[✎] Les pays

Titre: Les pays
Auteur: Marie-Hélène Lafon

Genre: Contemporaine

Maison d’édition: Buchet/Chastel
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 208 pages
Prix: 15,00 €

Fille de paysans, Claire monte à Paris pour étudier. Elle n’oublie rien du monde premier et apprend la ville où elle fera sa vie.
Les pays raconte ces années de passage.

J’ai découvert ce livre dans le cadre de l’opération « On vous lit tout« , organisé par Libfly et le « Furet du Nord ». Pour rappel, le but de l’opération est de permettre à des blogueurs de découvrir, en avant première, des livres de la rentrée littéraire de 2012…

Le premier titre lu avait été une déception, et j’espérais franchement avoir plus de chance avec le second… Ce ne fut malheureusement pas le cas 😦

Dès les premières pages, quelque chose m’a interpellé dans le style de l’auteur: elle est adepte des phrases très longues. Personnellement, c’est quelque chose qui m’a fortement dérangée pour ma lecture. Les phrases interminables, dont on ne voit pas le bout, c’est très désagréable. Cela casse aussi le rythme de lecture, car certaines phrases doivent être relues deux ou trois fois pour bien comprendre toutes les infos qui y sont.

De plus, un « mauvais » usage de la ponctuation rend cette lecture encore plus compliquée et désagréable.

« Toujours, il fallait suivre la cadence, rester dans la course; à la banque, au Crédit, ils disaient qu’il fallait avoir un taux d’investissement proportionnel, on ne comprenait pas exactement à quoi le taux d’investissement devait être proportionnel; il devait s’arranger de ça et du reste. Or; et le père, les mains immobiles le buste raide, d’expliquer ce que Suzanne savait déjà mais ne se lassait pas d’entendre et de ruminer; or, très vite on l’avait senti, et comment faire, comment s’arrêter, quand on est lancé, à fond, très vite, on avait à peine trente ans, on l’avait senti, donc, et su que l’on ne pourrait plus vivre comme avaient vécus les parents et les parents des parents et tant d’autres avant eux; le vent des ville soufflait, le monde était vaste autour et se mettait à exister, dans la télévision dans le journal mais aussi dans les papiers de la banque, et les règlements les normes les primes les charges, on finissait, on était les derniers. »

La contrepartie positive aux longues phrases (il en faut bien une), c’est qu’il y a beaucoup de descriptions, ce qui fait qu’on peut aisément se représenter les scènes, comme si elles se déroulaient sous nos yeux.

Le livre est écrit à la troisième personne du singulier… Quand on lit un livre qui s’apparente à l’histoire d’une vie, je m’attendais plutôt à quelque chose à la première personne qui aurait accroché le lecteur, donné un poids plus réaliste au récit… puis là, non… De même, le vocabulaire est recherché, pas trop simpliste… cela contraste un peu avec un récit de vie.

Les « personnes » rencontréesil y en a eu trop pour pouvoir s’attacher à l’une d’entre elles, et parfois, elles semblaient sorties de nulle part…

L’histoire en elle-même m’a semblé très plate, morne, sans action du tout. Ce qui, combiné aux choses sus-citées, m’a rendu la lecture très longue, pénible, et pas du tout motivante. Mais je tenais quand même à aller au bout… je ne vous cache pas que ce fut difficile.

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai accroché à rien… ni au style, ni à l’histoire, ni aux personnages… un coup dans l’eau, cela arrive.

Je remercie néanmoins les organisateurs de l’évènement, car c’est une expérience très chouette, et j’espère pouvoir y reparticiper avec grand plaisir l’an prochain.

  

[✎] Plein soleil

·•●oO Présentation du livre Oo●•·
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Il aura fallu de nombreuses années et de multiples détours pour que l’auteur aborde enfin cette histoire qu’elle n’a jamais voulu regarder en face : la mort brutale de son père. Plein soleil, livre intime, marque la fin d’une longue amnésie. Avec sensibilité, Valérie Clo met en scène tous les personnages du drame : son père, sa mère, elle-même, la famille… Elle se souvient de ses grands-parents dont la langue maternelle était l’arabe, évoque la Tunisie, renoue le fil fragile de ses origines, égrène des souvenirs qui ne lui appartiennent pas. Pour elle, si vite, rien n’a plus été comme avant. Si vite, un voile sombre, opaque, épais a tout recouvert. Heureusement le goût des mots peut sauver. Arrachées à la nuit de la toute petite enfance, ces pages émouvantes sont le récit d’une libération. Un retour apaisé à la pleine lumière.
·•●oO Et j’en pense quoi? Oo●•·
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J’attendais ce livre avec impatience, donc quel ne fut pas mon bonheur de rentrer des cours et de voir une enveloppe dodue dans la boite aux lettres… et je ne vous raconte même pas quand j’ai ouvert l’enveloppe 🙂 je l’ai commencé de suite…

Bizarrement, au départ, j’ai trouvé ça un tant soit peu gênant que ce livre soit une suite d’enchaînements rythmés de manière sentimentale, selon les pensées de l’auteur … , et non un texte découpé en chapitres… Généralement, j’aime les livres découpés en courts chapitres qui permettent de rythmer le récit et lui donner un certain « suivi », je trouve. Ici, c’est « juste » le compte à rebours qui fait ce rythme, mais cela m’a paru étrange malgré tout….
Cependant la lecture en fut agréable car une fois que l’on s’est fait à ce style d’écriture, on y prend goût, et la lecture devient  alors fluide et plaisante.Mais par contre, comme il n’y a pas de « fin de chapitre », ça n’aide pas à déposer le livre, car on a absolument envie de connaître la suite 🙂

L’histoire se présente sous forme d’un compte à rebours : « Sept heures du matin. Le compte à rebours a commencé. Dans quatre heures exactement, mon père sera mort. J’ai treize mois. » Ce compte à rebours est douloureux, puissant, et plonge le lecteur au cœur de toutes les émotions possibles et imaginables enfouies en lui! C’est terrible… Je crois que je ne m’attendais pas à ça en ouvrant ce livre…mais la surprise, bien que très émotive, fut superbe. Mais il est certain que ce livre va prendre aux tripes, on ne peut pas rester indifférent.
L’évocation de tous les malheurs et coups durs du père de la narratrice de sa naissance à mort est très dure à lire… on se dit que c’est « beaucoup pour un seul homme »…
Une chose que j’ai aimée, c’est que la mort de cet homme nous est livrée petit à petit, au cours de l’histoire… ces petits « morceaux de mort » ponctuent le compte à rebours d’une manière saisissante.C’est vraiment une manière originale de se livrer, de livrer ses souvenirs, ses émotions…
L’auteure nous décrit les choses d’une plume qui, on le sent, a demandé des années de réflexion, de soucis du détail, de remise en question aussi… et c’est ce qui le rend si particulier et si prenant… Le livre emmène le lecteur dans un monde « qui n’est pas le sien », un peu comme une petite souris qui assiste à la vie et la mort d’un homme, … On y « assiste », impuissant et curieux à la fois devoir ce qui va se passer à la page suivante, même si dès le départ, on en connait l’issue…
·•●oO En bref…  Oo●•·
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Une fois le livre refermé, on ne peut se « débarrasser » des sensations accumulées au cours de la lecture… On en reste sous le charme, malgré la dureté du thème…
·•●oO Merci qui?  Oo●•·
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 Je remercie les éditions Buchet-Chastel et Babélio pour ce partenariat, qui m’ont permis de découvrir une auteure de qualité et dont il me tarde de découvrir les autres œuvres…