Le bonheur en cinq lettres de Pascale Perrier

« Maman est morte. Il y a un mois, tout allait bien. Quatre semaines ont suffi pour que clac, l’affaire soit réglée. Je suis devenue orpheline – le gros mot est lâché – ainsi que mon frère Gaspard, dix-sept hivers, et ma soeur Joséphine, dix-neuf printemps. Depuis que c’est arrivé, tout le monde s’applique à gommer le mot. Pourtant, de maman, il ne reste plus qu’un vase contenant une poudre blanche. Du blanc trop blanc, si vous voulez mon avis. » Chloé, 15 ans, va apprendre à vivre seule. Enfin seule, pas vraiment. Il y a Joséphine, la grande soeur, qui devient tutrice légale. Il y a aussi Gaspard, le frère, amoureux de jeux vidéo et d’opéra. Sans oublier le père, qui vit dans une hutte polynésienne avec sa nouvelle femme, ses quatre fils et ses lubies écologiques. Et enfin Marjolaine, la grande amie, avec sa famille parfaite (surtout si on n’y regarde pas de trop près)… Cinq années durant, au jour anniversaire de la disparition de sa mère, elle reçoit une lettre confiée à un notaire…

Le bonheur en cinq lettres de Pascale Perrier
Editions L’Archipel (Galapagos) – 2013 – 200 pages
Sur Amazon au format broché pour 15.95€, au format ebook pour 10.99€

 

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Je dois avouer que d’un premier abord, c’est le titre du livre qui m’a interpellée, je n’avais lu qu’une partie du résumé…

J’avais besoin d’une lecture à la fois simple, légère, qui m’enlèverait stress et frustrations 🙂 et qui m’aiderait surtout à me remettre de la déception du Journal d’Eleanore Druse… La chute ayant été brutale…

Finalement, le sujet n’était pas si anodin et si léger que ça, puisqu’il s’agit d’une jeune fille qui perd sa mère d’un cancer…je dois avouer que j’aurais peut être dû me renseigner un peu plus sur le livre avant de le commencer… je dois avouer que n’étant pas encore forcément remise du décès de papa, ce n’était peut-être pas l’idéal pour moi…

Bref.

Je vais cependant peut être paraître insensible aux yeux de certains – alors que c’est loin d’être le cas, que du contraire – mais j’ai trouvé le livre plat et sans intérêt… Je me suis ennuyée du début à la fin… Je m’attendais à des retournements de situation, un peu d’action, un minimum, quoi, mais non… Je n’ai donc pas été convaincue du tout, j’ai trouvé ça trop simple et trop « nunuche ».

Pour vous dire, je n’ai même pas accroché aux personnages… aucun d’entre eux ne m’a réellement émue ou touchée… j’ai lu l’histoire, mais sans plus, rien ne m’a happée ou interpellée. Ça a d’ailleurs mis beaucoup de distance entre le livre et moi, le fait de ne pas accrocher aux personnages..

Peut- être suis-je trop âgée pour ce récit ?

Quoi qu’il en soit, le livre manque vraiment de profondeur à mon goût, même les émotions (surtout les émotions ?) sont survolées, et c’est vraiment dommage…

Le « seul » point positif que j’ai trouvé à ce livre, c’est le fait que malgré le thème sérieux de la maladie et du décès, il y a des touches d’humour présentes dans le récit, qui le dédramatisent et rendent la lecture plus facile et moins sérieuse.

Comme vous l’aurez compris, je n’ai pas tant que ça apprécié la lecture. Je ne dis pas que c’est un mauvais livre, mais il n’est clairement pas fait pour moi…

Au final, mon avis général…

 2 sur 5

Lu dans le cadre des challenges et RDV suivants:

 

[✎] Séquestrée (Stevens, Chevy)

Genre : Thriller, Drame
Nombre de pages : 335 pages

Maison d’édition : L’Archipel
Année d’édition : 2011

Ce dimanche-là, Annie, agent immobilier de 32 ans, avait prévu de vendre une maison grâce à une journée portes ouvertes. Mais son dernier client, un homme qui prétend s’appeler David, la fait monter de force dans sa camionnette. Annie vient d’être enlevée. Son ravisseur l’emmène au cœur de la forêt et l’emprisonne dans une cabane. Son calvaire va commencer…

Ahh ce livre.. je l’avais déjà repéré depuis un petit temps, sans jamais trouver le temps pour l’intercaler dans mes lectures, puis finalement, la tentation a été plus forte que la raison… et je l’ai entamé…

Que dire, si ce n’est que moins de 24h plus tard, je l’avais déjà terminé, à mon grand regret… car il faut le dire, j’ai été directement embarquée dans l’histoire, et impossible pour moi de lâcher le livre avant la fin…

Rien que la couverture m’avait emballée, je ne saurais dire pour quoi, mais ces contrastes de couleurs, tout ça, ça me faisait envie et cela su, à l’aide du résumé, aiguiser ma curiosité déjà forte…

Le style narratif est vraiment intéressant… Une narration à la première personne… divisée entre la vue quotidienne d’une part de l’enfermement, de toute la durée de la captivité, et d’autre part son « après », la reprise d’une vie qui se voudrait être normale mais qui ne le sera plus jamais…

Un style à la fois touchant et fracassant…

Et le lecteur dans tout cela ? L’auteur s’adresse à lui comme s’il était le psy, comme si nous étions directement impliqués dans l’histoire, … du coup, on s’accroche, on compatit, on souffre et on réalise la détresse d’Annie…

D’ailleurs, parlons-en d’Annie… Au début du roman, quand elle nous raconte sa manière d’être, on la sent sûre d’elle, déterminée… puis au fil du temps, on la découvre écorchée vive, endurcie, mais tout autant déterminée au final. Elle nous raconte son calvaire sans détour, et cela touche en plein dans le mil. On ressent sa terreur, ses craintes, et la lourdeur des souvenirs…

On peut facilement compatir avec la Annie du « pendant ».. Celle qui à force de ne voir que son tyran, finissait pourtant par ne plus pouvoir s’en passer…

« Tout en le haïssant, je n’en pouvais plus de son absence. C’est dire à quel point j’étais devenue dépendante de lui. »

Ce que j’ai aimé, c’est que sans être lourd de description, on a malgré tout eu, vu le huis clos, une bonne représentation du lieu de séquestration… pour peu, on aurait pu en dessiner les plan avec exactitude… les descriptions étaient disséminées ça et là, au fil des pages, pour nous permettre de découvrir cette cabane en même temps qu’Annie, finalement… Ce qui nous rapprochait encore d’elle, de plus en plus…

Et que dire de la fin… Elle est terrible, étonnante, terrifiante même… Elle a l’effet d’une bombe qui bouleverse tout sur son passage.

J’ai beau chercher, je ne trouve rien de négatif à dire sur ce livre… rien ne m’a déplu… Le thème de l’enlèvement et de la séquestration est ici revu et abordé de manière originale, surprenante, explosive… Une vraie réussite qui prend aux tripes tout au long du roman, et ne laisse pas le lecteur indemne, …

Ce livre est vraiment bouleversant. Une fois refermé, une fois la dernière page tournée, il m’a été impossible d’en commencer un autre dans la foulée… Plus d’une fois, il m’a retourné le cœur et l’âme, et je sais que je le relirai de temps en temps, juste pour le plaisir de retrouver cette histoire pourtant terrible.

 

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[✎] La dame en noir

Ce livre me tentait énormément depuis sa sortie… Je suis une fan d’histoires « de fantômes », le paranormal m’a toujours intéressée que ce soit dans les livres ou dans les films… Et celui-ci a eu une irrésistible attraction sur moi…

J’avais privilégiés, ces derniers temps, certains livres Fantastique et Young Adult, mais là, j’avais vraiment l’envie de me plonger dans un univers plus sombre, plus noir…

Et je dois bien l’avouer: les thrillers, mes « premières amours » livresques, me manquaient énormément…

Donc j’ai décidé de me lancer dans la lecture de La dame en noir, dont le résumé m’avait terriblement attirée…

Titre VF : La dame en noir
Titre VO : The women in black

Auteur: Hill, Susan

Genre : Thriller, paranormal

Maison d’édition: L’archipel
Date de publication : 2012

Pages : 217 pages
Prix : 19,25 €

Télécharger un extrait (source : site de l’éditeur, en pdf)

Angleterre, début du XXe siècle. Par un mois de novembre froid et brumeux, Arthur Kipps, jeune avoué londonien, est dépêché dans le nord du pays pour assister aux funérailles d’Alice Drablow, 87 ans, puis trier ses papiers en vue d’organiser sa succession.
À Crythin Gifford, village où Kipps pose ses valises, les habitants lui battent froid dès qu’il prononce le nom de feue Mme Drablow, unique occupante du Manoir des Marais, demeure isolée, battue par les vents et située sur une presqu’île uniquement accessible à marée basse.
Lors de l’inhumation, dans une église quasi déserte, Arthur remarque la présence, un peu en retrait, d’une femme tout de noir vêtue, le visage émacié, comme rongée par une terrible maladie. Il l’aperçoit ensu ite dans le cimetière, mais elle s’éclipse avant qu’il ait le temps de lui parler…
Cette femme en noir, Arthur la verra de nouveau aux abords du manoir, une fois qu’il s’y sera installé pour commencer son travail. Mais se produisent alors nombre de phénomènes mystérieux qui ébranleront le jeune homme et feront vaciller sa raison…

Une tuerie ! Un moment de bonheur, un énorme coup de cœur… On est même bien au-delà du coup de cœur !

J’ai adoré l’ambiance glauque, intrigante, sombre, qui se dégage tout du long… Peu de personnages, mais il n’en fallait pas plus, … Un style vraiment agréable, soutenu, imprégnant bien le lecteur de l’ambiance d’époque…

Rien que la couverture m’avait déjà charmée… Sombre, presque terrifiante, elle illustre bien le livre et l’atmosphère morbide et pesante qui sera présente tout au long du récit… Rien qu’à la voir, avant d’avoir lu la quatrième de couverture, j’avais déjà envie de me plonger dans le livre…

Et puis, lentement, je me suis calée dans le canapé, j’ai diminué l’intensité lumineuse, et j’ai tourné la première page du livre… et c’est là que tout à commencé…

 Dès la première ligne, j’ai été conquise par le style de l’auteure. Un vocabulaire et des tournures de phrases qui viennent d’un autre temps, d’une autre époque, et qui m’ont complètement subjuguée, et transportée.

 De plus, l’histoire nous est livrée à la première personne, tel un journal intime qui nous serait livré après l’avoir retrouvé au fin fond d’une maison abandonnée… j’ai vraiment adoré. Je me suis sentie comme habitée par l’histoire, comme si je l’avais moi-même vécue…

Cela rend l’histoire encore plus captivante, encore plus palpitante… On la vit corps et âme…

 On est irrémédiablement plongé dans cet univers à la fois si familier, si personnel, et pourtant si sombre et angoissantPour vous dire à quel point la plume m’a emportée, à un moment du livre où le narrateur dit entendre un cheval dans le fin fond de la brume,  j ai tendu l’oreille un instant car j’ai cru entendre, moi aussi, en plein milieu de la nuit, passer ce même cheval non loin de chez moi…

 L’histoire est très crédible… est-ce par les détails qui nous sont donnés ou pour la manière d’aborder les choses, mais j’ai trouvé ce récit criant de réalisme et d’ailleurs, le fait que cela nous soit livré tel un témoignage renforce ce sentiment.

 Le suspense, l’étrange et l’atmosphère lourde ne cessent de grimper crescendo au fil des pages. On sent qu’il va arriver des choses terribles et de terribles révélations, on en voit venir certaines, d’autres pas…

 Les descriptions sont spectaculaires… Elles accentuent davantage l’atmosphère du livre…

Personnellement, elles m’ont subjuguée… elles sont à la fois si précises et si naturelles pourtant, qu’on a l’impression qu’en regardant par la fenêtre, on verra s’étendre devant nos yeux ce paysage qui vient de nous être livré sur papier

  » La Moinerie se dresse au sommet d’un coteau qui s’élève en pente douce sur une centaine de mètres depuis la vallée où coule la Nee, une petite rivière dont le cours sinueux traverse du nord au sud cette région fertile et abritée. En contrebas de la maison s’étendent des prés parsemés de bois de feuillus. Derrière nous en revanche, et sur plusieurs kilomètres, se déploie un paysage bien différent, dominé par les broussailles et la bruyère – un coin de nature sauvage en plein cœur d’un pays de cultures. « 

 Qu’en est-il des personnages? Ils ont ceci de particuliers qu’ils sont à la fois communs et uniques, dans le sens qu’ils sont « comme tout le monde », on pourrait presque se dire qu’on va les croiser au coin de la rue, mais on apprend tellement sur eux tout au long de la lecture, par de petits détails, que cela donne à chacun leur particularités et cette présence unique.

 Le narrateur, c’est Arthur Kipps,… on  voit donc les autres comme lui les voit, avec sa subjectivité, ses a priori, ses sentiments. Cela renforce l’impression de tous les connaître, d’avoir partagé la péripétie avec eux…

 Arthur est, au début du roman,très arrogant, très sûr de lui… D’ailleurs, il le reconnaît lui-même…

  » Force m’est d’admettre qu’à l’époque j’étais encore tout gonflé de ce sentiment de supériorité propre aux Londoniens, de cette conviction à moitié avouée que les gens de la campagne, surtout dans les contrées reculées de notre île, étaient plus superstitieux, plus crédules, plus lents d’esprit, rustres et primitifs que nous autres cosmopolites. « 

Mais tout au long de son expérience « surnaturelle », on le sent murir, … Ses barrières tombent peu à peu… On voit ses convictions s’effondrer, ses sentiments changer, ses certitudes s’amoindrir. Il remet en question tant ce qu’il voit que ce qu’il est. J’ai vraiment apprécié ce personnage, et je crois que si j’avais la possibilité de rencontrer un personnage de roman lu ces derniers temps, ce serait celui-là… Son aventure l’a marqué à vie, mais a changé son caractère en bien…

Au vu du nombre restreint de pages, j’avais un peu peur de tomber sur un livre brouillon faiblement travaillé, inabouti mais il n’en est rien…  Je ne voyais pas comment, en si peu de pages, il était possible de développer et les lieux, et les personnages, et l’intrigue, tout en m’embarquant totalement dans l’univers du livre… et pourtant, Susan Hill l’a fait, pour mon plus grand bonheur… et mes plus grandes frayeurs… Alors oui, il y a peu de pages mais elles se suffisent à elles-mêmes

Personnellement, je ressors de cette lecture plus que positivement surprise… c’est le gros coup de cœur… mon plus beau depuis le début de cette année…

Tant l’univers mis en place que les personnages, en passant par l’histoire et l’intrigue, je ne trouve rien à redire ! Tout m’a plu, tout m’a convaincue.

J’ai lu ce livre majoritairement la nuit, et je peux vous dire qu’au moindre bruit, je sursautais tant j’étais plongée dans cet univers inquiétant …

A découvrir de toute urgence si vous aimez les histoires de fantômes, d’étrange, de paranormal et de frayeur…

 

[✎] Ne les crois pas

·•·oO Ca parle de quoi? Oo·•·´`·.·´`
Ils te diront que le suis morte ! Yann May, célèbre psychologue berlinois, est au téléphone avec Leoni, sa fiancée. La liaison est mauvaise, hachée. Toutefois, il l’entend dire: « Ne les crois pas. Quoi qu’ils te disent, ne les crois pas…  » Alors qu’il est encore en ligne, un policier sonne et lui annonce la mort accidentelle de Leoni, une heure plus tôt… Quoi qu’ils te disent… Huit mois ont passé. Ira Samin, une psychologue de la police, a décidé d’en finir. Mais, alors qu’elle s’apprête à passer à l’acte, un de ses collègues vient la chercher pour l’emmener dans une station de radio. Un forcené s’est retranché dans un studio et menace d’abattre un à un ses otages. … ne les crois uni ! Ira est chargée de mener les négociations. Bien vite, elle comprend que Yann a tenté ce coup de poker pour retrouver Leoni, qu’il refuse de croire morte. Et il est vrai que certains de ses arguments sont troublants…

·•·oO Et j’en pense quoi? Oo·•·´`·.·´`
J’ai découvert Sebastian Fitzek par son roman « Thérapie » que j’avais adoré… Je me suis donc laissée tenter par « Ne les crois pas » avec les mêmes attentes…. et j’ai été un tant soit peu déçue…

Le roman « Ne les crois pas » est un très bon roman, ça je ne peux pas dire le contraire… 

L’auteur a la plume très agréable, il écrit d’une manière naturelle ce qui la rend plaisante pour le lecteur. 
On se laisse emporter dans l’action, et il est clair que dès que l’on commence le livre, on ne peut plus l’arrêter tant on a envie de savoir ce qui est réellement arrivé à Leoni… 
L’histoire est construite avec soin, les évènements s’enchaînent de manière logique bien que parfois surprenante… Sebastian Fitzek amène bien les évènements, sait alimenter le suspens et tenir son lecteur en haleine… tout pour un faire un bon écrivain de thriller… 

Après tous ces compliments, quel est le HIC me direz-vous? Je m’attendais à trop peut-être… dans son précédent roman, j’avais été envoûtée par le côté terriblement psychologique de l’histoire, et je n’ai pas retrouvé le même attrait ici…
Certes, on entre dans la tête des personnages, on découvre leurs sentiments, leur psychologie, mais… ce n’est pas pareil… 

Je crois que si ce roman avait été le premier de l’auteur que j’avais eu entre les mains, j’aurais pu l’apprécier à 100%… car pris comme tel, il est parfait… 

·•·oO En bref?  Oo·•·´`·.·´`
Il n’y a pas à en douter, je vous conseille ce roman les yeux fermés… si vous aimez les thrillers, bien entendu… 
Si possible, lisez-le juste avant « Thérapie », sauf si vous arrivez à vous défaire des autres livres d’un auteur à chaque lecture…