[✎] Le pacte boréal

Titre: Le pacte boréal
Auteur: Anna Jansson

Genre: Policier

Maison d’édition: Le livre de poche
Année d’édition:2012
Nombre de pages: 333 pages
Prix: 6,60 €

Dans les derniers jours de l’année, alors que le froid et la neige submergent la côte, la petite ville suédoise de Kronköping est soudain plongée dans la terreur. Des inconnus assassinés sont retrouvés pendus ou mutilés selon des méthodes qui rappellent les pires châtiments de la mythologie viking. Une secte serait-elle à l’oeuvre ? Pourquoi aurait-elle exécuté ces hommes et ces femmes sans histoires ? Ou bien s’agirait-il d’un tueur solitaire imprégné des traditions nordiques les plus sanglantes ?
La belle Maria Wern fait partie de l’équipe de policiers chargée de mener l’enquête. Elle va devoir sacrifier ses vacances de Noël pour comprendre au plus vite ce que cachent les signes étranges que les tueurs laissent sur les lieux de leurs crimes. Et si par malheur elle n’y parvenait pas, il ne fait aucun doute que les prochains sacrifices seront bien pires encore…

   Une histoire sans grands rebondissements, mais renforcée par l’aspect mythologique. Des personnages un peu plat, et une intrigue facilement décousue. Malgré tout, j’ai pris plaisir à aller au bout de cette lecture.

D’un premier coup d’œil, la couverture m’a déjà attirée… je l’ai trouvé tellement belle, inquiétante, … elle met bien dans l’ambiance qui ressortira du livre. Pour ceux qui ont vu l’autre édition francophone de ce roman, vous comprendrez que je préfère largement celle-ci qui, au moins, est en adéquation avec le roman.

J’ai aimé l’environnement créé par l’auteure. Kronköping, ville côtière, est assez bien décrite pour sembler tout ce qu’il y a de plus réelle… Sauf erreur de ma part, cette ville n’existe pourtant pas réellement, mais pourtant, on a l’impression que l’auteur y a passé son enfance, qu’elle en connaît tous les coins et recoins, et qu’elle nous la décrit de mémoire.

Les premières lignes, qui mettent une belle ambiance en scène je trouve…

Le 22 décembre

Les flocons de neige dansaient dans la lumière froide du crépuscule. Avec allégresse, ils tombaient vers le sol en virevoltant et se laissaient absorber par la terre humide. Le ciel gris noir semblait planer de manière menaçante au-dessus de la cime des arbres. L’obscurité entre les sapins était compacte. Lampe de poche à la main, Hartman, l’inspecteur de la criminelle, se frayait un chemin en direction des bruits de coups étouffés qui se faisaient entendre quelque part devant eux. Il était suivi de près par Edvin, un vieil homme vêtu d’un pantalon bleu, d’une casquette et d’un manteau de cuir râpé, à la respiration laborieuse et à la démarche mal assurée. Il tenait encore son chien mort dans ses bras. Il répétait le nom de l’animal dans un chuchotement tandis qu’il caressait de la main la fourrure blanche maculée de sang. L’agent de police Maria Wern marchait à côté du vieil homme, un bras autour de ses épaules osseuses. Sa longue tresse blonde lui cinglait le dos lorsqu’elle enjambait des pierres saillantes ou des racines sinueuses. Le cône de lumière projeté par la lampe de poche s’insinuait entre les arbres en direction du bruit qui allait en s’intensifiant et sonnait creux. Les branches nues des feuillus se détachaient contre la faible luminosité du ciel. Le vent semblait les faire s’enrouler sur elles-mêmes. Entre chien et loup, un dégradé de teintes grises avait succédé aux couleurs du crépuscule.

Le personnage central, à savoir Maria Wern,  est relativement classique et cliché… Une femme, mère de famille, normale, quoi, qui se donne à fond dans son travail de flic pour prouver qu’elle y a sa place… face à un patron macho qui ne lui facilite pas toujours les choses. J’ai cependant aimé le fait qu’on la découvre à mener sa vie de famille (pas toujours facile entre son époux, sa fille  Linda, sa belle-mère, … une vie normale, quoi) et sa vie de femme flic, milieu relativement masculin, macho et sans répit. J’ai aimé ce côté très humain, très « femme » qui lui est donné. Je trouve que les livres où les policiers nous sont montrés avec le côté vie privée en prime sont tellement rares, qui plus est lorsqu’il s’agit de femmes…

Elle se retrouve face à un crime épouvantable, mis en scène de manière rituelle viking, qui même si au départ ne semblait la mener nulle part, l’emmène finalement sur les trace d’un autre crime commis une dizaine d’années auparavant.

Mise à part cela, malheureusement, les autres personnages manquent totalement de profondeur, de relief.. C’est un petit peu dommage… Je crois que les travailler un peu plus en précision aurait été très bénéfique au roman…

J’ai aimé le côté découverte de la mythologie scandinave, car c’est quelque chose (la mythologie) qui m’a toujours intéressée, et amenée de cette manière, c’est encore plus prenant, je trouve… Cela renforce le côté plausible de l’histoire, ça le place dans l’histoire d’un pays, d’une région, et j’aime ça

J’ai aimé le style simple, épuré et sans fioriture de l’auteure. L’accent est mis sur l’histoire, pas sur des détails sans importance, et c’est ce qui fait qu’on suit ce livre avec passion… L’intrigue en elle-même est relativement classique, mais mise en scène de manière tellement intéressante qu’elle en devient très addictive. Même si on découvre très vite la logique qui guide le récit, même si très tôt, on se dit qu’on a découvert qui est le meurtrier, le livre n’en perd pas son intérêt, il reste dans la course.

Un livre sympathique, même si l’aspect mythologie est plus agréable que l’histoire en elle-même…

Je remercie Livraddict et les éditions Le livre de poche pour ce partenariat..

Ce livre est le second que je lis dans le cadre du challenge « je vide ma bibliothèque », organisé par Ayma…

Et dans le cadre du challenge de Crouton « 1 mois – 1000 pages » il fait également grimper mon compteur de 333 pages, ce qui me mène à …

 

[✎] Médiator, tome 1 : Terre d’ombre

Médiator, tome 1 : Terre d’ombre
Meg cabot
  Le livre de poche (jeunesse)
254 pages
5,50 €
Susannah Simon est  » the mediator « . Elle fait le lien entre les morts et les vivants. Pas de répit pour elle : les fantômes exigent qu’elle achève ce qu’ils n’ont pas eu le temps d’accomplir sur Terre. Mais quand on vient d’emménager sous le soleil de Californie, qu’on est une fille et qu’on a seize ans, on préfère se balader dans les centres commerciaux plutôt que dans les cimetières… et mater les surfeurs plutôt que de s’occuper de visiteurs ectoplasmiques ! Hélas, dès son arrivée dans son nouveau lycée, Susannah comprend que sa vie ne va pas être aussi simple. Le fantôme d’une jeune lycéenne a décidé de se venger. Or, la jeune fille se trouve sur sa route…



Il n’y a pas à dire, ce livre a été à la hauteur de mes attentes… Simple mais sympathique, avec de l’intrigue, des frissons, des fantômes…  …

J’avais ce livre en wishlist depuis un moment, et Aurore, Alias Frenchdawn, Alias « maman Mamouth de Noël » me l’a déposé au pied du sapin…
Je ne pouvais pas attendre plus longtemps pour le découvrir, car c’est bien connu… les histoires de fantômes et de communication avec les esprits, j’en raffole…
J’ai donc éteint la télé, fermé les volets, baissé les lumières, et commencé la lecture de ce roman jeunesse avec l’intention de ne pas le lacher avant la fin 🙂

J’ai beaucoup le côté girly, les couleurs, etc… Je trouve qu’il rend déjà le livre très engageant, même si elle affiche de suite le fait que le livre soit relativement très jeunesse par rapport à d’autres… Mais comme c’est le côté détente et simple qui m’attirait aussi par cette lecture, que du bonheur.

Autant être claire tout de suite: je suis fan de l’écriture de Meg Cabot… Je voulais un livre qui me permette de découvrir une histoire simple, qui me détende tout en me faisant frissonner, c’est chose faite…

Le récit à la première personne reste décidément ce que je préfère. Cela permet de se mettre plus facilement à la place de la narratrice, et donc, de se sentir davantage impliqué par l’histoire et, par extension, le livre. Résultat? au plus j’avançais dans le roman, et au plus je me suis sentie happée par l’histoire, et au moins j’arrivais à m’en détacher. J’ai d’ailleurs lu ce livre très rapidement…

Ce que j’ai adoré aussi, c’est que dans son récit, Suze, l’héroïne, est en constante interactivité avec le lecteur…

« Là non plus, pas question de vous révéler comment je suis entrée. On m’accuserait de vous inciter à m’imiter »

J’ai trouvé un peu dommage que le début du livre soit si lent… du moins, c’est l’impression que j’ai eue en lisant ce roman… On y assiste à l’installation de Suze dans sa nouvelle ville, et sa nouvelle vie, et j’avoue que j’ai eu un peu du mal à m’accrocher au départ…

C’est un peu essentiel à l’histoire, qui, commençant sur les chapeaux de roue, retombe un peu pendant quelques chapitres le temps de mettre tout ça en place…

A côté de ça, rien à redire… J’ai adoré l’histoire de fantômes, de mission à remplir, etc…

J’aime beaucoup l’humour de Suze, l’héroïne…

« Comme dirait Britney Spears : oups, j’ai encore foiré »

Elle reste simple et agréable tout au long du roman, fidèle à elle-même…
Ce  personnage un peu trop naif malgré tout. A part ça, elle est courageuse, mais inconsciente du danger, ou plutôt, elle a le chic pour se mettre dans des situations pas possibles sachant que cela va lui amener plus d’ennuis qu’autre chose. Tétue, elle n’a que faire des bons conseils que l’on peut lui donner. Je l’ai trouvée parfois exaspérante, ça c’est certain. Mais malgré tout, je l’aime beaucoup…

Si je devais la comparer à un autre personnage, je dirais que c’est un peu la Mélinda Gordon (de la série « Ghost Whisperer ») version adolescente… C’est vraiment comme cela que je me la suis imaginée, en tous cas.

Jesse, fantôme omniprésent, on apprend à l’apprécier en cours de roman, car au début je le trouvais sans gène et exaspérant…

La relation entre les deux personnages précités est également amusante, car elle évolue bien au cours du livre.

des personnages frais, pétillants, originaux… une histoire de fantômes très bien ficelée et agréable

le retombé de l’histoire au début, …

Une chose est certaine je vais continuer cette série, et découvrir sans tarder d’autres écrits de Meg Cabot…

Meg Cabot, de son vrai nom Meggin Patricia Cabot, née le 1er février 1967, est un écrivain américain, auteur de romans pour adolescents et pour adultes. Elle est notamment connue pour avoir écrit la série Journal d’une Princesse, qui rencontre un succès dans de nombreux pays. Sous le pseudonyme de Patrica Cabot, elle a écrit plusieurs romans d’amour historiques.

son site officiel (en Anglais),

[✎] Cosmétique de l’ennemi

Editions Le Livre de Poche
Publié en 2003 ~ Langue : Française ~ 120 pages
Sans le vouloir, j’avais commis le crime parfait : personne ne m’avait vu venir, à part la victime.
La preuve, c’est que je suis toujours en liberté. C’est dans le hall d’un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d’avance. Il lui a suffi de parler. Et d’attendre que le piège se referme. C’est dans le hall d’un aéroport que tout s’est terminé. De toute façon, le hasard n’existe pas.

 Excellent! J’en veut encore…

J’ai adoré retrouver l’auteur et sa plume

Il y a un bout de temps que je n’avais pas ouvert un Amélie Nothomb, alors quand je me suis inscrite au RAT de Tiboux, je me suis dit que je ne pouvais pas y participer sans lire un roman de cette auteure que j’adore.

Ce livre, qu’on se le dise, se lit à une vitesse hallucinante… peut-être même trop… j’aurais aimé continuer dans cette histoire et voir certaines choses approfondies…

Cependant, j’ai retrouvé avec plaisir la griffe de l’auteure, ce côté un peu « à l’ouest » que j’aime chez Amélie Nothomb… Dans chacun de ses livres, elle m’étonne… à force, je me dis que plus rien ne pourra me surprendre, et pourtant si!

Ce livre fait, je pense, partie de mes préférés que j’ai eu la chance de lire d’elle… il est vraiment époustouflant.

J’aime le côté un peu fou qui s’en dégage, … il pousse le lecteur dans ses retranchements, le force à se poser certaines questions qu’il ne s’était jamais posées avant, parfois, le pousse aussi à se remettre en questions ou à se questionner sur la manière dont il peut percevoir les choses.

Ce que j’aime aussi chez Amélie Nothomb, ce sont les titres chocs, qui posent à eux seuls, avant l’ouverture du livre, pas mal de questionnements également… Heureusement, pour Cosmétique de l’ennemi, elle nous éclaire quand même:

« La cosmétique, ignare, est la science de l’ordre universel, la morale suprême qui détermine le monde. Ce n’est pas ma faute si les esthéticiennes ont récupéré ce mot admirable. »

Oui, finalement, on n’est malgré tout pas plus avancés… cela reste très philosophique comme titre et notion, comme l’auteure sait si bien le faire.

J’ai aimé ce principe de roman basé sur une unique conversation entre ces deux personnages que d’un premier abord, rien ne rapproche, et qui finalement vont partager une histoire assez tragique et terrifiante par le biais de la « confession » de Textor Texel.

J’avoue que je me suis malgré tout, à de nombreuses reprises dans le roman, posé la question: Comment aurais-je réagit si une telle situation s’était présentée à moi

Puis à un moment, une révélation va venir tout chambouler, mais chuuuut je ne vais pas vous le dire, il serait vraiment dommage de vous spoiler sur ce petit roman qui vaut vraiment la peine.

Le style d’Amélie Nothomb a ceci d’extraordinaire qu’il est à la fois simple, mais choquant… Très prenant, il embarque le lecteur dans son univers si particulier.

Un conseil si vous vous préparez à lire ce livre? Prévoyez-vous une boisson à portée de main, une collation si vous êtes gourmand(e), débranchez le téléphone, et installez vous confortablement dans un bon fauteuil, emmitouflé(e) dans une couverture,  et… « enjoy »… ce livre se lit d’une traite, pas question de l’arrêter en cours de lecture, laissez-vous porter et emporter dans le monde d’Amélie…

Lu dans le cadre du RAT

[✎] Un employé modèle

Editions Le Livre de Poche (Thriller)

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 476 pages

Quatrième de couverture: Christchurch, Nouvelle-Zélande. Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au département de police. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles de la ville. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un sérial-killer sanguinaire accusé d’avoir tué ces dernières semaines sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch.
Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête, afin de punir lui-même le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres. Ayant accès à toutes les données de la police, il va d’abord se concentrer sur cette « septième victime » pour tenter de connaître le mobile du tueur. Il lui faudra ensuite savoir comment l’homme qu’il cherche a pu avoir connaissance de son mode opératoire dans les moindres détails, au point de leurrer les forces de l’ordre. Se mettre dans la peau du tueur, en quelque sorte : ça, il connaît!

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Ce livre est juste un cocktail détonnant d’humour, de psychologie, de suspense, d’horreur… à ne pas manquer.

Quand ce partenariat a été proposé sur Livraddict, que je remercie, j’ai été tout de suite emballée…

Déjà, qu’on se le dise, j’adore la couverture.. Certes, elle n’a rien de clinquant, elle est simple, sobre, et c’est finalement ce qui laisse le plus vagabonder l’esprit… elle est bien représentative de ce qui nous attend.Ne jamais si fier aux apparences…

Et puis… le résumé… à la fois inquiétant et très prometteur… ce qui n’a pas manqué d’attiser encore un peu plus ma curiosité…

Point de vue de l’écriture, elle est sobre, elle aussi, et j’ai aimé ça… une intrigue bien ficelée, des rebondissements agréables… et quand on se dit qu’on a atteint le summum… et bien non… ça repart de plus belle, avec encore plus d’intensité, encore plus de stress, encore plus de tout!!

L’auteur a eu la très bonne idée de ponctuer le tout de petites touches d’humour noir qui tombent à pic pour venir détendre un tant soit peu l’atmosphère…

Le petit plus, voire le gros point positif du livre, c’est que pour une fois, on est dans la peau du tueur… Ce n’est pas négligeable, puisqu’il est malgré tout très rare, dans un livre thriller/policier, de voir les choses de ce point de vue, de A à Z…

Et donc, la fan de thriller que je suis n’a pas été en reste en découvrant cette nouvelle manière de faire… ce fut très plaisant.

Pour ce qui est de l’histoire… horrible, immonde, effroyable et pourtant on ne peut pas s’en détacher…

La pression psychologique est présente du début à la fin, sans relâche… et qu’est ce que j’aime ça… elle nous pousse à aller de l’avant dans le livre, inlassablement, une page en entraînant une autre pour nous emmener là où le veut l’auteur… ou le tueur?

Et puis, il y a les personnages

Joe… la perfection faite crime… Au début, à la lecture du résumé, ça m’a  fait un peu penser à Dexter… mais finalement, pas du tout, c’est  vraiment à part… autant il peut avoir une apparence impassible et calme aux yeux de tous, et passer pour un « bon à rien », autant à l’opposé, il est capable de choses des plus épouvantables et faire preuve d’une grande intelligence… et il faut reconnaitre que le fait de faire de ce livre un récit à la première personne en donnant la parole à Joe, c’est puissant!

 » Je ne suis pas un animal. Je ne tuerais pas quelqu’un juste parce qu’il passe par là. Je hais les types comme ça. C’est ce qui me distingue des autres. C’est mon humanité. « 

La relation de ce personnage avec sa mère m’a subjuguée… il y a tant d’ambigüité, allant allègrement de l’amour à la haine, du « je t’aime » à « je te déteste »… les sentiments qui les unissent sont vraiment à la hauteur de la dualité du personnage de Joe… aux antipodes les uns des autres.

D’ailleurs, cette mère est un personnage haut en couleurs que j’ai adoré… tour à tour insupportable, tyrannique, un poil déjantée… on comprend que son fils soit ce qu’il est…

Mélissa, je n’ai pas du tout accroché… je ne saurais expliquer pourquoi, mais elle m’a laissée complètement indifférente. Je l’ai trouvée dérangeante, disons le franchement. Et ce, même si son côté sociopathe est intéressant à voir.

Sally, quant à elle, m’a plu… La manière dont elle se rapproche de Joe, la manière dont lui perçoit la chose, … c’est assez amusant à lire  (malgré l’étrangeté de la situation). Mais il faut reconnaître que malgré tout, elle est d’une apparente naïveté flagrante.

Bref, dans tout ce flot, on y trouve de l’humour grinçant, et surtout, une bonne dose de psychologie des tueurs en série… ce que, je l’avoue, j’adore par-dessus tout… (je ne suis pas une inconditionnelle de la série télé « esprits criminels » pour rien… et ici, c’est le criminel lui-même qui nous « instruit », ne l’oublions pas… cela donne un tout autre regard sur la chose, on vit les choses « de l’intérieur »… on n’interprète pas les gestes d’un tueur, on les vit avec lui…

 » Une signature n’est pas évolutive. Le meurtre tout entier est contenu dans sa signature. C’est une gratification. Je n’en ai pas parce que je ne suis pas comme ces bâtards de pervers qui se mettent à buter des femmes par besoin sexuel. Je le fais pour m’amuser. Et ça fait une grosse différence. »

Cela change vraiment des livres de la même catégorie que l’on a l’habitude de lire, et cela le met loin devant les autres… Surtout si on aime les tueurs en série, les effusions de sang, et la violence gratuite à gogo…

Nul doute que je vais essayer d’approfondir avec cet auteur, et découvrir un autre roman de lui…

Cajou, Lasardine,

[✎] Whit Mosley, tome 2 : Entre les morts

Du suspens, oui, mais présenté de manière brouillon

 dans un style pas vraiment agréable à la lecture… Dommage, car en dehors de ça, l’histoire me plaisait…

En pratique :
Editions Le Livre de Poche (Thriller)
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 444 pages
Et ça parle de quoi?
Lucy, la compagne de Whit Mosley, est inquiète : son oncle a disparu. On découvre bientôt son corps dans une tombe, parmi des ossements humains. Mosley commence alors ses recherches… sans se douter qu’il va très vite se retrouver au milieu d’un labyrinthe infernal où les apparences sont trompeuses et les zones d’ombre omniprésentes. Après Faux-Semblants, une nouvelle enquête de Whit Mosley, le juge le plus atypique du Texas, où, une fois encore, Jeff Abbott déroule une intrigue diabolique.

 ₪ L’avis de lectrice:
Est-ce qu’en ce moment, je deviendrais trop exigeante avec mes lectures, mais pour l’instant, pas mal de déceptions de la part de lectures desquelles j’attendais pourtant pas mal de choses…
C’était le premier livre de cet auteur que je lisais, et j’en ai trouvé le style terriblement brouillon… La lecture est perturbée dans sa fluidité à cause d’une manière d’écrire des plus surprenantes: des tournures de phrases compliquées, de la ponctuation usitée de manière très aléatoire et parfois à mauvais escient…  et je dois reconnaître que j’ai beaucoup de mal à accrocher à un texte où la ponctuation est trop peu ou mal utilisée.
Les personnages ne sont pas dérangeants, mais par contre, ils n’ont pas vraiment de personnalité… ils sont relativement singuliers, et de ce fait, je n’ai pas réussi à m’y accrocher, malheureusement… Maintenant, pour prendre un peu la défense du livre malgré tout, comme ce livre est le second opus d’une série, dont je l’ai pas lu « Faux-semblant », le premier tome, et peut-être que si je l’avais lu, j’en saurais un peu plus sur les personnages récurrents et les aurais un peu plus apprécié…Et ce manque d’attrait de ma part m’a empêché de pouvoir apprécier le livre à sa juste valeur.
Un point positif, malgré tout: le suspens est présent, et cela pousse le lecteur, malgré tout, à continuer la lecture pour savoir ce qui va se passer…  On en oublierait presque les contraintes du style de l’auteur…  On plonge dès le départ dans une ambiance lourde de sous-entendus, de tension presque palpable…
Les rebondissements s’enchaînent, de manière à ne pas laisser au lecteur le temps de s’ennuyer… ce qui est appréciable, il faut le reconnaître.
Le style est assez direct, on ne tourne pas bêtement autour du pot, et cela aussi, j’ai aimé.
J’avoue que j’ai  encore plusieurs autres livres de Jeff Abbott dans ma PAL, et que je suis un peu réticente à les lire tout de suite au vu du goût mitigé que m’a laissé « entre les morts ». Restera à voir si les quatrièmes de couverture vont venir prendre le dessus sur la déception présente.
Et s’il fallait mettre une note, ce serait : 3/5

₪ Service Presse en partenariat avec Livraddict et les éditions Le livre de poche.

[✎] Celui qu’on ne voit pas

Quand j’ai lu le résumé lors de la proposition de partenariat sur Livraddict (en collaboration avec les éditions « le livre de poche », je n’ai pas hésité une seule seconde malgré le fait que je ne connaissais pas du tout l’auteur:
 » Après s’être disputée avec son compagnon lors d’une fête dans leur maison de campagne, Helena Hillerström sort promener son chien le long de la plage. Bientôt, cernée par un épais brouillard, elle sent qu’on la suit. Quelques heures plus tard, elle est retrouvée morte, tuée à coups de hache. Frida Lindh, une jeune mère de trois enfants, quitte le bar où ses amies et elle se rencontrent régulièrement. Malgré la nuit et les quelques verres de vin qu’elle a bus, elle prend son vélo pour rentrer à la maison. Les rues sont désertes. Elle est seule. Non. Pas seule. Une ombre la suit. Celui qu’on ne voit pas. Le commissaire Anders Knutas et son équipe mènent une longue et difficile enquête sous la pression des médias. Quel est le lien entre ces deux jeunes femmes ? Knutas doit au plus vite découvrir le mobile du meurtrier avant que celui-ci ne frappe de nouveau.« 
Un soupçon de tueur en série? Je ne pouvais pas ne pas postuler, et j’ai eu la chance d’être sélectionnée…
Il me tardait de le recevoir, et une fois que ce fut fait, j’avais hâte de le commencer…
Je ne saurais expliquer pourquoi, mais les histoires relatant des meurtres perpétrés par des tueurs en série ont toujours provoqué  un attrait tout particulier (il en est de même pour les séries, vu que je suis fan de « esprits criminels ».)
Dès le départ, le roman est agréable à la lecture… le style d’écriture est simple mais bien à propos, … cela rend le roman facile à lire, les pages se tournent tout naturellement, …
Le fait que l’histoire nous soit contée au fur et à mesure, au jour le jour, rythmée par des chapitres relativement courts, cela aide aussi à rester dans l’ambiance, dans l’histoire, et de vouloir absolument « lire un chapitre de plus » pour connaître la suite. Cela attise la curiosité du lecteur tout au long du roman.
Le roman possède pas mal de points positifs: un tueur en série quasi insaisissable, en apparence choisissant ses victimes sans aucun lien direct apparent entre elles… une intrigue intéressante, une histoire qui tient la route…du suspens fait de rebondissements laissant à chaque fois le lecteur dans le doute et dans l’expectative de la suite…
Sans compte des descriptions de scènes (les lieux proprement dits) qui sont très bien faites, … elles instaurent à elles-seules une atmosphère intrigante, angoissante, mystérieuse… ce qui ne manque pas de servir les intérêts de l’histoire en elle-même.
Mais…
Car oui, il y a un mais… Je me suis malgré tout ennuyée… je m’attendais à mieux, à « plus »… plus de quoi, je n’en sais rien, je n’ai pas réussi à le déterminer… On reste dans le classique, je trouve, avec rien qui ne le démarque des autres thrillers du genre… Rien de vraiment « percutant ». C’est à la limite du « trop lent » pour moi…
Point de vue des personnages, rien n’y a fait, je n’ai pas réussi à m’y attacher…    à aucun d’entre eux… peut-être est ce dû à un manque de description psychologique, ou de leur histoire, je ne sais pas… même si les personnages pouvaient sembler intéressants, je n’ai réussi à les prendre en sympathie plus que ça ou m’identifier à un seul d’entre eux. Mais par contre, j’ai apprécié que pour une fois, on ne soit pas rentrés dans la caricature du policier célibataire, alcoolique et déprimé. Car il faut reconnaître que j’ai horreur de ce genre de « flic » de qui on aurait presque pitié tant son métier occupe tout son temps au point de ne lui laisser aucune chance de vie privée épanouie…Donc retrouver ici un policier que l’on peut qualifier de « personne normale » est très plaisant.
Un avis en demi-teinte à tendance positive, dirons-nous 🙂 un livre divertissant mais pas « transcendantal »…
Finalement, je retiendrai de ce livre principalement le meilleur malgré tout, car il m’a donné envie de découvrir d’un peu plus près la littérature nordique que je ne connais que très peu.

Certes, je n’ai pas été convaincue à 100% par cet ouvrage, mais il reste un livre à découvrir pour les personnes qui aiment ce qui à trait aux tueurs en série, aux thrillers, …

[✎] Les tribulations d’une caissière

 ·•●oO Ca parle de quoi? Oo●•·
´`·.·´`
Que voit-on du monde et des gens quand on les voit du point de vue d’une caissière de grande surface ? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que nous posons ? Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d’une licence de lettres et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre.
·•●oO Et j’en pense quoi? Oo●•·
´`·.·´`
J’ai passé un superbe moment avec ce livre!!
Au départ, je l’ai emprunté à Isabelle en me disant que je n’attendais pas grand-chose de ce livre, que j’allais certainement m’ennuyer, car j’avais lu pas mal de critiques négatives…
Puis finalement, je me suis laissée happer par les petites anecdotes vraiment pas piquées des vers 🙂
J’ai adoré repérer les différents types de clients (et me dire « finalement, c’est pas faux », ainsi que les petites phrases sommes toutes débiles que de nombreux clients lâchent régulièrement aux hôtesses de caisse….
Cela donne aussi un tout autre regard sur ce métier trop souvent dénigré et rabaissé… et j’admire la patience de ces personnes, car  je pense que je n’en aurais pas le quart de la moitié 🙂 entre les clients mécontents, ceux qui n’ont aucune patience, ceux qui ne connaissent pas le respect, les pressés, ceux qui ont « toujours oublié un truc en rayon », … je crois que sans l’avoir vécu, on ne peut pas vraiment se rendre compte 😉
Il est clair qu’en ouvrant ce livre, il ne faut pas s’attendre à un roman, à de la littérature des grands jours, mais qu’il permet dans un style détendu et très amusant, de passer un excellent moment lecture, … Les anecdotes sont racontées dans un style « oral » à savoir pas de vocabulaire pompeux, pas de grandes belles phrases… juste des histoires racontées comme on raconterait sa journée le soir à une copine ou son conjoint…
Le seul regret que je pourrais avoir par rapport à ce livre, c’est que bien qu’il passe en revue tous les types de clients insupportables, méprisants et j’en passe, il n’y ait pas plus d’anecdotes agréables sur les clients polis, attentionnés, ceux qui disent toujours bonjour, au revoir, ont toujours un mot sympathique pour la caissière, qui essaient de « toujours passer à la même caisse » et lient une certaine relation avec la caissière au point de pouvoir sans crainte leur demander des nouvelles de la famille, ou plaisanter avec elle sans arrière-pensées. J’aurais sincèrement aimé qu’il y soit fait un peu plus référence…
Et il est certain que je penserai à ce livre chaque fois que j’irai faire mes courses et que j’arriverai au moment fatidique du passage en caisse 🙂
Par contre, bien que l’auteur ait un blog, je ne l’ai pas encore visité…
·•●oO En bref?  Oo●•·
´`·.·´`

Un livre sympa à lire entre deux lectures sérieuses, ou le week end pour se détendre…

[✎] Racines russes

Billy, le filleul d’Artie Cohen bouclé dans une institution pour jeunes délinquants, a le droit de sortir quelques jours. En l’absence de ses parents, il est accueilli par Artie, qui se heurte à l’hostilité de tous, à se balader ainsi avec le gamin. Dès le début, on tremble de voir Artie faire confiance à Billy. Et le doute, oppressant, grandit après la disparition de Luda, une petite fille russe introduite clandestinement aux U.S.A. par la fille de Tolya — l’ami russe milliardaire d’Artie. Un suspense infernal naît du soupçon qui ronge le lecteur : Quel rôle Billy a-t-il joué dans cette disparition ? Il ne cesse de mentir… Et Shank, le frère de la « victime » de Billy dans Sous la menace, est-il vraiment le meurtrier des bébés retrouvés dans des congélateurs, ou bien….
De la référence aux enfants russes malades de Tchernobyl au problème de la catégorisation criminelle des enfants et ados et du traitement à leur appliquer, Nadelson continue de creuser son sillon : les peurs et les maladies des sociétés occidentales contemporaines.

J’ai directement flashé sur  ce livre quand je l’ai vu disponible en partenariat…  Pourquoi? Je ne saurais l’expliquer…
Je l’ai commencé dès que mon livre en cours fut terminé… d’habitude, je laisse deux ou trois heures de battement, histoire de bien me détacher de la lecture précédente (surtout si cette lecture m’a plu), mais là, rien n’y a fait, l’attirance pour ce livre était trop forte…
Je me suis installée confortablement dans le salon, … et je n’ai plus décroché de la lecture… Une fois le livre commencé, le lâcher était un vrai tour de force…
La narration à la première personne rend le livre très agréable à lire, car on se sent d’autant plus impliqué dans l’histoire… c’est donc une brillante réussite de l’auteur sur ce coup là… (une de plus)
Dès le début du livre, on entre dans l’intrigue, dans le vif de l’action… et cette tension ainsi installée ne va que croître tout au long de la lecture, ce qui est plaisant… Car bon nombre de romans qui commencent en force s’essoufflent facilement… ce ne fut pas le cas ici, ce qui est vraiment agréable pour le lecteur.
L’auteur parvient, de par sa plume agile, à créer le doute sur tout dans l’esprit du lecteur, … il remet en question ce que l’on croit « évident »…
Les personnages principaux sont attachants et ont des caractéristiques bien définies, ce qui les rend humains, crédibles et agréables:
* Artie,  le bon flic, qui reste honnête, droit, plein de courage, de valeurs, et qui attire la sympathie et la confiance de tout ceux qu’il croise. Même si ses sentiments viennent mettre le tout en balance, son engagement devenant trop pressant. J’ai aimé son côté définitivement « humain ».
* Billy, adolescent posé et réfléchi, qui ne demande qu’à être compris et aimé. Il est torturé par ses doutes et son histoire (dont l’abandon par ses parents)  qui le rendent attendrissant et attirant aux yeux du lecteur.
Ce qui est particulièrement plaisant dans ce livre, c’est qu’il est bardé de détails qui permettent au lecteur de s’imprégner de l’ambiance des lieux, du psychologique des personnages, … on n’a pas l’impression d’être extérieur à l’histoire, mais de la vivre en même temps que les protagonistes.
J’ai aimé cette « relation » avec la police américaine, ses bons mais surtout ses mauvais côtés… ça change du tout au tout par rapport à ce qu’on voit dans des séries télé telles que « les experts », par exemple… on voit un côté plus « rustique », plus cru, plus affecté.On ne retrouve pas les gros clichés traditionnels auxquels on aurait pu s’attendre…
J’ai donc, vous l’aurez compris, adoré ce roman… mélange de roman policier, de découverte du milieu des communautés russes aux Etats-Unis, de la Russie… Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on ne s’ennuie pas.On ne tombe pas non plus dans une routine ennuyante et répétitive.
Tout y est réuni pour en faire un roman captivant: intrigue, psychologie, personnages travaillés, style agréable, pas de temps morts… Que du bon!
Pour résumer, je dirais que le « flash » qui m’a attiré dans ce livre dès le départ ne m’a pas déçue. Un coup de cœur définitif pour ce livre.
Un tout grand merci à Livraddict et les éditions Le livre de poche qui m’ont permis de découvrir cet auteur.
PS: Pour une fois, je n’ai pas de sous divisions dans la chronique… que préférez-vous, quand il y a des sous-titres, ou en texte continu?



[✎] Dans la tête, le venin

·•●oO Présentation du livre Oo●•·
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Diane Silver est une des meilleures profileuses au monde et exerce ses talents à Quantico, au FBI. Traquer les tueurs en série est pour elle une affaire personnelle : sa fille, Leonor, a été torturée et tuée. Diane ne parvient toujours pas à comprendre. Comment Leonor, si méfiante, a-t-elle pu accepter de suivre son assassin.
Yves, un flic français qu’elle a formé aux techniques de profilage, est peut-être l’unique ami de Diane, dont le caractère difficile est notoire. Il la tient au courant des crimes commis en France avec une rare sauvagerie. Se pourrait-il qu’il existe un lien entre ces meurtres perpétrés au Mexique et à New-York? Entre ces affaires internationales, la traque d’un tueur de prostituées dans les rues de Boston, l’assassinat de Leonor, un fil se noue peu à peu, auquel n’est pas étranger le bizarre « stagiaire » que le FBI a imposé à Diane…
Diane va alors ouvrir la boîte de Pandore, reconstituer le puzzle et remonter jusqu’au prédateur ultime. Et peu lui importent les conséquences.

 

·•●oO Et j’en pense quoi? Oo●•·
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Dès que j’ai vu ce livre en partenariat, je n’ai pas hésité… rien que le résumé m’a attirée…
Pourquoi? Tout simplement parce que les tueurs en série m’ont toujours attirée… enfin, leurs histoires, entendons-nous bien…
J’ai adoré ce thriller, car dès le départ, on entre dans l’histoire, on prend en amitié le personnage de Diane… enfin, ça a été le cas pour moi en tous cas. Son histoire m’a touchée, ses points de vue aussi…
On progresse dans le déroulement de l’histoire de manière tellement naturelle et « simple », et ce malgré l’horreur des crimes commis.. On a tellement envie que le tueur se fasse prendre…
J’ai aimé le style de l’auteur, qui de par sa simplicité a su me toucher et me faire m’investir dans l’histoire… je n’ai pas décroché à un seul moment…
L’intrigue est complexe, mais cela ne pose aucun problème, que du contraire, car l’histoire est bien ficelée. Je n’ai pas constaté d’invraisemblances ou choses qui m’ont parues contradictoires…
Jusqu’aux dernières pages, on se demande comment l’histoire va se terminer, comment l’enquête va pouvoir aboutir… On se dit que c’est mal barre… et puis… le récit ne sera jamais vraiment clos. Et même si d’ordinaire, ce genre de fin m’agace, ici, pas du tout, cela n’a fait qu’attiser ma curiosité, … Est-ce qu’il y aura une suite? Personnellement, je l’espère vivement…
Ce que j’ai aimé aussi, en plus de l’intrigue elle-même, c’est tout le cheminement qui passe en revue les obscures raisons qui poussent un homme à  devenir psychopathe, meurtrier, …
Le livre est aussi parsemé de références extérieures, qui prouvent toute la recherche qui fut nécessaire à l’auteur pour donner un tel poids à son œuvre…
·•●oO En bref…  Oo●•·
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Une belle réussite…
·•●oO Merci qui?  Oo●•·
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Je remercie le site LIVRADDICT et les éditions LE LIVRE DE POCHE pour ce partenariat qui fut une découverte des plus agréables!!

[✎] La grammaire est une chanson douce

Jeanne, la narratrice, pourrait être la petite soeur d’Alice, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés. Avec son frère aîné, Thomas, elle voyage beaucoup. Un jour leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Mais la tempête les avait tant secoués qu’elle les avait vidés de leurs mots, privés de parole. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient.

J’ai dû lire ce livre dans le cadre d’un de mes cours, à savoir celui de communication. 
Rien que le titre m’a enchantée… je le trouvais… agréable, attirant, … 
Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est à des moments ponctuels, la narratrice, à savoir Jeanne, Petite gamine de dix ans, s’adresse au lecteur, pour l’impliquer dans l’histoire, lui donner l’occasion de se sentir concerné et donc, de bien suivre le fil du récit.
Le langage, était adapté pour des enfants d’une douzaine d’année, est simple, agréable à la lecture, et terriblement imagé. c’est ce qui fait la beauté de ce livre… l’imagination en prend plein les yeux…
L’histoire est à la fois « folle » de par son déroulement, et instructif de par ce que le lecteur découvre, à savoir, une autre manière bien moins scolaire d’appréhender la grammaire. 

J’ai aimé les références à Henri Salvador, Jean de La Fontaine, Antoine de Saint-Exupéry,… elles amènent d’une part un point d’ancrage avec la réalité (étant des auteurs existants), et d’autre part, amènent une part de rêve dans ce que l’on pense savoir de ces auteurs…
 
L’oeuvre est également gratifiée de merveilleux dessins, qui permettent au lecteur de se poser quelques instants et de laisser voguer son imagination au pays des mots et des merveilles de la langue française… 
 Les métaphores des plus inattendues utilisées font de l’apprentissage de la grammaire une superbe découverte, un plaisir, bien loin des méthodes rébarbatives des méthodes traditionnelles inculquées aux jeunes enfants. Par des propos imagés, attirants, il donne envie d’apprendre la grammaire, de la découvrir, de jouer avec afin de pouvoir former des phrases que l’on viendrait déposer sur une feuille de papier pour les voir s’y détendre, s’y complaire et s’y abandonner au plus grand bonheur du lecteur.
Une chose qui m’a aussi beaucoup touchée dans ce roman, c’est le fait de reconnaître la musique comme moyen d’expression à part entière… en faisant passer le message que certes, certaines personnes ne sont pas doués pour les mots à proprement parler, mais qu’elles trouvent alors d’autres moyens d’expressions tout aussi importants et agréables. 
 
Ce livre est une véritable merveille, où les mots sont utilisés avec une facilité et une aisance particulières… Ils virevoltent dans tous les sens, résonnant dans l’esprit du lecteur pour venir s’y poser en toute légèreté. 
C’est un peu le « Alice au pays des merveilles » de la grammaire et de son apprentissage … 
Il me donne véritablement envie d’en savoir plus sur la suite, à savoir « les chevaliers du subjonctif »… 
Ces lignes se trouvent sur la quatrième de couverture, et sont sans aucun doute celles qui m’ont le plus touchée durant la lecture de ce livre. 
– … Je t’aime. Tout le monde dit et répète « je t’aime ». Tu te souviens du marché? Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s’usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver […] »