[✎] Les Chevaliers d’Émeraude (BD), tome 1 : Les enfants magiques

Une découverte très sympathique qui me donne envie de découvrir les romans du même nom…

Editions Casterman (Les Chevaliers d’Emeraude)
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 48 pages

À l’intérieur de la ruche impériale des hommes insectes, le sorcier Asbeth se prosterne devant l’Empereur Amecareth, assis sur son trône en pierre noire. Après avoir interrogé les étoiles, le sorcier exulte, et annonce à son souverain la grande nouvelle : il est temps de repartir à la conquête des territoires des humains !
Pendant ce temps, au Royaume d’Émeraude, le vieux magicien Élund, après avoir lui aussi consulté les étoiles et pressenti le danger, vient partager son inquiétude avec le roi Émeraude 1er : l’ennemi de leurs ancêtres sera bientôt de retour, il le sent.
Face à la menace, le roi suggère, comme autrefois son grand-père l’a fait, de demander l’aide du Magicien de Cristal. Mais la requête pressante d’Élund au Magicien reste hélas sans réponse…

Alors, pour commencer, il faut savoir que la lecture de ce livre s’est faite grâce à un concours, que j’ai reporté, pour lequel je n’avais jamais eu de nouvelles… alors quand ma « jolie-maman » m’a apporté cette grande enveloppe contenant une BD, et que je l’ai vue, la surprise fut totale J

Mais je ne le regrette bien évidemment pas du tout!!

Déjà, il faut reconnaître une chose: la couverture est tout simplement splendide… les couleurs, les dessins, … tout est fait pour charmer le lecteur…

Je n’ai pas encore lu la saga en romans, mais comme cette BD est un prélude, c’est un bonus pour les fans de la série, et une découverte pour les autres qui comme moi, font ainsi connaissance avec les protagonistes… Tout se passe bien avant le début des romans, et cela permet ainsi à tout un chacun aimant ce genre d’histoire de le lire indépendamment de tous les livres de la série.

L’histoire est simple, ce qui permet de pouvoir facilement suivre le fil et s’imprégner des lieux et personnages de cette BD. La simplicité permet au lecteur néophyte de la saga de ne pas se perdre dans un contexte trop compliqué… génial quoi!

Le dessin est très fin, très beau, merveilleusement coloré… il fait rêver… Le trait de Tiburce Oger est  la fois sombre et lumineux, inquiétant, intriguant, et la plume du dessinateur sied à merveille à cet univers de fantasy.

Point de vue des personnages, je m’y suis facilement attachée… il est plaisant de les découvrir enfant et de voir leur caractère et leur univers propre se former.

Ce fut donc une merveilleuse surprise et découverte pour moi, que je vous conseille 🙂

[✎] L’accident

 Trois heures du matin. Je suis certain de ne pas m’être réveillé naturellement. Je crois bien que c’est le téléphone. Il faut être dingue pour appeler à une heure pareille ! Ou malade. Un rai de lumière filtre à travers la porte et j’entends qu’on parle de l’autre côté. Je reconnais les voix d’Odile et André. – J’y vais, dit André. Inutile de réveiller Marin. – Mais ça va lui faire un tel choc si… Pauvre Marin, il ne sait tien encore de la terrible nouvelle qui l’attend derrière cette porte close. Elle va pourtant projeter sans ménagement le jeune garçon au coeur d’un impitoyable mystère. Couloirs d’hôpital, coffre fracturé, appartement dévasté… Ne te dépêche pas trop, Marin, l’aventure qui s’annonce est loin d’être rose.
J’avais très certainement les yeux à moitié ouvert quand j’ai choisi ce livre sur le rayonnage de la vestiboutique de la Croix Rouge, car j’étais persuadée qu’il s’agissait d’un livre pour enfant destiné à les sensibiliser au milieu hospitalier, à comment réagir quand ses parents sont à l’hôpital, avec peut-être une approche de la mort, également… 
Et je ne me suis trompée qu’à moitié, puisqu’en fait, cela s’y trouve un peu, mais le plus prédominant, c’est une enquête policière pour savoir (ce) qui a causé le fameux accident…

Je dois bien avouer que pour un livre « jeunesse », l’histoire est très prenante, elle maintient le lecteur en éveil, le surprend, parfois lui met les larmes au bord des yeux, … J’ai vraiment été très étonnée…

Le style de l’auteur est bien adapté au public ciblé, à savoir les enfants d’une dizaine d’années…

Par contre, ce que je n’ai pas apprécié du tout, ce sont les illustrations… je les trouve horribles, très antipathiques, voire dérangeantes… les visages sont dessinés de manière grossière, il y a peu de couleurs, et quels qu’ils soient, les personnages ont l’air d’être les « méchants »… je trouve cela très dommage, car je pense que justement, les dessins donnent, généralement, envie à l’enfant de continuer la lecture, hors ici, ce n’est pas le cas.

Mais sinon, globalement très contente de cette petite découverte…