[✎] Le livre dont vous êtes la victime

J’ai honte! J’ai loué ce livre le mardi matin, je l’ai commencé le mardi soir dans la salle d’attente du médecin, et je l’ai terminé… au même endroit…
Plus que le lire, je l’ai dévoré d’une traite, zou, en attendant mon tour…

Alex, un jeune adolescent sans histoires, entre un jour dans une librairie… sinistre. Un livre à la couverture argent l’attire comme un aimant. Première erreur : Alex l’achète. Seconde : il l’ouvre. Le titre de cet ouvrage : Le livre dont vous êtes la victime. Fasciné, Alex se voit donner des ordres, qu’il commet la fatale imprudence de suivre…

Cette histoire « jeunesse » est vraiment géniale, captivante…
Le style de l’auteur est simple, attrayant, il met tout en place de manière si naturelle, et sait instaurer le suspens, ça, c’est rien de le dire…
Les phrases sont courtes, ce qui donne un certain rythme à l’histoire… il en est de même des dialogues tout au long du livre…
J’ai adoré le concept de l’histoire, d’un livre qui parlerait personnellement à sa « victime », à la personne qui le possède… C’est à la fois terrifiant et tentant 🙂
L’action ne manque pas, les combats, le mystère, … c’est tellement génial… j’aurais aimé lire ce livre quand j’avais une dizaine d’années 🙂
Pour un livre jeunesse, il n’y a pas trop de description, l’essentiel étant basé sur le suspens et l’action…C’est ce qui fait qu’il se lit très vite…
J’ai aimé aussi la partie « romance douce » qui va au fil du temps unir les deux héros, une petite historie d’amour d’enfants mais que je trouve touchante..;
La perversité du livre et de  ce qu’il pousse son propriétaire à faire, le suspens de « qu’est ce qu’il devra faire après », « est ce qu’il va arriver au bout de l’histoire », … tout ça en font un bon mélange pour les enfants qui ont envie de se lancer dans la lecture de livres fantastiques/épouvante… Le système de « rendez-vous page xxx » auquel le héros doit faire face et pour lequel les pages restent soudée avant le bon moment, c’est excellent, j’ai vraiment accroché 🙂
Il illustre bien aussi l’addiction que l’on peut avoir (à tout âge) envers les jeux, la lecture, etc… car c’est plus fort que lui, le jeune héros se doit de continuer, il ne peut résister à la tentation de faire « encore un défi »…
J’ai lu beaucoup de critiques négatives sur ce livre, mais personnellement, j’ai adoré…
Ça m’a rappelé les « chaire de poule » que j’ai toujours adoré lire et regarder 🙂
Et j’ai adoré la vision du libraire qui est donnée par ce livre: « je suis un amoureux des livres, comme tous les libraires, je pense. Et cela suffit à ma satisfaction de savoir ma clientèle envoutée par ce que je lui vends » (même si ce libraire-ci était complètement barge 🙂 )

[✎] Bébé bleu

·•●oO Présentation du livre Oo●•·
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Véronique Jade a écrit ce livre pour exorciser son passé d’enfant malade, détestée par sa mère, et qui était prête à tout pour être enfin aimée, habitée jusqu’à l’adolescence d’une admiration et d’un amour infinis pour sa mère tortionnaire.
·•●oO Et j’en pense quoi? Oo●•·
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J’avais déjà lu ce livre étant adolescente.. je l’avais pioché dans les livres de ma mère, et j’avais gardé un souvenir terriblement émouvant de ma lecture… ce qui fait qu’avec le recul des années, j’ai eu envie de le lire à nouveau…
Parce qu’il y a des livres qui touchent plus que les autres, et que l’on a toujours plaisir à lire et relire…
La détresse que  cette femme nous transmet, c’est en fait l’histoire d’une vie sans amour maternel, où seuls les coups et le rejet sont présents… quelle horreur…
Le début du livre à lui seul  est terriblement fort: « Peut-on effacer l’ineffaçable? Peut-on pardonner l’impardonnable? Qu’est ce que l’irréparable? »
Voilà des questions qui, dès les premières lignes du livre, poussent le lecteur à se poser des questions difficiles et éprouvantes.
Le livre est écrit à la manière d’une lettre d’enfant… des phrases sans verbes parfois, où les mots manquent, où des mots sont inventés parce que de dans le dictionnaire, il n’y a pas de mots assez forts pour décrire ce qui est ressenti par l’auteure.
De même, le texte reste poétique, à sa manière… les phrases semblent chanter une série de louanges à la recherche de réponses… Pourquoi sa mère ne l’aime pas? Pourquoi elle la maltraite? Pourquoi elle la fouette? Pourquoi elle fut déchue de ses droits parentaux « sans rien faire » pour arranger la situation?
On peut finalement dire que cette déchéance de droits lui fut salutaire… même si cela n’efface pas les questions que l’on se pose quand on vit une telle histoire.
Ce récit est tellement puissant… livre adressé malgré tout à cette mère qui l’a rejetée, détestée, frappée, humiliée… cri d’amour ou de désespoir? Un peu des deux je dirais, et surtout, une superbe ode à l’amour car malgré tout, ce livre transpire l’amour et l’espoir….
Décidément, les livres sur l’enfance maltraitée m’arrachent toujours autant le cœur et l’âme…
J’ai lu ce livre en une soirée, et je l’ai refermé la tête pleine de questions, le cœur gros plein de tristesse et de dégout pour cette mère indigne… et le père qui finalement, totalement démissionnaire, ne vaut pas mieux… il n’est d’ailleurs qu’un détail.
·•●oO En bref…  Oo●•·
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Un récit  bouleversant… les mots manquent pour exprimer ce que l’on ressent une fois le livre fermé…
Un énorme coup de cœur.

[✎] Mon fils, son cancer et moi

Ce livre fut un véritable coup au cœur quand je l’ai vu en partenariat… c’est le genre de livre qui, par son simple titre et sa quatrième de couverture, vous transperce déjà le cœur…
« Quand en septembre 2001, on nous apprend que notre fils, 13 mois, a une tumeur cérébrale, le ciel nous tombe sur la tête.
Impossible. Inacceptable. Intolérable.
Pourtant, ce n’est rien – ou presque – comparé à ce qui va suivre. Un cataclysme puissant qui arrache à la réalité, une maladie qui va nous emporter dans son impitoyable sillon.
Plus d’une année de traitement et une vie marquée à tout jamais au fer rouge, avec ces six lettres ancrées pour toujours dans nos chairs : c-a-n-c-e-r
Car le cancer n’est pas une maladie comme une autre. Le cancer est une maladie qui vous possède jusqu’à la fin de vos jours. On est un ancien cancéreux comme on est un ancien alcoolique, un ancien fumeur, un ancien toxicomane… Il faut toujours rester sur ses gardes, car on peut replonger n’importe quand.
 Sauf qu’avec le cancer, on est impuissant. On subit.
Ce livre est l’histoire de ce petit garçon qui devra se battre contre cette maladie avant même de savoir marcher. Ce livre est le parcours de cette force de la nature, cette force de la vie qui fait qu’un bébé est capable de tout supporter pour vivre, y compris des traitements parfois pires que la maladie. Ce livre est sans concession face à une réalité déchirante, celle de ces enfants qui meurent, dévorés petit à petit, laminés de l’intérieur.
Ce livre est notre histoire, celle d’une famille ordinaire qui s’est battue, se bat et se battra contre un mal « extraordinaire ». Une famille qui doit vivre – encore aujourd’hui – avec un invité bien indésirable.» Sandrine Coucke-Haddad
Dès les premières pages, on se sent irrémédiablement attirés par cette histoire, cette tragédie qui touche cette famille…
Le livre est écrit avec des mots simples, les mots du cœur, les plus beaux qui soient…
Cette maman parvient à faire passer ses émotions, ses ressentis, avec tellement de douceur, de douleur, et d’espoir à la fois… c’est vraiment extraordinaire…
Ce témoignage est tellement bouleversant, car s’il est « facile » d’imaginer le calvaire d’une mère qui voit son enfant souffrir et se sentir impuissante, la manière dont Sandrine Coucke-Haddad le raconte, c’est encore plus criant de vérité, et on vit cette période avec elle… l’apparition des premiers symptômes, les examens médicaux, l’annonce du diagnostic, les traitements…
On se prend en plein visage les impressions qui vont accompagner les différentes étapes de la maladie (le cancer du cerveau du petit Alexis): espoir, doutes, craintes, douleurs tant physiques que morales, incompréhension aussi… on accompagne vraiment la mère, l’enfant et l’entourage depuis l’annonce tout au long de la maladie.
Une fois le livre ouvert, il me fut impossible de le lâcher, et pour tout vous dire, avant de rédiger cette chronique, j’ai relu ce livre une seconde fois, dans la foulée… je ne sais pas pourquoi, mais cela me semblait « indispensable »…
 
Beaucoup se demanderont pourquoi avoir choisi d’écrire un tel livre, pourquoi s’abaisser à cela alors que cela ne changera rien, pourquoi ne pas vivre son chagrin dans son coin « comme tout le monde »… A cela, l’auteur y répond dans le livre: «  Pourquoi un livre ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi se dévoiler ainsi dans un élan manifeste
d’impudeur ? Peut-être parce que, à ce moment précis, ce livre est nécessaire pour aller de l’avant. Une démarche purement égoïste, une démarche sans objectif autre que celui de livrer cette histoire, brute. Mais peut-être que d’autres trouveront dans ce parcours un peu de ressources pour affronter leurs épreuves, quelles qu’elles soient. En tout cas, ce livre est pour moi une façon, enfin, de lui dire à ce cancer tout le mal que je pense de lui, droit dans les yeux, sans avoir peur. Ou presque.
« 
Ce livre est également un magnifique message d’espoir et de force pour tous ceux qui sont, de près ou de loin, touchés par la maladie d’un proche, et qui se sentent si impuissant face au mal.
Je remercie les éditions Kirographaires et Livraddict pour ce partenariat haut en émotions qui m’a permis non seulement de passer un moment lecture agréable, même si difficile, mais aussi pour m’avoir permis de découvrir ce livre merveilleux, touchant, et émouvant.

[✎] Comme ton ombre

·•●oO Ca parle de quoi? Oo●•·
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 Imaginez qu’avant de pouvoir rentrer chez vous, vous soyez obligé de faire le tour du bâtiment afin de vérifier que tout est normal. Imaginez qu’une fois dans le hall de votre immeuble, vous deviez vérifier six fois que la porte d’entrée est bien fermée. Une, deux, trois, quatre, cinq, six. Et que si vous êtes interrompu en plein rituel, il faille tout recommencer. Imaginez que, arrivé chez vous, vous tourniez la poignée de votre porte six fois dans un sens, puis six fois dans l’autre pour vous assurer d’être en sécurité. Que vous restiez plusieurs minutes derrière la porte, à l’affût du moindre bruit dans la cage d’escalier. Et que, tous ces contrôles effectués, vous commenciez une ronde dans votre appartement. Fenêtres, rideaux, tiroirs, tout doit passer au crible de votre attention. Imaginez aussi que vous ne puissiez faire les courses que les jours pairs et pratiquer un sport les jours impairs, mais à condition que le ciel soit nuageux ou qu’il pleuve.
·•●oO Et j’en pense quoi? Oo●•·
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Dès le départ, ce livre m’a perturbé de par la manière dont il est découpé…
Le livre s’entame  sur la retranscription d’un procès prenant lieu en 2005. Pour ensuite alterner la vision de 2001 et celle de 2007.
On passe de manière totalement détachée aux différents « épisodes », c’est ainsi que sur deux pages, on peut très bien passer de 2005 à 2001, pour revenir à 2007… Je n’ai pas trop apprécié cela au début, car cela casse complètement le rythme de l’histoire, … hors, pour moi, un thriller psychologique se doit d’être « logique »… et donc de respecter les conventions temporelles…
Bref, cette manière d’appréhender les choses m’a complètement détachée de l’histoire au début.
Mais peu à peu, bon, je l’avoue, après 70 pages à peu près, je me suis finalement adaptée à cette manière de faire, et la lecture est alors devenue plaisir…
J’ai adoré le personnage de Cathy, et j’ai été attendrie par sesTOCs… sans doute parce que je porte le même prénom et ai, moi aussi, certains TOCs (heureusement moins prononcés), mais pas que… Je me suis attachée à elle, ai ressenti toute la souffrance que le passé lui a infligée, … Je l’ai réellement prise en sympathie. On s’y attache vraiment facilement.
Il est terrible de voir à quel point la « Cathy » d’avant est différente de celle du présent…
La plume de l’auteur est agréable, et il sait adapter le style narratif en fonction des « épisodes »… la plume semble différente selon que l’on aborde la partie initiale de l’histoire (2001) ou l’époque actuelle quand Cathy perd pied face à sa vie, rongée par ses craintes, ses TOCs, et sa paranoïa (2007)… La manière dont est écrite l’histoire met, à elle seule, le lecteur en état de stress, ou de plaisir, en fonction du vocabulaire utilisé, de la syntaxe, etc… Il est très plaisant de se laisser ainsi porter par le style de l’auteur tout au long du récit, et de voir à quel point il réussit à manier le texte en fonction des émotions exprimées.
De ce fait, on ne peut s’empêcher de ressentir le stress et la parano de Cathy, de vivre ses angoisses avec elle… ce qui rend le livre très efficace 🙂
Qualifié de thriller psychologique, ce roman ne faillit pas à sa classification…
·•●oO En bref?  Oo●•·
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Outre le fait de passer d’une année à l’autre, ce livre est un réel coup de coeur… le thriller psychologique est un genre que j’apprécie énormément… Car pas de fortes bagarres, pas d’action « intensive », mais il met le cerveau en ébullition du début à la fin…
·•●oO Merci Oo●•·
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Merci à toute l’équipe de Blog-O-Book et bien entendu aux éditions Presses de la cité pour ce thriller psychologique qui paraîtra le 07 avril ! Merci de m’avoir donné la chance de découvrir cette merveille en avant première. Ce SP fut un pure moment de plaisir et de découverte

[✎] Le Journal d’Aurélie Laflamme, tome 2 : Sur le point de craquer!

·•●oO Ca parle de quoi? Oo●•·
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Aurélie n’en peut plus! Sa mère cherche l’amour sur Internet, et Aurélie s’inquiète: elle pourrait tomber sur des maniaques! Quant à sa meilleure amie, Kat, elle est en plein chagrin d’amour, se révolte contre tous les gars de la terre et propose à Aurélie un pacte de célibat qui les liera jusqu’à la fin du secondaire! Mais le coeur d’Aurélie balance entre la proposition de son amie et ses sentiments de plus en plus forts pour Nicolas. Pour couronner le tout, son nouveau voisin se montre plutôt envahissant, et elle a une montagne de travail à faire pour améliorer ses résultats scolaires… Pas étonnant qu’elle soit sur le point de craquer!
·•●oO Et j’en pense quoi? Oo●•·
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J’ai commencé la lecture de ce livre pleine d’espoir…
Bien que n’ayant pas eu la chance de lire le tome 1, j’en avais vu l’adaptation cinématographique et j’étais tombée sous le charme de cette petite fille de 14 ans… Je l’ai directement trouvée adorable, naïve, charmante, attachante…
Je m’attendais donc à retrouver ce même punch et cette même énergie et candeur dans le livre du tome 2… et ce fut le cas…
J’ai entamé la lecture de ce livre dans le train, et l’y ai terminé également… une fois la lecture commencée, j’ai été tellement envoutée, tellement transportée dans son histoire que je n’ai pas vu le temps passé… pour peu, j’en aurais presque regretté que le livre ne fasse pas le double de pages et le trajet en train, le double également, pour ne pas quitter Aurélie …
J’ai eu tellement de plaisir à retrouver cette héroïne génialissime 🙂 ses aventures et mésaventures consignées avec soin dans son journal intime, ses expressions, coups de cœur, j’ai adoré aussi les petits dessins qui ponctuaient chaque mois de ce carnet 🙂 ohhhh que c’est plaisant à lire …
Le livre est donc écrit à la manière d’un journal intime, celui d’une gamine de 14 ans, ce qui fait qu’on y retrouve toutes les « mimiques » que l’on pouvait écrire soi-même à son âge… je me suis revue à cette même période, connaissant les mêmes joies, les mêmes craintes, les mêmes déceptions aussi…
Car finalement, c’est bien là le thème du livre, les petits tracas quotidiens d’une adolescente qui découvre l’amour, les difficultés de le concilier avec l’amitié, tout en gardant à l’œil les potentielles relations amoureuses de sa mère… tout un programme, amené d’une manière pleine de fraicheur, d’humour, de sentiments et d’émotions.
Le style d’écriture est simple, plaisant, facile à lire, et très accrocheur…
J’ai eu beaucoup de plaisir à lire les petites expressions québécoises qui ont fait mon bonheur … j’en entendais chanter l’accent dans ma tête en lisant les lignes de ce livre…
La couverture en elle-même est une vraie merveille, d’une couleur accrocheuse, tout emplie de paillettes et respirant la bonne humeur de l’adolescence d’une jeune fille… elle complète à merveille la qualité d’écriture du livre…
Je n’ai qu’une hâte… me procurer le tome 1, et voir sortir le tome 3…
·•●oO Une dernière chose Oo●•·
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Ce livre a été lu en partenariat avec les éditions Michel Lafon grâce au site Livraddict… et je les remercie grandement. Jamais je n’ai pris un tel plaisir avec un livre jeunesse… sans aucun doute mon plus gros coup de cœur de ce début d’année… Un SP extraordinaire 🙂

Lu également, dans la foulée, dans le cadre du challenge d’ Evy :  challenge « Chick lit »

[✎] Ne les crois pas

·•·oO Ca parle de quoi? Oo·•·´`·.·´`
Ils te diront que le suis morte ! Yann May, célèbre psychologue berlinois, est au téléphone avec Leoni, sa fiancée. La liaison est mauvaise, hachée. Toutefois, il l’entend dire: « Ne les crois pas. Quoi qu’ils te disent, ne les crois pas…  » Alors qu’il est encore en ligne, un policier sonne et lui annonce la mort accidentelle de Leoni, une heure plus tôt… Quoi qu’ils te disent… Huit mois ont passé. Ira Samin, une psychologue de la police, a décidé d’en finir. Mais, alors qu’elle s’apprête à passer à l’acte, un de ses collègues vient la chercher pour l’emmener dans une station de radio. Un forcené s’est retranché dans un studio et menace d’abattre un à un ses otages. … ne les crois uni ! Ira est chargée de mener les négociations. Bien vite, elle comprend que Yann a tenté ce coup de poker pour retrouver Leoni, qu’il refuse de croire morte. Et il est vrai que certains de ses arguments sont troublants…

·•·oO Et j’en pense quoi? Oo·•·´`·.·´`
J’ai découvert Sebastian Fitzek par son roman « Thérapie » que j’avais adoré… Je me suis donc laissée tenter par « Ne les crois pas » avec les mêmes attentes…. et j’ai été un tant soit peu déçue…

Le roman « Ne les crois pas » est un très bon roman, ça je ne peux pas dire le contraire… 

L’auteur a la plume très agréable, il écrit d’une manière naturelle ce qui la rend plaisante pour le lecteur. 
On se laisse emporter dans l’action, et il est clair que dès que l’on commence le livre, on ne peut plus l’arrêter tant on a envie de savoir ce qui est réellement arrivé à Leoni… 
L’histoire est construite avec soin, les évènements s’enchaînent de manière logique bien que parfois surprenante… Sebastian Fitzek amène bien les évènements, sait alimenter le suspens et tenir son lecteur en haleine… tout pour un faire un bon écrivain de thriller… 

Après tous ces compliments, quel est le HIC me direz-vous? Je m’attendais à trop peut-être… dans son précédent roman, j’avais été envoûtée par le côté terriblement psychologique de l’histoire, et je n’ai pas retrouvé le même attrait ici…
Certes, on entre dans la tête des personnages, on découvre leurs sentiments, leur psychologie, mais… ce n’est pas pareil… 

Je crois que si ce roman avait été le premier de l’auteur que j’avais eu entre les mains, j’aurais pu l’apprécier à 100%… car pris comme tel, il est parfait… 

·•·oO En bref?  Oo·•·´`·.·´`
Il n’y a pas à en douter, je vous conseille ce roman les yeux fermés… si vous aimez les thrillers, bien entendu… 
Si possible, lisez-le juste avant « Thérapie », sauf si vous arrivez à vous défaire des autres livres d’un auteur à chaque lecture… 

[✎] La maison où je suis mort autrefois

·•●oO Présentation du livre Oo●•·
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Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette de trois ans qu’elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d’elle au berceau, faisant ses premiers pas… Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l’y accompagner. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L’entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d’enfant, ils trouvent le journal intime d’un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d’événements tragiques… Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D’une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous.
·•●oO Et j’en pense quoi? Oo●•·
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Avant même de débuter la lecture, je me suis mise à imaginer la corrélation entre le résumé de la quatrième de couverture et le titre… Je me suis imaginé les différents scénarios possibles, ce qui pouvait être arrivé dans cette maison, …
J’aime quand un livre, avant même d’avoir été ouvert, me pousse dans des suppositions et des questionnements…
Une chose m’a fortement perturbée dès les premières pages…
A la lecture de la quatrième de couverture, je ne sais pas pourquoi, mais j’étais franchement et intimement convaincue que la narratrice de l’histoire serait Sayaka… Je voyais cette femme raconter sa propre histoire, ses propres émotions…
Et puis, déception, c’est un homme qui « prend la parole » et nous raconte l’histoire qu’il vit avec cette ancienne petite amie…
C’est peut être idiot, mais cela m’a un peu dérangé que le récit soit pris en main par un homme…
Cependant, il faut reconnaître que le style de l’auteur est très agréable à lire, et que l’on rentre sans peine dans ce drame, dans cette histoire, et dans le suspens et les nombreuses questions qui l’entourent…
Cette histoire au sujet si lourd et grave, elle m’a laissé une drôle d’impression… Comme si le temps de la lecture, ma propre vie s’était arrêtée… comme si le temps n’était plus et que pendant que je lisais ces lignes et ces pages, j’étais plongée dans un état second… (pour vous dire, je n’avais même pas entendu mon portable sonner, alors qu’il était à côté de moi!).
J’ai aimé me plonger dans un autre univers, une autre culture… la vie en Asie est bien différente de celle que l’on connaît en Europe, les traditions et croyances sont elles aussi bien peu semblables aux nôtres… Il est toujours plaisant pour moi, au détour d’une lecture, d’aller à la rencontre de cet ailleurs… (surtout qu’au départ, je suis déjà une passionnée de l’Asie… ça me fait faire  un petit voyage pour quelques heures 🙂 )…
Le suspens est présent tout au long de la lecture, jusqu’aux dernières pages, je n’ai pu m’imaginer les choses telles qu’elles se sont déroulées…
Par contre la fin m’a laissé un peu « perplexe », je m’attendais à un « petit plus »… mais cela ne gâche pas pour autant ce merveilleux moment de lecture et de voyage de l’esprit…
Un autre aspect positif (eh oui, encore un…) la fin du roman laisse au lecteur une question en suspend, une interrogation sur sa propre histoire…
Par contre, sur Livraddict, il est mis dans la catégorie des livres policiers… (je ne sais pas ailleurs, je n’ai pas cherché… honteux, je sais)… personnellement, je le rangerais plutôt dans la catégorie « drame »…
·•●oO En bref…  Oo●•·
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Vous l’aurez compris, j’ai vraiment adoré ce livre… Il me tentait depuis un petit temps dans MEL, et je ne regrette pas de l’avoir trouvé au hasard des rayons de ma petite bibliothèque publique…

[✎] Les mystères d’Harper Connelly, tome 1 : Murmures d’outre-tombe

·•●oO Présentation du livre Oo●•·
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Harper Connelly a été frappée par la foudre à 15 ans et est depuis capable de retrouver des cadavres et de déterminer la cause de leur mort. Familles de disparus et forces de l’ordre font appel à elle. Harper et son demi-frère, avec qui elle a des relations complexes, sillonnent ainsi les Etats-Unis..
·•●oO Et j’en pense quoi? Oo●•·
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Rien qu’à lire le résumé, j’ai été conquise par ce livre…
Il ne m’a pas fallut longtemps pour le commencer… on ne se refait pas 🙂
Et effectivement, je n’ai pas été déçue… quel bonheur…
Au départ, j’ai eu un peu de réticence étant donné que c’est la même auteure que « la communauté du sud », saga que je n’ai vraiment pas aimé! Mais passé outre cette appréhension, je me suis plongée à pages perdues dans cette lecture, et j’ai adoré 🙂
Ce livre est un mélange de suspens, de paranormal, …
Les personnages sont attachants, intéressants, fascinants, tant Harper que son frère, que le reste des personnages bien que secondaires…
Et tout au long du livre, on apprend à connaître le passé, l’enfance, etc de harper et son frère, ce qui fait qu’on les apprécie d’avantage, car on a l’impression « de les connaître depuis toujours… j’aime cette impression…
De plus, je me suis un peu reconnue en Harper, dans certaines de ses caractéristiques: la peur de l’orage, la sensibilité à certaines choses, le besoin de se sentir rassurée par la présence de son frère, … c’est ce qui m’a fait l’apprécier d’avantage…
La plume de l’auteur fait que le livre se lit tout seul, quasi d’une traite, sans interruptions, sans qu’il n’y ait de moments creux…
L’intrigue est rondement menée, pour le plus grand plaisir du lecteur 🙂
Et le fait que la narration se fasse à la première personne renforce l’implication que l’on prend dans le déroulement de l’histoire.
Mon seul point négatif, il va plus à la mise en forme qu’autre chose: pour un roman « J’ai lu », ils en ont fait un hors format d’un bon cm plus large que les autres… c’est dommage je trouve (il faut dire que je suis une maniaque du rangement en ce qui concerne mes livres, et j’ai horreur quand il y en a un qui dépasse…)…
Mais bon, il s’agit là d’un détail bien entendu, qui n’entache en rien le fait que j’ai bien hâte de lire la suite des aventures de Harper Connelly.
Un petit passage qui n’a rien à proprement parler à voir avec l’histoire, mais que j’ai bien aimé 🙂
« Nous avons toujours une pile de livres de poche sur la banquette arrière de notre voiture. Quand nous en finissons un, nous le laissons dans la chambre du motel où nous logeons afin que quelqu’un d’autre puisse en profiter. Si le volume est en bon état, nous le conservons pour l’échanger. Nous nous arrêtons chaque fois que nous voyons une bouquinerie pour renouveler notre stock. Grâce à ce système, j’ai lu toutes sortes d’ouvrages qu’il ne me serait jamais venu à l’esprit d’acheter. Et dévoré des dizaines de best-sellers, des années après qu’ils eurent figuré au top des ventes, ce qui ne me gêne pas du tout. » P54
·•●oO En bref…  Oo●•·
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Mon premier coup de cœur de cette année…
Une saga à suivre de (très) près…

[✎] La grammaire est une chanson douce

Jeanne, la narratrice, pourrait être la petite soeur d’Alice, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés. Avec son frère aîné, Thomas, elle voyage beaucoup. Un jour leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Mais la tempête les avait tant secoués qu’elle les avait vidés de leurs mots, privés de parole. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient.

J’ai dû lire ce livre dans le cadre d’un de mes cours, à savoir celui de communication. 
Rien que le titre m’a enchantée… je le trouvais… agréable, attirant, … 
Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est à des moments ponctuels, la narratrice, à savoir Jeanne, Petite gamine de dix ans, s’adresse au lecteur, pour l’impliquer dans l’histoire, lui donner l’occasion de se sentir concerné et donc, de bien suivre le fil du récit.
Le langage, était adapté pour des enfants d’une douzaine d’année, est simple, agréable à la lecture, et terriblement imagé. c’est ce qui fait la beauté de ce livre… l’imagination en prend plein les yeux…
L’histoire est à la fois « folle » de par son déroulement, et instructif de par ce que le lecteur découvre, à savoir, une autre manière bien moins scolaire d’appréhender la grammaire. 

J’ai aimé les références à Henri Salvador, Jean de La Fontaine, Antoine de Saint-Exupéry,… elles amènent d’une part un point d’ancrage avec la réalité (étant des auteurs existants), et d’autre part, amènent une part de rêve dans ce que l’on pense savoir de ces auteurs…
 
L’oeuvre est également gratifiée de merveilleux dessins, qui permettent au lecteur de se poser quelques instants et de laisser voguer son imagination au pays des mots et des merveilles de la langue française… 
 Les métaphores des plus inattendues utilisées font de l’apprentissage de la grammaire une superbe découverte, un plaisir, bien loin des méthodes rébarbatives des méthodes traditionnelles inculquées aux jeunes enfants. Par des propos imagés, attirants, il donne envie d’apprendre la grammaire, de la découvrir, de jouer avec afin de pouvoir former des phrases que l’on viendrait déposer sur une feuille de papier pour les voir s’y détendre, s’y complaire et s’y abandonner au plus grand bonheur du lecteur.
Une chose qui m’a aussi beaucoup touchée dans ce roman, c’est le fait de reconnaître la musique comme moyen d’expression à part entière… en faisant passer le message que certes, certaines personnes ne sont pas doués pour les mots à proprement parler, mais qu’elles trouvent alors d’autres moyens d’expressions tout aussi importants et agréables. 
 
Ce livre est une véritable merveille, où les mots sont utilisés avec une facilité et une aisance particulières… Ils virevoltent dans tous les sens, résonnant dans l’esprit du lecteur pour venir s’y poser en toute légèreté. 
C’est un peu le « Alice au pays des merveilles » de la grammaire et de son apprentissage … 
Il me donne véritablement envie d’en savoir plus sur la suite, à savoir « les chevaliers du subjonctif »… 
Ces lignes se trouvent sur la quatrième de couverture, et sont sans aucun doute celles qui m’ont le plus touchée durant la lecture de ce livre. 
– … Je t’aime. Tout le monde dit et répète « je t’aime ». Tu te souviens du marché? Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s’usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver […] »

[✎] Sister

 Recueil de 5 histoires courtes sur fond d’horreur.

Ma grande soeur est morte: Depuis qu’elle a rencontrée Shitaro, Chisato voit disparaître ses proches, selon son souhait…

La nuit à l’heure du chat: Miho, infirmière stagiaire accompagne le professeur Serizawa afin de soigner un garçon qui se transforme en chat.

La tour aux poupée macabres: Kitajima a découvert un étrange journal intime où une jeune fille explique les étranges manipulations que fait subir son père à sa soeur.
Ceux qui vivent dans les ténèbres: S’inquiétant de ne plus avoir de nouvelles de son amie Asami, Yui s’inscrit dans son pensionnat pour la retrouver.

Sister: Misaki est orpheline, elle est recueilli par la famille Mido, elle y fait la connaissance de Yuya, le fils qui semble très affecté par la mort de soeur Ayaka…

Je ne suis pas super fan de manga, mais quand j’ai vu celui ci sur le rayonnage de la croix rouge, je n’ai pas hésité une seule seconde…
Rien que le titre et la couverture m’ont attirée…
Et là je viens de le finir, et je ne regrette pas du tout mon choix…

Il s’agit d’une One Shot, autrement dit, un manga « isolé », ne faisant partie d’aucune série… c’est ce qui fait que j’ai apprécié, car une fois qu’il est lu, pas besoin de chercher la suite.

Il reprend plusieurs petites nouvelles, avec comme particularité que ce sont des histoires d’épouvante… tout ce que j’aime…

Mon coup de coeur? La première histoire, où une jeune fille, par gentillesse, se met à jouer avec un petit garçon qu’elle a trouvé en larmes dans la rue. Le petit garçon, pour lui faire part de sa gratitude, lui dit qu’elle va voir ses souhaits se réaliser… Mais, finalement, pas tout à fait comme la jeune fille l’aurait espéré… rappelons-le, nous sommes dans de l’épouvante…

Tout au long des histoires, la même tension est palpable…
Les dessins sont très agréables, simples, attrayants… Les personnages féminins sont attirants, avec de grands yeux expressifs, les visages sont recherchés, fins, et malgré tout, ils restent très figés et froids… genre des histoires oblige… Les histoires et les dessins sont donc en parfaite adéquation… belle réussite selon moi. 

Je le conseille tant aux fans de mangas qu’à ceux d’histoires horrifiques…
Personnellement, je suis sous le charme, et je vais chercher si cet auteur de mangas en a d’autres dans le genre à son actif.