[YA/Thriller] Hantée, tome 1 : Les ombres de la ville Maureen Johnson

Hantée, tome 1 : Les ombres de la ville
Maureen JOHNSON

Editions Michel Lafon Poche
2013

lu en part avec la MEA Londres, un assassin hante les rues, réveillant la légende de Jack l’Éventreur. Malgré l’omniprésence des caméras, le tueur est indétectable.

Aurora, arrivée depuis peu sur son campus, se rend compte qu’elle est la seule capable d’apercevoir son ombre.

Accompagnée d’un mystérieux jeune homme, elle plonge au plus profond des brumes de la cité pour arrêter le meurtrier avant qu’il ne récidive. A moins que son don ne fasse d’elle la prochaine victime….

ce que j'en ense

4 captivée

Ce qui m’a immédiatement attirée vers ce livre? La référence au mythe de Jack L’éventreur… C’est une histoire que j’aime énormément, et j’étais curieuse de voir l’exploitation qui en serait faite ici…
Et puis, soyons honnête, la couverture est juste magnifique et attire directement le regard.

C’est pour ça que quand Camille nous a proposé de choisir un titre au format poche dans les sorties Michel Lafon Poche, je n’ai pas pu résister, et j’ai craqué pour Hantée… (L’article sur l’opération de l’été chez Michel Lafon Poche)

Le livre en tant qu’objet est déjà magnifique, tant par la cover que par la présentation des chapitres… Tout n’est que détails bien pensés, et c’est très agréable pour la vue…. Rien que ça, ça donne envie de se plonger dans l’histoire.

On va suivre l’histoire d’Aurora (Rory pour les intimes, même si ce surnom me fait immanquablement penser à la série télé de Gilmore Girls), américaine qui vient faire ses études en Angleterre. Tout se passe bien jusqu’au jour où des meurtres mystérieux ont lieu (sur le Modus operandi de Jack l’éventreur) et que notre héroïne commence à voir des fantômes…

Et déjà là, je suis sous le charme du livre…

L’intrigue est rondement bien menée… tout au long du livre, elle prend différents chemins, ce qui fait qu’on ne peut pas deviner le fin mot de l’histoire… et ça, c’est quand même bien agréable… car les livres où tout tombe tout cuit, j’ai tendance à m’ennuyer très vite…

Par contre, si vous aimez les livres plein d’action, où il y a plein de rebondissements, je ne pense pas que vous trouverez votre compte ici… Les choses se passent plus en subtilités, et c’est assez calme la plupart du temps…

Pourtant, la tension monte petit à petit, et entraîne le lecteur dans l’histoire. Une fois commencé, le livre ne vous laisse pas tranquille… On alterne entre des moments de suspense intense, de tension insoutenables, et de moments plus calmes qui laissent les personnages (et le lecteur) reprendre un peu leur souffle.

Seul petit bémol ? J’aurais aimé un côté fantastique un peu plus présent malgré tout.

Les décors sont également magnifiques… J’adore Londres, ce n’est un secret pour personne, et cette ville est très bien exploitée dans ce roman… on s’y croirait. Les descriptions sont vraiment agréables.

Les personnages sont assez bien pensés… Un peu dommage que seuls les deux principaux soient vraiment développés « psychologiquement », et que l’on n’en sache pas plus sur les secondaires, mais cela n’entache pas le récit malgré tout.

Celui de Rory est vraiment un personnage attachant, qui est mûre pour son âge, courageuse, intelligente, et assez posée malgré tout.

J’ai vraiment adoré l’originalité de ce roman, qui reste pour moi une très belle découverte même si ce n’est pas un coup de cœur. Et ce que j’ai adoré, c’est que même si on est dans un roman pour ado, et même s’il y a de la romance, elle n’est pas l’élément prédominant, reste relativement en retrait, et n’est pas trop présente… ce que j’ai apprécié.

Un livre que je vous conseille donc, qui se lit sans peine, vous fait passer un bon moment au cœur de Londres, et vous fera frissonner juste ce qu’il faut…

d'autes l'ont lu

     

 

[✎] Traqué, tome 1 ( Andrew Fukuda)

Sci-fi/Jeunesse

Edition: Michel Lafon (2013)
345 pages
Traduit par Benjamin Kuntzer

Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il se fond parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable nature.

Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l’évènement. Sélectionné pour traquer les siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D’autant qu’une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu’il n’a pas le droit d’avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir.

Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?

ce que j'en ense

J’ai tellement passé un moment lecture à la fois agréable avec ce livre qui pourtant me laisse plein d’interrogations en tête que je ne sais pas par quoi commencer…

La couverture… c’est bien évidemment elle qui a attiré mon attention et a attisé ma curiosité envers l’histoire.

Je n’avais qu’une hâte, terminer mes lectures en cours pour pouvoir le commencer… mais bien évidemment, quand on commence à galérer sur sa lecture en cours, ça n’aide pas…

Bref, une fois le livre commencé, que du bonheur…

L’univers est très surprenant… Des êtres humains sauvages, livrés à des pulsions très « primaires » et ayant des habitudes un peu particulières, … des êtres humains « normaux », peu nombreux, voués à la disparition totale de leur espèce et laissés complètement en marge de la société et considérés comme des curiosités… Dès « règles de vie » imposées, tout pour réguler l’existence de tout un chacun… On se demande vraiment dans quel monde on est tombé. J’ai aimé le fait que ce soit un univers très innovant, très original, qui nous emmène hors des sentiers battus dans une atmosphère lourde, inquiétante, où le danger rode « à chaque coin de rue ». A chaque page que l’on tourne, on se demande où cela va nous mener et ce qui va nous tomber dessus.

Par rapport à l’histoire… on a beaucoup de mise en place dans ce tome, mais bizarrement, alors que généralement ce genre de choses me barbe assez vite, ici le style de l’auteur est tellement fluide que c’est passé comme une lettre à la poste… Je n’ai pas vu les pages se tourner, et ai été surprise d’être déjà arrivée à la fin de l’histoire.

De même, certains passages sont certes un peu prévisibles, mais ils sont parfaitement contrebalancés par l’action et les rebondissements. Par contre, parfois, je me suis demandée si les incohérences étaient voulues pour paumer le lecteur, ou si c’était des erreurs d’inattention.

Certains passages sont un peu plus « corsés » horrifiquement parlant, je trouve, avec des descriptions à la limite du gore, mais rien de bien « dramatique », donc je pense que tout le monde pourra lire ce livre.

Ce que j’ai trouvé dommage, c’est qu’on nous mette face à une situation, face au résultat d’un « phénomène évolutif », mais sans vraiment nous expliquer comment on en est arrivé là… Je suis une personne qui adore comprendre le pourquoi du comment, et là, ça m’a manqué, ça m’a un peu frustrée malgré tout… j’aurais aimé en savoir un peu plus sur « l’avant »…

J’espère franchement qu’il y aura des réponses à mes questions dans les prochains tomes, histoire de ne pas me retrouver en reste et de continuer à vivre cette frustration…

Gene m’a beaucoup laissée perplexe… j’ai trouvé qu’il n’avait pas des réactions « normales » pour un être humain… (à moins que ce ne soit moi qui ne soit pas normale, ça, c’est possible aussi :o) )Alors oui, vous me direz, vu l’ambiance générale du livre, c’est un peu compréhensible, mais quand même… Je trouve qu’il s’est laissé un peu trop atteindre par le comportement « des autres », et que c’est un peu perturbant pour la lectrice que je suis 🙂 Cependant, c’est un personnage que j’ai trouvé très bien conçu, et très attachant même si j’aurais aimé un point de vue plus « humain » malgré tout et moins « déteint ».

Maintenant, je n’ai qu’une hâte, c’est d’avoir la suite malgré tout, car je suis vraiment impatiente de la lire… C’est très addictif… et surtout j’aimerais une réponse à toutes mes questions…

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[✎] Le Doux venin des abeilles (Lisa O’Donnell)

Genre : Drame
Nombre de pages : 362 pages

Maison d’édition : Michel Lafon
Année d’édition : 2013

« Aujourd’hui, c’est la veille de Noël. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Aujourd’hui, j’ai quinze ans. Aujourd’hui, j’ai enterré mes parents dans le jardin. Personne ne les regrettera. »

Après la mort brutale de leurs parents, Marnie, quinze ans, et sa petite sœur Nelly décident de poursuivre leur vie comme si de rien n’était, bien que chacune d’elle soupçonne l’autre de les avoir assassinés. Personne ne semble se douter de leur sort. Excepté Lennie, l’homme qui vit dans la maison voisine. À force d’observer leurs faits et gestes, il finit par remarquer que les deux jeunes filles sont livrées à elles-mêmes, et les prend sous son aile. Au fil des mois, amis, voisins et autorités – sans compter le dealer du coin qui en a toujours après leur père – commencent à poser des questions. Et un mensonge en entraînant un autre, Marnie et Nelly s’embourbent dans une aventure qui pourrait leur coûter bien plus qu’elles ne peuvent payer. D’une plume incisive et percutante, Lisa O’Donnell nous livre un roman à trois voix envoûtant et inoubliable. Le Doux venin des abeilles est l’histoire comiquement macabre d’âmes en perdition, dont le seul espoir de rédemption est de se tourner les unes vers les autres.

La première chose qui m’a attirée dans ce livre, c’est sa couverture… Je l’ai trouvée très douce, très chaleureuse, … Bref, ça m’a plu… Puis, j’ai découvert le résumé… en totale opposition avec ladite couverture… et j’ai trouvé ça encore plus intriguant…

Et au final? Ce livre me laisse une impression très mitigée… Ou plutôt, une bonne impression, mais avec un « mais » non négligeable…

A vrai dire, sur le fond, j’ai adoré… L’auteur a le chic pour compliquer les choses au fur et à mesure que l’on tourne les pages, et pour faire monter la tension petit à petit. On se demande où tout cela va nous mener, et c’est très addictif. J’ai d’ailleurs dévoré ce roman à la vitesse de l’éclair 🙂

On va évoluer dans un univers de mensonges, de dangers, d’histoires parfois rocambolesques, inquiétantes, mais également un monde d’émotions… Ce livre prend aux tripes, et il est difficile de le déposer, une fois la dernière page tournée, et de passer directement à autre chose… Il donne lieu à tellement de réflexions, je trouve… Et j’aime beaucoup ça…

Mais sur la forme… ce fut une autre histoire…

J’ai aimé l’alternance des personnages narratifs, qui de ce fait nous avons une alternance de points de vues, donnés à la première personne donc, très intéressant… cela donne une certaine force au roman, et un aspect plus complet de la situation… Chaque petit chapitre est étiqueté au nom de  la personne qui « prend la parole », ce qui permet de ne pas se perdre et mélanger les personnages/narrateurs. De plus chaque personnage avait son propre style, sa propre manière de s’exprimer, ce qui renforce leur différence de caractère et rythmait le récit.

Quel était le problème, alors? L’absence de négation ! Il n’y a rien à faire, dès le départ, quand Marnie prenait la parole, j’étais excédée et terriblement dérangée par cette absence totale de négation dans sa manière de s’exprimer… (« Et évidemment, elle veut pas le voir« … « Il arrête pas de nous demander si on a besoin de quelque chose« … « J’ai pas compris ce qui se passait« ). Je sais qu’il y en a qui s’en fichent, mais personnellement, ça a vraiment entravé ma lecture. Je n’ai pas réussi à m’y faire, et c’est pour moi le gros point négatif du roman…

Les personnages sont vraiment très intéressants, et l’alternance narrative permet de bien appréhender les subtilités de chaque personnage. Ça permet également de mieux s’attacher aux personnages, et j’ai aimé ça…

Nelly et Marnie, ce sont deux sœurs que tout oppose… mais alors, tout… Si ce n’est qu’elles ont le désir commun de ne pas être séparées suite au décès de leurs parents… C’est pourquoi elles vont enterrer les corps…

Personnellement, j’ai beaucoup aimé le personnage de Nelly… Je n’y peux rien, j’ai toujours adoré les personnages atypiques, un peu reclus et à l’écart… Elle s’exprime de manière posée et pourtant, par moment assez naïve… c’est vraiment un personnage coup de cœur pour moi…

Celui de Marnie, je l’ai trouvé un peu trop mature pour son âge, ou plutôt trop avancée dans certains (mauvais) domaines… Le genre ado à problèmes, je dirais. Sa manière de s’exprimer le représentait bien, abordant un style très direct, très « sauvage »…

Au final? Je dirais que ce livre est un très très bon roman (Merci Camille, des Editions Michel Lafon, de m’avoir permis de le découvrir)… Une « belle » histoire, prenante, envoutante, passionnante, … des personnages hauts en couleurs, avec des caractères bien particuliers et bien trempés, … Dommage pour l’absence relative de négation, mais je sais que beaucoup n’en tiendront pas rigueur… Je vous conseille vivement ce livre explosif.

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[✎] Défendre Jacob (LANDAY, William)

Genre : Thriller/Policier, Drame
Nombre de pages : 441 pages

Maison d’édition : Michel Lafon
Année d’édition : 2012

Depuis vingt ans, Andrew Barber est procureur adjoint du comté de Massachusetts. Admiré par ses pairs pour sa combativité au tribunal, respecté de la communauté, il est aussi un père de famille heureux, veillant sur sa femme Laurie et leur fils Jacob. Quand un crime atroce secoue la quiétude de sa petite ville, c’est la foudre qui s’abat sur lui : son fils de 14 ans est accusé du meurtre d’un camarade de classe. Andrew ne peut croire à la culpabilité de Jacob et va tout mettre en oeuvre pour prouver son innocence. Mais à mesure que les indices à charge s’accumulent et que le procès approche, certaines révélations surgies du passé sèment le doute et menacent de détruire son mariage, sa réputation et sa foi en la justice. Le dos au mur, Andrew devra faire face au pire dilemme de sa vie : choisir entre la loyauté et la vérité pour défendre cet adolescent qu’il connaît si mal.

Face au grand jury

M. Logiudice : Veuillez, s’il vous plaît, décliner votre identité.
Le témoin : Andrew Barber.
M. Logiudice : Quelle est votre profession, monsieur Barber ?
Le témoin : J’ai été procureur adjoint de ce comté pendant vingt-deux ans.
M. Logiudice : Vous « avez été »… Que faites-vous maintenant ?
Le témoin : Disons que je suis sans emploi.

En avril 2008, Neal Logiudice me convoquait finalement devant le grand jury. À ce stade, c’était trop tard. Trop tard pour cette affaire, sans aucun doute, mais trop tard aussi pour Logiudice. Sa réputation était déjà irrémédiablement compromise, et sa carrière aussi. Avec une réputation ternie, un procureur peut continuer d’exercer un certain temps, cahin-caha, mais ses collègues vont se mettre à le regarder comme des loups, et il finira par devoir partir, dans l’intérêt de la meute. Je l’ai constaté bien des fois : un jour, un procureur adjoint est irremplaçable, le lendemain il est oublié.

   La première chose qui m’a attiré dans ce livre, c’est sans conteste la couverture. Je ne sais pas expliquer pourquoi, mais le regard de l’ado présent sur la couverture m’a intriguée de par sa profondeur et son côté provocateur, presque sombre… Un regard pénétrant qui fait vraiment contraste avec la sobriété et la noirceur du reste de la couverture.

Bref, étant une « faible » de ce point de vue, rien que cela m’a fait craquer… (bon, et j’avoue, la très bonne chronique de ma chère amie Tiboux ne m’en a pas dissuadé, loin de là…)

 **

Ce qui est assez contradictoire, c’est qu’alors que j’ai adoré le livre, j’ai passé un temps dingue à le lire, puisque j’y ai passé quand même plus de dix jours…

Le style m’a vraiment beaucoup plu… une narration à la première personne, il n’y a pas à dire, j’aime ça… ça permet au lecteur de bien s’impliquer dans l’histoire, de se sentir concerné… et de ce point de vue, je dois dire que la plume de l’auteur fonctionne à merveille… On ne peut que ressentir ce que ressent le père de Jacob, comprendre ce qu’il fait, ce qu’il pense, ce qu’il devine et ce à quoi il est prêt pour son enfant.

La manière de s’exprimer dans le livre est riche, sensée, posée et recherchée. On est dans le vocabulaire « policier » et juridique, et c’est vraiment bien exploité pour être « sérieux » sans être barbant et noyer le lecteur des termes indigestes. Tout est savamment dosé. Une belle réussite.

Une chose que j’ai aimé dans le récit, ce sont les références à des livres, films, ou personnages existants. Cela renforce d’avantage la crédibilité de l’histoire et du coup, cela accroche encore plus le lecteur… en tous cas, c’est l’effet que cela a eu sur moi, car j’avais quelque chose de « réel », à quoi me raccrocher… la véracité des faits devenait alors plus plausible et plus accrocheuse.

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L’histoire en elle-même est bien construite… on sent que l’auteur sait de quoi il parle, sait où il veut emmener le lecteur, et comment il veut le détourner de tout ce qu’il pourrait croire avoir compris avant la fin de l’histoire. Une fin qui, soit dit en passant, même si elle est parfois un peu prévisible, reste malgré tout des plus surprenantes et tragique, faisant l’effet d’une bombe.

Bref… revenons à nos moutons…

Dès les premières lignes et les premières pages, le décor est planté, on entre dans le vif du sujet et les infos nous éclatent à la figure… ça commence fort… pour ne jamais s’arrêter…

Le récit, par certains passages (nombreux en ce qui me concerne), prend aux tripes, retourne le cœur et serre la gorge… je n’ai pu m’empêcher de me mettre à la place de ces parents, de comprends leur hargne, leur détresse, leur peine, voire leurs doutes en tous genres… et c’est une grande force du roman.

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Les personnages en sont une autre… ils sont, tous autant qu’ils sont, à double tranchant… ils ne sont pas tout blancs ou tout noirs, ils ne sont pas les bons ou les mauvais… ils sont crédibles, ils ont chacun en eux une zone d’ombre, une part de sombre qui vient semer le trouble, énerver, dérouter, bref, qui permet à l’auteur de jouer avec le lecteur.

Jacob, c’est le personnage que l’on peut difficilement cerner durant tout le déroulement du procès… on le découvre à mi-chemin entre l’enfant torturé par les autres, rabaissé, malmené, et le rebelle qui n’a peur de rien… On nous le présente tour à tour comme une victime et comme un bourreau… selon le point de vue par lequel il est abordé.

Andy Barber, le père de Jacob, est lui aussi mis à mal… il passe du statut de procureur adjoint bien sous tout rapport à celui de « flic véreux », vu comme la malhonnêteté incarnée.

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Au final, ce livre ne laisse pas indemne… il donne pas mal à réfléchir, à analyser, à décanter… Il montre les ravages en tous genres que peut avoir ce genre d’affaire sur la vie d’une famille, mais pas que, car c’est toute une ville qui se retrouvait en émoi.

Familles disloquées et brisées, amitiés fracturées de manière irrémédiable, carrières professionnelles qui volent en éclat, rien n’est à l’abri de ce genre de drame. Cela touche tout, et tout le monde, et laisse des traces.

Je ne peux que vous conseiller ce livre… c’est une bombre !

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[✎] Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas (Tahereh Mafi)

Titre: Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas
Auteur: Tahereh Mafi

Genre: Fantastique, YA

Maison d’édition: Michel Lafon
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 373 pages
Prix: 16,95  €

 “Ne me touche pas” je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles.
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis toujours.

Je suis enfermée depuis 264 jours.

Je n’ai rien d’autre qu’un petit carnet, un stylo cassé et les chiffres dans ma tête pour me tenir compagnie. 1 fenêtre. 4 murs. 13 mètres carrés. 26 lettres d’un alphabet, que je n’ai pas prononcées depuis 264 jours d’isolement.

6 336 heures écoulées depuis que j’ai touché un autre être humain.

– Tu vas avoir quelqu’un pour partager ta cellule chambre, m’ont-ils dit.

On espère que tu vas pourrir sur place. Pour ta bonne conduite, m’ont-ils dit.

Encore quelqu’un de cinglé comme toi. Fini l’isolement, m’ont-ils dit.

Ce sont les sous-fifres du Rétablissement. La résolution qui était censée aider notre société moribonde. Les mêmes qui m’ont arrachée à mes parents et enfermée dans un asile pour un truc que je ne contrôle pas. Tout le monde se fiche de savoir que c’était un accident. Que j’avais pas l’intention de le faire. Que j’ignorais ce dont j’étais capable.

J’ai aucune idée de l’endroit où je me trouve.

Je sais seulement qu’on m’a transportée dans un fourgon blanc et qu’on a mis 6 heures et 37 minutes pour arriver ici. Je sais que j’étais menottée. Que j’étais attachée à mon fauteuil. Je sais que mes parents ne se sont pas donné la peine de me dire au revoir. Je sais que j’ai pas pleuré quand on m’a emmenée.

Je sais que le ciel s’écroule chaque jour.

Ahhhh ce livre me faisait de l’œil, vous ne pouvez pas savoir à quel point… Déjà, je suis en amour total devant la couverture.. les couleurs sont superbes, l’illustration magnifique… rien qu’à elle seule, elle m’invitait à la lecture (je ne sais pas si les couvertures vous font, en général , ce genre d’effet 😉 )

D’ailleurs, je pense que vu le peu que nous dit le résumé, la couverture fait tout le travail de tentation  🙂

C’est pourquoi quand Camille a proposé ce livre en partenariat, je n’ai pas hésité une seule seconde… (Merci à elle, car je ne regrette nullement la découverte, même si on est loin du coup de coeur)

Le style de l’auteur est assez simple, je n’y ai trouvé rien d’exceptionnel, mais cela fait bien son effet à la lecture.. c’est très plaisant, très addictif, et c’est bien là ce que l’on recherche dans ce genre de livres. La narration à la première personne aide bien à ce que l’on ne puisse pas lâcher le livre avant son terme…

L’histoire commence assez lentement, pourtant, je ne sais pas si c’est voulu ou pas… certes, il faut laisser le temps à l’univers de l’auteur de se mettre en place, mais c’est limite quand même, je trouve… Le décor de l’histoire, au début du livre, est relativement clos et donne une impression d’enfermement et d’étouffement… cela met en place une ambiance pesante que j’ai beaucoup appréciée.

Juliette est un personnage assez particulier. J’ai eu énormément de mal à la cerner. Au début, j’ai cru que cela allait mettre une certaine distance entre le livre et moi, car un livre où je n’accroche pas de suite à l’héroïne, c’est généralement mauvais signe, mais là, bizarrement, ce fut l’effet inverse… J’avais encore plus envie de continuer pour en apprendre plus sur elle pour apprendre à mieux la connaître et la comprendre… au final, je la trouve vraiment touchante et attachante… comme quoi il ne faut pas rester sur une première impression 🙂

D’ailleurs, l’histoire en elle-même est également assez floue, façonnée de manière, je trouve, à perdre un peu le lecteur dans les méandres de l’histoire et des interrogations. On n’a pas toujours toutes les infos au moment où on aimerait les avoir, ou parfois, on ne les a jamais… Du coup, on se demande parfois d’où on vient et où on va, mais après, on est pris dans le tourbillon de l’histoire, et c’est assez sympa… et au final, tout finit par s’éclairer, et là, c’est le bonheur livresque.

J’ai beaucoup aimé aussi le personnage de James, qui m’a émue par son caractère et sa manière d’être… j’aurais aimé le voir un peu plus présent.

Ce que j’ai aimé? Le panel impressionnant d’émotions par lesquelles on passe durant la lecture… Elles transparaissent à merveille au travers du texte, et c’est ainsi que l’on passe un excellent moment lecture…

Vous l’aurez compris, ce n’est pas un coup de cœur, mais un livre très sympa malgré tout…

Et j’ai aussi beaucoup aimé le fait que le méchant soit un VRAI méchant… celui qui fait peur, qui met mal à l’aise, qui dérange… Ca me ravit car trop souvent, dans les livres de young adult, je trouve les méchants trop gentillets…

Il est vraiment difficile de vous parler de ce livre sans trop vous en dire, car je n’ai pas envie de vous spoiler non plus…

Bref, un livre sympa, qui n’est pas LA dystopie de l’année, mais qui reste agréable et à découvrir 🙂

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[✎] C’est mon premier jour d’école, tous les jours (RL Stine)

Titre: C’est mon premier jour d’école… tous les jours
Auteur: RL Stine

Genre: Jeunesse, épouvante

Maison d’édition: Michel Lafon
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 206 pages
Prix: 7,95 €

Le jour de la rentrée, Artie tombe du lit et se cogne la tête. Dur. Il dit à sa mère qu’il a des vertiges et elle lui répond : « Tu es juste inquiet car c’est ton premier jour d’école. »
Au petit déjeuner, son jeune frère Eddie lui renverse du sirop sur la tête. Trop tard pour se laver. Artie part à l’école avec les cheveux poisseux. Sur le chemin, il trébuche dans une fl aque d’eau et trempe son pantalon – on dirait qu’il s’est fait pipi dessus. Ce n’est pas seulement le premier jour, c’est aussi le pire jour d’école qui soit.
Le lendemain, Artie tombe du lit et se cogne la tête. Dur. Il dit à sa mère qu’il a des vertiges et elle lui répond : « Tu es juste inquiet car c’est ton premier jour d’école. »
Horreur ! Aujourd’hui est identique à hier. Comment Artie pourra-t-il se sortir de ce cycle infernal avant que ne recommence son premier jour d’école… pour toujours ?

Je m’appelle Artie Howard. Ecoutez bien: je vais vous raconter le pire jour de ma vie.

Qu’y a-t-il de pire qu’aujourd’hui?

Voyons… Imaginez que vous ayez un rendez-vous chez le dentiste. Le dentiste doit percer un énorme trou dans une de vos dents. Et il perce, il perce sans s’arrêter…  Comme ça pendant des heures.

Imaginez ce que vous ressentez. Le dentiste ne prend pas un seul instant pour souffler. Il continue de percer, de percer, de faire un trou toujours plus profond, jusqu’à atteindre votre cervelle.

Vous l’avez senti? Vous vous l’êtes imaginé?

Eh bien ma journée a été pire que ça. Bien pire.

Parce que je suis une fan des Chair de poule, que j’adore RL Stine,  qui m’a toujours fait passer d’excellents moments lectures depuis mon enfance, et que quand Camille a proposé ce livre, je n’ai pas pu résister….

Le style… RL Stine est fidèle à sa plume. L’écriture est simple et épurée, comme il sait si bien le faire. Il a le don pour accrocher le jeune lecteur (et les moins jeunes) en s’adressant à eux et les impliquant dans l’histoire de manière très naturelle.

Le vocabulaire est simple, on est dans un livre détente, et pas à vocation d’apprentissage, donc pourquoi se prendre la tête? Le style mis en place est vraiment bien adapté aux 8-12 ans, agréable à lire, et très fluide… (j’ai d’ailleurs dévoré ce livre sans m’en rendre compte).

L’écriture est tellement imagée que l’on ne peut s’empêcher de s’imaginer les scènes comme si elles se déroulaient sous nos yeux… L’imagination est très sollicitée, et c’est génial.

 

L’histoire… que dire..

Elle est assez simple, mais très entraînante dès la première page, où la journée de ce pauvre garçon commence très mal… Elle nous embarque dans la journée de malheurs, où l’un remplace l’autre, … On n’a pas forcément envie de s’identifier à lui dans le sens où l’on ne voudrait, pour rien au monde, vivre ce qu’il vit. Mais on le comprend et on a pitié de lui…  On ressent une forte empathie pour lui..

 

On est ici dans un livre jeunesse, et comme souvent, l’accent est mis plus sur l’action sur les personnages… ils sont survolés, mais ce n’est même pas dérangeant pour la lecture… l’histoire se suffit à elle-même…

Le jeune héros nous apparaît comme sympathique, vraiment malchanceux, enchaînant les galères plus improbables les unes que les autres…

Il n’a rien d’extraordinaire… il n’est pas différents des autres, il a juste une mauvaise journée, comme cela nous arrive à tous d’en avoir eu… mais pas de bol pour lui, en plus,c’est le jour de la rentrée dans sa nouvelle école.

J’ai malgré tout eu une petite déception avec le livre… Trop, c’est trop… Pourquoi avoir accumulé tant de catastrophe dans la première partie du livre? (à savoir, la première première journée d’Archie?) Cela tire le livre en longueur, et a ralenti un peu ma lecture quand même… C’est dommage. Cela a cassé un peu toute la dynamique dont RL Stine a généralement le secret dans ses autres ouvrages que j’ai pu lire…

 

Par contre, j’ai adoré la fin, que j’ai trouvé à la fois surprenante et amusante.

J’ai aimé me plonger dans ce livre, une pause lecture détente le temps d’un retour en enfance très cauchemardesque.

   Au final, un très bon moment lecture malgré les longueurs dans la première partie qui m’ont ennuyée. Mais ça se rattrape par la suite, heureusement 🙂

Ce livre n’est pas un coup de cœur, mais un livre jeunesse vraiment génial 🙂

Ce livre me fait avancer d’un dans le challenge « bouge ta pal », et entre également dans le cadre du challenge « Lire en thème » des  malédictions.

    

Merci à Camille pour la découverte de ce roman

        

[✎] Intuitions, tome 3 : Infini

Titre: Intuitions, tome 3 : infini
Auteur: Rachel Ward

Genre: Fantastique, YA

Maison d’édition: Michel Lafon
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 283 pages
Prix: 16,20 €

Depuis sa naissance, Adam voit, comme sa mère Jem, des numéros flotter au-dessus des personnes qu’il croise. Il s’agit de la date de leur mort. Et bientôt, sa fille Mia montre qu’elle possède un bien plus terrible don…
2029, après l’apocalypse. Le chaos règne sur le monde, et les villes sont désertées. Adam et Sarah sont harcelés à cause de leurs pouvoirs hors normes. Dans les alentours de Londres, différents clans tentent d’imposer leur loi. Ils emprisonnent arbitrairement la population, qui croit pourtant trouver dans les quartiers qu’ils contrôlent une protection contre le désordre ambiant.
Mais dans la tumulte, Adam et Sarah luttent pour protéger leur bien le plus précieux : leur fille Mia. Car si Adam peut deviner quand la vie s’arrête, et Sarah dessiner l’avenir, Mia semble posséder des facultés plus puissantes. L’enfant extraordinaire devient difficile à cacher, et rapidement, les bandits s’en prennent à elle…
Adam et Sarah réussiront-ils à l’extirper de leurs griffes ? Et si, derrière Mia, se jouait le destin du monde ?

  Ce livre est un vrai coup de coeur.  On y retrouve avec plaisir les personnages attachants, et Mia, véritable rayon de soleil…

L’émotion et le suspense sont au rendez-vous… tout y est pour un moment de pur bonheur livresque…

Oh la la, j’attendais ce troisième et dernier tome avec une grande impatience, car les deux précédents m’avaient ravie !

 Le style me ravit toujours autant… j’aime la plume de l’auteur, sa facilité à nous faire passer tous les sentiments de l’âme humaine…

L’alternance des narrateurs y apporte beaucoup également, car cela permet, tout en ayant un point de vue très personnel et intime, d’avoir un point de vue global et moins étriqué qu’avec un narrateur unique… c’est quelque chose qui me plait vraiment dans ces romans.

Pour l’histoire, j’ai souvent vu des trilogies s’essouffler, retomber, et la magie d’intuitions, c’est qu’il n’en est rien. Ce troisième tome est spectaculaire, innovant, magnifiquement trouvé.

Tout au long de l’aventure, j’ai eu l’impression de le vivre avec eux, j’ai ressenti les émotions, bonnes ou mauvaises, des personnages… c’est ce que j’aime dans un livre, quand il me transporte à ce point avec lui!

On entre dès le départ dans le vif du sujet, c’est pourquoi il est plus que préférable d’avoir lu les deux premiers tomes, sinon, vous ne comprendrez pas grand-chose.

L’atmosphère est ici beaucoup plus lourde, inquiétante… on ne se contente plus de les voir « vivre » avec leurs dons respectifs, mais de se débattre avec des personnes aux intentions douteuses qui veulent les exploiter et qui sont prêtes à tout pour cela.

Le suspense ne cesse d’augmenter, la tension est de plus en plus palpable, elle prend le lecteur à la gorge et par le cœur. Quand on entre dans l’histoire, il est impossible de pouvoir le lâcher, car chaque chapitre en appelle un autre, chaque page nous pousse à lire la suivante, …

 Les personnages sont toujours aussi intéressants…

J’ai découvert avec émerveillement la petite Mia… Cette gamine est à la fois touchante, adorable, intrigante… On ne peut que la prendre en sympathie, je trouve, et s’inquiéter pour elle au vu de toutes les choses qu’elle voit et pourrait voir.

Pour Adam et Sarah, on les retrouve fidèle à eux-mêmes: forts, impressionnants, au caractère bien trempé.

 Quoi que l’on a pu ici trouver une Sarah beaucoup plus craintive et effrayée en apparence, mais que sa fille et l’amour qui les unit rend beaucoup plus forte. Le lien qui les unit est magnifique… on les sent très proches, presque ne faisant qu’un. Malgré le fait qu’elle soit très jeune pour être mère, Sarah fait preuve d’une maturité parfaite quand il s’agit de sa fille.

Adam, il est toujours aussi « à cran » et sur les nerfs, imprévisible et ça le rend parfois difficile à cerner. Mais d’un autre côté, vu ce qu’il voit tous les jours, c’est un peu compréhensible… Par contre, je l’ai trouvé assez « égoïste » dans ce tome ci… un peu trop égocentrique et laissant souvent peu de considération pour ceux qui sont sa famille. Ça m’a un peu déçu de lui… même si cela s’améliorait vers la fin du roman.

S’il y a une chose que je regrette? Que ce dernier tome soit aussi court… c’est passé beaucoup trop vite ! J’en aurais redemandé 🙂

Surtout que tout du long, on n’a pas le temps de dire ouf, l’action et les rebondissements s’enchainent les uns après les autres, on ne s’ennuie pas une seule seconde… et j’ai été très triste, voire déçue, de voir la fin arriver.

Une autre  chose qui aurait pu être un peu plus développée: ce qui se passe exactement entre le chaos et cet univers post-apocalyptique qui nous est présenté. Qu’est devenu le gouvernement? Comment en est-on arrivé là? Comment font les survivants pour s’en sortir? Où trouvent-ils nourriture? Abri? Combien sont-ils exactement? Qu’adviendra-t-il de l’avenir? Je ne sais pas si ce « manque » est voulu, mais cela m’a laissé plein de questions. Bien entendu, cela ne gâche pas la lecture, mais attise ma curiosité.

Ce troisième tome promettait d’être époustouflant, et je dois dire que je n’ai pas été déçue, loin de là… Ce tome se détache des deux autres, nous proposant quelque chose d’innovant et de spectaculaire. Cette saga m’aura éblouie de plus en plus au fil des tomes…

Une chose est certaine : si vous n’avez pas encore découvert cette saga, n’hésitez pas une seule seconde. En ce qui me concerne, il est plus que certain qu’elle fera partie de ces livres que j’aurai plaisir à relire 🙂

Je me suis souvent demandée, en cours de lecture de cette saga, comment je réagirais avec un don aussi maudit… voir les catastrophes, la mort des gens, quelle horreur… Ce n’est pas sans me rappeler la série télé (et le livre) « dead zone », de Stephen King… Comment continuer à avancer en ne voyant que malheur et catastrophe?

Et pour prendre « l’autre côté de la chose », comment réagirais-je  si  je connaissais à l’avance la date de ma mort? Vivrais-je ma vie différemment? Je pense que oui, que j’en profiterais davantage, que je ne perdrais plus une seule seconde.

Je remercie Camille, des éditions Michel Lafon, pour cette découverte.

 

[✎] Le Journal d’Aurélie Laflamme, tome 5 : Championne

Le Journal d’Aurélie Laflamme, tome 5 : Championne
India Desjardins
Michel Lafon
256 pages
14,20 €

Tout va bien dans la vie d’Aurélie Laflamme!
Dans sa famille, c’est l’harmonie totale (si on exclut les divergences d’opinion qu’elle entretient toujours avec sa mère au sujet du ménage). En plus, depuis qu’elle sort avec un gars populaire, sa vie sociale est complètement chamboulée. De nouveaux amis, le respect de ses pairs, des sorties, l’immunité quand elle fait des blagues en classe… Que pourrait-elle demander de mieux?
Rien. À part peut-être un pouvoir paranormal lui permettant de se dédoubler. Car en plus d’apprendre à concilier vies scolaire, familiale, amoureuse et sociale, elle devra s’ouvrir à de nouveaux champs d’intérêt (les sports pratiqués par son chum), soigner son image (pour bien s’intégrer à son nouveau groupe), mais, surtout, rester elle-même (pas facile dans ce tourbillon).
Pour une fille qui n’a jamais été spécialiste des mathématiques, Aurélie additionne les succès, soustrait quelques amis, se sent divisée et multiplie les complications!



Une Aurélie dans toute sa splendeur, qui découvre les difficultés de la vie d’ado… et vous vous en doutez, rien ne se passe comme elle le voudrait 🙂 un bon moment de détente livresque plein d’humour et de tendresse…

  Ahhh Aurélie… Il me tardait de pouvoir lire la suite de ses aventures, car chacun des précédents tomes fut un pur moment de plaisir 🙂 C’est pourquoi, quand Camille, des Editions Michel Lafon, à proposé ce livre, je n’ai pas pu résister …

La couverture de ce livre, à elle seule, est une œuvre d’art et fait rêver…
On y retrouve tous les composants « habituels » de cette saga, qui en font la beauté: des couleurs flashy, ici, un jaune plein de peps et de tonus à l’image d’Aurélie, et des petites touches pailletées, en relief, qui rendent cette cover vraiment girly et très attirante… en tous cas, j’adore… et l’aspect présentation en « journal intime » avec l’élastique pour le tenir fermé est vraiment jolie comme tout…
Que du bonheur que le livre en lui-même, en tant qu’objet… vous l’aurez compris, je suis sous le charme…

  Le style d’India Desjardin est toujours égal, lui aussi: frais, agréable, plein d’humour, de tendresse, …
On est, une fois encore, dans une présentation de texte sous forme de journal intime, celui d’Aurélie, bien entendu… le découpage en journée, grâce à l’effet agenda, permet de donner un certain rythme à l’histoire,  et les nombreux dialogues qui y sont relatés sont vraiment bien indiqué pour accélérer le rythme de lecture, la rendant fluide et agréable, et surtout, permet de s’imaginer les scènes « comme si on y était ».
On reste donc dans la légèreté, les tournures de phrases spontanées, pleine de punch…

Je ne sais pas si cela vient de moi, mais j’ai trouvé l’histoire un peu plus plate que les précédentes… j’ai eu l’impression qu’il y avait moins d’action que d’habitude…
Je vous rassure, je ne me suis pas ennuyée, loin de là, … mais… il y a ce petit je ne sais quoi qui m’a manqué par rapport aux autres tomes… ce qui explique que ce ne soit pas un coup de coeur…
On retrouve donc une Aurélie plus mature, avec une nouvelle école, et plein de changements… on va la voir avoir une vie sociale plus évoluée, des disputes avec ses amis de toujours, mais aussi de nombreuses questions sur l’amour…
Une histoire d’adolescente, quoi, mais racontée de manière tellement géniale!

Aurélie, bien entendu… moins gaffeuse que d’habitude (mais juste un peu, hein), elle devient un peu plus populaire grâce à son histoire d’amouuuuuur avec le beau Iohann..  mais reste quand même un peu dans le flou avec son ex, Nicolas… ça se complique un peu pour elle, mais que voulez-vous, à 15 ans, … c’est de saison 🙂 On voit qu’elle évolue bien, en fonction de son âge me direz vous, mais ce n’est pas toujours le cas dans les livres YA où tout au long, on a parfois l’impression que les personnages ne vieillissent pas vraiment…Ici, il n’en est rien, mais cette évolution apprend aussi à Aurélie à devoir concilier les différentes facettes de sa vie, ce qui mène à des situations compliquées par moment …
Elle est toujours aussi expressive (ses expressions fusent, dans une spontanéité géniale…), dotée d’une imagination à toute épreuve (comme quand elle explique à son amie Kat pourquoi elle a gardé, précieusement, un chewing gum mâchouillé par son ex pour pouvoir, plus tard, faire un clone d’eux deux…)

« Moi: Comme ça prend des années à se biodégrader, j’avais pensé que des scientifiques du futur pourraient trouver ma gomme, prendre les empreinte de nos ADN et nous … cloner »

Kat, dans ce tome, reste la meilleure amie d’aurélie… Best friend forever, … même si parfois, l’amitié qui la lie à Aurélie est mise à rude épreuve… Dans ce tome, on peut voir aussi à quel point Kat est indécise quant à sa vie amoureuse… entre le beau prof de math, le « beau gosse » du club des sciences, et j’en passe… ahh les amours d’adolescentes, que de souvenirs…

Puis on retrouve J-F et Tommy, les amis de Kat et Aurélie… qui eux aussi voient leur vie prendre un certain tournant, mais je ne vais pas trop en dire… et la soeur de Kat, aussi, qui se prend de passion pour la garde-robe et les activités de sa soeur 🙂

Sans oublier la mère d’Aurélie, que j’aime beaucoup, et son copain, François… Mais aussi la Grand-mère d’Aurélie, et le souvenir de son père…

Il y a beaucoup de personnages, dans ce livre, et chacun a son importance, sa spécificité, et est à la fois attachant, troublant et amusant… émouvant aussi… un mélange qui fonctionne à merveille…

l’humour, les situations cocasses, …

l’humour un peu moins présent que dans les autres tomes? (mais vraiment pour dire que je n’ai pas aimé quelque chose et expliquer que ce ne soit pas un coup de coeur… )

Bien que ce ne soit pas mon tome préféré, j’ai encore passé un moment de détente exceptionnel avec Aurélie… L’humour est toujours percutant bien qu’un peu différent des autres fois, un « packaging » toujours merveilleux, des situations rocambolesques, des émotions fortes…

India Desjardins est née le 15 juillet 1976 à Québec. Elle commence par être journaliste et a longtemps été rédactrice pour le magazine Maison décore, avant de découvrir que sa voie est celle de l’écriture de romans. Elle écrit présentement une série de romans pour adolescents intitulée Le journal d’Aurélie Laflamme. Elle a aussi écrit « Les aventures d’India Jones « , un livre pour adulte.

la page Michel Lafon sur l’auteur

[✎] Night World, tome 01 : Le secret du vampire

Night World, tome 01 : Le secret du vampire
L.J. Smith
Michel Lafon (poche)
285 pages
  6,60 €

Le Night World ne se limite pas à un endroit précis. Il nous entoure. Ses lois sont très claires : sous aucun prétexte son existence ne doit être révélée à qui que ce soit d’extérieur. Et ses membres ne doivent pas tomber amoureux d’un individu de la race humaine. Sous peine de conséquences terrifiantes. Découvrez ce qui arrive à ceux qui enfreignent les règles…

Il n’y a plus aucun espoir pour Poppy : sa maladie est incurable. Elle se prépare donc au pire. Jusqu’à ce que James, le plus beau garçon du lycée qu’elle aime en secret, lui fasse le plus fabuleux des cadeaux : un baiser vertigineux qui lui donne accès à son âme. Elle apprend ainsi que James partage ses sentiments depuis toujours, mais fait partie du Night World.
Bravant les interdits de son monde, le jeune homme propose à Poppy de le suivre jusqu’à la mort, et même au-delà. Mais il lui faudrait pour cela devenir un vampire…

Il me tarde de découvrir la suite de la saga! J’ai vraiment adoré cette lecture!

Je dois reconnaître que cette saga me tente depuis pas mal de temps, mais comme souvent depuis que je vogue sur la blogo, je manque de temps pour découvrir tous les livres que j’aimerais lire… (je suis certaine que vous comprenez très bien ce que je veux dire)…
Puis, quand le livre fut proposé en SP dans son format poche par Camille, des Editions Michel Lafon, je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais de saisir cette opportunité pour découvrir le premier tome de cette saga…

Que dire de la couverture… si ce n’est que je la trouve vraiment superbe. Sauf erreur de ma part, elle est la même que celle en « grand format », ce qui n’est pas plus mal car je la trouve vraiment sensationnelle…
Lumineuse, intrigante,  attirante et personnellement, je suis sous le charme… (il en est de même pour celles des autres tomes, d’ailleurs)

Le style de l’auteur est, comment dire… épuré…Les choses sont dites de manière simple, sans tourner autour du pot, on va à l’essentiel dans un style très plaisant.
Ces derniers temps, j’ai pu constater que j’ai plus de mal à accrocher à de la bit-lit « adulte », mais par contre, je suis définitivement fan de son alter-ego « young adult »… je la trouve moins prise de tête, et surtout, sans ces scènes de sexe qui me dérangent quand elles sont présentes à outrance dans mes lectures…
La fluidité de la plume de LJ Smith est telle que les pages se tournent, les unes après les autres, de manière naturelle, rapide (un peu trop, même, j’ai été surprise d’être si vite à la fin), et agréable.
Les nombreux dialogues ne sont sans doute pas étrangers à tout cela… ce que j’apprécie, car cela permet, en tous cas dans mon cas, de me sentir plus impliquée dans le roman, de mieux me représenter les scènes, et donc mieux y adhérer…
Si je devais faire un reproche, cependant, c’est que l’on n’en sache pas un peu plus, que l’on n’aille pas plus en profondeur, que ce soit vis-à-vis des personnages (l’histoire de James, par exemple) ou du Night World.

J’ai trouvé l’histoire intéressante, car on y apprend à découvrir peu à peu le night world, ses règles, et les personnes (ou personnages?) qui le composent.
Certes, l’histoire en soi n’a rien d’original (un vampire, une humaine, une histoire d’amour interdite,… ça ne vous rappelle rien?), et pourtant, dès les premières pages, on est plongé dans la vie de Poppy, James et Phil et on n’arrive pas facilement à en ressortir, car on a tellement envie d’en savoir l’issue…
Il y a une vision de l’amour dans le Night World qui m’a beaucoup plu, … qui ressemble un peu à la vision que j’ai de l’amour…

« Dans le Night World il existe une idée selon laquelle tout être aurait son âme soeur, qui vous correspond parfaitement et vous est destinée »

A part cela, j’ai aimé découvrir les différentes « races » qui composent le Night World, même si encore une fois, il est un peu dommage qu’on ne les aborde pas un peu plus en profondeur… Vois les origines des races, leurs différences, … (ceux qui sont des « vampires nés », et les autres, etc…), et pourquoi pas, plus de détails en matière de « description » de la transformation, des sensations ressenties… Peut-être aurais-je réponse à mes questions dans la suite de la saga. Maintenant, je me rends bien compte aussi qu’on est dans du YA, et que du coup, cela va moins loin que les livres pour lecteurs plus avertis, ceci expliquant probablement cela…

Poppy, je l’ai adorée… j’ai aimé sa force, son courage. L’annonce de la maladie, à issue fatale, pour un adulte n’est déjà pas une chose facile, mais c’est encore pire quand il s’agit d’une ado qui, à priori, a encore toute la vie devant elle, ou devrait l’avoir.  On peut ressentir sa peur, sa détresse, à l’annonce de la gravité de sa maladie, le vide qu’elle ressent parce que son ami n’est pas là à ses côtés à ce moment là, et pourtant, elle reste digne, elle reste forte… Elle prend la chose d’une manière tellement mature et calme, je trouve.
J’ai vraiment accroché à cette jeune fille, du début à la fin… son innocence, sa naïveté et a contrario sa détermination, sa force de caractère.. j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour elle…

James, …ahhh James… Dès le départ, on peut ressentir qu’il y a plus que de l’amitié entre lui et Poppy, contrairement aux apparences qu’il essaie vainement de donner.. Il a beau essayer de se plier aux règles de vie du Night Wolrd qui lui sont inculquées depuis sa plus tendre enfance, certaines choses ne se contrôlent pas.. J’ai aimé son côté « chevalier servant », attentionné, tendre…
« Je te l’ai dit. On n’aime pas quelqu’un à cause de son apparence ni de ses vêtements ou de sa voiture. On aime quelqu’un parce qu’il chante une chanson que personne d’autre ne peut comprendre. »

Puis, il y a Phil… Je dois avouer que ce personnage est tout aussi fascinant que les deux précédemment abordés… ce qui est le plus surprenant? Son dévouement total pour sa sœur, la manière dont il est prêt à tout pour la protéger, sans lui poser la moindre question ou presque. Cet amour fraternel est très beau à découvrir au fil des pages…

les personnages, la couverture, le style agréable et facile…

le manque de profondeur de certains éléments

En conclusion? Malgré le petit sentiment de « manque » ou d’inachevé qui pourrait ressortir du fait qu’il y ait parfois trop peu de profondeur, j’ai adoré cette lecture, elle m’a enchantée, et définitivement convaincue de lire la suite…

Je le conseillerais surtout à ceux qui ont aimé Twilight, vous vous en doutez…

L. J. (Lisa Jane ou Ljane) Smith est une auteur américaine vivant en Californie. Ses livres sont destinés aux jeunes adultes et combinent une multitude de genres:horreur, science-fiction, fantaisie, romance.

Ses livres sont peuplés de façon caractéristique par des personnes inhabituellement belles, humaines ou surnaturelles, la plupart jeunes, ou tout au moins d’apparence juvénile. Ses histoires portent habituellement sur un conflit entre le bien et le mal, tournant autour d’un personnage ambigu central, qui, tout en essayant de séduire l’héroïne et la pousser vers l’obscurité, finit par lui-même renaître dans la lumière et devient ainsi un héros. Parfois, ce scénario est inversé, ou est une variation sur le thème. Dans la série Night World, le conflit bien/mal est institutionnalisée en une conspiration qui altère la réalité.

source: Livraddict

[✎] Emily the Strange, tome 3 : dans le noir

Emily the Strange, tome 3 : Dans le noir
Rob Reger
Michel Lafon
237 pages
14,95€

Emily n’a jamais aimé l’école, et encore moins les élèves qu’elle y croise.
Pour éviter cette galère, elle passe un marché avec sa mère : elle pourra étudier à la maison, à condition d’ajouter à son programme l’histoire de sa famille. Ce compromis ne l’enchante pas plus que ça, jusqu’à ce qu’elle fasse une bien curieuse découverte. Une de ses ancêtres, qui lui ressemble étrangement, aurait été assassinée par un membre de sa lignée. Ni une ni deux, Emily emprunte sa Machine à dépasser le temps pour atterrir en 1790.
Dans ce nouveau journal encore plus décalé, Emily enquête sur le sombre passé de ses aïeux. Et le fantôme bégayant de sa tante Millie ne lui facilite pas la tâche… Bienvenue au club de l’étrange !


J’avais déjà adoré le premier tome de cette saga, ce troisième est dans la même lignée…


J’ai eu la chance de découvrir ce livre dans le cadre d’un partenariat avec Livraddict… Quand je l’ai vu en proposition, je n’ai pas hésité une seule seconde… En effet, j’avais déjà fait la connaissance de Emily the Strange par le premier tome de la série, et j’avais tellement adoré ce personnage haut en couleurs que j’avais hâte de la retrouver pour de nouvelles aventures…


En un mot? Superbe… Très travaillée, elle reste cependant très sobre par le peu de couleurs présentes: noir, rouge et blanc… les seules couleurs de tout le livre d’ailleurs… On y retrouve Emily et ses chats… ça correspond bien au caractère du personnage… et j’adore cette couverture.


Un sans faute pour Rob Reger! Le style qu’il emploie ici est tout simplement magnifiquement adapté au roman! Un langage simple mais qui correspond à Emily et son caractère… Des tournures de phrases simples, parfois sans verbe, mais qu’importe! C’est ainsi que l’histoire passe le mieux.

Le fait que le livre nous soit présenté sous forme de journal intime est tout simplement entraînant… On a vraiment l’impression d’accompagner la fillette dans ses aventures, et de faire partie intégrante de son histoire.

L’auteur manie également l’humour décalé d’une main de maître… pour mon plus grand bonheur.


C’est celle D’Emily, jeune fille gothique et terriblement originale…
Et ce que j’aime c’est que bien que complètement farfelues, les aventures qui vont lui arriver entraînent le lecteur comme si tout était naturel, comme si l’on voyait cela tous les jours.

Le début du livre est relativement calme. On découvre Emily qui, asociale comme on la connait, persuade sa mère de la laisser suivre ses cours à domicile… Donc tout le début du roman tourne autour des raisons qui poussent la charmante Emily à détester l’école, et comment elle va s’évertuer à arriver à ses fins.  C’est là qu’elle aura un cours, donné par sa mère, sur la généalogie de sa famille.

Dans ce tome, elle nous embarque dans l’histoire de sa famille, et quelle meilleur moyen, pour apprendre à connaître ses lointains ancêtre, que de prendre la machine à démonter le temps (construite dans un tome précédent de la saga) pour aller les rencontrer, en vrai, à leur époque?

Mais vous vous en doutez bien, les choses ne se passent pas vraiment comme elle le voudrait, et les choses tournent vite au vinaigre… On va de rebondissements en surprises, et en fous-rires.


Emily, comme je l’ai dit plus haut, est donc une jeune fille assez particulière… Gothique, elle est accompagnée de ses chats noirs (dont Mystère, qui l’accompagnera dans ses aventures). ce que j’aime chez elle, c’est avant tout son humour décalé, son caractère déjanté, la façon si naturelle qu’elle a d’appréhender la vie et ses composantes… Dotée d’une imagination sans fin, elle adore inventer des choses, dont sa fameuse machine à démonter le temps. Elle a le chic pour se mettre dans des situations impossibles, mais c’est ce qui fait son charme. ce que j’adore aussi chez elle, c’est sa manière de s’exprimer, son vocabulaire, ses expressions, les mots qu’elle invente… De même, j’adore la manie/manière qu’elle a de tout le temps faire des listes, de tout notifier sous cette forme 🙂

Lili, c’est son arrière arrière arrière… grand tante… Décédée en 1790 à l’âge de 13 ans, c’est son histoire qui va encourager Emily à faire se retour dans le passé. Au départ très timide, très réservée, et très peureuse, j’ai aimé la voir évoluer tout au long du roman.

Boris, c’est le « méchant », équivalent du passé de Attikol, ennemi juré d’Emily. Personnellement, je trouve que ni l’un ni l’autre ne sont très futés, mais ils sont, l’un comme l’autre avide d’argent. Et pour en acquérir d’autant plus,ils sont vraiment prêts à tout!

Jackey et Caleb, sont eux aussi de la même famille. Sous la coupe respectivement d’Attikol et de Boris, ils peuvent lire dans les pensées des gens (ce qui, vous en conviendrez, peut être très pratique). Tout au long du roman, on se demande (en tous cas, moi oui) à qui ils vouent réellement une réelle loyauté.

  Une chose que j’adore plus que tout dans cette saga, c’est que l’histoire est illustrée, à chaque pages, de très nombreuses illustrations vraiment géniales… Personnellement, j’en suis sous le charme 🙂 elles sont drôles, illustrent bien l’histoire, et reflètent, une fois encore, le caractère hors du commun d’Emily.

Désolée pour la qualité pourrav’ des photos, mais je les ai prises avec ce que J’avais sous la main, à savoir mon vieil Iphone qui fait la tête…

Tout! les personnages, le style original, une historie décoiffante

euh.. d’arriver si vite à la fin?

Je pense que pour bien apprécier ce roman, il est nécessaire d’avoir lu au moins le premier tome de la saga, et encore mieux, les deux premiers, car on retrouve dans le troisième des éléments des deux précédents tomes… (origine du Golem, de la machine à démonter le temps, de son amnésie, …) Maintenant, il est possible de suivre l’histoire sans cela, mais il y aura des lacunes qui pourraient laisser le lecteur dans l’incompréhension de certains éléments.

Rob Reger est l’auteur des livres Emily the Strange.

Emily est née en 1993 sous la plume de Rob Reger qui l’inventa pour une marque de skateboards à Santa Cruz. Quand, par la suite, Rob Reger s’installa à San Francisco pour créer la ligne de vêtements Cosmic debris, il utilisa tout naturellement son personnage.

Pendant huit ans, la petite fille en noir orna T-shirts, montres-bracelets et tapis de souris. Aujourd’hui, Emily est devenue l’égérie de millions d’adolescents à travers le monde.

Rob Reger vit dans la Bay Area