[Drame] Nuit Blanche (Pierre Gutwirth)

Nuit Blanche
Pierre Gutwirth

Editions Pierre Philippe (2013)

lu en part avec la MEPréposée de guichet à la poste, Mélodie voit un homme s’approcher et lui glisser une grande enveloppe jaune, la main tremblante. Le regard qu’ils échangent éveille en chacun une forte émotion. Mélodie est très impressionnée par l’importance qu’il accorde à son pli. Quelques pièces, un timbre,le temps de poser l’enveloppe adressée à un éditeur dans le bac des envois et l’homme a disparu. Etonnée de sa propre audace, Mélodie dissimule la grande enveloppe en se promettant de découvrir le mystérieux contenu durant la nuit puis de la glisser dans la pile de courrier dès le lendemain. Que va-t-elle découvrir ? Un contrat, un manuscrit, une fiction, un roman d’amour… non, un évènement si grave qu’une nuit blanche s’annonce.

ce que j'en ense

3 migraine

J’ai reçu ce livre directement de l’éditeur, ce fut une surprise dans la boite aux lettres, et je l’en remercie…

Au vu du résumé, je me suis dit que ce livre allait me plaire… J’aime beaucoup les livres traitant de drames familiaux, car il y a un côté humain extraordinaire qui s’en dégage, et que ces livres m’emportent systématiquement…

Et pourtant ici, j’ai été relativement déçue… Non pas par l’histoire en elle-même, non pas par le thème abordé, mais par le style de l’auteur… je n’ai pas réussi à accrocher du tout…

Pour moi un livre qui parle d’un sujet aussi sensible qu’un suicide d’adolescent et les répercussions sur son père, il est impératif qu’il faut qu’on se sente impliqué dans le livre, qu’on ait l’impression de vivre l’histoire avec les protagonistes, … mais ici, impossible pour moi de m’y impliquer car le style d’écriture était trop « travaillé », trop poussé, et pas assez naturel que pour que je puisse « y croire »… Pour des livres sur des sujets aussi personnel, il est indispensable pour moi que l’écriture soit simple, familière, comme un journal intime, et pas avec des mots recherchés, mais des mots du cœur.

Rien que ça a mis une distance incroyable entre le livre et moi, et bien que l’histoire ait été triste, puissante et émotionnellement difficile, je n’ai pas été connectée du tout, je n’ai « rien ressenti », je suis restée spectatrice à des lustres de l’action…

C’est vraiment dommage, car je pense réellement que l’auteur a du potentiel, et qu’il y gagnerait à aller plus dans la simplicité, surtout en abordant ce genre de thème.

[✎] Alaïss, tome 2 : Alaïss, l’immortelle

Titre: Alaïss, tome 2 : Alaïss, l’immortelle
Auteur: Geny Laffitte

Genre: POlicier, Surnaturel

Maison d’édition: Pierre Philippe
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 255 pages
Prix: 19,90 €

Alaïss, profileuse et dotée de dons exceptionnels, va être confrontée à une communauté vieille de plus de 2500 ans, « Les Arbazimes », qui pour se faire entendre et retrouver leurs droits et leur terre a choisi le terrorisme. Aux côtés de l’inspecteur Mathieu et de son équipe, nous voilà plongés dans une enquête mouvementée. Alaïss, échappant à un attentat, est kidnappée et doit déjouer les pièges d’un couple fanatique se faisant appeler le Maître et sa reine. La police est en effervescence. Un attentat est annoncé en plein coeur de Paris, mais où et quand ? Le temps presse. Aidée par des êtres chers, comme sa mère et « l’être bleu » dans le monde invisible, par ses coéquipiers, Alaïss va traverser un moment de vie unique qui l’amènera à se dépasser pour sauver des vies et défier la mort elle-même.

  Une histoire originale, des personnages attachants, des rebondissements et de l’action, le tout entremêlé d’amour et diverses émotions… un cocktail original et accrocheur.

J’ai eu la chance de découvrir le premier tome (dont vous trouverez la chronique ici) grâce aux Agents Littéraires, et j’avais été agréablement surprise par la plume de l’auteure…

Aussi, quand j’ai été contactée par la maison d’édition afin de pouvoir découvrir, avant sa parution, la suite de ce roman, j’ai été plus que ravie…

 La présentation du livre est toujours aussi agréable… lisible, aérée, rendant la lecture facile et fluide… Le découpage en courts chapitres permettant de donner un bon rythme au roman, à la manière des scènes d’un film que l’on suit avec intérêt, est vraiment judicieux. D’ailleurs, je l’ai lu d’une traite… je ne me suis pas arrêtée un seul instant de la première à la dernière page.

 Il faut savoir qu’il est nécessaire, selon moi, d’avoir lu le premier tome pour pouvoir apprécier pleinement le second tome… Pourquoi? Tout simplement parce que le livre entre directement dans le vif du sujet, mais que donc, ceux qui n’ont pas fait la connaissance d’Alaïss dans le premier tome, risquent de ne pas toujours comprendre les références, ou bien cerner certains personnages dès le début, etc… et donc, ne pourront pas profiter de l’histoire comme il se doit.

D’ailleurs à plusieurs endroits du livre, on fait référence, note de bas de page à l’appui, à des personnes ou scènes du premier tome… Mais honnêtement, les deux sont à découvrir !

 Point de vue de la plume de l’auteure, je l’ai retrouvée avec grand plaisir… à la fois douce et percutante, … Elle parvient à faire passer les émotions, les ressentis, avec une facilité hors du commun… On les ressent sans peine. Le style est bien travaillé dans ce sens…

 Par contre, alors que le premier tome m’avait donné l’impression d’une action totalement secondaire par rapport à l’ensemble du roman, il n’en est rien ici…Le suspense est très présent l’action également et on y est plongé de plein fouet.

 Ce que j’aime avec ce livre, c’est qu’au-delà de l’histoire en elle-même, le livre pousse à la réflexion, il interpelle, …

 « L’intolérance et l’ignorance des uns font le malheur des autres, répondit-elle. Le merveilleux crée le souffle unique, l’être humain les différences. Akim et ses amis n’ont pas trouvé leur place dans les sociétés occidentales, les regards posés sur eux leur semblent pétris de rejet et d’injustice. […] Les cohabitations ethniques doivent contribuer à l’évolution humaine et non pas à des guerres empoisonneuses d’âmes et perdues d’avance. »

 Point de vue des personnages, Alaïss est toujours fidèle à elle-même, à la fois forte mais pleine de fragilité… Ce personnage apporte une véritable force au livre, et lui donne tout son intérêt. Dans ce tome, on la retrouve encore plus dans sa vulnérabilité et cela la rend encore plus attachante.

Les autres personnages sont tout aussi hauts en couleurs, ayant une personnalité et une présence travaillée avec soin. On ne tombe pas dans la facilité des personnages clichés et quelconques.

 Si je devais regretter quelque chose? Le fait que la quatrième de couverture, selon moi, nous en dévoile un peu trop… Pour certaines choses, le livre gagnerait en intensité en n’étant pas dévoilées au lecteur dès le début, car du coup, l’effet de surprise n’est plus aussi présent, et l’évènement n’a pas l’impact escompté.

Bref vous l’aurez compris, j’ai aimé ce tome, même davantage que le précédent… ce livre, voire la saga, se démarque totalement de ce que j’ai pu lire ailleurs… Je serais incapable de la comparer à une autre histoire pour vous donner une idée, car cela ne ressemble en rien à ce que j’ai déjà pu lire…

  

[✎] Alaïss, la délivreuse de vie

Editions Pierre Philippe
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 320 pages

Alaïss, femme d’une étrange beauté.
Femme discrète dont les souvenirs se perdent dans un monde éthéré.
Sa beauté fascine et le bleu de ses yeux émerveille, il est unique.
Elle est aimée de tous, engagée et forte pour défendre la vie et ce qu’elle a de bon.
Pour sa meilleure amie Noëlle, Alaïss s’engage en toute confiance dans une enquête, armée du verbe Aimer, un droit inaliénable au même titre que le droit à la vie.
Elle avance dans une succession d’évènements terribles et dangereux pour sa propre vie et celle de ses amis, en apportant des réponses à un inspecteur suspicieux.
Le coupable peut se cacher.

Alaïss va rencontrer sa mère, et avec elle, comprendre certains souvenirs qui vont l’amener à utiliser avec facilité des qualités et des dons déconcertants. N’est-elle pas la délivreuse de vie, celle qui par un mot, un souffle peut changer notre vie, nous libérer d’une condition, d’un oubli, mais aussi celle qui peut combattre le mal…? Elle délivrera Sue-Jin, Azis et tous ceux qui sur son chemin souffrent et acceptent son aide.

Quand on m’a proposé ce partenariat, j’ai lu deux fois le résumé du livre, et je me suis dit qu’il m’était proposé là un livre original, une histoire qui me semblait émouvante… bref, un livre comme je les aime… Donc j’ai accepté de suite.

Geny Laffitte a une plume délicate, faisant glisser les mots, à l’instar d’un glaçon qui parcourt une petite parcelle de peau: tout en douceur, tout en fraîcheur, cela procure une sensation agréable qui pourtant nous donne des frissons… Je trouve que cette comparaison définit bien la lecture que j’ai pu faire de « Alaïss, la délivreuse de vie ».

J’ai aimé ce voyage entre le monde des esprits et celui des vivants, la communion entre ces deux mondes…

Dans le style de présentation du livre, j’ai apprécié le fait qu’il soit écrit de manière aérée, lisible, en grands caractères…

La présentation en courts chapitres (illustrés en un mot à chaque fois) en rend la lecture rythmée…  cela emmène le lecteur dans une « danse intellectuelle » chapitre après chapitre, petit pas après petit pas… Chaque bref chapitre apportant une nouveauté, un rebondissement, un nouvel élément…

Cela permet aussi de pouvoir faire une pause facilement sans se dire « zut, je vais être perdue pour reprendre la lecture en cours de chapitre ».

Le personnage d’Alaïss est assez surprenant… elle possède donc certains « dons », qui l’amène parfois à des situations des plus particulières…

« Elle décida de se rendre à la morgue « lire » en Peter. Relever les données de son subconscient enregistrées sur l’échelle de son passé. » (page 17)
La fragilité qu’elle peut parfois présenter contraste bien avec sa détermination et son dévouement aux autres…

J’ai aimé son grand sens de l’empathie, de la compassion… Cela l’a rendue touchante à mes yeux, je n’ai éprouvé aucune difficulté à la prendre en sympathie.

« La misère humaine n’était pas une situation nouvelle. Chaque jour, Alaïss voyait de plus en plus d’êtres humains affamés, épuisés par le souci de survivre dans un monde où la loi du plus fort restait impitoyable. La tolérance et la compassion ne se trouvaient que dans un dictionnaire rarement ouvert par une main humaine, à la bonne page pour en lire les définitions. » (page 70)

Par contre, c’est que bien qu’il y ait un peu de suspense dans le livre, cet aspect de l’histoire m’a beaucoup moins agrippée et touchée. J’ai été d’avantage scotchée par les différentes facettes de l’héroïne. Le côté « policier » annoncé sur la quatrième de couverture m’a semblé un peu plat…  Ce qui n’a pourtant pas enlevé le moindre intérêt au roman en lui-même, je tiens à le préciser.

Le gros plus de ce livre, c’est que l’on se promène allègrement d’émotion en émotion, de la sympathie pour un personnage à la peur pour un autre …  de la chaleur apportée au cœur par un acte au sang glacé par un évènement… d’un côté  terre à terre d’une enquête à celui plus spirituel où nous emmène Alaïss pour la mener à bien…

Bien que la lecture de ce livre m’ait été fort agréable et appréciable, ce n’est pas un coup de cœur… Mais je n’hésite pas à le conseiller à tout un chacun. Je pense que chaque personne sera touchée par l’une ou l’autre chose dans ce roman des plus singuliers.

Un tout grand merci au site « Les agents littéraires » de m’avoir permis de découvrir ce livre et cette auteure. Merci aussi aux éditions Pierre Philippe pour ce partenariat.