Ma meilleure ennemie de Maggie Robb

Image27Jackie gère sans heurts apparents son divorce avec Luke, le père d’Anna et de Ben, jusqu’à l’arrivée d’Isabel dans la vie de son ancien mari. Dès lors, elle attise avec intelligence, la haine des enfants contre leur nouvelle belle-mère.
Un jour, pourtant, Jackie découvre qu’elle est atteinte d’un cancer. Tout bascule. L’épreuve devient révélation et bien des choses vont changer. D’après le film éponyme.

Ma meilleure ennemie de Maggie Robbs
Editions France Loisirs
1999 – 211 pages
Sur Amazon uniquement d’occasion

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Celle qui en savait trop de Linwood Barclay (2014)

Editions France Loisirs
301 pages | Traduit par Renaud Morin

Genre: Thriller
Mots clé: médium, disparition, voyance

 

Keisha est une charmante arnaqueuse. Cette fausse médium offre ses services moyennant finances à toutes les âmes en détresse, en particulier aux familles en quête d’un proche disparu…
Et justement, Wendell Garfield a perdu sa femme, partie un jeudi soir pour faire ses courses hebdomadaires, mais qui n’est jamais rentrée.
Quand Keisha vient frapper à la porte du mari désespéré pour lui proposer son aide, elle ne se doute pas que, pour une fois, ses « visions » vont frôler de très près la vérité. Alors pourquoi Garfield semble-t-il si violemment contrarié?
Keisha n’a décidément aucun don de voyance: elle vient de se jeter dans la gueule du loup

 

Ma note

4 sur 5

 

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avis 5 Il y a un bout de temps que je voulais découvrir la plume de Linwood Barcley, et un jour, ne sachant pas quoi lire, je cherchais un livre pas trop long… et j’ai penché pour Celle qui en savait trop.

Je dois dire que pour une première approche de l’auteur, je ne suis pas déçue… Cela m’a permis de faire sa connaissance dans la simplicité et cela m’encourage à continuer… Par contre, j’ai eu beaucoup de mal à faire cette chronique, car je ne savais pas quoi dire du livre.. il est rare que cela m’arrive, mais ce fut le cas avec cette lecture.

« C’est ridicule, dit Marcia Taggart. Tu es en train de me dire que cette femme va deviner où est Justin rien qu’en touchant un objet qui lui appartient ? Tu te fous de moi ? Elle va établir une sorte de lien psychique avec lui en tripotant une de ses figurines de petit garçon ou en enlaçant son oreiller ? Tu me prends pour une imbécile ou quoi ? »

Le ton est donné… la fan de Médium que je suis a tilté et a eu son attention toute attirée par le récit. J’avais hâte de démêler le faux du vrai, et de voir comment cela allait évoluer.

«Il était convaincu que certaines personnes possédaient réellement cette faculté, sentaient des choses inaccessibles aux autres. Il regardait même les rediffusions de Ghost Whisperer, ce qui rendait sa mère folle. Marcia disait qu’elle pourrait probablement aussi inciter les morts à communiquer avec elle si elle se baladait tout le temps en robe courte dos nu comme Jennifer Love Machintruc. »

Et si en plus, on fait référence à ma série préférée qu’est Ghost Whisperer, c’est parfait, que demander de plus ?

Par contre, j’ai été un peu surprise par le manque de suspense durant la lecture. On m’avait vanté le don de l’auteur pour faire naître un suspense insoutenable, et là, par contre, cela n’a pas été le cas. Oui, il y a un peu de suspense, oui, on se pose pas mal de questions, oui, il y a de l’intrigue.. mais pas autant que je ne l’aurais souhaité, c’est un peu dommage.

Je ne sais pas si c’est dû au fait que le roman soit un peu plus court que les autres et  que du coup, il a été « plus à l’essentiel » en laissant certaines choses de côté… je ne sais pas…

Point de vue des personnages, sans vous en dire trop, j’ai vraiment apprécié le personnage de Keisha  et son évolution tout au long du roman…

Par contre, le personnage  de Kirk est détestable, le genre d’homme qu’on a envie de voir dégager au plus vite..

Point de vue thème, oui, il n’a rien de novateur, mais j’ai envie de dire que ça, je m’en fiche, du moment que c’est « efficace », et c’est le cas ici…

Sinon, dans l’ensemble, j’ai adoré la lecture, et moi qui « traînait la patte » dans mes lectures ces dernières semaines, là, je l’ai dévoré en deux jours, donc j’étais ravie.

Je n’ai qu’une hâte, découvrir un autre titre de l’auteur parmi ceux un peu plus conséquents, pour voir si le suspense y est plus présent et plus omniprésent, surtout…

En tous cas, si vous ne connaissez pas encore l’auteur, je vous conseille ce titre.. .

Ce livre s’inscrit dans le challenge Découverte d’auteurs, de mon amie Isa 🙂

 

 

[Témoignage] Ne dis rien… (Cathy Glass)

Ne dis rien…
Cathy Glass

Editions France Loisirs (2012)
352 pages
Traduit par Anne Bleuzen

Quand Reece, sept ans, est confié à Cathy Glass, mère d’accueil, le petit garçon est déscolarisé et a déjà été renvoyé de nombreux foyers. Dernier d’une famille de six enfants tous placés, il est extrêmement violent.
Portée par son désir de secourir cet enfant en détresse, Cathy va tenter de comprendre son histoire. Mais Reece, lui, ne parlera pas : sa mère lui a fait promettre de ne rien dire.
A force d’obstination, la jeune femme va découvrir… un abominable secret de famille. Pourra-t-elle désormais aider Reece à guérir des terribles démons qui le hantent ?

ce que j'en ense

4 - un tourbillon d'émotionsCeux qui me suivent le savent, j’ai toujours eu un intérêt pour les livres traitant de l’enfance, et plus particulièrement sur les enfances atypiques, maltraitées, difficiles, etc…

De ce fait, quand j’ai vu ce livre et lu sa quatrième de couverture, il ne m’a pas fallu longtemps pour savoir qu’il me fallait le lire.

Ce témoignage, comme la quasi-totalité des témoignages, d’ailleurs, est narré à le première personne du singulier… Cela permet une meilleure implication, et surtout, de faire passer au mieux les émotions, les ressentis, la vie de celle maman d’accueil.

En dehors de ça, il est difficile ici de parler de style… Elle parle avec son cœur, avec ses tripes… Elle nous raconte son histoire avec le petit Reece telle qu’elle l’a vécue, telle qu’elle l’a ressentie, avec les bons et les mauvais côtés. On peut sans peine ressentir ses joies, ses petites victoires, mais aussi ses craintes…

J’ai aimé le fait que cette maman d’accueil fasse référence à l’histoire d’autres enfants qu’elle a déjà raconté dans d’autres livres… Cela me donne vraiment envie de découvrir ces autres enfants, leur destin, leur histoire…

« Quand Jodie, la petite fille dont j’ai raconté l’histoire dans Violentée, était venue vivre chez nous, trois ans auparavant, elle avait établi une sorte de record du nombre de familles d’accueil : nous étions la cinquième en quatre mois. Les enfants traumatisés par des maltraitances sont soit terriblement renfermés, soit, ce qui est le plus fréquent, en colère, méfiants, violents et agressifs. »

Je dois avouer que je tire mon chapeau à ces personnes qui ont tellement d’amour à donner qu’ils acceptent d’aider ainsi ces enfants que la vie n’a pas épargnée. Cela demande un courage, une force de caractère et un don de soi magnifique…

Reece, le petit garçon dont il est question dans cette histoire, m’a énormément touchée…. Son évolution, ses attitudes, ses mots parfois, m’ont clairement mis les larmes aux yeux, et j’avais franchement le cœur qui se serrait pour ce petit garçon au fur et à mesure que l’on découvrait son histoire (on découvre petit à petit le passé de l’enfant, en même temps que Cathy Glass)

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié ce livre, et si vous aimez les livres-témoignages, je vous le conseille… Prévoyez la boite de Kleenex et ayez le cœur accroché, car ce livre vous le retournera en un clin d’œil.

d'autes l'ont lu

   

 

[✎] Angie, 13 ans, disparue (de Liz Coley)

angie 13 ans fiche

En camp de vacances, Angie, 13 ans, disparaît… Elle revient chez elle, persuadée de s’être seulement égarée quelques heures. En réalité, trois ans se sont écoulés. Trois ans sans le moindre souvenir, si ce n’est de profondes cicatrices aux chevilles et aux poignets, et une étrange bague à l’annulaire. Tout laisse à penser qu’Angie a vécu l’enfer… Mais que s’est-il réellement passé ? Et pourquoi a-t-elle tout oublié ?

ce que j'en ense

J’ai acheté ce livre chez Belgique Loisirs parce que tant le titre, la couverture que le résumé ont réussi à me séduire… Ce n’est plus un secret, j’adore les histoires d’enlèvements, de disparitions, de secrets enfouis, de mystère… ce livre entrait donc parfaitement dans tout ce que j’aime…

Je n’ai d’ailleurs pas pu résister longtemps et l’ai très vite ouvert…

Généralement, je suis toujours « méfiante » avec les livres vis-à-vis desquels j’ai des attentes assez fortes, car souvent, la déception est d’autant plus forte, mais pour celui-ci, il n’en est rien… il a été au-delà de mes attentes, et c’est un énooorme coup de cœur.

L’écriture est vraiment très agréable à lire, et elle m’a accrochée dès les premières pages, dès les premières lignes. Il est vraiment très addictif, et quand on l’ouvre, on n’a qu’une envie, continuer à tourner les pages et connaître la suite pour savoir ce qu’il en sera.

Le personnage d’Angie est  vraiment très attachant… on la prend très vite en sympathie, on ressent son mal-être, sa détresse, … On la voit passer du déni (pour elle, elle a toujours 13 ans, et n’a été absente qu’un court laps de temps le temps d’un camp scout), à la découverte de son passé, à la colère, à l’acceptation…  Je me suis vraiment sentie connectée à elle et ressentait ses émotions. J’adore quand un livre parvient à m’émouvoir de cette manière.

Un autre personnage qui m’a beaucoup ému, c’est son père… J’ai trouvé sa manière de réagir au départ assez déroutante, puis très touchante… j’aurais aimé faire « un peu plus connaissance » avec lui.

Tout le long du livre, on va suivre avec Angela (Angie pour les intimes) la thérapie qui va l’aider à se souvenir de ce qui s’est passé durant les trois ans qui se sont écoulés sans lui laisser le moindre souvenir, la moindre trace. Il est vraiment très intéressant de vivre avec ce cheminement, et de découvrir en même temps qu’elle ce qui s’est réellement passé.  Certains passages sont assez durs, mais malgré tout impossible de poser le livre…

L’auteur réussit là pour moi un coup de maître, un livre magnifiquement écrit, que je vous conseille sans aucune hésitation. Je ne peux pas vous en parler autant que j’en aurais envie, par peur de vous en dire trop et vous spoiler… Mais une chose est certaine, n’hésitez pas à vous y plonger…

lectures communes challenges

 1 mois-1000 pages_ crouton Pour ces deux challenges, Challenge des 1001 pages et 1 mois 1000 pages, ce livre me fait avancer de 384 pages…

Pour le challenge des 170 idées, il correspond au thème 22. une pièce d’un vêtement, avec la robe d’Angie que l’on voit en couverture.

  

d'autes l'ont lu

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[✎] Ne dis rien à personne

Ne dis rien à personne
Marianne Marsh
  France Loisirs
307 pages
17,50 €

Le père de Marianne est violent, sa mère alcoolique. A l’école, tel un vilain petit canard, ses camarades la rejettent et les professeurs la tolèrent à peine. Une seule personne lui donne cette attention dont elle a tant besoin : un voisin. Un homme qui réalise rapidement que Marianne est une proie facile et sans défense. Celle qu’il appelle sa « petite Lady » devient ainsi son amante, alors qu’elle n’a que 8 ans. Il ne cesse de lui répéter : « Ne dis rien à personne… ». Enfermée dans une spirale de honte et de peur, Marianne garde le secret. Jusqu’à ce jour où, à 13 ans, elle tombe enceinte. Et le pire est encore à venir…


Un livre poignant, que j’ai adoré, même s’il m’a souvent tiré les larmes des yeux…

J’ai toujours aimé les livres « témoignages », parce qu’ils touchent directement au coeur, ils mettent les sentiments sans dessus dessous, et personnellement, j’ai tendance à avoir envie de connaître des histoires vécues… sans doute parce que cela permet une plus grande empathie, une plus grande compréhension relative de l’être humain, mais surtout, parce que cela permet aussi d’une part de pouvoir prendre connaissance de certains signes qui pourraient alarmer dans certaines situations, mais aussi parce que cela donne un tout autre regard sur sa propre vie et fait relativiser pas mal de choses…

elle est simple, mais m’a tout de suite attirée… Je trouve qu’à elle seule elle fait déjà passer tellement d’émotions

Je ne sais pas si l’on peut franchement parler du style de l’auteur dans ce genre de récit… ils sont tout simplement écrits par les mots du coeur, et il est difficile d’en juger. Tout ce que je peux en dire, c’est qu’il fait passer le message et les émotions sans tomber dans le psycho dramatique, en conservant une énorme simplicité, humilité et dignité. c’est ce que j’ai vraiment apprécié, et qui a fait que j’ai pris encore plus de « plaisir » à la lecture de ce livre… non pas que ce que je lisais soit « plaisant » sur le fond, je vous « rassure », mais sur la forme.

Le résumé à lui seul donne le fond de l’histoire. je ne vois pas que dire de plus, si ce n’est qu’effectivement, on se dit qu’une fois qu’elle tombe enceinte, les choses vont s’arranger pour elle, que ça va lui ouvrir une porte vers un avenir un tant soit peu meilleur et faire éclater la vérité… on dit toujours que quand on touche le fond, on ne peut pas aller plus bas… pourtant, alors que Marianne était plus bas que bas, le fond n’était pas encore là… le bout du tunnel tant attendu tarde encore et toujours à venir, les choses vont de mal en pire…

Je ne comprends pas ces parents incapables de tenir leurs responsabilités, qui ne sont pas capable d’écouter leurs enfants, les aimer, les protéger, … Comment peut-on ainsi détruire l’enfance de la chair de sa chair et continuer à vivre comme si de rien n’était?

Marianne, enfant puis jeune fille, n’a jamais eu le loisir de vivre comme les autres enfants… pas de jouet, pas de beaux vêtements, pas de soins prodigués… et malgré tout, elle se bat, contre la vie, contre le désamour de ses parents, contre la terre entière finalement. Malgré son jeune âge, j’admire son courage, sa force et sa détermination. Enfant non désirée, elle ne cesse de se battre pour mériter sa place dans sa famille ou dans la société…

Son père, violent, alcoolique, n’a de respect ni pour sa femme ni pour sa fille. Le genre de père détestable qui donne juste envie de le détester chaque jour davantage.Ivre comme pas possible dès qu’il reçoit sa paie, il attend de sa famille qu’elle lui soit entièrement dévouée et que tout soit centré sur lui quand il est à la maison… que le repas soit fait, qu’on l’écoute, qu’on n’essaie surtout pas de le contredire… et quand la mère essaie, ou la fille, les coups pleuvent, peu importe les conditions…

La mère de Marianne, elle est totalement démissionnaire de son rôle de mère, finalement, tant elle est oppressée par celui d’épouse, et encore… La maison ressemble à un taudis, elle ne s’occupe ni des enfants, ni du ménage, et n’a que faire des états d’âme de sa fille, et encore moins de ce qui peut lui arriver…

Puis il y a le voisinhomme bien sous tous rapports, en apparence, père de famille tranquille et avenant envers ses voisins. Le genre de voisin que tout le monde voudrait avoir, toujours prêt à rendre service, mais finalement, un salopard de la pire espèce qui puisse exister sur terre… Il va entraîner la petite Marianne dans une spirale infernale, la rendant d’abord dépendante à lui, sachant où le bat blesse dans sa propre famille (le manque d’attention et d’amour de ses parents) et s’en servant ensuite contre elle.

je dois avouer que si vous désirez lire ce livre, ce que je vous conseille fortement, prévoyez la boite de mouchoirs à côté de vous, car il tire droit dans le coeur, et ne cessera de vous émouvoir et vous mettre le coeur à l’envers.

un style simple, sans tomber dans l’excès.

Il est difficile de parler d’un tel livre, car je ne peux que donner mon avis et vous parler un peu des protagonistes, mais il serait malvenu de juger l’auteur ou l’histoire. Je reste admirative du courage de cette enfant, et ressent une colère, une haine indescriptible, envers ces individus qui sans vergogne, viennent voler leur innocence à ces enfants. Je ressens aussi une forte incompréhension à l’égard de ces parents incapables d’aimer leurs enfants. Je n’ai sans doute pas à les juger, mais comment rester insensible face à de tels comportements…

[✎] Pieds nus, en smoking

Editions France Loisirs (Piment)

Publié en 2008 ~ Langue : Française ~ 253 pages

Quand j’en ai vraiment par-dessus la tête, je cuis un crabe. J’abandonne tout, absolument tout, pour courir chez le poissonnier où je choisis mon crustacé avec le plus grand soin. Il doit avoir une belle couleur, réagir à la stimulation et peser un bon kilo. Sitôt rentrée chez moi, je m’enferme avec lui dans la cuisine. […] Je surveille toujours avec attention cette cuisson pleine de promesses. Une heure en tête-à-tête avec mon crabe. A le décortiquer à ma façon, presque cérémonieuse, à le dépouiller de ses chairs succulentes et nacrées, à recueillir son corail et ses œufs. Une heure entière à le savourer des yeux, du nez, des doigts, de la langue. Une étrange félicité s’empare de moi pendant que je dispose assiette, saladier, casse-noix, solide couteau et longue pince sur la table. J’ai fait poser un verrou sur la porte de la cuisine. La cuisine est mon domaine. Ainsi que le jardin… Elle est femme au foyer, mère de jumeaux qu’elle trouve affreusement laids. Ce soir, elle reçoit dans sa villa cossue les collègues et le patron de son mari. Pas question de commettre la moindre erreur, l’époux compte bien décrocher une promotion à la fin du repas. Mais toutes les bonnes volontés du monde ne peuvent rien quand le cauchemar s’invite à dîner… Porté par une écriture cocasse et corrosive, Pieds nus, en smoking livre un récit singulier, décalé mais lucide. Une satire sociale hilarante sur la déprime des cadres et le baby-blues.

Pouark! J’ai détesté…

J’aurais dû éviter de perdre mon temps…

On m’avait prêté ce livre car la quatrième de couverture me tentait beaucoup, mais au-delà de ça, grosse déception…

Je n’ai vraiment pas aimé le ton employé par l’auteur…corrosif, agressif, cinglant, il me laisse un goût amer dans la bouche…

Ajoutez à ça une héroïne, Maud, qui nous raconte son histoire à la première personne… mais au-delà de ça… on se demande si elle est là pour autre chose que de la figuration décorative… Son côté déprimé voire dépressif m’a exaspérée…

Le roman est court, et heureusement, sinon, je ne l’aurais même pas terminé, je pense.

Le côté satyre sociale aurait pu être intéressant s’il avait été mieux amené… le climat qui règne tout du long du roman est lourd, pesant, désagréable à l’extrême.

Des petites scènes entre le tragique et l’humoristique sont supposées alléger l’ambiance, mais m’ont fait l’effet inverse.

Aucune action, aucune émotion, pas de rebondissements phénoménaux… rien d’accrocheur..

Bref, j’ai vraiment forcé pour finir se livre, et avec le recul, je me demande si j’ai bien fait…

Maintenant, je suis certaine que ce livre devrait plaire à bon nombre, mais en tous cas, pour moi, c’est un flop…

[✎] L’enfant du mensonge

Editions France Loisirs
Publié en 2003 ~ Langue : Française ~ 363 pages

Quatrième de couverture:

« Tout était si beau. Après une enfance cauchemardesque, Mary a enfin rencontré, en la personne de Gunther, étudiant en médecine, un homme tendre et attentif qui lui promet le bonheur. Mariage, voyage de noce,une grossesse certes un peu plus rapide que prévu mais non moins désirée. La naissance d’une adorable petite fille, Maria. Puis un jour, le choc : une inconnue se présente à la porte, prétendant être la légitime épouse de Gunther. Sous l’apparence si lisse du jeune médecin se cache un visage plus sombre, des mystères qui menacent le bonheur de Mary. Et il y a surtout ce secret qui entoure la naissance de Maria, cette petite qui ressemble tellement – trop ? à sa mère…?

  Pouark! J’ai détesté…

La romance et moi, ça ne fait vraiment pas bon ménage… Au moins, j’ai essayé…

Je dois reconnaître qu’il est très rare que je me lance dans ce genre de livre, à savoir la lecture d’un livre de romance. J’associe cette appellation au mielleux, au « cucul la praline », et j’ai horreur de ça en matière de littérature, même si je me laisse parfois tenter par de telles histoires en téléfilm quand j’ai envie de me vider la tête.

Dans « l’enfant du mensonge », le début était prometteur… on y découvre l’histoire du personnage de Mary, que j’ai aimé, pris en sympathie dès le départ.

Et puis… ce qui devait arriver arriva… on est tombé dans le mélo, dans le niaiseux, et j’ai décroché voire détesté… Je n’ai d’ailleurs pas pu continuer la lecture, cela tenait du calvaire pour moi, car cette ambiance me pesait et m’ennuyait.

Je crois que je ne suis pas prête de retenter le coup avec un livre de pure romance …

[✎] L’Enfant d’Emma

Editions France Loisirs
Publié en 2009 ~ Langue : Française ~ 425 pages

En une seconde, la vie d’Emma bascule dans l’horreur. Les portes du métro se referment sur son fils de 13 mois et l’enfant disparaît aux côtés d’une inconnue. Emma a beau appeler à l’aide, la police refuse de la croire. A-t-elle vraiment un enfant ? L’a-t-on réellement enlevé ? Emma ne peut alors compter que sur elle-même pour tenter de retrouver son fils, quoi qu’il lui en coûte…

Ce livre entre, une fois de plus, dans cette catégorie de livres qui me touchent et m’interpellent: celle des enfants victimes, des enfants enlevés,disparus ou tués.

Ce thriller commence sur les chapeaux de roue, et dès ce départ, on se fait embarquer dans l’histoire terrible que vit cette mère, voyant son enfant s’éloigner, sans elle, dans le métro. Et on frissonne en se mettant à la place de cette femme qui se retrouve désemparée, désœuvrée, …

Les personnages n’ont rien d’originaux en soi: une mère de famille au bout du rouleau, un ex flic qui a démissionné pour protéger ses valeurs, d’autres flics qui ne prennent pas en considération les dires d’une femme qui leur parraît fragile psychologiquement…

Mais malgré tout, on prend les uns en sympathie, les autres en grippe, et l’un dans l’autre, on évolue agréablement dans l’histoire à leurs côtés.

Le personnage d’Emma est bouleversé et bouleversant. Qui ne serait pas touché par cette histoire? D’un autre côté, je me dis qu’elle a par moment un côté très naïf, au point de laisser son enfant à peine récupéré à une personne qu’elle ne connaît ni d’Eve, ni d’Adam.

On s’identifie facilement au personnage d’Emma… tout en priant de ne jamais connaître ce qu’elle connaît.

Point de vue du style, le livre est écrit de manière assez simple, mais reflétant à merveille les sentiments et les émotions ressenties… c’est comme si on y était. Ce qui rend le récit passionnant et captivant…les pages se tournent les unes après les autres, de manière fluide et régulière, … C’est plus fort que moi, je voulais connaître la suite, et ai donc lu les quelques 400 pages en moins de 2 jours.

L’histoire, elle est à la fois « commune » (dans le sens où le thème n’est pas novateur), terrifiante (de par son thème) et entraînante. On a de plus en plus envie de savoir ce qui s’est passer, et ce qui va se passer.

Les petits retours en arrière, dans le passé d’Emma et le père de Richie, permettent de mieux comprendre leur relation, et les réactions. Cela permet de mieux connaître Emma, et de la prendre encore plus en sympathie.

Il y a malgré tout certaines incohérences… comme le fait qu’on ne cesse d’insister sur le fait qu’Emma soit sans le sou, qu’elle peine à boucler les fins de mois et payer son loyer, mais pourtant, elle semble avoir un compte en banque qui se remplit tout seul: elle peut sans peine, du jour au lendemain, se payer deux billets d’avion pour la France, ou une chambre d’hôte à l’improviste pour passer la nuit après une virée à la mer improvisée… C’est malgré tout un peu contradictoire…

Mais cela n’a pas dérangé ma lecture plus que ça, j’ai vraiment adoré ce livre, même s’il m’a à de nombreuses reprises serré le coeur…

Dans l’ensemble, un très bon thriller à découvrir absolument. Emouvant, passionnant, intriguant… tout en simplicité et en émotions.

[✎] Le berceau vide

·•●oO Ca parle de quoi? Oo●•·
´`·.·´`
Sylvie ne s’est absentée que cinq minutes et cela a suffi pour qu’on enlève son bébé. Avec le temps, les chances de le retrouver s’amenuisent mais il y a pire : Sylvie est soupçonnée, par le FBI et Peter, le père de la petite fille, de s’être débarrassée de son enfant. Une seule solution reste à Sylvie : mener sa propre enquête pour retrouver le bébé…
·•●oO Et j’en pense quoi? Oo●•·
´`·.·´`
Waouw, ce livre est bouleversant…
Je ne m’attendais pas à ça quand j’en ai commencé la lecture, mais ce roman est tout simplement un thriller haletant…
Il m’est assez difficile de trouver les mots pour exprimer ce que j’ai ressenti, car j’ai tellement envie de vous en parler que je risque de spoiler l’histoire, … ce que je ne voudrais pas…
Voilà un petit point de présentation des différents personnages principaux… (c’est un bon début, non? )
Sylvie, jeune femme souvent en conflit avec elle-même, souffrant d’un trouble de l’attention depuis l’enfance. Son plus grand bonheur: la rencontre avec Peter, son futur mari, qui lui a donné sa plus grande joie sous les traits de Calli, sa fille. Très influençable et naïve, elle a du mal à faire le point sur ce qui est bien ou pas, et c’est ainsi qu’elle va laisser sa fille de quelques minutes seule à la maison le temps d’aller faire une course « parce que Peter lui a dit de ne pas toujours être sur le dos de leur fille », de la laisser parfois seule… C’est ce qu’elle a fait… une erreur dont elle paie les lourdes conséquences.
Peter, homme d’âge mur, toujours obnubilé par son travail, toujours en déplacement pour l’une ou l’autre affaire urgente. Attentionné envers Sylvie, il essaie peu à peu, depuis leur rencontre, de lui donner confiance en elle,… il tente de la défaire de l’emprise qu’à sa mère sur elle, et lui faire comprendre qu’elle est tout aussi capable que n’importe qui si elle se donne la peine de se concentrer.
Hannah, mère de Sylvie. C’est une femme très autoritaire et convaincue que sa fille n’arrivera à rien à cause de son trouble de l’attention. Elle a d’ailleurs tenté de convaincre sa fille qu’elle ferait une mauvaise mère et qu’il serait préférable qu’elle avorte.
L’inspecteur Martinson, premier policier chargé de l’enquête, qui verra ses soupçons se poser sur Sylvie… J’ai été « charmée » par ce personnage et son évolution au fur et à mesure de l’enquête…
Dolan, agent du FBI, terriblement antipathique qui ne fait rien au hasard. Il se base sur ses à priori, et c’est ce qui fait que pour lui, Sylvie a tout de la parfaite coupable, et il fera tout pour la faire craquer pour qu’elle avoue ce qu’elle a fait au bébé…
Le livre met donc en scène l’enlèvement (potentiel) d’un bébé… Celui de Sylvie et Peter, la petite Calida.
La personne qui a découvert l’enlèvement? Sylvie, sa mère, et dont le trouble de l’attention fait d’elle, aux yeux de tous, une mère indigne, incapable de s’occuper correctement de son enfant. Elle se retrouvera vite au centre de l’enquête comme suspecte, car tout le monde vient à penser qu’elle aurait pu se défaire de sa fille à cause de son trouble de l’attention, tout simplement parce qu’elle trouverait trop contraignant ou désintéressant de s’en occuper…
L’enquête qui sera menée mènera à certains points troublants, …
Ce roman m’a beaucoup touchée, il m’a souvent mis les larmes au bord des yeux, car je n’ai pu m’empêcher de prendre, malgré tout, le personnage de Sylvie en sympathie, de ressentir une certaine empathie vis-à-vis d’elle, et de ressentir toutes les émotions qu’elle peut ressentir en tant que jeune mère dont l’enfant a disparu.
J’ai trouvé le livre relativement simple à lire, les pages se tournaient sans grande difficulté, sans doute parce que je suis rentrée à 100% dans l’histoire, ce qui fait que tout s’est imbriqué de manière phénoménale… L’écriture est fluide, ce qui permet aussi de bien assimiler l’histoire au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête.
L’histoire en elle-même, autant que le dénouement, sont vraiment ingénieux… Je ne m’y attendais pas du tout… On y trouve une telle machination, à la limite du « démonique », terriblement bien ficelée, étudiée, appliquée…
Ce que j’ai également apprécié dans le livre, c’est que pour mettre le doute dans la tête du lecteur, tous les protagonistes (Sylvie, Hannah, Peter, …) vont à tour de rôle être mis sous le projecteur, considérés comme  suspects l’un après l’autre, mettant en avant des arguments troublants pour convaincre de la culpabilité de chacun et pousser le lecteur dans le doute.
·•●oO En bref?  Oo●•·
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Un livre captivant, qui se lit d’un trait…
Je vous le conseille vivement. C’est pour moi un thriller court mais qui vaut largement le détour…

[✎] L’enfant dormira peut-être

Journaliste de radio mariée à un célèbre journaliste de télévision, Ruth voit enfin la vie lui sourire. Pour la jeune femme qui a perdu ses parents très jeune, l’affection que lui témoigne sa belle-famille va au-delà de ses espérances. Cependant, plus le temps passe, plus sa belle-mère semble vouloir tout régenter autour d’elle. La pression s’accentue alors qu’enceinte, Ruth perd son emploi. Et à la naissance du bébé, elle n’aura de cesse de la faire passer pour une mauvaise mère.

Ce livre est arrivé dans mes envies livresques un peu par hasard, mais comme on dit, le hasard fait souvent bien les choses… et ce livre ne fera pas mentir le dicton 🙂
Cette histoire m’a prise dans ses pages dès le départ… Une femme qui se retrouve à tout quitter pour vivre avec l’homme qu’elle aime, laissant derrière elle amis, appartement, et tout ce qui va avec… ça ne pouvait que me parler 🙂
Puis, peu à peu, la belle-mère va devenir de plus envahissante, de plus en plus exigeante, de plus en plus présente et va décider de tout… (ouf, là, ça ne se rejoint pas avec ma réalité … je peux souffler, j’ai une belle-famille très très sympathique 😉 )…
On cerne vite le caractère des personnages, et on apprend ainsi à pouvoir anticiper les réactions des personnages, qui pourtant continuent à surprendre tout au long du livre… 
Les mots qui font cette histoire sont à la fois simples et choisis avec soin, car on ne peut se détacher de cette histoire une fois le livre ouvert. Les évènements s’enchaînent de manière certes très prévisible… mais pourtant, les réactions et actions de cette femme (la belle-mère) n’ont eu de cesse de me surprendre, de me prendre au dépourvu…
L’histoire a réussi à me mettre le cœur à l’envers, les larmes aux yeux, car je me suis dit « mais comment elle (la belle-fille) peut supporter tout cela de la part de son mari (totalement démissionnaire de son rôle de mari et de son rôle de père, au bénéfice de son travail) et de sa mère (qui prend en charge TOUTE l’éducation de l’enfant qui n’est pas le sien)… Les manœuvres malveillantes de cette dernière sont sans limite, …
Ce livre récolte donc mes faveurs, car entre le style de l’auteur fluide, aéré, agréable à lire, pas pesant du tout (pas de longues phrases interminables, pas d’effets de styles visant à impressionner…), … des détails juste ce qu’il faut pour émouvoir, énerver, inquiéter et attendrir le lecteur…
Alors même si au départ, vous vous dites que ce roman est calme, plat, sans action, que ce n’est que le reflet d’une vie banale d’une femme active qui devient mère au foyer, détrompez-vous… Vous allez partir à la rencontre d’une belle-mère hypocrite, sans scrupules, à la limite d’être machiavélique, qui ne cessera de vous étonner de par son imagination pour nuire à sa belle-fille et s’accaparer son enfant tout en récupérant son propre fils…

Un livre que je vous conseille sans aucune réticence…

Si je devais le décrire en deux mots, ce serait « thriller psychologique »….. manipulations, mensonges, dénigrement, faux-semblants… un cocktail détonnant…