[✎] La cicatrice

(¯`·._.••·.·´¯`·.·•☆ L’histoire ☆•·.·´¯`·.·••._.·´¯)
1944. Jeff a treize ans. Il porte la cicatrice d’un bec-de-lièvre. Suite à un déménagement, il doit aller dans une autre école. Bien que rejeté par ses camarades à cause de sa cicatrice et malgré l’amour entier de sa famille, Jeff va tout faire pour tenter de s’intégrer. Jusqu’au jour où il commet un acte incompréhensible, menaçant ainsi de faire vaciller la fragile amitié qu’il était parvenu à nouer avec Willy, l’un de ses camarades de classe.

(¯`·._.••·.·´¯`·.·•☆ Mes impressions ☆•·.·´¯`·.·••._.·´¯)
Les livres parlant des difficultés de l’enfance, des enfants exclus, malheureux, ça m’a toujours attirée… Peut-être pour essayer de comprendre? Je ne sais pas…
La détresse des enfants est parfois si loin de l’insouciance qui devrait régner dans leur vie d’enfant…
C’est ce qui m’a fait pencher pour ce livre…

Ce roman « Jeunesse » est pour moi une pure merveille…

Il commence comme ceci: « J’étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. »… Cela commence bien vous ne trouvez pas…? Puis on découvre la « cicatrice » du jeune héros: Un bec de lièvre, que ces parents se bornent à appeler « cicatrice »… Déjà là, je me suis posée pas mal de questions… telles que pourquoi ne pas appeler un chat un chat? Pourquoi transformer la vérité? Cela ne la rend pas plus facile à vivre pour un gamin de 13 ans…

La première chose qui m’a ému dans ce livre (eh oui, il y en a eu plusieurs 😉 ), c’est le marchandage que ce petit garçon va faire avec Dieu…  « Si vous aviez la fois gros comme un grain de moutarde, vous pourriez dire à cette montagne « transporte-toi  d’ici à là », et elle si transporterait… rien ne vous serait impossible. » (page 10) … Il s’accroche dur comme fer à l’espoir que sa foi lui efface cette cicatrice…La naïveté de l’enfance mêlée à une si grande souffrance… quel contraste étonnant et émouvant…

Et que dire de ce feu d’artifice dans le coeur que j’ai ressenti pour lui au moment où, pour la première fois, ce petit garçon traité généralement comme une bête de foire découvre les joies de l’amitié vraie et sincère? Et à quel point un simple timbre offert en cadeau provoque en lui la sensation d’être le petit garçon le plus heureux du monde?J’ai vraiment eu l’impression de vivre cette victoire avec lui…

Puis, beaucoup de questions fusent à l’esprit tout au long de se roman, car si court soit-il (128 pages), il pose beaucoup de questionnements: Pourquoi les enfants sont ils aussi cruels entre eux? Est ce que la méchanceté des enfants appelle la méchanceté en retour? Les parents ont-ils raison de mentir à leurs enfants pour éviter de se voir poser des questions auxquelles ils n’auraient pas de réponse, telles que « pourquoi moi? »?

On ne peut s’empêcher de se mettre à la place de cet enfant, de se dire « quand j’étais enfant, moi aussi, je me suis fait brimer par mes camarades de classe… »… Cela fait remonter des souvenirs, des émotions… j’aime décidément beaucoup ce genre de livres qui replonge dans le passé…

Je trouve cependant que pour un livre « jeunesse », il est un peu « dur » pour les enfants en dessous de 13 ou 15 ans…

Si je devais retenir une phrase du livre: « Comme il est difficile de vivre avec un être qu’on déteste, quand cet être, c’est vous-même. » (page 63)

Alors oui, certains diront que ce livre est ENCORE une histoire classique d’un enfant rejeté, mais c’est bien plus que cela… C’est toute l’émotion d’un enfant de 13 ans, racontée à la première personne, avec pudeur, justesse, et sensibilité qui rendent ce récit si poignant. On ne peut rester insensible à ce petit garçon, à sa détresse, à son évolution aussi, si radicale et soudaine…

Ce roman, quand arrive la dernière page, on le referme en ayant la gorge nouée, le coeur serré, et des souvenirs qui remontent à la surface…

Note personnelle: 17/20

Lire leurs avis: Meloe,

[✎] L’Historienne et Drakula

(¯`·._.••·.·´¯`·.·•☆ L’histoire ☆•·.·´¯`·.·••._.·´¯)
1972. Dans une maison cossue d’Amsterdam, une adolescente se saisit, dans la bibliothèque de son père, d’un gros livre relié d’où dépassent des feuillets jaunis. Des lettres. Elle a la curiosité d’en déplier une. Voilà comment la jeune fille entre dans une énigme surgie du passé qui a endeuillé la jeunesse de son père, et à cause de laquelle son grand ami, le fameux professeur d’histoire Bartholomew Rossi, a perdu sa réputation, sa santé mentale, et sans doute sa vie : Vlad III de Valachie, dit Drakula, est-il mort ou… L’immortalité n’existe pas, n’est-ce pas ?

(¯`·._.••·.·´¯`·.·•☆ Mes impressions ☆•·.·´¯`·.·••._.·´¯)
J’ai beaucoup aimé ce roman! (2 tomes).

Il se lit de manière fluide, naturelle, et on ressent bien les nombreuses recherches qu’à dû faire l’auteure pour l’écrire…

Pourtant, le début fut laborieux… le suspens était malgré tout peu présent, il met du temps à trouver sa place..
 
Une chose est certaine : si vous n’avez pas la patience et la passion pour les longues descriptions interminables, ce livre n’est pas pour vous… Car pour réussir à aider le lecteur à se plonger dans le livre, dans le sujet, l’auteur ne tarit pas de détails tout au long de ce roman qui  fait quand même la bagatelle de 800 pages (pour les deux volumes)… On ressent bien les recherches qui ont été effectuées tout au long de la longue écriture de ce roman…
 
Ce qui m’a bluffé, c’est qu’on finit par se demander si c’est imaginaire, ou si l’histoire est auto-biographique…
 
Un très bon moment de frisson, de passion, d’histoire et de questionnement… Le mystère y plane, et je pense que ce livre fait plus office de documentaire que de roman à proprement parler…
 
Un très bon moment lecture malgré tout.

Certes, beaucoup de faits avérés et donc réels sont évoqués dans le livre, il y a de nombreuses choses qui apparaissent totalement fictives…

On reste donc bien dans le roman, avec des rebondissements, du fantastique, de la romance insinuée…

Pour condenser mon avis : dense, documenté, instructif, … en un mot, passionnant.

Note personnelle: 17/20

[✎] Un cri dans la nuit

(¯`·._.••·.·´¯`·.·••·.·´¯`·.·•☆ L’histoire ☆•·.·´¯`·.·••·.·´¯`·.·••._.·´¯)

Quatrième de couvertureJeune divorcée, Jenny se débat dans la vie pour élever ses deux petites filles. Lorsqu’elle fait la connaissance du beau, riche et irrésistible Erich Krueger, Jenny a le coup de foudre. Après une cour hâtive, Erich l’épouse et l’emmène avec ses filles chez lui, au Minnesota, dans une maison de rêve. Mais le bonheur de Jenny ne dure pas longtemps. Bientôt survient une succession d’incidents étranges et terrifiants ; le conte de fées tourne à l’épouvante… Un cri dans la nuit, après La Nuit du renard et La Clinique du docteur H., confirme Mary Higgins Clark comme le maître incontesté du suspense. 

(¯`·._.••·.·´¯`·.·••·.·´¯`·.·•☆ Mes impressions ☆•·.·´¯`·.·••·.·´¯`·.·••._.·´¯)

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est l’atmosphère qui y règne…
Tout au long du récit, on se demande ce qui est vrai, ce qui est imaginaire,… je me suis moi-même retrouvée emplie de doutes quant aux certitudes que j’avais en lisant les dix pages précédentes…
Dans beaucoup de romans de Mary Higgins Clark, le drame, l’intrigue met du temps à se mettre en place, elle éclate quasi à la fin, mais pas ici… Dès les premières pages, on est plongé dans l’intrigue, dans le drame, dans la succession d’évènements tragiques…
 
Ce que j’ai aimé également, c’est la richesse psychologique des personnages… La manière dont ils évoluent, dont ils parviennent à leurs fins… Ils en sont parfois si machiavéliques…
 
Le seul bémol, la seule chose que je trouve dommageable, c’est la trop grande naïveté de Jenny… Elle semble presque irréelle… Car on ne peut manquer de se dire qu’une personne « normale » aurait eu la puce à l’oreille bien plus tôt,ce serait posé des questions plus tôt, et n’en serait pas arrivée là…
 
Mais Chuuut, je ne vais pas tout vous dire non plus 🙂
 
Mais globalement, il s’agit là d’un des meilleurs livres de Mary Higgins Clark qu’il m’ait été donné de lire… Ma « passion » pour cette auteure ne s’en trouve donc pas entachée…
 

Note personnelle: 16/20