Summer Nights, tome 1: Le prix à payer de Celia Heinrich

Summer Fawkes est une lycéenne sans histoire, ou presque. Elle est sujette à de violents troubles du sommeil : terreurs nocturnes, cauchemars. Et lorsque ses parents quittent la ville pour soigner sa grand-mère malade, son plus mauvais rêve se réalise. Summer se réveille enterrée vivante.
Cauchemar ou réalité ? Summer ne sait plus que penser. D’autant qu’outre une perte de mémoire, elle commence à ressentir d’étranges symptômes…

Summer Nights, tome 1: Le prix à payer , de Celia Heinrich
Auto-édition, 9 Août 2014, livre numérique.
sur Amazon au format Kindle, 2.99€

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avis 5J’ai eu le plaisir de découvrir ce livre via les partenariats Livraddict, et e dois bien vous avouer que sans ça, je ne suis pas certaine que je me serais dirigée vers lui… (c’est ce que j’aime avec les partenariats, la possibilité de découvrir des choses qui sortent de nos sentiers battus)

Ma première impression avec ce roman, ce fut que l’écriture est simple, facile et agréable à lire… Une histoire où on entre directement dans le vif du sujet avec une jeune fille – Summer – enterrée vivante…

Mais… tout n’est pas si simple, … Bon, je ne vais pas vous spoiler en vous disant que finalement, Summer se découvre être devenue une vampire… (on l’apprend dès le début du livre)
Et c’est là que pour moi, le bât blesse: j’ai trouvé que l’idée d’être un vampire, et de l’accepter également, lui vient bien trop vite en tête et que c’est vraiment trop rapide pour moi… genre c’est expédié en moins de cinq minutes, quoi… non franchement c’est dommage… J’aurai aimé que cela tire un peu plus en longueur, qu’elle voient d’autres hypothèses plus exploitées, je ne sais pas, moi… Même dans Twilight, ce n’est pas aussi rapide… (oui, excusez ma référence, on est le 1er janvier quand j’écris cette chronique, et la nuit a été courte)

Summer, c’est une fille qui au final, m’a énervée… oui oui, mais c’est pas dramatique, hein, on peut aimer un roman en ayant malgré tout une héroïne qui tape sur le système 🙂 ce fut le cas ici…. Je ne sais pas vous dire exactement ce qui m’a déplu chez elle, mais entre nous, ça ne l’a pas fait…
Heureusement, d’autres personnages sont venus me rendre la lecture plus agréable 🙂

J’ai aimé certaines références dans le livre, notamment celle à Culture Club avec la chanson Do you really want to hurt me… Que voulez vous, ça me rappelle mon adolescence et mon amour pour la musique… (d’ailleurs, il n’y a pas de raison que je sois la seule à l’avoir en tête, je vous la mets en fin de chronique 😀)

Sinon, plus sérieusement…
Je n’avais pas vu (honte à moi) que c’était un roman de bit-lit quand j’ai postulé pour ce partenariat… je m’attendais, au vu du résumé, à un roman axé fantômes, esprits, un peu à la Charley Davidson, quoi… (vous avez vu, en cours de chronique, je m’améliore quand même point de vue de mes références et comparaisons…). Je ne m’attendais donc pas du tout à cela… mais au final, même si je ne suis pas trop bit-lit, ça s’est bien passé comparé à d’autres livres du genre… (ouf)

Un gros point positif pour moi, c’est l’alternance des points de vue et des narrateurs… ça donne une vision plus globale et j’aime ça.

Par contre, j’aime un peu moins le côté « plusieurs intrigues menées de front« , mais ça, ce n’est pas propre à ce roman, vous le savez, c’est général chez moi… mais ça mérite d’être souligné… (ou pas)

J’aurai plaisir à découvrir la suite si j’en ai la possibilité…

Au final, mon avis général…

Un livre agréable, si vous aimez la bit-lit simple…

4 sur 5

Lu dans le cadre des challenges et RDV suivants:

part livraddict

 

[✎] Moi l’indien, tome 1 : Les enfants de l’an 2100 (Alexis S.Z.)

Titre: Moi l’indien, tome 1 : Les enfants de l’an 2100
Auteur: Alexis S.Z.

Genre:Sci-Fi

Maison d’édition: Amazon
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: ebook
Prix: 1,19 €

Se déroulant en l’an 2100, Moi L’Indien conte les (més)aventures de Benjamin et Emilie, deux enfants d’une douzaine d’années ignorant tout l’un de l’autre, perdus dans le monde des grands. Benjamin le parisien profite de la nuit pour faire les quatre cents coups. Emilie la provinciale s’ennuie ferme face à une mère qui la délaisse. Lorsque la colère grondant en eux se libérera, chacun fuguera de son côté. Leurs routes se croiseront… L’Ange Farceur qui semble les suivre et se jouer d’eux n’y est peut-être pas pour rien. Emilie et Benjamin tout les oppose, à tel point qu’ils ne pourront plus se séparer. De rencontres en courses-poursuites, d’espoirs en abîmes, les deux enfants poursuivront une ambition folle, un rêve qu’il n’est pas permis d’avoir.

Chapitre 0 – Benjamin pisteur de poudre

Un mètre quarante !

La taille minimum pour les attractions à looping. Ce soir, plus que mon nom, c’est ma taille qui me définit. Des « Benjamin » pourrait y’en avoir d’autres parmi les convives mais je suis le seul « mètre quarante ». Pas si petit que ça, en tout cas suffisamment pour un tas de choses. Passer entre les gens, se faire une place dans un wagon bondé, frapper en dessous de la ceinture et surtout, surtout : rester anonyme. Celui qui sait rester anonyme vit peinard, mon âge et ma taille jouent en ma faveur. Un mètre quarante pour ainsi dire, c’est l’âge d’or. Celui auquel on vous pardonne, celui auquel on vous ignore. Je porte en moi la candeur de mon enfance et la fraîcheur de mes erreurs.

Qu’est-ce que je raconte ? Y’a pas à dire quand je bosse il s’en passe dans ma caboche. Ce soir, c’est une froide soirée de fin de printemps. Bien au chaud dans un loft bourgeois parisien, mon mètre quarante m’est encore plus utile qu’à l’accoutumée. D’invité en invité, il se fraye un chemin et récupère tout ce qui tombe. C’est mon job : me faufiler entre les jambes de snobinards pleins aux as. Ils ont trente, vingt, dix-huit ans pour les plus jeunes, ils jouent les beaux et font les fiers pour mieux cacher leur laideur. A eux le plaisir, à moi le travail : c’est le deal. A cette heure, plus personne n’est dans son état normal. Disséminés dans les trois cents vingt mètres carrés de cet appart’ de luxe (putain, trois cents vingt !) une grosse poignée de riches et fils de riches s’amusent. Plus mollement que follement. Ou croient s’amuser.

Sur les tables basses présentes dans chaque pièce se trouve le paradis du junkie. Tout ce qu’il est possible de fumer, ingérer, sniffer ou injecter y est réuni, le plafond accueillant d’incessantes vagues de fumée blanche en est témoin. De la bonne, de la pas coupée, de la saloperie de première. Tu éternues sur la dose que tu fous en l’air un salaire d’ouvrier. Le masque en carton anti-émanation que je porte suffit tout juste à ne pas me faire tourner de l’œil. Si l’argent lâché en échange de ces substances n’a pas d’odeur, tout le reste empeste, à commencer par eux. J’avance moitié debout, moitié accroupi, tel Cro-Magnon hésitant entre la voie du singe et celle de l’homme. Autour de moi les mains tremblent et laissent échapper des milliers d’euros de came sur la moquette. Ça froisse Trajil. Trajil, c’est l’organisateur. Dealer émérite, businessman hors pair, il peut vous avoir n’importe quoi en un clin d’œil tant qu’on sait y mettre le prix. Et des billets à craquer, ici y’en a pas qu’une liasse. Faire ce que je fais c’est un vrai métier, faut être rapide, avoir de bons réflexes et ramasser avant que la dose ne soit foutue : je suis un très bon élément.

Parce que j’ai été contactée par l’auteur pour découvrir et chroniquer son livre…

Je ne lis pas souvent ce genre de livres, car je ne suis pas une grande fan de science-fiction, mais comme je n’aime pas rester sur un a priori et ne pas donner sa chance à un livre, surtout pour un auteur auto-publié, j’ai entamé la lecture d’un bon oeil.

Très honnêtement,  je n’ai pas été transportée par ce livre… Je l’ai trouvé « sympa », mais il est vraiment trop loin de mon univers littéraire… A vrai dire, j’ai eu tendance à m’ennuyer un peu…

Dans ce premier tome, c’est surtout de la mise en place qui se fait…  On part à la rencontre de Emilie et Benjamin, les deux personnages principaux, mais cela se fait très lentement, je trouve. j’aurais aimé que cela se fasse de manière un peu plus énergique… (ceux qui me connaissent le savent, je déteste les premiers tomes trop descriptifs et qui tirent un peu en longueur dès le début)

L’univers mis en place est vraiment très particulier… les moeurs ont évolué de manière vraiment glauque, où les enfants sont vraiment délaissés par des parents douteux et démissionnaires, où la drogue et le sexe sont omniprésents… Autant vous dire que j’ai trouvé cette ambiance vraiment dérangeante… Elle m’a mise mal à l’aise. On s’y sent oppressé et pris au piège.

Le tout met du temps à se mettre en place… ce qui explique que quand, comme moi, on aime quand l’action démarre au quart de tour, on s’ennuie un peu…

Même si l’intrigue est sympathique, elle est assez banale au demeurant… ce qui fait que je n’y ai pas trouvé de quoi suffisamment m’accrocher pour me faire oublier les désagréments que j’ai pu trouver au style ou aux longueurs.

Les personnages… Concernant Emilie et Benjamin, il faut reconnaître que je les ai trouvé peu crédibles... Je les ai trouvé beaucoup, mais alors, vraiment trop matures pour leur âge, avec une vision du monde vraiment trop affirmée par rapport au monde qui les entoure.

Par contre, il faut reconnaître qu’ils sont malgré tout bien travaillés, et que cela joue donc en la faveur du livre.

Je ne vous ai pas encore parlé du style à proprement parler… Le langage est courant, parfois franchement grossier, et je n’ai pas aimé ça… j’ai horreur des styles trop familier, et encore plus des livres où la grossièreté est trop présente (j’ai déjà abandonné des lectures pour cette raison)..

Pour le coup, je ne suis pas certaine de lire la suite… même si je me dis que l’action y sera sans doute plus présente, mais les côtés que je trouve négatifs sont trop présents à mon goût.

Aux fans de Sci-fi « soft », à ceux qui aiment le style brut, le franc-parlé…

 

[✎] Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines

Je dois reconnaître que la manière dont ce livre est venu jusqu’à moi est des plus singulières…

En effet, je fus contactée directement par l’auteur, Pierre Thiry (son site) désireux de faire connaître son livre et ayant à cet effet sélectionné certains blogs et blogueurs sur le net pour leur permettre de découvrir son livre et le chroniquer sur leur blog.

Après avoir été voir en qui consistait le livre, à savoir, un conte, j’ai été très enthousiaste et ai accepté avec grand plaisir…

 Autre chose avant de vous parler du contenu du livre, je dois dire que la dédicace personnalisée que contenait le livre m’a beaucoup touchée, témoignant pour moi du fait que cet auteur, certes, s’intéresse à ce que l’on pense de son livre, mais également à faire plaisir à ses lecteurs. C’est le genre de petites attentions qui me plaisent beaucoup…

Titre VF :Isidore Tipéranole et les trois lapins de Montceau-les-Mines

Auteur: Pierre Thiry (Illustré par Myriam Saci)

Genre : conte, jeunesse

Maison d’édition: Auto-édition par Books on Demand

Date de publication : Septembre 2011

Pages : 68 pages
Prix : 11,00 €

À cette époque, Montceau-les-Mines était bien différent d’aujourd’hui.
— Oui, on sait déjà tout ça !!! Répondrez-vous.
C’était la campagne, il n’y avait personne à part quelques lapins, il ne se passait rien du tout…
Ce n’est pas si simple, il se passait même bien des choses. Il y avait Arthur, Theobald et Justin, il y avait aussi la belle Ermelinde, il y avait encore… Isidore, il y avait enfin…
Mais je ne vais pas vous raconter toute l’histoire maintenant, il faut aussi ouvrir le livre et lire Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines alors vous apprendrez des choses qui vous étonneront peut-être. À cette époque, Montceau-les-Mines scintillait de poésie.

  
Amusant, sympathique, très bien illustré, une morale géniale…

Pour l’histoire en elle-même… j’ai adoré… c’est simple, plaisant, amusant, et le récit laisse derrière lui une morale très intéressante.

L’histoire est cocasse, très farfelue, et j’ai adoré cet univers même si on est loin des contes pour enfants plus traditionnels.

Je lui ai trouvé un côté particulièrement tendre, poétique et sympathique.

Les personnages, Isidore Tiperanole (un concierge assez particulier, mi-crocodile mi-gorille), ainsi que trois lapins (Justin, Arthur et Theobald) et une hermine.

Certains pourront dire que ces personnages ne sont pas très approfondis, mais n’oublions pas que nous sommes dans un conte pour enfants, et donc aller au plus simple est préférable pour les conquérir.

Si je devais émettre une réserve: bien que l’histoire soit plaisante, je pense que le vocabulaire est parfois trop riche, trop compliqué, pour les plus jeunes qui risquent fort de « déranger » la lecture du conte en demandant une multitude d’explications sur certains termes, et donc risqueraient de perdre le fil  de l’histoire, ce qui est un peu dommage.

Point de vue du livre en tant « qu’objet », donc en dehors de l’histoire, je dois dire que j’ai adoré les illustrations créés par Myriam Saci.. (vous retrouverez son blog ici)

Elles sont colorées, d’apparence pas trop sophistiquées, et de ce fait parfaitement adaptée au livre et à son public. Il est même dommage qu’il n’y en ait pas plus que cela…

La police d’écriture est bien grande, ce qui permet de faire participer l’enfant à la lecture, de l’impliquer, plus facilement qu’avec une écriture minuscule…

La forme du livre est donc particulièrement ajustée aux enfants, ce qui est préférable pour un livre qui leur est à la base destiné…

Il est difficile d’en dire plus sur ce livre, à part que je ne peux que vous le conseiller. J’ai peur d’en dire trop, et de gâcher l’histoire de ceux qui, je l’espère, auront envie de la découvrir… Ce petit conte vous illuminera la journée.

Je pense que ce livre s’adresse d’une part aux enfants par l’aspect conte, amusant, et d’autre part aux adultes par le côté « morale de l’histoire », qui sera sans doute trop subtile pour les plus jeunes.

Merci à l’auteur de m’avoir permis de découvrir ce petit livre qui m’a beaucoup plu… je lui souhaite tout le meilleur 🙂

 

[✎] Va t’en Papa, Maman, Maxou!

Va t’en Papa, Maman, Maxou!
Laurent Paytavy
Auto-édition (vous pouvez le commander sur le site « Otema Autisme » dont le lien figure en bas de l’article)
  176 pages
  18 Euros
« Ce premier livre est un témoignage décrivant les comportements de mon enfant de sa naissance jusqu’au diagnostic d’autisme lorsqu’il avait quatre ans. Cette dernière étape est vécue bizarrement comme une délivrance. »


Un témoignage émouvant, preuve de courage, d’un combat long et difficile.

Ce livre m’a été proposé par Vincent, du site « Les agents littéraires« . Il a toujours la main pour me proposer des livres de qualité qui me plairont à coup sûr… Il a eu, une fois de plus, une bonne intuition.

Il n’y a pas à dire, Monsieur Peytavy a su trouver les mots juste pour faire passer son histoire, celle de sa famille, celle de Matéo… Les mots du coeur, ceux qui touchent, ceux qui font mal, ceux qui mettent la larme à l’oeil et le coeur au bord des yeux…

Il se livre à nous, il couche sur le papier les doutes qui l’ont parcouru, et il est clair que se livrer ainsi n’a pas dû être chose facile.

L’histoire, c’est celle de Matéo… mais aussi celle de Maxime, et de leurs parents. c’est aussi celle du monde qui l’entoure, car justement, c’est son plus gros problème, ce monde qui l’entoure… Un monde où il doit trouver sa place, un monde qui le dérange, qui ne le comprend pas, qui le brusque et lui fait peur également…

Matéo a depuis toujours un comportement assez froid avec le monde qui l’entoure… Il vit dans son petit monde, et n’aime pas beaucoup qu’on le dérange pendant les activités qu’il pratique, et ce quelles qu’elles soient…

C’est la gorge serrée que nous retrouvons Matéo. Nous avons envie de le serrer très fort, de lui dire que nous l’aimons, que c’est notre petit bébé pour toujours. Il dessine des ronds sur une feuille de papier, ses petites mains nous repoussent et sa petite voix nous dit, « Va t’en, papa, maman, maxou!

Il faut reconnaître que j’admire ses parents… tout au long du récit, son père nous raconte les difficultés rencontrées, que ce soit au sein de la famille ou au sein de la société, toujours à montrer du doigt en stéréotypant l’enfant au rang d’hyperactif, d’enfant difficile, ou tout simplement enfant non discipliné à cause de l’éducation donnée par les parents.

Une des choses que j’ai du mal à comprendre, c’est comment les médecins ne se sont pas aperçus plus tôt que quelque chose n’allait pas, qu’il y avait un problème? Les visites chez le médecin sont pourtant nombreuses les premières années de l’enfant…

Tout au long du livre, on ressent encore la détresse que ce père a pu ressentir, et sa femme aussi… Et je suis admirative du fait qu’ils ont tenu bon, qu’ils n’ont pas baissé les bras, qu’ils n’ont pas « abandonné » leur fils à ses troubles…

Elle a touché aussi Maxime, le fils ainé, qui a un moment pense même que ses parents n’ont pas assez d’amour pour deux enfants… parce qu’il est évident, à la lecture de ce livre, que Matéo a épuisé ses parents…

Il y a une phrase du père qui me touche particulièrement:

Mon regret est de ne pas avoir compris plus tôt mon enfant. En l’écrivant, je me suis demandé comment j’ai fait pour laisser empirer cette situation, comment ne pas avoir accepté plus tôt que Matéo avait de sérieux problèmes ? Est-ce refuser de considérer son enfant comme différent des autres ? Je pense que j’ai essayé de me protéger, j’ai considéré chaque conseil comme une intrusion capable de semer le trouble dans mon équilibre familial. Pendant ces années je me suis renfermé et j’en voulais au monde entier. J’ai vécu l’annonce du possible handicap de mon enfant comme une brutalité…

J’avoue avoir été troublée par cette phrase, car je me suis mise à la place de ce père… comment aurais-je réagit  si j’avais fait face à de tels comportement chez mon enfant? Sans doute est-ce là la hantise de tous les parents ou presque, qu’on leur dise que leur enfant est « particulier », qu’il a des difficultés, ou une maladie… l’acceptation passe toujours par le déni…

Et puis, il y a la « délivrance », le diagnostic, … 4 ans après la naissance de Matéo, il est enfin possible pour cette famille de relâcher un peu de pression, d’arrêter de se sentir coupable de quoi que ce soit, de mettre des mots, un mot, sur ce qui rend leur petite merveille Matéo si particulier,… l’autisme… Alors que beaucoup se seraient effondrés, cette annonce est au contraire une seconde renaissance pour cette famille, le début d’une ère nouvelle… un nouveau bonheur bien mérité, même si la vie ne sera pas plus facile « physiquement » au quotidien, dans un premier temps, elle le sera moralement…

Je pense qu’au delà du témoignage du père, qui pourrait être utile et encourager d’autres familles, ce livre fait aussi son travail vis-à-vis des personnes « extérieures »… En effet, il m’a entre autres fait réaliser à quel point parfois, en voulant bien faire, on peut faire pire…

En effet, il est quasi « normal » pour tout un chacun de donner des conseils, on se dit que cela pourrait aider les parents, par exemple…   je dois avouer qu’à aucun moment, je ne me serais imaginée les dégâts dans le moral et dans l’estime de soi des parents que cela peut engendrer… Et pourtant, ce livre nous le montre bien…

Il y a malgré tout encore une chose qui me dérange fortement… au début du livre, l’auteur parle de la notion de « deuil de l’enfant parfait »… Je n’aime pas cette notion de deuil, car l’enfant est là, il est vivant, certes dans son monde, mais il est là… Je trouve donc cette appellation terriblement déplacée de la part du milieu médical.

un livre débordant d’émotions et d’amour

Je conseillerais ce livre à tous… Aux parents d’enfants dits « difficiles », car ils pourraient avoir des pistes expliquant les troubles de leur enfant… Aux parents d’enfants autistes, car ils s’y retrouveront,  se sentiront moins seuls… Aux personnes qui ont, dans leur entourage, un enfant autiste… car cela pourra leur ouvrir les yeux sur pas mal de choses, depuis la compréhension de l’enfant à celle des parents,… et enfin à tous les autres, parce que ce livre est juste merveilleux et mérite d’être lu de tous. Pour Matéo, pour son frère, pour leurs parents, et pour tous les petits Matéo du monde et leur famille.

Je voulais également remercier Monsieur Petavy… Je sais que vous lirez ceci, donc je me permets de m’adresser directement à vous. Merci pour ce témoignage, merci pour cette leçon de vie… Je dois reconnaître que comme beaucoup de personnes, quand je croisais en rue un enfant « difficile », j’avais tendance à me dire que c’était les parents qui n’avaient pas su lui inculquer la discipline nécessaire, la plupart du temps. Grâce à vous, mon regard va aller au delà, je vais voir les choses sous un nouvel angle et ne plus voir que ce que les apparences veulent bien montrer… pour tous ces parents « catégorisés » à tord et à travers, Merci.

Laurent Peytavy est avant tout un père et un mari…
Il a écrit ce livre pour pouvoir récolter des fonds pour améliorer la vie quotidienne de son fils… aménager leur garage pour créer un espace d’expression libre et prendre quelques heures par semaine une personne capable de favoriser ses acquisitions scolaires. Puis adapter des projets au fur et à mesure de son âge et de sa progression.

La page facebook du livre, le site « otema-autisme« 

Rien ne sert de s’enfermer dans la morosité,car chacun sait qu’au dessus des nuages, le soleil brille d’avantage…

Les Saltimbrank, « Au dessus des nuages ».

Au dessus des nuages

[✎] Tes yeux pleins de cendres

Editions Gael Bouron (autoédition)
Vous pouvez vous le procurer sur le site etat-végétatif.org
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 199 pages
État végétatif : absence de toute activité consciente alors même que le sujet est éveillé. La personne en état végétatif est totalement paralysée, les yeux ouverts, dans l’incapacité d’exprimer, de comprendre, de ressentir. C’est le récit de ce handicap extrême que j’ai souhaité partager. Basé sur l’histoire personnelle de mon père, plongé dans un état végétatif depuis juillet 2009, j’aborde dans cet essai-témoignage, soutenu par une importante documentation scientifique et littéraire, des questions d’éthique médicale, telles l’acceptation du handicap ou l’euthanasie. Le récit est dépouillé, sans emphase. Derrière l’histoire d’un fils face à son père dans un état si dégradé, on peut ainsi approcher l’universalité de cet immense désarroi. Déjà plus vraiment vivantes et pas encore mortes, les personnes en état végétatif interrogent notre humanité.

 Excellent! J’en veut encore…

Un livre poignant, émouvant, portant outre l’aspect humain, un aspect scientifique, moral, et légal. Une belle lecture, un beau message du coeur

Je n’ai jamais eu l’occasion, par le passé, de lire sur le thème de l’état végétatif. C’était donc une grande première pour moi, et j’étais totalement novice en la matière. Certes, j’en avais déjà entendu parler, mais en dehors de ça, je n’en savais rien.

Le fait que le livre soit raconté par un homme est assez surprenant, et la manière de le raconter d’autant plus.

De la part d’un homme, on s’attend surtout (ou plutôt, on a généralement l’habitude) à s’éloigner du sentimental, on a une moins grande capacité/facilité à faire passer ses émotions, ses ressentis.

Et pourtant, dès le départ, à la première page, la première ligne, c’est l’émotion, c’est le cœur serré, c’est la douleur de voir son père ainsi allongé en réanimation.

Le fait d’avoir vu, dans d’autres circonstances, mon propre père en réa/soins intensifs également, avec tous les appareillages et tout ce qui va avec, m’a déjà laissé un souvenir terrifiant et inoubliable, à me glacer le sang, et cela renforce sans aucun doute ma sensibilité à ce témoignage. Même si la situation n’était pas la même (mon père n’a pas fait de coma), j’ai déjà un début de compréhension accrue sur ce que peut ressentir l’auteur.

D’une plume à la fois douce et sensible mais assurée, forte mais pleine d’amour, l’auteur ouvre la porte de son jardin intime de manière incroyable.

« Je n’avais jamais dit « je t’aime » à mon père, avant cette visite à son chevet. Pudeur dans les sentiments et tradition familiale qui se prête peu aux démonstrations affectives. » Page 12

Et puis, aux antipodes de l’aspect « plus humain » de la chose, on découvre un aspect plus scientifique, médical et historique de la maladie.

Et là, d’une manière sans pareille, le style de l’auteur change du tout au tout… des mots plus crus, plus durs, allant jusqu’à l’ironie ou l’humour noir.

« En tapant sur Google « coma », « Etat végétatif chronique », ou encore « Espérance de vie personne en état végétatif », je peux choisir entre deux boutons. Le premier s’intitule « recherche Google », et le second « J’ai de la chance ».

[…]

Est-ce qu’un suicidaire clique sur le bouton « I’m feeling Lucky » en libellant une recherche Internet pour trouver le moyen d’en finir? La fenêtre s’ouvre, le curseur est positionné dans le champ de recherche, et écrit « Comment se suicider facilement?  » et avec un regain d’optimisme, il clique sur le bouton « j’ai de la chance »… »  » page 21

Ce livre passe par tous les stades, toutes les éventualités, tous les ressentis. L’annonce, l’espoir, les doutes, la patience, les questions multiples trop souvent sans réponse, … Il pose aussi la lourde question de l’euthanasie, de la délivrance: quand? Pour qui? Pour quoi? Pourquoi?

Au-delà du « simple » témoignage, le livre offre aussi plein de pistes de réflexions, de références en littérature pour ceux qui, suite à leur lecture, on envie ou besoin d’aller plus en profondeur dans le sujet, d’aller au-delà du livre.

Au final, ce livre m’a tant arraché le cœur que les larmes et me laisse bouleversée, avec un sentiment de vide, d’impuissance, d’injustice aussi. Une profonde tristesse.

Je tire mon chapeau à Monsieur Bouron pour son combat d’une part, mais aussi de le partager avec nous, ce qui n’a certainement pas dû être chose facile et demande beaucoup de courage.

Je vous conseille vivement ce livre.

Et surtout, profitez de chaque instant avec vos proches,  la vie est précieuse, et on ne sait jamais de quoi demain est fait, et ce livre en est la preuve. Du jour au lendemain, tout peut basculer… ne gâchons pas ces précieux instants.

N’oubliez pas non plus de dire à vos proches que vous les aimez, ne partez pas du principe « qu’ils le savent », l’entendre, c’est essentiel, le dire est important.  

Merci au site « Les agents littéraires » pour m’avoir permis de découvrir ce livre poignant. Vincent a vraiment le « flair » pour proposer le bon livre à la bonne personne, et ainsi faire découvrir de merveilleuses oeuvres.

[✎] Maman Courage

104 page(s) noir et blanc. Disponible sur le site Edilivre.

Quatrième de couverture:

Pour donner la vie, il aura fallu passer à travers la mort…
Dans un témoignage bouleversant, Sandra Peyron raconte son acharnement à vouloir devenir maman. Un parcours courageux et peu banal qui dénonce les limites de la médecine d’aujourd’hui sur le plan technique mais aussi sur le plan humain.
Cinq longues années de combat, trois fausse-couches, incinération, deuil, souffrance, haine et inaptitude à être maman : tous ces termes ont longtemps raisonnés dans sa tête.
C’est sa ténacité et sa force de caractère qui ont sauvée Sandra Peyron. Elle a toujours gardé espoir. Son énergie et sa persévérance l’ont tirée vers le haut, sa combativité lui a donné une force peu commune. Les épreuves l’ont endurcie.
A chaque bataille perdue, Sandra Peyron s’est relevée certes amochée, un peu détruite mais bien vivante. Perdre plusieurs batailles, oui, c’est douloureux et décevant. Seulement ce qu’elle voulait par-dessus tout, c’était gagner la guerre, sa guerre : la naissance de son fils le 18 avril 2009.

 Un livre sympa… J’ai aimé…

Beaucoup de courage, d’espoir, mais dommage que l’aspect médical soit si prédominant par rapport au ressenti propre…

Rien que pour son thème, ce livre a attiré mon attention… Je ne pouvais pas passer à côté de ce livre…

Avoir un enfant est la chose que je désire le plus au monde, l’aboutissement d’une vie, de ma vie, de ma vie de couple comme celle de femme…

Je ne vous cache pas que la lecture de ce livre m’a arraché les tripes, mis les larmes aux yeux, et déchiré le coeur…

Dans ses mots de femme et mère, l’auteure nous plonge au coeur de son calvaire, de sa souffrance…

Elle parvient à expliquer avec des mots simples la rudesse du milieu médical. La lecture s’en retrouve fluide sans devoir recourir à un dictionnaire toutes les cinq minutes. Cela permet de mieux comprendre les choses, et de mieux appréhender la situation vécue par cette femme au courage déconcertant.

Il est difficile de juger les personnages, puisqu’il s’agit d’un récit authentique. La mère est une femme courageuse, extraordinairement forte… c’est admirable. Les médecins? Je crois que si je les avais eu devant moi, ils en auraient entendus de belles…

Ce que j’ai trouvé un peu dommage, c’est que l’aspect médical soit toujours très omniprésent, parfois un peu trop… J’aurais aimé qu’à de plus fréquentes reprises, elle pose sa plume de patiente pour reprendre celle de femme, … Maintenant, je peux comprendre que ce soit quelque chose de très difficile à écrire… peut être la peur de tomber dans le « mélo » l’a ralentie , mais j’aurais vraiment aimé approfondir ce point de vue… hors de l’aspect médical à proprement parler…

Un livre qui mérite qu’on y prenne attention…l’histoire d’une vie jalonnée d’épreuves, mais qui enseigne l’espoir et le courage.

[✎] Michaël, Jackson et moi

Editions Mon petit éditeur

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 146 pages

Et de quoi ça parle?

Des balbutiements timides à la passion dévorante, de la tendresse à la fureur, de l’adoration à l’insulte, ma liaison folle avec Michael Jackson m’a fait passer par les émotions de la plus extrême violence. Des désirs de tuer symboliquement l’idole chassaient des élans incontrôlés d’affection. Véritable maladie de l’âme, ce personnage, déchirant, contraste d’ombres et de lumières, savait déchaîner en moi les pires crises de conscience. Je l’aimais autant que je savais – parfois – l’humilier.
25 Juin 2009, l’enfance s’envole définitivement. Direction l’abattoir. Le grand frère, le confident secret s’en est allé. Souvent décrié, injustement montré du doigt, Michael Jackson n’a que très rarement été remis en cause par ses fans, « ses amis les plus fidèles ».
C’est cette histoire d’amour tumultueuse et authentique qui fait tout le sel de ce premier essai impudique. Une histoire commune, de celles qui laissent des traces indélébiles. Michael, Jackson et moi, c’est aussi Michael, Jackson et nous.

 Excellent! J’en veut encore…

Un livre qui sort de tous ceux que l’on a pu voir « fleurir » depuis la disparition de l’artiste…

Avant de vous dire ce que j’ai pensé de ce livre, j’ai eu envie de le situer un peu dans mon univers personnel… de vous expliquer un tant soit peu le pourquoi de ce choix de lecture…

Depuis mon enfance, j’ai été bercée des chansons de Michaël Jackson… et je dois dire que ce chanteur est devenu, peu à peu, un de mes chanteurs de prédilection… Victime de la génération 80’s, j’ai passé des journées entières à écouter en boucle l’album « Thriller » ou encore, le « Dangerous« … (et encore maintenant, j’ai toujours autant de plaisir à l’écouter)

Au fil des années, j’ai pu découvrir le visage que les médias voulaient lui donner, les accusations en tous genres, les procès, les portraits dressés… mais malgré tout, je n’ai jamais cessé d’apprécier sa musique, car pour moi, l’homme et son œuvre sont deux choses différentes, qui ne doivent pas intercéder l’une sur l’autre…

Et puis, le 25 juin 2009, l’annonce de son décès… je ne vais pas vous mentir, je n’ai pas spécialement versé de larmes pour lui, même si je suis fan de sa musique… mais malgré tout, je me suis dit que le monde artistique venait de perdre une grande voix et un personnage hors du commun… Le reste (sa vie privée, sa mort, les procès) ne me regardaient pas, et seul l’aspect musical me reste en mémoire…

Puis, Vincent, des Agents littéraires, m’a offert la possibilité de voir l’envers du décor, ou plutôt, un envers possible… celui d’un fan, un vrai, pour qui l’univers de l’artiste était devenu le sien… J’ai sauté sur l’occasion, car au-delà du témoignage du fan, il y a l’histoire d’un artiste phénoménalement exceptionnel à mes yeux, mais aussi d’un homme avec ses qualités et ses défants…

*****

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant la lecture de ce livre. J’avais un peu peur de tomber dans le fanatisme pur et dur, et j’ai été agréablement surprise de voir qu’il n’en était rien…

Une fois ouvert, je me suis plongée dans cette histoire d’amour à part, dans ce récit  tellement à part… et n’ai pu refermer ce livre qu’une fois celui-ci terminé…

Noesis a su, au travers de sa plume, merveilleusement faire passer ses ressentis, les bons comme les mauvais sentiments, l’amour comme la haine, le bonheur comme la colère.

L’écriture est très énergique, entraînante, émouvante… car il est bien question d’émotions diverses et variées tout au long de ce livre, et Noesis les fait passer à merveille sous sa plume. C’est sans doute ce qui fait de se livre une œuvre si particulière… pas de tape-à-l’œil, juste les mots qu’il faut. (j’avoue que j’ai eu le cœur gorgé d’émotion quand il nous raconte son premier concert… c’était presque comme si j’y étais)

J’ai adoré le fait que le récit de Noesis soit ponctué de textes musicaux, mais pas de Michael Jackson, d’autres artistes…et je dois reconnaître que les textes choisis l’ont été avec soin, et étaient bien à propos.

J’avoue qu’il y a une phrase, au début du livre, qui m’a un peu « irritée »: « Les années passant, je l’ai dissimulé, par peur du jugement des autres. Sentiment de honte d’être fan de Michael Jackson.

Rangé par fierté, il était encore néanmoins de toutes mes attentions et confidences. »

Non pas que je ne comprenne pas la réaction de Noesis, mais que je trouve ça triste que l’intervention des médias fassent qu’un fan se sente honteux d’apprécier un artiste…

Je dois aussi vous dire que la couverture est vraiment une réussite, pour moi, et je trouve que dans cette peinture (réalisée par le beau-frère de l’auteur, je crois) le regard qui est fait à Michael Jackson est tout simplement surprenant, une émotion toute particulière s’en détache, je trouve. Bravo.

Je pense que pas mal de Fans ou de personnes ayant aimé la carrière de l’artiste pourront si pas se reconnaître, au moins apprécier à sa juste valeur ce livre, qui s’éloigne merveilleusement de tous les livres qui ont pu sortir sur l’artiste depuis sa disparition… Car ce n’est pas un livre enjôleur sur la star, mais un portrait particulier d’une star qui était avant tout un homme, écrit par un homme qui était entre autres choses un fan, mais qui a su garder de la lucidité et faire la part des choses avec le recul …

Mais je ne doute pas non plus que d’autres fans se sentiront certainement blessés par les propos, parfois choquants pour une personne qui laisserait Michael Jackson sur un piédestal sans vouloir voir autre chose que le côté  sur-médiatique et idolâtrant un homme au point de le porter au rang de Dieu…

Un regret face au livre? Non, je n’en vois pas… j’ai beau chercher, rien ne m’a dérangé… J’ai aimé découvrir ce livre atypique.

Je ne sais pas si vous avez déjà vu le clip/court métrage « Ghosts », réalisé par Stephen King pour Michael Jackson… c’est une pure merveille, je suis 100% fan (oui oui, je le crie haut et fort), et je l’ai toujours sur mon lecteur MP3/MP4 qui me suit partout… je le connais par cœur, mais je ne m’en lasse pas 🙂

(1993) « Vous êtes bizarre et je ne vous aime pas. Vous faites peur aux enfants, vous vivez ici, tout seul. (…) Retournez dans votre cirque, espèce de monstre. Ne nous obligez pas à être méchants. » P45, extrait du moyen-métrage « Ghosts ».

 

Merci au site « Les agents littéraires » ainsi que les éditions « Mon petit éditeur » de m’avoir donné la chance de découvrir ce livre. Je ne regrette nullement le voyage, que du contraire…

[✎] Au fil des morts

broché – 252 pages

Disponible sur ce site

Un mail, une pièce jointe: la photo d’une femme recroquevillée dans le coin d’une pièce sombre.
Un message l’accompagne: « Je t’offre celle-ci en cadeau. La prochaine… au chapitre suivant. »

Mike Carpenter, professeur de criminologie à l’université de Boston, connaît bien la noirceur de l’âme humaine pour l’avoir côtoyée pendant de longs mois. Son livre au titre évocateur, »Comment devient-on tueur en série ? », est un succès lors de sa sortie en librairie.
Mais il ne se doute pas que dans l’ombre, on étudie ses écrits avec minutie.
Le professeur va se retrouver au centre d’un jeu où les chapitres de son livre s’égrènent au fil des morts.
Le jeu commence. Les mots se transforment en cadavres.
La partie s’annonce sanglante.

Ce roman démarre sur les chapeaux de roue, et j’aime ça. Cela accroche directement le lecteur à l’histoire, ce qui n’est pas négligeable quand le livre fait moins de 200 pages…

Au départ, après le coup de théâtre des premières pages, je me suis dit que le livre allait ralentir, le suspense s’affaisser et l’intrigue retomber, comme c’est souvent le cas dans les thrillers qui commencent trop vite, mais ce sentiment est bien vite disparu, avec un rythme qui reprend de plus belle et qui emmène le lecteur dans une course folle…

On se demande parfois où l’auteure veut en venir, pourquoi elle se perd dans certaines descriptions, certains détails, … et puis tout d’un coup, tout devient limpide et se met en place.

L’histoire est bien ficelée, l’intrigue est cohérente et terriblement prenante et agréable à suivre. On ressent une tension palpable tout au long du livre, et plus enivrante au fur et à mesure que l’on se rapproche de l’issue de l’enquête…

Le style de l’auteure? Agréable, facile à lire, dans un langage familier, proche des conversations typiques de tout un chacun. sans trop de mots scientifiques comme j’ai déjà pu rencontrer dans des thrillers. Il y a juste assez de détails, pas trop, pour bien laisser au lecteur la possibilité de se faire sa propre idée et forger ses propres hypothèses.

Tout est amené en finesse, en suspense, un peu à la manière des enquêtes tournant autour d’Hannibal Lecter. L’aspect psychologique omniprésent est un pur bonheur…

Le tout aide à se prendre au jeu de l’enquête.

Ce que j’ai adoré, ce sont les petits « apartés » qui nous font rentrer dans la tête du tueur, dans son cheminement interne… C’est plaisant et donne une toute autre dimension au récit. On entre au cœur du cerveau dérangé du tueur en série, au cœur de son sadisme… On apprend à le connaître, à voir son évolution, mais aussi à connaître son passé et ce qui l’a amené là où il en est aujourd’hui, à devenir le psychopathe qu’il est…

Petit coup de cœur pour le passage où il nous explique que le premier livre qu’il a lu, c’est « simetierre » de Stephen King… (en tant que fan, je ne peux qu’aimer, mais chuuut).

La fin de l’histoire ne m’a pas laissée en reste…

Ce qui m’a un peu déplu?

Certaines tournures de phrases étaient parfois un peu particulières, mais rien de terriblement dérangeant… par exemple, page 6: « … ça va que vous n’êtes mariés que depuis six mois. »…

Par contre, la mise en page des dialogues est parfois chaotique… il faut s’habituer au fait que parfois, le changement de locuteur se faisait au milieu d’une ligne.

En bref?

Le milieu des tueurs en série est un univers qui me fascine et m’attire tout particulièrement, c’est ce qui m’avait fait pencher pour ce livre, et je dois bien avouer que je ne suis en rien déçue car ce roman est un bon représentant du genre.

Franchement, ce livre est une pure merveille qui m’a fait frissonner de la première à la dernière ligne… Bravo

 

[✎] Vivante! Et si seulement

La Plume Editions. Sorti en 2010.

J’ai quarante deux ans
aujourd’hui. Quarante deux ans de bonheur et pourtant, je ne m’en suis même pas rendu compte.
Comment échapper à ses souvenirs ? Comment croire encore que la vie ne nous réserve pas que des mauvaises surprises ?
Après quinze mois passés aux côtés de mon enfant à livrer un rude combat contre la mort, il fallait que je trouve le moyen d’avancer à nouveau. Il fallait que je trouve le moyen de croire encore que le cauchemar était terminé.
Finalement, j’ai peut-être rêvé ? Et si seulement…
Si seulement j’avais pu deviner ? Et la réalité me ramène inéluctablement vers les mêmes questions récurrentes.
Pourquoi ma fille ? Pourquoi elle ?
Et si seulement… est un témoignage que je devais écrire pour libérer une partie de mon esprit, une partie de mon corps, une partie de mon âme. Mon histoire ne doit pas rester uniquement couchée sur ces quelques lignes. J’aimerais croire qu’elles pourraient un jour aider quelqu’un qui se trouvera dans la même situation que moi. J’aimerais lui dire alors à travers ces pages qu’il doit y croire et que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir !

Avant toute chose, je tiens vraiment à remercier Vincent B., des Agents littéraires, de m’avoir contactée pour ce livre. Car ce livre, c’est un beau cadeau de la vie, un de ces témoignages qui donnent un nouveau souffle d’espoir à qui le lit…

Rien que le résumé, à lui seul, promettait un moment de lecture marquant, passionnant et émouvant.

Les ouvrages traitant de la maladie d’un enfant m’ont toujours émue à un point que je ne peux expliquer, c’est une chose si terrible. Comment ne pas vivre au rythme de ce genre de récits? Comment y rester insensible quand on va la cruauté et l’injustice de la Nature, parfois? Et surtout, qui suis-je pour « juger » un tel livre? Même si je suis honorée d’avoir pu le lire, il faut reconnaître qu’il m’est difficile d’en parler d’un point de vue strictement « théorique »… Cela m’est impossible au vu des émotions ressenties en cours de lecture… Comment émettre un jugement sur les mots du cœur d’une mère? Soit cela parvient à nous toucher, nous émouvoir, soit cela nous laisse indifférent, tout simplement… dans mon cas, cela m’a profondément ému.

De par ce livre, l’auteur livre son histoire, son combat au côté de sa fille de 16 ans…

Avec des mots simples, venant du cœur plus que de l’esprit (l’incompréhension restant présente même à postériori), elle se livre à nous pour se libérer… rien que pour faire ce geste, il faut un courage inouï.

La manière dont le livre est écrit est « familier », la place n’est pas aux fioritures, aux effets de style… juste à l’essentiel: les sentiments et ressentiments d’une mère qui se sent si impuissante face à la douleur tant physique que morale de sa fille… Ce récit est  humainement rempli d’émotions.

Malgré la gravité de la situation et la dureté du récit, Madame Loreto sait, ponctuellement, garder une touche d’humour, tentant d’enlever un peu de « tragique » au récit pourtant lourd et bouleversant. J’en veux pour preuve ce passage illustrant la foule grandissante présente aux services des urgences dès qu’un rayon de soleil pointe le bout de son nez… « Vite, il faut se remettre au boulot. L’hiver a été long, la pelouse a poussé de trente centimètres pendant la nuit. Les ronces ont envahi les talus comme ça, d’un seul coup. Et Hop! Blanche-Neige vient de se réveiller en sentant les lèvres du prince se poser sur sa bouche!« .

Je dois d’ailleurs reconnaître qu’au début (comme à d’autres moments, malheureusement), la « réaction » (tout les relatif) du personnel des urgences est, comment dire… effroyable: attente qui s’éternise, non prise au sérieux des symptômes, manque d’information envers les patients et leur famille… quel manque de professionnalisme et surtout, quel manque de respect envers les patients? Cela me révolte. Comment peut-on à ce point oublier ce qu’est la compassion et l’empathie?

Une chose qui m’a touchée (même si tout le livre n’a fait que ça), c’est la manière dont cette mère qualifie le service de pédiatrie cancérologique: ce n’est pas le palais des horreurs, mais le palais des erreurs… La maladie de ces enfants semble si injuste… C’est l’innocence meurtrie… mais au nom de quoi? Qu’ont-ils bien pu faire pour mériter cela?

Face à un tel témoignage, on ne peut rester en retrait, on ne peut rester sans ressentir la douleur, le doute, l’incompréhension, et toute cette palette de sentiments et d’émotions qui nous sont livrées sur ces feuilles de papier.

Plus d’une fois, ce livre m’a arraché le cœur, m’a mis les larmes aux yeux…

Ce livre, finalement, montre deux choses principales: les dysfonctionnements de certains lieux médicaux, et il met également le doigt sur le fait que l’espoir ne doit jamais être perdu, même dans les moments les plus tragiques, les plus durs…

Après la lecture d’un tel récit, on ne peut que remettre en question la « non importance » de certaines choses… on a un autre regard sur les petits bobos du quotidien, et on relativise certains coups durs qui pouvaient nous paraître insurmontables… c’est une belle leçon de vie.

Un coup de cœur, un coup en plein cœur… voilà ce que je retiens de ce livre…

Je l’ai ouvert, et n’ai pas eu envie de le refermer avant d’en avoir lu l’entièreté…

« Maintenant je sais, je sais… qu’on ne sait jamais » (chanson de Jean Gabin)

[✎] Des blessures au pardon

La douleur causée par certaines blessures morale est souvent plustenace que celle causée par les blessures physiques, car elles sontsouvent plus ancrées en nous…
Le pardon, quant à lui, aide à aller de l’avant, mais n’est pas toujours évident à faire.

Une histoire profonde, émouvante, qui touche là où cela fait mal: en plein cœur.
Alors quand ce livre m’a été proposé, je l’ai tout de suite accepté, le résumé n’a pas mis longtemps à me convaincre…

« Irène est une adolescente blessée par la rigidité d’une éducationstricte. De sa relation avec sa mère naît un mélange de haine,d’incompréhension, de compassion et d’amour. Et quand elle croit neplus pouvoir atteindre le bout du tunnel, c’est souvent à travers deterribles épreuves que tout renaît. Seul, on n’est rien, on a besoindes autres pour exister car tout part de l’amour et tout nous ramène àl’amour.« 

J’ai franchement adoré la lecture de ce livre…

Le début du roman nous emmène dans les souvenirs de l’auteure, chez songrand-père… D’habitude, les descriptions et moi, cela fait deux, maisici, j’en aurais redemandé avec grand plaisir… Quel bonheur…
Ces descriptions, vouées à « planter le décor », m’ont fait voyager autravers de ces quelques pages… L’authenticité était telle qu’il nepouvait en être autrement, d’ailleurs.
Le style de l’auteure est frais, simple, agréable et dépaysant. ClairePascalin arrive sans peine à faire passer le message voulu, et à nousfaire partir à la découverte de son pays, ses croyances, son éducation…Les émotions sont, dans ce livre, à la limite du palpable…
« Pour lui, quelle que soit la tâche qui nous confiait, en aucun casnous ne devions refuser, pas question que ses enfants soient desfainéants. Nous devions être prêts à toute épreuve, car la vie ne faitpas cadeau. » (page 18)
Belle leçon donnée. Je pense que cette éducation se perd malheureusement…

L’œuvre est ponctuée de poèmes écris de la main de l’auteure, tout aulong de sa vie… ce qui rend ce livre encore plus authentique, encoreplus touchant…
De plus, cela amène une touche de fraîcheur, très agréable à la lecture…

Les dialogues sont dotés des répliques des parents en langue maternelle(traduites, bien entendu), c’est très dépaysant, et pour être honnête,personnellement, cela m’a donné encore plus l’occasion de m’y voir, deme plonger d’avantage dans l’univers privé, intime, de la narration…C’est se sentir d’avantage concerné par le récit que l’on est en trainde lire.

Je n’ai pu m’empêcher d’autre si triste pour cette fillette, … quand onest enfant, on a le droit au rêve, à sa vie d’enfant… j’ai eu unsentiment de dégoût pour cette prétendue mère qui l’en a privée.
Il y a un autre extrait qui m’a fortement touchée:
« Je compris que je symboliserais à tout jamais la voix de l’échec. Ellene croyait pas en moi, à ses yeux, je n’étais qu’une bonne à rien. Riende ce que je pouvais faire ne pouvait réjouir son cœur, je ne seraisjamais sa fierté. » (page 62)
Ce sentiment de ne jamais être à la hauteur aux yeux de sa mère est unedouleur morale des plus profondes qui marque toute une vie… Même aprèscoup, elle continue de poursuivre et de torturer l’esprit…

Il est difficile de parler de ce livre sans trop en dire… alors que lafin m’a touchée d’avantage, je ne peux malheureusement pas vous enparler.

Le point négatif que je ressortirais de ce livre, ce sont les tropnombreuses fautes d’orthographe, de grammaire, et de ponctuation… Carcertes, les personnes auto-éditées ne bénéficient pas nécessairement derelecteurs dans leur entourage, mais ici, les fautes étaient malgrétrès nombreuses… C’est vraiment très dommage (car il est question icide plus de 100 fautes sur un livre de 113 pages, ce qui n’est pasnégligeable).
D’ailleurs, ça a tellement perturbé ma première lecture de ce livre queje me suis obligée à le relire une seconde fois en essayant d’en fairetotalement abstraction, pour me concentrer sur l’histoire uniquement.

Je garde cependant un excellent souvenir de ma lecture, au travers d’unrécit troublant, émouvant, bouleversant… il me laisse dans le cœur unsentiment de tristesse et d’injustice… car personne ne devrait vivrepareilles douleurs venant de sa mère…
Merci au site « les agents littéraires » et à Claire Pascalin de m’avoirpermis de partager ce récit de vie en m’offrant la possibilité de lirece livre.