pouvait y avoir dans ce genre d’endroit, y compris avec les conditions climatiques qui, certes, sont un classique du genre dans ce genre d’histoires, mais étaient tellement bien décrites pour nous mettre en conditions…
Une description que j’ai particulièrement aimée est celle de la bibliothèque du manoir :

« Après leur avoir montré les salles de bains, l’homme leur ouvrit la porte de la bibliothèque. Dès l’entrée, Luke fut sous le charme. Tous les murs étaient couverts de livres à l’abri dans des bibliothèques faites sur mesure. Il y avait un nombre impressionnant d’ouvrages dont certains devaient avoir plus de cent ans. Luke était en totale admiration devant le nombre de livres rares et se demanda comment personne n’avait eu l’idée de venir les voler, tant la maison paraissait sans surveillance. Il en prit quelques-uns en main, et à peine en tourna t-il les pages qu’il sentit un tourbillon de sensations intenses le traverser. »

J’ai presque ressenti les sensations de Luke, tant point de vue émotionnel que sensoriel.

C’est quelque chose que j’apprécie dans la plume d’un auteur, car j’aime quand j’arrive à m’immerger dans le livre, pas vraiment impliquée, mais qui observe la scène de loin et qu’il me suffirait de faire un pas pour m’y plonger et vivre l’action aux côtés des protagonistes.
Et ce genre de manière d’écrire est donc particulièrement adaptée… quand on accroche au contenu, bien entendu… c’est ce qui m’a fait défaut ici. C’est donc d’autant plus dommage ici, car de bonnes conditions étaient pourtant présentes.

Une chose que j’ai aimée ?

Les références musicales.. je suis quelqu’un qui adore ça et je n’ai pu m’empêcher d’aller les écouter au fur et à mesure… gros coup de cœur pour la chanson de  Foreigner « I want to know what love is », qui est une de mes chansons préférées, même si je préfère la reprise de Tina Arena.

Un manoir glauque perdu au milieu de nulle part, un cimetière abandonné dans les bois, une nuit d’orage, une ambiance qui aurait pu être angoissante sans les scènes qui font tomber le livre dans la vulgarité… tout était réuni pour faire une histoire parfaite.. c’est tellement dommage. Je pense vraiment que l’auteur est passé à côté du potentiel de son histoire.

Un petit passage pour vous illustrer le genre d’ambiance que j’ai aimé dans le livre… surtout que quand je le lisais, une pluie torrentielle battait son plein contre mes volets…

« Son pull à la main, Courtney remonta d’un étage et retourna dans sa chambre. À l’extérieur, l’orage grondait toujours et un nouvel éclair zébra le ciel. La jeune fille adorait quand les éléments se déchaînaient. Une impression de fin du monde. Elle se posta à la fenêtre et resta de longues secondes à regarder le spectacle de la nature. Le ciel sombre que des éclairs illuminaient sporadiquement, les cimes des arbres courbées par le vent et la pluie qui venait battre contre la vitre. »

Auteur : Hylyirio

Littérature (Thriller-Horreur), Gaming (Switch, PS4, horreur et jeux fun et colorés), Photographie, Ciné-Séries (Thriller-Horreur)

Une réflexion sur « Halloween night, de Alexis Aubenque »

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