[✎] Marcellin Caillou

Le petit Marcellin Caillou aurait pu être un enfant très heureux comme beaucoup d’autres enfants. Malheureusement, il était affligé d’une maladie bizarre : il rougissait. Il rougissait pour un oui, pour un non. Heureusement, me direz-vous, Marcellin n’était pas le seul à rougir, tous les enfants rougissent. Ils rougissent quand ils sont intimidés ou qu’ils ont fait une bêtise. Mais, ce qui est troublant dans le cas de Marcellin, c’est qu’il rougissait sans aucune raison.

Ce livre est un vrai bonheur!!

Les dessins sont amusants, ils sont attrayants pour les enfants, car ils sont simples, tout en illustrant parfaitement bien le texte qui y est lié… L’un et l’autre sont indissociables…

Ce livre est une vraie merveille … les choses y sont bien expliquées avec des mots simples pour les enfants…
Le thème abordé est tout aussi intéressant… LA DIFFERENCE et comment la gérer dans un groupe, … Ce livre, à sa manière, explique bien aux enfants que même si l’on est différent d’eux (après tout, ne sommes-nous pas tous différents?), cela n’empêche pas d’être heureux, cela n’empêche pas non plus d’avoir des amis, ni d’avoir une vie bien remplie…

Il prône aussi, dans cette quête du bonheur, les bienfaits de l’amitié… l’amitié qui rend les jours meilleurs, qui permet d’avoir quelqu’un à qui parler, à qui se confier… et que même si les aléas de la vie séparent des amis, la vie finit toujours par les rassembler,…

En bref, un livre génial que je conseille aux parents pour leurs enfants dès 6 ans, idéal pour un premier « vrai » livre de lecture…

Je ne résiste pas à vous remettre une toute petite illustration tirée de ce livre 🙂

[✎] Le guide du zizi sexuel

Ce livre raconte avec simplicité et naturel tous les chapitres qui intéressent les plus jeunes en ce qui concerne le sexe. Les enfants se posent de nombreuses questions et ils n’hésitent pas à se les poser entre eux. Souvent , le plus courageux d’entre eux se dirige vers l’adulte bienveillant qui devrait répondre aux plus secrets des mystères que les enfants n’ont pas pu résoudre 😉 Evidemment, c’est Titeuf qui s’y colle !
Affichant son plus beau sourire, il y va, tête baissée, et tente de comprendre comment on tombe amoureux, comment on fait l’amour, comment naissent les bébés…
Et il se dépêche de tout raconter et expliquer à ses copains ; Ensuite il s’observe et observe aussi Nadia … et il fait des bêtises, et il s’amuse ! Du coup on trouve les statues du jardin public équipées avec des préservatifs etc…
Titeuf est incorrigible et on l’adore!

J’ai eu envie de lire ce livre suite à une anecdote qu’une amie des cours m’a racontée concernant un de ses enfants, qui avait eu, à dix ans, ce livre entre les mains 🙂 
Et ce qu’elle m’en a dit a éveillé ma curiosité. 
Il faut reconnaitre que c’est sans aucun doute un livre à conseiller à partir de douze ou treize ans, pas avant, je dirais, … mais il est merveilleusement bien fait, pour raconter avec humour et justesse malgré tout les choses de la vie amoureuse et sexuelle, ce qui est vraiment génial pour les « enfants »… 
Les illustrations sont marrantes, les textes simples, courts, allant à l’essentiel mais en donnant les infos nécessaires pour que les enfants puissent comprendre… 
J’ai adoré le lire, aimé la manière dont les choses sont décrites et racontées, et ne regrette pas du tout cette découverte entre l’humoristique et le guide pratique 🙂

[✎] L’accident

 Trois heures du matin. Je suis certain de ne pas m’être réveillé naturellement. Je crois bien que c’est le téléphone. Il faut être dingue pour appeler à une heure pareille ! Ou malade. Un rai de lumière filtre à travers la porte et j’entends qu’on parle de l’autre côté. Je reconnais les voix d’Odile et André. – J’y vais, dit André. Inutile de réveiller Marin. – Mais ça va lui faire un tel choc si… Pauvre Marin, il ne sait tien encore de la terrible nouvelle qui l’attend derrière cette porte close. Elle va pourtant projeter sans ménagement le jeune garçon au coeur d’un impitoyable mystère. Couloirs d’hôpital, coffre fracturé, appartement dévasté… Ne te dépêche pas trop, Marin, l’aventure qui s’annonce est loin d’être rose.
J’avais très certainement les yeux à moitié ouvert quand j’ai choisi ce livre sur le rayonnage de la vestiboutique de la Croix Rouge, car j’étais persuadée qu’il s’agissait d’un livre pour enfant destiné à les sensibiliser au milieu hospitalier, à comment réagir quand ses parents sont à l’hôpital, avec peut-être une approche de la mort, également… 
Et je ne me suis trompée qu’à moitié, puisqu’en fait, cela s’y trouve un peu, mais le plus prédominant, c’est une enquête policière pour savoir (ce) qui a causé le fameux accident…

Je dois bien avouer que pour un livre « jeunesse », l’histoire est très prenante, elle maintient le lecteur en éveil, le surprend, parfois lui met les larmes au bord des yeux, … J’ai vraiment été très étonnée…

Le style de l’auteur est bien adapté au public ciblé, à savoir les enfants d’une dizaine d’années…

Par contre, ce que je n’ai pas apprécié du tout, ce sont les illustrations… je les trouve horribles, très antipathiques, voire dérangeantes… les visages sont dessinés de manière grossière, il y a peu de couleurs, et quels qu’ils soient, les personnages ont l’air d’être les « méchants »… je trouve cela très dommage, car je pense que justement, les dessins donnent, généralement, envie à l’enfant de continuer la lecture, hors ici, ce n’est pas le cas.

Mais sinon, globalement très contente de cette petite découverte…

[✎] La grammaire est une chanson douce

Jeanne, la narratrice, pourrait être la petite soeur d’Alice, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés. Avec son frère aîné, Thomas, elle voyage beaucoup. Un jour leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Mais la tempête les avait tant secoués qu’elle les avait vidés de leurs mots, privés de parole. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient.

J’ai dû lire ce livre dans le cadre d’un de mes cours, à savoir celui de communication. 
Rien que le titre m’a enchantée… je le trouvais… agréable, attirant, … 
Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est à des moments ponctuels, la narratrice, à savoir Jeanne, Petite gamine de dix ans, s’adresse au lecteur, pour l’impliquer dans l’histoire, lui donner l’occasion de se sentir concerné et donc, de bien suivre le fil du récit.
Le langage, était adapté pour des enfants d’une douzaine d’année, est simple, agréable à la lecture, et terriblement imagé. c’est ce qui fait la beauté de ce livre… l’imagination en prend plein les yeux…
L’histoire est à la fois « folle » de par son déroulement, et instructif de par ce que le lecteur découvre, à savoir, une autre manière bien moins scolaire d’appréhender la grammaire. 

J’ai aimé les références à Henri Salvador, Jean de La Fontaine, Antoine de Saint-Exupéry,… elles amènent d’une part un point d’ancrage avec la réalité (étant des auteurs existants), et d’autre part, amènent une part de rêve dans ce que l’on pense savoir de ces auteurs…
 
L’oeuvre est également gratifiée de merveilleux dessins, qui permettent au lecteur de se poser quelques instants et de laisser voguer son imagination au pays des mots et des merveilles de la langue française… 
 Les métaphores des plus inattendues utilisées font de l’apprentissage de la grammaire une superbe découverte, un plaisir, bien loin des méthodes rébarbatives des méthodes traditionnelles inculquées aux jeunes enfants. Par des propos imagés, attirants, il donne envie d’apprendre la grammaire, de la découvrir, de jouer avec afin de pouvoir former des phrases que l’on viendrait déposer sur une feuille de papier pour les voir s’y détendre, s’y complaire et s’y abandonner au plus grand bonheur du lecteur.
Une chose qui m’a aussi beaucoup touchée dans ce roman, c’est le fait de reconnaître la musique comme moyen d’expression à part entière… en faisant passer le message que certes, certaines personnes ne sont pas doués pour les mots à proprement parler, mais qu’elles trouvent alors d’autres moyens d’expressions tout aussi importants et agréables. 
 
Ce livre est une véritable merveille, où les mots sont utilisés avec une facilité et une aisance particulières… Ils virevoltent dans tous les sens, résonnant dans l’esprit du lecteur pour venir s’y poser en toute légèreté. 
C’est un peu le « Alice au pays des merveilles » de la grammaire et de son apprentissage … 
Il me donne véritablement envie d’en savoir plus sur la suite, à savoir « les chevaliers du subjonctif »… 
Ces lignes se trouvent sur la quatrième de couverture, et sont sans aucun doute celles qui m’ont le plus touchée durant la lecture de ce livre. 
– … Je t’aime. Tout le monde dit et répète « je t’aime ». Tu te souviens du marché? Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s’usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver […] »

[✎] Chair de poule, tome 50 : La peau du loup garou

 Quelles sont ces ombres aux formes mi-humaines, mi-animales qui dansent la nuit dans le jardin ? Alex, venu passer quelques jours chez son oncle et sa tante, ne devrait pas essayer de comprendre ! A moins qu’il n’ait envie de risquer sa peau…
Il n’y a pas à dire, mais en ce moment j’ai une attirance particulière pour les livres jeunesse… et cette collection « Chair de poule » fait vraiment parie de mes coups de coeur…

Les textes, ayant été écrits pour des enfants d’une dizaine d’années, sont simples, utilisant un vocabulaire simple et très imagé… Il est en effet difficile, devant ce livre, de ne pas se représenter le loup garou sautant par la fenêtre de cette étrange maison… De ne pas frissonner quand le jeune garçon, armé de son appareil photo, sent un souffle bestial dans son cou, dans la forêt, en pleine nuit…

Cette histoire de loup garou est à la fois drôle et inquiétante, et a donc tout pour plaire aux jeunes comme aux moins jeunes.

ce que j’aime aussi dans ce livre (comme dans les autres de la série), c’est que généralement, la fin n’en est pas une… elle reste ouverte, pour permettre le développement de l’imagination du lecteur…

Une fois le livre terminé, j’ai malgré tout regardé dehors pour voir si c’était la pleine lune… on ne sait jamais 🙂

 Vous aimiez la série télé? Alors vous allez adorer les livres…
Une collection de livres géniale à découvrir pour le bonheur des petits et des grands 🙂


[✎] La maison aux 52 portes

 Maïlys sent qu’elle devient folle.
La vieille bâtisse où sa famille vient d’emménager cache un secret. Derrière les nombreuses portes de la maison, Maïlys entend des voix, croise des silhouettes surgies du passé. Quel message tente-t-on de lui transmettre ?

 

Après une lecture assez compliquée, j’ai eu envie de me tourner vers un livre plus léger, plus amusant, et j’ai donc choisi un livre jeunesse/fantastique…
Pourquoi celui-là? Car depuis toute petite, j’ai toujours été passionnée par les histoires qui font peur, et plus j’ai grandit, et plus j’ai accru ma curiosité sur le sujet.
Ce livre amène le sujet sur un ton humoristique, terriblement bien adapté au public auquel il s’adresse. Le style est clair, simple, l’histoire est bien amenée, est accrocheuse…
Et chose qui a encore amélioré la lecture: avec l’approche de l’hiver, le ciel devient vite sombre, et lire dans la pénombre, au milieu d’une maison calme, … cela m’a permis de bien m’imprégner de l’ambiance du livre…
J’aurais franchement adoré qu’à l’école, quand j’avais 12 ou 13 ans (âge conseillé pour ce livre), on me propose ce genre de lectures.
Ce qui est agréable, avec les livres jeunesse, c’est qu’ils sont la plupart du temps (quand ils sont bien écrits), propices à l’identification au personnage principal (ou un des personnages secondaires, c’est selon), et celui-ci y est particulièrement bien adapté. Et c’est ce qui fait que même à mon âge, j’ai toujours une certaine attirance pour ces livres, lorsque j’ai juste envie d’un moment détente, pour me vider la tête…

[✎] Emily the Strange, tome 1 : Les Jours perdus

 Emily est frappée d’une vilaine amnésie et ne se rappelle même plus son prénom. Chassée par les policiers de la décharge de Blackrock, elle trouve refuge dans le café El Donjon tenu par Corneille, une fille du zinc on ne peut plus bizarre…

Sous la forme d’un journal intime émaillé de dessins rouges et noirs, elle suit lentement des indices qui pourraient lui révéler son identité, et découvre une mission secrète qu’elle devra accomplir…

Oh la la, par où commencer concernant ce livre??
Rien que la couverture et le titre m’ont directement attirée… Moi qui adore tout ce qui touche à l’étrange, au fantastique, … que demander de mieux?
Quand j’ai reçu le livre, le seul mot qui m’est venu à l’esprit en le voyant « en vrai », c’est « WAOUW »… superbe…

Le style d’écriture est terriblement agréable, facile à lire, et le vocabulaire simple, jeune, et actuel utilisé est très plaisant. Présenté comme un journal intime, avec de nombreuses illustrations très bien faites et amusantes, le livre permet de bien s’imprégner des personnages, de leur histoires, et de vivre les péripéties à leur gré…
Et surtout, une fois le livre ouvert, il m’a été difficile de me dire « je le pose pour faire autre chose »… Il est très prenant…

Une autre chose qui le rend si spécial et si attrayant, c’est qu’il est bourré d’humour, de subtilités, ce qui rend le récit accrocheur, hors du commun… Personnellement, je n’avais jamais eu entre les mains un tel livre, et c’est un pur bonheur que cette découverte.

Tour au long de ce journal intime, on revit avec la jeune héroïne son amnésie, on se prend vraiment au jeu de l’histoire, on se demande « mais que va-t-il se passer »? Franchement, j’ai adoré.

Une chose qui, dans la présentation du texte, m’a particulièrement plu, c’est cette manie qu’à Emily de tout noter sous forme de liste 🙂 cela m’a fait sourire, car je fais tout pareil pour tout 🙂 ce que j’ai à faire, ce que je n’ai pas à oublier, ce que je dois étudier, etc… Il m’arrive même de faire des listes des listes à faire, c’est pour tout dire…
Bref, cet aspect du personnage, et sa similitude avec moi, fait que j’ai eu d’autant plus de facilité et de plaisir à m’y identifier…

Pour résumer, je dirais que je suis entièrement conquise par ce livre, et il me tarde de voir les prochains tomes…
Je le conseille vivement à tout le monde, même s’il s’agit d’un livre jeunesse, même si cela ne rentre pas dans ce que vous avez l’habitude de lire…
Un moment de lecture amusante, prenante, tordante, géniale, quoi…
Je suis fan 🙂 et j’assume 🙂

Ce livre a été lu en partenariat avec Livraddict et les éditions Michel Lafon que je remercie grandement pour cette collaboration…

[✎] Angela, 15 Ans

Editeur : J’ai lu
1999
188 pages

(¯`·._.••·.·´¯`·.·•☆ 4ème de couverture ☆•·.·´¯`·.·••._.·´¯)
A quinze ans, la vie n’est pas simple. Moi, Angela, j’en sais quelque chose. A la maison, mes parents m’énervent. D’abord, ils refusent d’admettre que je ne suis plus une gamine. Et puis ils se mêlent de tout… Au lycée, Rayanne et Richie me répètent que je me fais des idées, que je ne suis ni moche ni nulle. Facile à dire, pour Rayanne : elle est super cool… Enfin, pas tant que ça : c’est vrai qu’elle a un sérieux problème avec l’alcool. Quant à Richie, il a du mal à savoir qui il est vraiment, lui aussi. Alors, si mes deux seuls amis n’arrivent pas à gérer leur vie, sur qui je peux compter, moi ? Sûrement pas sur Brian : c’est pas parce que je jouais avec lui quand j’étais petite que, je lui dois des comptes ! Ni sur Sharon, mon ex-meilleure copine : depuis qu’elle se prend pour une sainte, on n’a plus rien à se dire… Et Jordan ! Il me plaît drôlement, celui-là, il a un sourire craquant, mais il ne me regarde même pas… J’en ai marre ! La vraie vie, ça commence quand ?

(¯`·._.••·.·´¯`·.·•☆ Mes impressions ☆•·.·´¯`·.·••._.·´¯)
Ce livre est tout simplement génial…
Il replonge en plein dans nos années d’adolescence, où la dure loi de la vie commence à faire son oeuvre… Les tumultes des premières sorties, des premiers émois, de l’apprentissage des relations amoureuses, mais aussi de l’alcool, le tout sur fond de crises existentielles et familiales…

Ce que j’aime, c’est le cynisme typique des adolescents que l’on retrouve à chaque page… cette vision morbide et négative du monde qui les entoure, où la moindre contrainte se transforme sans effort en drame national 🙂

Et pourtant, tout au long du roman, on va voir l’évolution de l’héroïne, … Elle va apprendre, de par ses péripéties de lycéenne, des leçons de vie sur l’amitié, sur l’amour, sur la trahison, mais aussi sur le pardon…
Peu à peu, elle finira par comprendre que sa vie lui appartient, que c’est à elle de décider ce qu’elle a envie d’en faire, ce qu’elle juge important, et ne pas croire naïvement ce que les amis lui disent…
Et surtout, le plus important, elle retiendra que le plus important, c’est de se sentir bien avec soi-même, de s’estimer à sa juste valeur, et ce peu importe ce que les rumeurs lancées à son encontre pourront raconter à qui veut bien les écouter et les croire…

Ce livre est une véritable machine à remonter le temps… On y retrouve des émotions que je n’avais plus ressentie depuis mes 16 ans…

Le livre est écrit de manière simple, claire, il se laisse lire facilement… On se prend, de par le jeu d’écriture, de sympathie pour les personnages centraux, on vit leur histoire au travers les mots de l’auteure…

Note personnelle: 16/20

(¯`·._.••·.·´¯`·.·•☆ … ☆•·.·´¯`·.·••._.·´¯)
Cette chronique est courte, mais le livre l’est aussi, et l’essentiel de ce que j’en pense se suffit amplement à lui même…

Je m’étais souvenue de la série, quand j’ai vu le titre du film en farfouillant les stocks de la croix rouge, et je me suis laissée tenter… Je ne le regrette absolument pas…

 

[✎] La cicatrice

(¯`·._.••·.·´¯`·.·•☆ L’histoire ☆•·.·´¯`·.·••._.·´¯)
1944. Jeff a treize ans. Il porte la cicatrice d’un bec-de-lièvre. Suite à un déménagement, il doit aller dans une autre école. Bien que rejeté par ses camarades à cause de sa cicatrice et malgré l’amour entier de sa famille, Jeff va tout faire pour tenter de s’intégrer. Jusqu’au jour où il commet un acte incompréhensible, menaçant ainsi de faire vaciller la fragile amitié qu’il était parvenu à nouer avec Willy, l’un de ses camarades de classe.

(¯`·._.••·.·´¯`·.·•☆ Mes impressions ☆•·.·´¯`·.·••._.·´¯)
Les livres parlant des difficultés de l’enfance, des enfants exclus, malheureux, ça m’a toujours attirée… Peut-être pour essayer de comprendre? Je ne sais pas…
La détresse des enfants est parfois si loin de l’insouciance qui devrait régner dans leur vie d’enfant…
C’est ce qui m’a fait pencher pour ce livre…

Ce roman « Jeunesse » est pour moi une pure merveille…

Il commence comme ceci: « J’étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. »… Cela commence bien vous ne trouvez pas…? Puis on découvre la « cicatrice » du jeune héros: Un bec de lièvre, que ces parents se bornent à appeler « cicatrice »… Déjà là, je me suis posée pas mal de questions… telles que pourquoi ne pas appeler un chat un chat? Pourquoi transformer la vérité? Cela ne la rend pas plus facile à vivre pour un gamin de 13 ans…

La première chose qui m’a ému dans ce livre (eh oui, il y en a eu plusieurs 😉 ), c’est le marchandage que ce petit garçon va faire avec Dieu…  « Si vous aviez la fois gros comme un grain de moutarde, vous pourriez dire à cette montagne « transporte-toi  d’ici à là », et elle si transporterait… rien ne vous serait impossible. » (page 10) … Il s’accroche dur comme fer à l’espoir que sa foi lui efface cette cicatrice…La naïveté de l’enfance mêlée à une si grande souffrance… quel contraste étonnant et émouvant…

Et que dire de ce feu d’artifice dans le coeur que j’ai ressenti pour lui au moment où, pour la première fois, ce petit garçon traité généralement comme une bête de foire découvre les joies de l’amitié vraie et sincère? Et à quel point un simple timbre offert en cadeau provoque en lui la sensation d’être le petit garçon le plus heureux du monde?J’ai vraiment eu l’impression de vivre cette victoire avec lui…

Puis, beaucoup de questions fusent à l’esprit tout au long de se roman, car si court soit-il (128 pages), il pose beaucoup de questionnements: Pourquoi les enfants sont ils aussi cruels entre eux? Est ce que la méchanceté des enfants appelle la méchanceté en retour? Les parents ont-ils raison de mentir à leurs enfants pour éviter de se voir poser des questions auxquelles ils n’auraient pas de réponse, telles que « pourquoi moi? »?

On ne peut s’empêcher de se mettre à la place de cet enfant, de se dire « quand j’étais enfant, moi aussi, je me suis fait brimer par mes camarades de classe… »… Cela fait remonter des souvenirs, des émotions… j’aime décidément beaucoup ce genre de livres qui replonge dans le passé…

Je trouve cependant que pour un livre « jeunesse », il est un peu « dur » pour les enfants en dessous de 13 ou 15 ans…

Si je devais retenir une phrase du livre: « Comme il est difficile de vivre avec un être qu’on déteste, quand cet être, c’est vous-même. » (page 63)

Alors oui, certains diront que ce livre est ENCORE une histoire classique d’un enfant rejeté, mais c’est bien plus que cela… C’est toute l’émotion d’un enfant de 13 ans, racontée à la première personne, avec pudeur, justesse, et sensibilité qui rendent ce récit si poignant. On ne peut rester insensible à ce petit garçon, à sa détresse, à son évolution aussi, si radicale et soudaine…

Ce roman, quand arrive la dernière page, on le referme en ayant la gorge nouée, le coeur serré, et des souvenirs qui remontent à la surface…

Note personnelle: 17/20

Lire leurs avis: Meloe,