[✎] Les Anges De Verre (Erica Spindler)

Titre: Les Anges De Verre
Auteur: Erica Spindler

Genre: Thriller

Maison d’édition: Harlequin Mosaïc
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 443 pages
Prix: 18,90 €

A la Nouvelle-Orléans, les vitraux restaurés par Mira Gallier, veuve depuis l’ouragan Katrina qui a emporté son mari, ont été couverts d’étranges inscriptions apocalyptiques. Une série de meurtres est perpétrée dans son entourage, la faisant douter de ses facultés mentales. Elle devient l’un des principaux suspects, à l’instar de Connor Scott, le meilleur ami de son mari défunt, et son seul soutien…

Mardi 9 août 2011, 1 h 48

La Nouvelle-Orléans, Louisiane

Il était seul depuis si longtemps… Présent parmi les vivants sans en être.

Jusqu’à maintenant. Car Marie, enfin, lui était revenue. Ils avaient été unis, par le passé, puis séparés. A la fois par la volonté de son père et sous la pression d’un monde meurtri et perverti. Mais ces épreuves appartenaient au passé. Marie était de nouveau à sa portée et, cette fois, il ferait le nécessaire pour la garder.

Le processus était à présent en cours.

Il gravit l’escalier qui menait à la chambre de sa grand-mère, allégeant son pas pour ne pas troubler son sommeil. L’éclat de la lune filtrait à travers les rideaux tirés, dessinant sur les marches des échardes d’argent, aiguës comme des lames de couteau. Ces marches, il aurait pu les négocier les yeux fermés. Combien de centaines, de milliers de fois n’avait‑il pas monté un plateau avec de la nourriture ou une boisson — pour sa mère d’abord, foudroyée si jeune, et maintenant pour sa grand-mère alitée ? Il contempla la forme endormie sur le lit. Elle était couchée tranquillement, la tête relevée par ses oreillers, le dessus-de-lit soigneusement tiré sur ses maigres épaules. Il plissa les narines, assailli par l’odeur fétide de la vieillesse et de la maladie. Elle était devenue si frêle, ces derniers mois, qu’il ne lui restait plus  guère que la peau et les os. Et sa faiblesse était telle qu’elle avait peine à soulever la tête.

Qu’elle aurait peine, aussi, à se défendre contre lui.

 Ce qui a attiré mon attention sur ce livre, c’est l’aspect psychologique d’une part, et l’aspect un peu mystérieux lié au religieux. Je me suis dit que cela devait renforcer le suspense. Pourtant, je n’aime pas trop les livres trop axé sur le religieux en général, mais ici, le dosage avait l’air intéressant et attirant.

Le style est limpide, facile à lire, et très agréable, surtout. La plume est très naturelle, et cela aide à  bien avancer dans le récit sans se prendre une migraine de plein fouet.

L’histoire est assez incroyable et il s’agit là d’un véritable turn-over… Une fois commencé, ne pensez même pas à reposer le livre le temps d’en entamer un autre ou faire autre chose, car la soif d’en savoir plus sera la plus forte. On veut connaître la suite de l’histoire à tout prix…

Ce que j’ai aimé, ce sont les nombreux rebondissements, car c’est ce qui donne un rythme certes, mais surtout cela fait que l’on ne voit rien venir, que l’on ne peut donc pas deviner l’identité du tueur avant le dénouement final de l’histoire… ce que personnellement, j’adore, même si parfois, c’est énervant de voir que toutes les théories que l’on a pu échafauder,  s’effondrer en un clin d’œil. Le suspense est bien présent jusqu’à la fin. Toutes les pièces du puzzle se mettent en place, et s’imbriquent les unes aux autres de manière très naturelle.

Et finalement, le côté religieux n’était pas trop omniprésent, et donc cela ne gâche pas du tout l’histoire.

En ce qui concerne les personnagesMira Gallier est une femme forte et courageuse… veuve, son job consiste à restaurer des vitraux détruits par l’ouragan Katrina. Elle prend ça comme une véritable mission, et c’est également son métier qui lui permet de tenir le coup et aller de l’avant. Mais quand elle se retrouve au cœur d’une série de meurtres commis par une sorte de fanatique religieux, son monde bascule, elle perd un peu pied.

Son histoire passée et présente est très touchante, très prenante, et j’ai ressenti une certaine empathie pour elle.

Par contre, j’ai été peu touchée par les autres personnages. Je ne sais pas si cela vient de moi, ou si c’est réellement le cas, mais j’ai eu parfois l’impression que certains personnages sont abordés comme si on les connaissait déjà, comme s’ils nous avaient déjà été présentés « ailleurs »… (les Malone, par exemple)… Qui sait, ils ont peut-être déjà fait une apparition dans un précédent roman de l’auteur, je ne sais pas. C’est un peu dommage, car du coup, cela met une petite distance entre le livre et moi, … donc j’ai apprécié la lecture, mais ce n’est pas une lecture qui me laissera un souvenir impérissable.

Ce que j’ai fortement apprécié, c’est que tout du long, la crédibilité reste de mise… les références à l’ouragan Katrina, à des lieux existants et dont on a pu entendre parler, … renforce cet aspect crédible, réel et concret…

Finalement, ce livre est tel un ouragan qui nous arrive droit dessus… on sait que quelque chose de terrible va arriver, on sait que l’on ne peut l’éviter,  que cela se rapproche, que l’on va se trouver en plein dedans, mais malgré tout on ne voit rien venir et on est pris par surprise pour être emporté dans le tourbillon des pages…

Merci aux éditions Harlequin/mosaïc pour la découverte….

 

[✎] L’écho des silences

Titre: L’écho des silences
Auteur: Heather Gudenkauf

Genre: Drame, psychologique

Maison d’édition: Harlequin (Mosaïc)
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 328 pages
Prix: 16,85 €

Allison Glenn a tout fait pour cacher ce qui s’est passé cette nuit-là… mais elle a échoué. Après cinq années passées en prison pour avoir commis l’irréparable, Allison est libérée sur parole à l’âge de vingt et un ans. Plus que tout au monde, elle espère renouer avec Brynn, sa petite soeur, et avec ses proches. Pourtant, elle le sait, à Linden Falls personne ne l’attend. Car, depuis sa condamnation, elle a été rejetée par tous ceux qui la prenaient jusque-là pour une jeune fille parfaite : ses parents l’ont reniée, ses anciennes amies l’ont abandonnée et, pire que tout, Brynn – la timide et silencieuse Brynn – n’a pas supporté de devoir porter le fardeau du crime dont Allison a été accusée.
Aussi, le coeur déchiré, Allison redoute-t-elle maintenant que ceux qu’elle aime tant ne parviennent jamais à lui pardonner et la rejettent. Enfin libre, elle se sent plus prisonnière que jamais. Prisonnière de la peur mais aussi des secrets et des silences liés à la nuit du drame qu’elle n’a jamais dévoilés et qui ont aujourd’hui plus que jamais le pouvoir de détruire des vies.

    Devin Keneally vient d’arriver, vêtue de son sempiternel tailleur jupe gris d’avocate, ses hauts talons claquant contre le sol carrelé. Prenant une longue inspiration, je saisis le petit sac contenant mes maigres effets et me lève pour la suivre.

Devin est venue me chercher pour m’emmener à Linden Falls, dans le foyer de réinsertion où je dois résider durant les six prochains mois. C’est là que l’on va tester mon aptitude à me débrouiller seule, à conserver un travail, à éviter les problèmes. Après cinq ans, je suis enfin libre de quitter Cravenville. Je jette un coup d’œil par-dessus l’épaule de Devin, avec le vague espoir d’apercevoir mes parents, même si je sais qu’ils ne viendront pas.

— Bonjour, Allison, lance Devin d’une voix chaleureuse. Tu es prête ?

— Oui, je suis prête, lui dis-je d’un ton faussement assuré.

Que puis-je répondre ? Je pars vivre dans une maison inconnue que je partagerai avec des inconnues. Je n’ai pas d’argent, pas de travail, pas d’amis, et ma famille m’a reniée, mais je suis prête. Je n’ai pas le choix.

Devin saisit ma main et la presse gentiment en me regardant droit dans les yeux.

— Ça va aller. Tu le sais ?

J’avale ma salive et j’acquiesce en silence. Pour la première fois depuis ce jour où on m’a condamnée à dix ans de réclusion criminelle à Cravenville, je sens des larmes me brûler les paupières.

— Je ne dis pas que ça va être facile, poursuit Devin en passant son bras autour de mes épaules.

Je la domine de toute ma hauteur. Elle est petite, avec une voix douce, mais elle a une volonté de fer, et c’est entre autres choses ce que j’aime chez elle. Elle m’avait promis de faire le maximum pour m’aider, et elle a tenu parole. Elle a tout de suite établi clairement que sa cliente, c’était moi, même si mes parents payaient la note. Du reste, elle est la seule personne qui ose remettre mes parents à leur place. Au cours de notre deuxième entrevue avec elle — la première avait eu lieu quand j’étais encore à l’hôpital —, nous nous sommes assis tous les quatre autour d’une table, dans un petit parloir de la prison du comté. Ma mère a tenté, comme toujours, de prendre le dessus. Elle n’acceptait pas mon arrestation, elle était persuadée qu’il s’agissait d’une grave erreur judiciaire, elle voulait que j’aille jusqu’au procès, que je plaide non coupable, que je réfute les charges qui pesaient contre moi. Elle voulait laver le nom de notre famille.

    Quand j’ai lu la quatrième de couverture, l’histoire m’a tout de suite attirée. Dès que l’on parle déjà de crimes commis par des ados, qui apparemment ne serait pas la seule impliquée, de secrets de famille, etc… mes sens se mettent en éveil…

Avant de commencer, je dois vous dire que ce roman est assez difficile à classifier… Comme pour les précédents livres de la collection Mosaïc que j’ai pu lire, je m’attendais à un thriller, mais je ne pense pas que ce livre y entre vraiment… Il est plus axé comme « drame psychologique », je dirais. Pourtant, le suspense est présent du début à la fin. Quoi qu’il en soit, c’est une lecture que j’ai adorée.

 J’ai été surprise de la vitesse à laquelle j’ai pu lire ce livre… Généralement, j’avance un peu moins rapidement dans les livres où l’histoire est pleine d’émotions, car je me laisse facilement envahir par les sentiments, ayant une facilité déconcertante et parfois énervante à me représenter les choses et à ressentir une empathie des plus fortes. Et là, ce roman se prête vraiment bien à ce genre d’exercice !

 

Le style de l’auteur est vraiment particulier mais agréable. Le rythme du livre est déterminé par de nombreux chapitres très courts, de cinq pages maximum,  où l’on découvre tour à tour 4 personnages en alternance: Allison, Brynn, Charm et Claire. Ce qui est le plus étonnant, c’est qu’alors que ceux de Claire et  Charm sont écrits à la troisième personne, permettant une vision plus générale des choses, ceux d’Allison et Brynn sont écrits à la première personne, nous donnant alors une vision beaucoup plus intimiste des choses, une vision beaucoup plus personnelle des évènements.

Je dois avouer que cette alternance de style de narration, bien que surprenant dans un premier temps, se révèle au final bien agréable., car cela donne un je ne sais quoi au roman qui le rend plus vivant et pas du tout tirant en longueur. Cela donne un souffle nouveau à chaque alternance de narration.

 

L’histoire en elle-même est vraiment intéressante. Bien construite, elle happe le lecteur dès le départ, et ne le lâche pas une seconde. Les rebondissements vont bon train, et c’est vraiment prenant.

L’auteur à l’art de nous faire croire dur comme fer à certains éléments, pour ensuite venir tout bousculer en amenant de nouveaux faits qui détruisent toutes les théories que l’on a pu construire.

Par contre, certains évènements sont parfois franchement exagérés et invraisemblables    , qui, même si ce n’est pas foncièrement dérangeant, est un peu déstabilisant.

 

En ce qui concerne les personnages… Ils sont bien imaginés, mais malheureusement, sont un peu trop survolés… surtout Allison.

Allison, je dois reconnaître que j’aime ce personnage. A sa sortie d’enfermement, elle est perdue, doit tout réapprendre… C’est une nouvelle vie qui s’offre à elle, et l’appréhender n’est pas des plus faciles…

 « Mes quelques affaires tiennent dans un seul tiroir de la commode, et encore, il reste de la place. Par certains côtés, Gertrude House me rappelle les camps de vacances d’été de mes onze ans. Je suis dans une chambre avec des lits superposés et, d’après ce que m’a expliqué Olene, nous respectons des horaires stricts que j’ai vus affichés dans la pièce qui sert de lieu de réunion. Entre l’heure où nous nous levons — 5 h 30 — et celle de l’extinction des lumières — 22 h 30 —, notre journée est une succession de tâches ménagères et de groupes de parole portant sur des thèmes qui vont de la gestion des finances à celle de la colère, en passant par les façons de réussir un entretien d’embauche. »

On la sent fragile, vulnérable, mais qui ne le serait pas?

Il est vraiment dommage qu’elle ne soit pas plus « développée », qu’on n’en sache pas plus sur elle, alors qu’elle est quand même le personnage déterminant de l’histoire.

 Par contre, je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai eu parfois l’impression que les noms de certains personnages étaient mélangés, ce qui rendait parfois la lecture un peu confuse…

   Malgré les personnages survolés et les quelques incohérences, j’ai passé un très bon moment de lecture et je suis contente d’avoir lu ce livre. L’histoire est vraiment « sympathique », et je ne serais pas étonnée que d’ici quelques temps, elle soit adaptée en téléfilm.

Aux fans de thrillers  qui seraient à la recherche d’un livre du genre mais plus « léger », aux personnes qui aiment les secrets de familles, les drames familiaux, ces livres où le passé revient en pleine figure quand on ne s’y attend pas. Car finalement, même si pour moi le dramatique est plus présent, il y a quand même un fameux suspense.

Je sais  que j’ai tendance à me répéter en disant cela, mais cette collection Mosaïc est vraiment géniale. Elle bouscule toutes les idées reçues sur les romans Harlequin, que beaucoup identifient comme n’étant que des romans à l’eau de rose. Détrompez-vous cette époque est révolue, et les thrillers de cette collection le prouvent bien…

Si vous n’avez pas encore sauté le pas, n’hésitez pas.

     

[✎] Kidnappée

Titre: Kidnappée
Auteur: Brenda NOVAK

Genre: Thriller

Maison d’édition: Harlequin (Mosaïc)
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 457 pages
Prix: 18,90 €

Un déchirement absolu, irréductible. C’est ce que ressent Zoé Duncan depuis que Samantha, sa fille adorée, a disparu. Déchirement, révolte aussi. Car elle refuse de croire un instant à une fugue, hypothèse que la police de Sacramento s’obstine pourtant à avancer. Certes, Sam traverse une crise d’adolescence difficile, mais elle ne serait jamais partie comme ça. Cela n’a pas le moindre sens.
Persuadée que quelque chose de grave est arrivé à sa fille, Zoé est prête à tout pour la retrouver. Même si elle doit pour cela perdre son nouveau fiancé, son travail, sa splendide maison de Rocklin. Même s’il lui faut revenir sur son passé douloureux et dévoiler ses secrets les plus intimes à Jonathan Stivers, le détective privé à la réputation hors du commun qu’elle a engagé. Jonathan, le seul homme qui a accepté de se lancer avec elle dans cette bataille éperdue pour sauver Sam – et où chaque minute qui passe joue contre eux.

     Un bruit sourd s’échappa du coffre. Horrifiée, Tiffany fit une brutale embardée sur la droite, évitant de justesse une des maisons situées en bord de route. Que se passait-il ? « Rover », comme son mari et elle l’avaient baptisé, était censé être mort. Que ferait-elle, s’il ne l’était pas ?

Elle crispa les mains sur le volant. Il fallait qu’elle s’arrête pour évaluer la situation. Un mort pouvait-il revenir à la vie ? C’était manifestement le cas. Rover venait de reprendre conscience. Il était en proie à la panique, enfermé dans cet espace sombre et confiné. Peut-être cognait-il pour essayer de casser le feu arrière et attirer ainsi l’attention de la voiture qui les suivait ?

Impossible. Il n’avait que quatorze ans, bon sang ! Où aurait-il pêché l’énergie et la lucidité nécessaires pour exécuter un tel plan ? Sans compter qu’il devait être bien trop effrayé pour les défier… Mais il savait désormais que sa vie ne tenait qu’à un fil. N’était-ce pas suffisant pour tenter le tout pour le tout ?

Elle n’arrivait pas à y croire. Les gamins que son mari ramenait à la maison étaient si timides, si malléables ! Elle s’en étonnait toujours, d’ailleurs. Mais Colin avait l’œil pour les choisir. Il repérait ceux qu’il pouvait enlever.

Elle sursauta tandis qu’un autre coup faisait trembler le coffre de la voiture. Ses mains moites glissèrent sur le volant. Bon sang ! Cela n’aurait pas dû se passer comme ça.

    Haaaaa je suis de plus en plus accro à la collection Mosaïc ! Les livres que j’en ai déjà découverts sont géniaux, et j’ai eu envie de continuer sur ma lancée.

Et la quatrième de couverture m’a vraiment alléchée.

J’avais déjà trois autres livres de cette auteur dans ma bibliothèque, mais je n’avais pas encore franchi le pas de les lire… Eh bien je peux vous dire que je regrette de ne pas avoir découvert cette auteur plus tôt ! Elle est tout simplement géniale !

Son style est vraiment… envoûtant… J’ai commencé la lecture de ce livre en début de soirée, et quand j’ai relevée le nez, il était plus de trois heures du matin ! je n’ai pas vu le temps passer, et je me suis régalée.

 

La particularité de ce livre, c’est qu’il est écrit un peu la manière des épisodes de la série Columbo, pour ceux qui connaissent. Pour les autres, je vous explique 🙂

Le suspense ne réside pas sur la découverte de l’assassin, mais sur les détails de l’enquête et de l’enlèvement… Les coupables nous sont livrés  dès les premières pages. Certains pourraient penser que du coup, le livre va être ennuyeux, mais loin s’en faut, c’est tout le contraire… les rebondissements vont bon train, on apprend beaucoup de choses, et on est à fond dans l’histoire.

On va voir évoluer les choses selon deux angles, celui de l’enlèvement, et celui de l’enquête, ce que j’ai trouvé très intéressant. J’aime vraiment les livres où on ne se confine pas dans un seul point de vue, je préfère ceux, comme celui-ci, où on a une vue d’ensemble sur l’histoire.

 

Les personnages sont  vraiment bien travaillés… Ils ne sont pas juste survolés, on apprend vraiment bien à les connaître, à découvrir tant leur vie que leur psychologie,  et à les apprécier (ou au contraire, les détester).

Zoé, la mère, n’a pas vraiment ce qu’on peut appeler une vie facile. Des parents indignes, une agression sexuelle  lors de son adolescence, une grossesse imprévue et pourtant, Samantha, sa fille, est tout ce qu’elle a de plus cher.  Et c’est d’ailleurs ce qui fait sa force… Elle est prête à tout pour son enfant, aussi quand Samantha disparaît, son monde s’écroule mais elle refuse de se résigner à l’avis général, et décide de se battre.

Jonathan, c’est un détective privé. Il est le seul à croire à l’histoire de Zoé et de partager avec elle le fait que sa fille a bien été kidnappée. Il est cependant très difficile à cerner, je trouve, et même une fois le livre refermé, j’avais encore des zones d’ombre par rapport à ce personnage.

Les kidnappeurs, quant à eux, vont vraiment bien ensemble… bien qu’un peu clichés : un homme macho, sûr de lui, manipulateur, fourbe, intelligent, prêt  à tout, … une femme réservée, soumise, obéissante, et totalement sous sa coupe. A eux deux, ils forment un duo remarquable.

Les personnages secondaires, quant à eux, sont aussi très « présents », à savoir qu’ils ont bien leur place dans l’histoire. Ils sont travaillés avec autant de soin que les personnages principaux et que l’histoire.

     L’auteur frappe fort! Un coup de maître en matière de thriller… Elle parvient à donner un souffle original à une histoire plutôt « banale » au départ. Son écriture est tout simplement fascinante.

    Aux fans de thrillers, à ceux qui aiment quand l’angoisse prend aux tripes et que la lumière est mise d’avantage sur la méthodologie que sur les faits en eux-mêmes.

Je remercie les éditions Harlequin pour m’avoir permis, une fois de plus, de découvrir un titre génial… Décidément, cette collection Mosaïc est bien loin des clichés Harlequin qui en rebutent plus d’un, alors foncez 🙂

Gr3nouille2010

       

[✎] Elles étaient jeunes et belles

Elles étaient jeunes et belles
Karen ROSE

Genre: Thriller romance

Maison d’édition: Harlequin (Mosaïc)
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 592 pages
Prix: 18,73 €

Jeunes, belles et brunes. Nuit après nuit, des lycéennes disparaissent de leur chambre. L’un après l’autre, leur corps est retrouvé quelques jours plus tard, sans vie…
Révolté par l’horreur de ces meurtres qui terrorisent Raleigh, en Caroline du Nord, l’agent spécial Steven Thatcher n’a plus qu’un but : mettre le tueur en série sous les verrous. Hélas, celui-ci a méticuleusement effacé tous les indices, l’enquête piétine. Jusqu’à ce que la ravissante Jenna, un des professeurs de son fils aîné Brad, ne commence à recevoir d’inquiétantes et sombres menaces. De crainte qu’elle ne soit la prochaine cible du tueur, Steven se jure de la protéger. Car comme toutes les victimes de l’assassin, Jenna est jeune, belle et brune…

  Une très bonne intrigue, une romance agréable et pas trop imposante.. dommage qu’il y ait eu deux points qui m’aient déçue: un lent démarrage et un triangle amoureux … mais une très bonne lecture !

Pour ne rien vous cacher, je crois que c’est LE livre qui me tentait le plus dans toutes les sorties de ce mois de juin !

Par contre, je dois vous avouer autre chose… si le côté thriller et l’enquête m’intriguaient beaucoup, le côté romance me faisait un peu peur, car j’avais peur que justement, le côté romantique l’emporte sur le suspense… eh bien pas du tout, le tout est savamment dosé, et cela apporte un autre regard sur l’histoire.

La plume est assez intéressante. Le livre se lit facilement, mais les choses ne sont pas juste survolées… Mais malgré le nombre de pages imposant, il ne m’a pas fallu un temps interminable pour le lire. Le rythme de l’histoire n’y est pas pour rien non plus.

 Le fil conducteur du livre est des plus captivants…

Par contre, il faut reconnaître que le livre est, selon moi, un peu lent à démarrer… il m’a fallut entre un cinquième et un quart du livre pour vraiment rentrer dans l’histoire, mais une fois dedans, je n’avais qu’une hâte: avoir le fin mot de l’histoire, avancer encore et encore dans l’histoire… D’ailleurs, j’ai quasi passé une nuit blanche dessus… Je ne vous dis pas la tête le lendemain matin !

 Ces jeunes filles qui disparaissent de manière étrange, il n’en faut pas plus pour être sur les traces d’un tueur en série (et vous me connaissez, les tueurs en série et moi, c’est une véritable histoire d’amour)…

Ce que j’ai aimé, c’est que jusqu’à la fin, le suspense reste intacte, ou alors, c’est que j’ai vraiment perdu de mon flair en matière de thriller 🙂

Concernant les personnages… Au départ, j’ai été un peu déroutée… En effet, j’ai été très étonnée de la romance entre Steven Thatcher (imparfait, réaliste, intelligent, intègre, compatissant mais un peu angoissé à l’extrême) et Jenna Marshall (intelligente, talentueuse, belle, indépendante)… Pourtant, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a quand même commis pas mal d’erreurs au départ vis-à-vis de la belle… Les débuts ont donc été des plus houleux… mais faire avec le passé et le présent de chacun n’est pas chose facile… (mais je ne vais pas tout vous dire, non plus 😉 )

Ce que j’ai aimé aussi, c’est que pour une fois, les personnages secondaires ne sont pas laissés pour compte… en effet, ils sont intéressants, construits et tout… ce qui est bien agréable et ajoute une autre profondeur à l’histoire.

Par contre, je n’ai pas apprécié le côté triangle amoureux (je ne vous dit pas avec qui, à vous de le découvrir) qui, certes, apporte un nouvel éclairage à l’affaire, mais il m’a malgré tout déplu. Que voulez vous, j’ai une certaine aversion pour les triangles amoureux, on ne se refait pas.

Donc à part le triangle amoureux et la lenteur du début, j’ai adoré ma lecture, et ne regrette vraiment pas cette découverte. Un tout grand merci aux éditions Harlequin !

Si vous aimez les livres à l’action intensive, au suspense grandissant, où les pages se tournent sans compter, avec une petite histoire d’amour incluse, vous ne pourrez qu’aimer ce livre. Je vous le conseille fortement.

Si j’ai bien compris, ce livre s’inscrit dans une saga des aventures de cet inspecteur… Si le premier est de la même plume, j’ai hâte de le découvrir.

J’en profite également pour ajouter ce livre dans le challenge 1 mois, 1000 pages pour ce mois de juin, qui me fait faire un bon en avant…

[✎] Le parfum du thé glacé

Titre: Le parfum du thé glacé
Auteur: Emilie Richards

Genre: romance

Maison d’édition: Harlequin / Mosaïc
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 528 pages
Prix: 19,90 €

Alors qu’une tempête menace les rivages coralliens de la presqu’île de Happiness Key, cinq femmes vont mettre à l’épreuve leur amitié et, en chemin, découvrir l’amour.La vie amoureuse de Tracy Deloche, ancienne jet-setteuse, traverse une sérieuse zone de turbulences… Mais heureusement pour elle, elle a le soutien complice de quatre de ses amies, qui louent les petits pavillons qu’elle possède en bord de mer. Il y a la pétulante Wanda, toujours prête à rire, qui régale tout le monde de ses pâtisseries décadentes. Mais aussi Janya, la jeune et superbe Indienne qui, malgré un mariage arrangé compliqué, rêve de devenir mère. Ainsi qu’Alice, la courageuse Alice, qui élève seule sa petite-fille bientôt adolescente. Sans oublier Maggie, l’ex-policière et discrète fille de Wanda, dont la vie sentimentale chaotique n’a rien à envier à celle de Tracy.
Et tandis qu’histoires d’amour et de famille s’enchevêtrent avec tumulte, une tempête tropicale se prépare, rabattant en rafales secrets et surprises vers les rives de Happiness Key. Pour les cinq amies, c’est l’occasion de découvrir qu’elles ont plus que jamais besoin les unes des autres…

Vous pourrez lire un extrait du livre ici

   Un pur moment de bonheur livresque, tout en douceur, tout en émotion, tout en simplicité et en décontraction…

Des personnages hyper attachants, une histoire calme, mais agréable… Une belle découverte.

Quand j’ai té contactée pour découvrir cette nouvelle collection des éditions Harlequin, j’étais aux anges.  En effet, depuis que je me suis penchée d’un peu plus près sur cette maison d’édition et la large gamme de ses collections, je suis sous le charme. Donc il était tout naturel pour moi d’avoir envie de découvrir cette nouvelle collection appelée Mosaïc.

En ce qui concerne le livre « Le parfum du thé glacé », le titre m’a immédiatement emballée… Il fait rêver, penser aux vacances, bref, parfait pour contrer la grisaille actuelle du temps…

La couverture ne m’a pas laissée en reste, puisqu’elle reste bien dans le même ton, dans la même optique: elle invite à la détente, au voyage, à l’évasion…

Puis, j’ai ouvert le livre, et me suis régalée…

Le style est frais, agréable, facile à lire, … Il se lit rapidement, presque sans que l’on ne s’en rende compte… Les 500 pages passées m’ont fait un peu peur au départ, puis finalement, en trois « séances de lectures » de plus ou moins deux heures, elles étaient lues…

Le seul bémol: même s’il est tout à fait possible de lire ce roman « tout seul », j’étais étonnée de voir qu’il y avait pas mal de références à des évènements qui, annoncés comme ils le sont, devraient nous êtres familiers. Hors, ce n’était en rien le cas, du coup, j’ai fait quelques petites recherches…

Et en fait, en y regardant de plus près sur le site de l’éditeur, il apparaît que ce roman est le troisième d’une trilogie, ce qui explique cela… maintenant, il faut savoir que si on n’a pas lu les deux précédents, cela n’entache en rien la lecture agréable de ce troisième tome… les histoires sont malgré tout assez distantes, donc à part pour les quelques références faites, cela ne vous empêchera pas de profiter au mieux de la lecture.

Par contre, ce roman se savoure… il n’y a pas de rythme effréné, ou haletant, pas de gros rebondissements qui changent le cours de l’histoire… non, rien de tout ça, mais une histoire qui coule au goutte à goutte comme échappée d’un sablier, dans un style tendre, doux, amusant, pour que l’on puisse en profiter en toute simplicité, … et c’est ce qui fait sa force.

Le petit côté « enquête » vient mettre un peu d’action, mais sans pousser le lecteur dans un état de stresse ou de tension… On est là pour se détendre, pas pour s’inquiéter…

Les personnages, je les ai adoré… on découvre les 5 amies, d’âge mûr, qui sont à la fois étonnantes et attachantes. Elles ont toutes leur caractère propre, leur vision de la vie et des émotions, et ce sont ces différences qui font qu’elles s’entendent, se rapprochent, et s’entendent si bien, au fil des petits aléas de la vie. Elles allient toutes une force de caractère et une fragilité cachée, ce qui donne un beau panel d’émotions. On arrive facilement à s’attacher à elles, et s’identifier à l’une d’elles en fonction de notre propre caractère.

Même si le nombre de page peut en effrayer certaines, ne vous fiez pas aux apparences, il n’y a pas de longueurs dans ce livre, et il se  lit plus facilement et rapidement qu’il n’y paraît. Il est parfait pour emporter avec soi en vacances, que ce soit au bord de la plage ou dans le jardin sur son transat…

 

Je remercie les éditions Harlequin pour cette découverte. N’hésitez pas à aller visiter le site de cette nouvelle collection Mosaïc.

 

[✎] Les Royaumes invisibles, tome 1 : La Princesse maudite

Editions Harlequin (Darkiss)

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 548 pages

Ethan a disparu… A la veille de son seizième anniversaire, Meghan découvre qu’on a enlevé son petit frère. Dans le même temps, elle apprend qu’elle est une fille fée, la princesse maudite d’un royaume invisible dont il lui faut franchir la porte si elle veut retrouver Ethan. Prête à tout, Meghan accepte de passer de l’autre côté du miroir au risque de sa vie. Et, sitôt transportée dans la forêt magique, elle voit se dresser en travers de sa route le prince Ash, le plus dangereux des êtres dangereux qui peuplent les royaumes invisibles...

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Un coup de cœur… eh oui, encore un , mais comment ne pas adorer ce livre!!

Tout bon livre qui se respecte commence par une couverture hors du commun… et là, que dire de celui-ci: rien que cette première de couverture est magique… elle est tout simplement sublime… et comme ceux qui me connaissent et me suivent régulièrement le savent, la couverture d’un livre a une forte importance à mes yeux, et là, j’en ai pris plein la vue…

On découvre, dans ce livre, un monde fantastique, où se côtoient l’amitié, la peur, les trahisons, … sans oublier la magie, bien entendu…

Point de vue personnages et créatures, je dois dire que l’on a été servi, pour mon plus grand bonheur… on part à la rencontre de tellement de créatures fantastiques que l’on se demande parfois d’où elles sortent… mais quel plaisir à lire.

Les personnages sont un peu stéréotypés, mais au-delà de ça, cela  ne m’a pas dérangée…

Je n’ai eu aucun problème pour ressentir leurs émotions, même si je ne me suis pas attachée outre mesure à l’un d’entre eux.

Meghan, quant à elle, est terriblement naïve, il fait le reconnaître… Ce que tout le monde sent venir au quart de tour, elle ne le voit qu’une fois le nez dessus, et encore… mais c’est un peu « ce qui fait son charme ».

En ce qui concerne Ash, son côté sombre et mystérieux ne m’a pas spécialement envoutée comme d’autres personnages du genre ont pu m’attirer… mais je l’ai trouvé malgré tout intéressant. Disons que j’espère qu’il sera un peu plus développé dans les autres tomes de la saga.

Un énorme coup de cœur pour Grimalkin, qui m’a un peu rappelé le chat d’Alice au pays des merveilles, dont je suis une fan inconditionnelle, et donc, je ne pouvais que l’adorer…

La plume de l’auteur est agréable, simple et accessible à tous (ce qui fait de ce livre un roman YA) , et de ce fait, l’auteure nous emporte sans soucis là où elle veut nous emmener, à savoir dans un monde et un univers qui lui est propre.

Le rythme est soutenu, même si le livre se lit de manière fluide et agréable. On ne s’attarde pas sur des détails… (c’est peut être le seul point que je pourrais trouver de négatif au roman: le fait que parfois, j’aurais aimé un peu plus de développement dans certains personnages ou certains passages)

Un côté de l’histoire et de la manière d’aborder les choses qui m’a plu, c’est la façon dont est mise en avant la technologie et l’influence du monde dit « moderne » sur celui du fantastique… c’est une manière assez intelligente de voir les choses, je dirais, et il est rare de trouver un tel aperçu dans d’autres livres du même genre, ce qui rend celui-ci particulier et le fait sortir du lot.

Au départ, je me suis dit que ce livre allait me tenir une bonne semaine, et puis, étrangement, les pages se sont tournées à une vitesse folle, j’étais tellement prise dans l’histoire que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passait… (le fait que le livre soit écrit en grands caractères y aide aussi… ça m’a permis, pour une fois, de pouvoir lire aisément sans mes lunettes et me reposer les yeux en même temps que l’esprit… si c’est pas bien, ça…)

La fin, quant à elle, est quasi insoutenable… elle invite vraiment le lecteur à avoir envie de pousser sa lecture plus loin et d’entamer le second tome au plus vite… Elle se lit des étoiles plein la tête, et des images plein les yeux…

Une belle réussite, mais il faut malgré tout garder à l’esprit que l’on est dans du YA. Je suis conquise.

J’ai vraiment envie de connaître la suite de ce livre…

  

(comme vous pouvez le constater, la suite de la saga n’est pas en reste point de vue couvertures merveilleusement belles)

Je dois avouer que par moment, ce livre m’a fait penser au film Labyrinth (avec David Bowie) , que j’ai adoré étant gamine et que j’ai toujours autant de plaisir à revoir…

Sarah est une adolescente passionnée de contes de fée. Un soir, elle se trouve contrainte de garder son jeune demi-frère Toby. Tentant de calmer ses pleurs en lui racontant l’histoire d’un roi des gobelins tombé amoureux d’une jeune fille humaine, elle prononce une phrase fatidique qui emporte le bébé dans un monde imaginaire gouverné par Jareth, androgyne, pervers et trouble roi des Gobelins. Elle devra le suivre dans cet univers fantastique peuplé de gobelins, lutins et fées et, pour empêcher que l’enfant ne devienne lui-même un gobelin, surmonter en moins de 13 heures les épreuves du labyrinthe de Jareth… pour lequel elle ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine fascination.

On y retrouve un peu le même genre de créatures, le même « thème » à savoir celui de sauver le petit frère de l’héroïne…

Merci à Andréa F. et aux éditions Darkis de m’avoir permis de découvrir ce livre en SP. une superbe découverte…

Beaucoup de personnes ont de gros à priori dès que l’on prononce le nom d’Harlequin… car beaucoup pensent que cela se limite à tout ce qui est romans à l’eau de rose. Avec la Collection Darkiss, Harlequin nous prouve qu’il n’y a pas que ça, et propose aux Young Adults des livres très plaisants et enchanteurs. Une collection à découvrir de toute urgence si ce n’est déjà fait  (pour voir toute la collection, suivez le guide…)

De cette collection, j’ai hâte de pouvoir découvrir ce titre:

Ce livre entre dans le challenge Jeunesse/Young Adult, organisé par Mélo, Nodrey et Muti.

[✎] Les secrets d’une blogueuse amoureuse, tome 1

Editions Harlequin (Darkiss)
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 392 pages
Traduit par Emmanuelle Debon

Pour cinq dollars, le blog de Kayla répondra à toutes vos questions sur l’amour. Mais, pour tout l’or du monde, ce blog ne vous dévoilera jamais que la reine du conseil est aussi une fille blessée qui a juré de ne plus jamais laisser s’approcher un seul garçon avant l’entrée à l’université. Jamais… mais avec un J comme Jared, ce garçon bourré de charme et de talent que Kayla s’interdit de trop regarder. Seulement, quand « amoureuse » rime avec « blogueuse », les secrets ne le restent pas longtemps.

J’ai choisi ce titre parce que j’avais besoin d’un livre léger, surtout pas prise de tête, qui me permettrait de me détendre dans une bonne ambiance …

Car j’avais besoin de me changer les idées… Pari réussi,… bien que je n’attendais pas grand-chose de ce livre. De même je ne lis pas souvent ce genre de livres…

Rien que la couverture, je la trouve très engageante: simple, mais girly, elle donne une impression de « pureté » qui laisse présager que le livre va être relativement « ado », je trouve…. Mais comme c’est ce que je cherchais, pas de soucis…

Par contre, je m’attendais à une autre présentation de livre… à savoir que je pensais trouver une sorte de « compte rendu de blog », plus sous forme de petits articles, tel un blog, quoi… et moins sous forme de roman comme ce fut le cas. Mais la lecture n’en a été que plus aisée et continue, finalement,… donc un mal pour un bien…

L’histoire, tout comme la couverture, est branchée girly: nul doute que ce livre est résolument pour les filles 🙂 le thème en lui-même ne paie pas de mine, mais la manière dont il est amené le rend frais, amusant, divertissant… Il n’y a pas vraiment d’intrigue, je trouve,  pas vraiment d’histoire enivrante, …

Le style d’écriture est simple, étant donné qu’il est voué, au départ, à être lu par des adolescentes… (je ne doute pas que beaucoup d’entre elles, d’ailleurs, doivent se reconnaître dans l’un ou l’autre personnage…). La manière très douce et fluide dont le livre est écrit fait un peu penser au style que l’on pourrait retrouver dans un journal intime (qu’il soit sous forme de blog ou papier, d’ailleurs)… pas de tournures de phrases compliquées ou de mots savants, l’écriture est en parfaite adéquation avec le public cible et l’âge de l’héroïne.

J’ai dévoré le livre en peu de temps… normal, tout coulait de source, aucune contrainte à la lecture.

Les thèmes abordés dans le livre, au travers de diverses relations amoureuses quelque peu problématiques, sont des problèmes « courants » dans les relations amoureuses, ce qui me fait penser que ce livre est à mettre entre toutes les mains adolescentes (féminines, bien sûre).

Bien qu’un peu « plat », le personnage de Kayla est tour à tour drôle, pleine de bonne humeur, d’humour, … elle touchante, parfois énervante… Ce qui m’a surtout surprise, c’est ce côté « trop mature pour son âge » et la perspicacité qu’elle a parfois… (mais pas tout le temps, car en ce qui la concerne, elle retombe en plein dans les mièvreries de l’adolescente de 16 ans qu’elle est, finalement).  Elle a de temps en temps une vision si négative de l’amour, des relations, et des préoccupations qui ne devraient pas être celles d’une jeune fille de son âge… (Dèjà, dans la logique, c’est la grande sœur qui est supposée conseiller sa petite sœur de dix ans de moins, et pas le contraire, surtout sur les choses du sexe!)

J’ai regretté que les autres personnages ne soient pas un peu plus développés. Ça m’a manqué, je dois dire, surtout que cette bande d’amis est celle que toute adolescente rêve d’avoir, donc les connaître aurait été sympa. Mais cela ne m’a pas perturbée plus que ça malgré tout pour suivre le « fil » du livre, si de fil conducteur on peut parler.

Un bon moment de détente acidulée et légère, de quoi mettre un peu de peps pendant les congés… Je suis agréablement surprise par ce roman.

[✎] L’adieu à l’ange

Livre lu en partenariat avec Babélio.

Editions Harlequin (Suspense)
Publié en 2011 ~  502 pages
Un livrebeaucoup trop long… au moins 200 pages sont, pour moi, de trop dans ce roman…qui commence réellement, selon moi, dans la troisième partie, soit vers la page280…

L’histoire: A la mort d’Edward, leur petit garçon de 12 ans, Greg et Liz Hopkins sereplient sur leur douleur, anéantis. Jusqu’au jour où un terrible doutes’empare de l’esprit de Greg : et si une erreur médicale avait étécommise ? Une erreur que son ami et collègue, le brillant chirurgien Willie Stringer, en chargede la santé du petit Edward, aurait tenté de lui dissimuler pourprotéger sa carrière. Dès lors, accablé par des soupçons chaque jourplus pesants, Greg se sent prêt à tout pour établir les véritablescirconstances du décès de son enfant et tenter d’apaiser la douleur deson épouse. Une douleur mêlée d’un irrépressible désir de vengeance.Car faute de découvrir la vérité, il le sait, il perdra à jamais cellequ’il aime.

 Mon avis?

 Ahhh j’ai cru quela chronique de ce livre n’allait jamais voir le jour…

Je crois que jen’ai jamais eu autant de difficultés à avancer dans un livre malgré un thème etune histoire qui m’intéressaient au plus haut point…
Le début estsurprenant… ce thriller commence en effet avec force: la description descirconstances du décès de ce petit garçon, Edward, m’a prise au cœur… L’auteura réussi à nous livrer cette mort d’une manière si poignante… les larmes mesont venues aux yeux et mon cœur s’est serré… j’ai eu tellement l’impressionqu’en lisant ces lignes, j’assistais à la scène…
Puis, toutretombe… pendant de nombreuses pages, on retrace l’évolution de l’amitié entrele père de l’enfant et le médecin qui a opéré son fils avant son décès, quiétaient amis depuis leurs études…
Alors certes,voir l’évolution de cette amitié permet de bien avoir le sentiment de lesconnaître, mais trop, c’est trop… j’en suis arrivée à m’ennuyer, et c’est cequi fait que j’ai eu autant de mal à avancer dans le livre. Car rien que cettepartie prend pas mal de pages du livre… je ne dirais pas de pages de trop, maistout cela aurait pu malgré tout être fait de manière bien plus condensée, sanspour autant perdre d’intérêt…
D’ailleurs,j’ai bien faillit abandonner la lecture de ce livre quand j’ai vu qu’en quinzejours, j’avais à peine lu une centaine de pages du livre.. mais je me suis faitviolence et l’ai pris à bras-le-corps pour enfin le terminer…(et puis, comme c’était un SP, je me suis dit que je me devais d’aller jusqu’au bout)
Et j’ai bienfait…
Pour moi, lapartie la plus intéressante du livre commence à la page 281… c’est pour dire…ce qu’il y a avant représente, pour les ¾  du superflu, je pense…
C’est là quepour moi, le thriller reprend à proprement parler, que l’histoire retrouve unminimum d’intérêt… les 200 dernières pages m’ont ravie…
Ellescontiennent le dénouement au compte goutte dignes d’un bon thriller, … quim’ont tenue en haleine…
Le style del’auteur, vous l’aurez compris, ne m’a pas entièrement convaincu… trop dedescriptions, de superflu, d’inutile… ce qui est dommage, car à part ce »gros détail », il a la plume agréable pour le lecteur… une fois dansl’action, les pages se tournent sans qu’on ne s’en rende compte…
Je leconseillerais surtout aux personnes qui aiment les longues descriptions, lesconnaissances prolongées avec les différents personnages, quand leur histoirenous est contée de manière aussi imposante que l’action du livre en elle-même…je suis certaine que ces personnes seront enchantées de ce roman…