[Jeunesse / Fantastique] Shadow Hills, tome 1

Shadow Hills, tome 1
Anastasia Hopcus

Editions Pocket Jeunesse
2013
380 pages

Perséphone Archer souhaite donner un sens à la mort soudaine de sa sœur jumelle, Athena. En proie à des rêves énigmatiques, elle abandonne son ancienne vie et intègre l’école de Shadow Hills, mentionnée dans le journal intime de sa soeur juste avant sa mort. L’endroit est un peu spécial : au 18ème siècle, une épidémie dévastatrice a ravagé la population, mais les citoyens semblent aujourd’hui dotés de capacités psychiques exceptionnelles. Même Zach, un superbe inconnu dont Perséphone fait la connaissance sur le campus, renferme de sombres secrets. La jeune fille est certaine que les habitants de Shadow Hills dissimulent la vérité sur la disparition brutale de sa sœur. Mais elle est loin de se douter que son propre destin est inextricablement lié à l’histoire de la ville…

 

ce que j'en ense

5 - Un li vre génial à partager avec les amisAhhh que j’ai aimé cette lecture 🙂

La première chose qui m’a attirée, c’est la couverture. Je la trouvais vraiment magnifique et intrigante…

Puis, j’ai ouvert le livre, et j’ai embarqué pour une histoire super entraînante,… un voyage qui vaut le détour.

Le style est fluide, agréable, ça se lit de manière très naturelle, ce qui a aidé à bien accrocher à l’histoire.

J’ai beaucoup aimé les personnages… Ils sont recherchés, et ne sont pas juste survolés.

Le personnage de Phé est un personnage très attachant. Elle est forte, même si elle cache une profonde blessure et une grande sensibilité. Elle est têtue, aime prendre des risques… Elle est très intelligente, et pas besoin de lui expliquer longtemps les choses pour qu’elle en tirent les conclusions qui s’imposent. Ca fait plaisir de ne pas avoir affaire à une héroïne naïve et nunuche 🙂 J’ai aussi beaucoup aimé sa détermination.

Zach, quant à lui, est assez perturbant et difficile à cerner. Je me suis souvent demandée si lui-même savait ce qu’il voulait… Il m’a un peu énervée, à vrai dire.

Même si l’on est dans de la jeunesse, tout est bien, pas trop niais, le style est intéressant et travaillé… Les personnages sont approfondis, on appréhende leur psychologie et on s’y attache facilement.

Par contre, les choses avancent lentement, on n’est pas dans la précipitation… Personnellement, j’ai aimé ça, mais je sais que ce ne sera pas au goût de tout le monde.

Juste une petite déception (mais vraiment minime): j’aurais aimé une fin plus fracassante, plus percutante. Mais par contre, je ne l’ai pas vue venir… donc ça, c’est une bonne chose.

Bref, un livre comme je les aime… Je vous le conseille fortement, et j’ai hâte de voir la suite 🙂

d'autes l'ont lu

     

 

[✎] Te revoir un jour (Sarah Dessen)

Genre : Romance, Jeunesse
Nombre de pages : 479 pages

Maison d’édition : Pocket Jeunesse
Année d’édition : 2012

Après le divorce de ses parents, une adolescente choisit de vivre avec soin père, que sa nouvelle profession amène à voyager partout dans le pays. Au gré de cette existence itinérante, dans chaque ville où ils séjournent, la jeune fille s’invente une nouvelle identité… Mais au fond, qui est-elle vraiment ?

La table était poisseuse, mon verre n’était pas net, on poireautait depuis dix minutes sans avoir vu la moindre serveuse, mais je connaissais déjà le verdict de papa. Rien de tel que l’expérience pour vous instruire.

– Il y a beaucoup de potentiel ici, c’est moi qui te le dis, déclara donc papa en regardant autour de lui.

Le menu indiquait que le Luna Blu était « un restaurant italien à l’esprit contemporain servant une bonne cuisine traditionnelle ». Eh bien, un petit quart d’heure après notre arrivée dans les lieux, c’était à se demander si cette cuisine traditionnelle était aussi bonne que ça. D’une, il était 12 h 30, on était en semaine et deux tables seulement, dont la nôtre, étaient occupées. De deux, je venais de remarquer un millimètre de poussière sur le ficus en plastique qui faisait la déco, à côté de notre table. Mais mon père était condamné à l’optimisme. Pas le choix, c’était son boulot.

J’observai la salle à mon tour tandis que papa parcourait le menu, sourcils froncés. Il aurait eu besoin de lunettes, mais il avait cessé d’en porter après en avoir perdu trois paires d’affilée. Maintenant, il se contentait de plisser les yeux. Chez n’importe qui d’autre, ces mimiques auraient été marrantes, limite bizarres. Pas chez papa. Ça ajoutait à son charme.

– Il y a des calmars et du guacamole, annonça papa en se dégageant le visage (ses cheveux lui tombaient tout le temps sur les yeux). C’est une première ! On commande les deux ?

– Super. J’ai la dalle !

Une serveuse, bottes Ugg et minijupe, passa devant notre table sans daigner nous regarder.

Papa la suivit des yeux, avant de reporter son attention sur moi. Je suis sûre qu’il se demandait si j’étais fâchée contre lui. Il se posait sans cesse cette question au cours de nos vadrouilles. Mais ça allait bien. Vraiment bien. Évidemment, c’est parfois crispant de boucler son sac et de reprendre la route vers une nouvelle ville. D’un autre côté, tout dépend de la façon dont vous regardez la situation. Pensez vie dévastée façon tremblement de terre, et c’est mort : vous êtes mort. Mais si vous voyez ledit séisme comme une chance de vous réinventer et de recommencer de zéro et du bon pied, vous avez tout bon.

On était à Lakeview. Au début du mois de janvier. J’étais en devenir : qui allais-je bien pouvoir être, cette fois ?

Je dois avouer qu’à force de voir Galléane en parler, elle a réussi à réveiller ma curiosité… Pourtant, je  suis loin d’aimer les livres romances en général (exceptions faites de certains Milady sortis dernièrement) et que j’ai tendance à trouver la romance jeunesse vraiment très nian-nian…

Mais au vu des avis de Galléane et ses très bons conseils littéraires, je me suis lancée…

Ce livre est vraiment génial… un concentré de douceur et d’émotions… j’ai vraiment adoré… un véritable coup de cœur…

 Pourtant, au tout début, j’ai trouvé que cela se répétait un peu.. (trop d’importance donnée, par exemple, aux piètres talents de cuisinière de sa mère, et c’était répété un peu trop souvent à mon goût)…

Mais à part ça, que du bonheur…

C’est le genre de livre qu’on commence en se disant que ça sera un livre léger, que l’on pourra lire petit à petit le soir avant de s’endormir, et on se laisse prendre au jeu, on n’arrive pas à poser le livre tant on a envie de connaître la suite et on finit par ne dormir qu’une fois le livre terminé, à trois heures du mat’…

La plume de Sarah Dessen est très … attachante… douce, fluide, très agréable à lire, elle entraîne irrémédiablement le lecteur dans l’univers du livre. Elle parvient, d’un même coup, allier la douceur au doux suspense des rêves enfouis, des espoirs secrets, et des doutes en tous genres.

 La romance est bel et bien présente, mais pas à outrance comme on pourrait le croire. L’accent est mis davantage sur le personnage principal que sur la romance…

 Bien entendu, on voit facilement le dénouement de l’histoire, mais peu importe, ce n’est pas le plus important, car le chemin pour y arriver est vraiment magnifique.

Des personnages se dégage une très belle authenticité. C’est ce qui les rend crédibles, touchants et donne une telle dimension au roman.

 Mclean est vraiment attachante.. On ressent son malaise, son mal-être (Ses rapports avec sa mère sont conflictuels, et ceux avec son père sont assez particuliers… ), mais on voit aussi sa formidable évolution qu’elle subit pendant l’histoire, telle la chrysalide qui devient un magnifique papillon.

  » C’est drôle d’arriver très loin des buts qu’on s’était fixés mais de découvrir qu’on ne pouvait pas tomber mieux. »

Au départ, elle prend plaisir à s’inventer une vie à chaque nouveau déménagement, et au fur et à mesure qu’elle se cherche, elle finit par se voir telle qu’elle est. Alors qu’elle apparaît comme forte au départ, on la découvre plus fragile et sensible qu’il n’y paraît.

La plume de l’auteure fait qu’on peut sans problème se mettre à la place de Mclean, et comprendre ses agissements, ses ressentis, ses doutes, ses peurs, ses espoirs et ses sentiments. C’est ce qui fait que j’ai adoré lire ce livre… Car les personnages principaux sont profonds,  les personnages secondaires un peu moins, ils ont plutôt tendance à être légers, amusants et distrayants. Le tout fait un très bon ensemble…

C’est le premier livre de Sarah Dessen que je lisais, mais ce ne sera certainement pas le dernier…

Un énorme coup de cœur que je dois à Galléane, que je remercie de m’avoir fait découvrir une auteure vers laquelle je ne me serais sans doute pas tournée spontanément.

Je vous conseille  vraiment d’en faire la découverte également…

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[✎] Gone, tome 1

Titre:  Gone, tome 1
Auteur: Michael Grant
Editeur:  Pocket Jeunesse
Nombre de pages: 586 pages
Prix:  19 euros

Imaginez. En plein cours d’histoire, ils sont en train de prendre des notes quand tout à coup… plus de professeur ! Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu’il n’y a plus aucun adulte. Comme s’ils s’étaient évaporés. En fait, tous les êtres humains de plus de 15 ans ont disparu. Plus incroyable encore, ceux qui restent développent des super-pouvoirs mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser.Cette aventure extraordinaire est arrivée à Sam, 14 ans, et à tous les enfants de la petite ville californienne de Perdido. Passé la première période d’euphorie, les enfants doivent maintenant s’organiser pour survivre. Qui va s’occuper des bébés et des malades ? Comment trouver de la nourriture ? Autant de questions vitales à résoudre en urgence ! Sam devient malgré lui l’un des responsables de l’organisation mais, bien vite, il va devoir affronter d’autres chefs de bandes, aux idées beaucoup plus sombres.

Deuxième et dernière tentative pour ce livre qui n’est décidément pas fait pour moi…

J’avais déjà loué ce livre il y a quelques mois, mais je n’avançais pas dans ma lecture, j’avais beaucoup de mal  et finalement, l’avais rendu à la bibliothèque avant de l’avoir terminé… mais l’histoire, dans le fond, attisait ma curiosité, donc j’ai eu envie de lui donner une seconde chance…

Bien que j’aie trouvé le style simple, je n’ai pas accroché du tout à la lecture… Au début, je me suis dit que l’écriture allait m’embarquer dans l’univers du livre, mais au bout de plus de 100 pages, je me forçais toujours à essayer de rentrer dans l’histoire…

Pourtant, je ne saurais pas dire pourquoi ça n’a pas collé… pas de descriptions interminables, mais pas de rebondissements spectaculaires non plus… un livre un peu plat, qui décidément ne m’a vraiment pas emballée…

Les chapitres sont rythmés au gré du compte à rebours, mais même cela ne m’a pas incité à continuer la lecture…

J’ai trouvé le déroulement de l’histoire très lent…à part le choc du début, j’ai vraiment l’impression que rien ne se passe, qu’on tourne en rond…

Pourtant, au début, j’ai été surprise que les choses se passent si vite, surtout dans l’acceptation de la disparition des adultes et les décisions prises par Sam pour s’organiser… cela manque cruellement de réalisme, ce n’est pas plausible du tout, et c’est peut-être ce qui a fait que j’ai tant de mal à m’y impliquer…

Les personnages ne m’ont pas forcément marqués non plus, sans doute parce que je n’ai pas accroché…

Celui de Sam m’a paru trop irréaliste, de par son apparente décontraction, la facilité avec laquelle il a accepté la situation, son côté « je suis celui qui décide de tout et sait quoi faire »…

En dehors de ça, aucun n’a spécialement retenu mon attention.

Ce qui est contradictoire, c’est que le thème de l’histoire, le fond, continue à m’intriguer même si la lecture est super pénible… c’est dommage. Mais je n’arrive pas à me forcer à continuer ce livre, je m’y suis bien trop ennuyée…

Premier flop de l’année, il en faut… J’aurai au moins tenté de donner une seconde chance à ce livre… mais il n’y en aura pas une troisième…

Peut-être que si je voyais la même histoire en film ou en série télé, ça prendrait mieux 🙂

Par contre, d’autres l’ont aimé, je vous conseille donc de lire leurs chroniques… que ce soit sur LA, babélio ou Libfly

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[✎] Hunger games, tome 3 : La révolte

Titre VF : Hunger Games, tome 3 : La Révolte
Titre VO : Mockingjay (The Hunger Games, #3)

Auteur: Suzanne Collins

Genre : Fantastique, YA

Maison d’édition: Pocket Jeunesse
Date de publication : mai 2011

Pages : 418 pages
Prix : 17,90 €

Attention, risque de spoiler si vous n’avez pas lu les deux premiers tomes

Contre toute attente, Katniss Everdeen a survécu aux Hunger Games à deux reprises. Mais alors qu’elle est sortie de l’arène sanglante vivante, elle n’est toujours pas en sécurité. Le Capitole est en colère. Il veut se venger. Qui pensent-ils devrait payer pour les troubles ? Katniss. Et ce qui est pire, le Président Snow a été parfaitement clair sur le fait que personne d’autre n’est en sécurité non plus. Ni la famille de Katniss, ni ses amis, ni les habitants du District 12.

Comment dire pour faire simple? Une énorme déception

Des personnages qui m’ont déçus, une histoire beaucoup plus terne et sans action réelle avant le dernier tiers du livre je trouve, ça se trainait en longueur point de vue action…

Heureusement, j’ai malgré tout eu plaisir à retrouver la plume agréable de l’auteur, mais qui, de par le reste, a eu du mal à me convaincre malheureusement…

Ahhh je dois bien avouer que la curiosité aidant, il me tardait de découvrir ce qui allait finalement arriver dans Hunger Games, troisième du nom 🙂

Ce dernier opus a été une demi-déception pour moi… A vrai dire, je me suis presque ennuyée au début, je n’arrivais pas à accrocher, je me demandais où on voulait en arriver, je faisais du véritable sur-place !

Imaginez vous: j’ai passé plus d’une semaine, presque deux, sur ce livre ! Une éternité quand on sait la vitesse folle à laquelle j’ai dévoré les deux premiers…

 Je ne vais pas trop revenir sur le style de l’auteur, car il n’est pas différent de celui des deux premiers, donc vous retrouverez mon avis à ce sujet ici pour le premier, et ici pour le second tome.

Le « réalisme« , la capacité à nous faire passer ce qui est raconté comme plausible et effectif est tellement présent, ça on ne peut le nier.

Pour l’histoire, je trouve dommage que le début soit si lent…

Il faut reconnaître que ce tome ci est plutôt « tout dans l’émotion« , plutôt que dans l’action… c’est peut-être ça qui fait que j’ai eu plus de mal avec ce tome, car j’ai été habituée à de l’action intensive, et c’est ce que je m’attendais à retrouver…

 Ici, rien de similaire aux autres tomes, c’est le point positif… Je me demandais « qu’est ce que l’auteur  pourrait apporter de plus pour un troisième tome » qui généralement ont un gout de déjà vu très prononcé… Ici, ce n’est pas du tout le cas, les choses sont radicalement différentes, on assiste à une toute autre histoire, dans le prolongement du reste, certes, mais vraiment à part.

Malgré mes difficultés à avancer dans ma lecture, je voulais absolument continuer, ma curiosité prenant le pas… et j’ai bien fait. A partir de la troisième partie du livre, je ne me suis plus ennuyée du tout, et j’ai mis le dixième du temps pour lire cette troisième partie que celui qu’il m’avait fallut pour lire les deux autres.

L’horreur monte d’un cran, le stress aussi, la haine envers le Capitole, je ne vous en parle même pas…

Malgré tout, j’ai trouvé la fin très décevante, je m’attends à mieux, et pas du tout dans ce registre là…

Les personnages, quant à eux, sont radicalement différents de ce qu’ils étaient dans les autres tomes, je trouve…

J’ai ressenti une peine intense pour Peeta, ceux qui l’ont lu savent pourquoi…

Le personnage de Katniss m’a énormément déçue, je ne l’ai pas reconnue, enfin, si, dans ses défauts, qui ont été ici encore plus présent: son individualisme, son manque de constance, son insupportable tendance à n’en faire qu’à sa tête… elle m’a franchement exaspérée… J’avais envie de la secouer un bon coup et lui dire d’arrêter ses gamineries…

Gale, par contre, est resté sensiblement le même, même si beaucoup de doutes l’ont envahi… mais il reste à mes yeux celui qui s’est le moins perdu en route.

J’ai aimé aussi le fait que Prim ait un rôle plus prononcé, ou du moins, soit un peu plus présente dans ce livre que dans les précédents…

Un avis relativement court pour ce livre, mais je ne trouve pas grand-chose de plus à en dire…

Bref, vous l’aurez compris, j’attendais beaucoup de ce livre, et finalement, la déception est d’autant plus grande…

Oui, j’ai eu plaisir à le lire, et encore, à partir de la troisième partie du livre, mais l’histoire ne m’a pas convaincue, je n’ai pas aimé, globalement, l’évolution des personnages que ce soit par leur comportement où ce qu’ils ont eu à subir,

Là, j’ai un peu tendance à me dire, après avoir refermé le livre « tout ça pour ça« ?  Deux tomes exceptionnels pour en arriver à « ça »? Quel dommage…

 

[✎] Hunger Games, tome 2 : L’Embrasement

Hunger Games, tome 2 : L’Embrasement
Suzanne Collins
Pocket (Jeunesse)
  400 pages
17,90  Euros
Après avoir gagné les Jeux de la Faim, Katniss Everdeen et Peeta Mellark retournent dans leur district. Alors que la « tournée de la victoire » dans le pays est sur le point de commencer, elle est visitée par le président de Panem. Il explique que le tour qui leur a permis de sortir tous deux vainqueurs des jeux, considéré comme un acte de rébellion envers le Capitole, donne des idées aux 12 districts du pays.

Il la menace de tuer son meilleur ami, Gale, si elle ne peut prouver à tout Panem que son acte n’était pas une provocation, mais un acte irréfléchi commandé par son amour fou pour Peeta.


J’ai trouvé ce second tome encore meilleur que le premier… là, on a atteint le coup de cœur…

Attention, risque de spoilers si vous n’avez pas lu le premier tome

Comment dire? Après avoir lu le premier tome, je n’avais qu’une hâte: continuer… enchaîner avec le second tome sans attendre… Mais bon, je me suis raisonnée, mais je n’ai pas su résister bien longtemps, il faut le reconnaître…

Au départ, j’ai eu un peu peur de trouver une « pâle copie » du premier tome, …une situation similaire, un peu à l’instar du second volet dans Battle Royale… (bah oui, les Hunger Games finis, que resterait-il à faire?) Mais il n’en fut rien, et ce livre fut la grosse surprise! Sans aucun doute, c’est LE gros coup de cœur de 2011… si je ne dois garder qu’un livre, c’est celui-ci.

J’ai eu plaisir à retrouver le style de l’auteur… elle a le chic pour tenir son lecteur en haleine pour le rendre accro à sa plume et en faire ce qu’elle veut, l’emmener où elle veut, comme elle le veut…

Elle fait démarrer l’action calmement, pour ne cesser de la faire grimper… et quand on pense qu’elle a atteint son paroxysme, eh bien non, elle grimpe encore plus loin dans un nouveau rebondissement…

Je ne sais pas si d’autres pensent ou penseront comme moi, mais alors que le premier tome était essentiellement basé sur l’action des jeux, je trouve que celui-ci est davantage psychologique… La plume de l’auteure est vraiment adaptée pour nous faire frissonner au gré des évènements, pour nous transmettre et nous faire ressentir les émotions des personnages, … pour que l’on ait l’impression, nous aussi, d’être dans le district 12 et envoyé dans l’arène des hunger games.

Ce que j’aime avec Suzanne Collins, c’est qu’elle donne beaucoup de détails… qui au fil des pages, se révèlent avoir au final toute leur importance… rien n’est de trop, tout est nécessaire et tout est fait pour parfaire le récit.

J’ai très largement préféré cette histoire (ou plutôt cette suite) au premier tome… En effet, dans le premier tome, tout était vraiment axé sur les combats, sur les jeux de la faim,…

Ici, la première partie du récit est toute autre… il y a une mise en situation, une évolution des évènements, une mise en place des plus agréables… Enfin, agréable, entendons-nous bien: cela met un suspense terrifiant, une ambiance pesante, de doute, de crainte, de questions

Dès leur conception, le règlement des Jeux avait prévu tous les vingt-cinq ans une édition spéciale, dite « Expiation », en hommage aux victimes de la rébellion des districts.

Tout au long de la première partie, on revient aussi un peu sur les évènements du premier tome, mais sans tomber dans l’excès… (Il est indispensable selon moi d’avoir lu le premier tome pour s’attaquer au second).

L’auteure nous offre ici un contexte, une vraie histoire, avec de vrais enjeux (les enjeux étaient déjà importants dans le premier tome, mais ils le sont encore plus dans ce second)… Mais elle nous situe aussi les personnages dans leur milieu, dans leurs conditions de vie, … On apprend à mieux connaître les protagonistes, leur vie, leurs habitudes, leurs ressentis et l’état d’esprit dans lequel ils sont appelés à évoluer dans l’histoire.

Quant à la fin de l’histoire… que dire… elle laisse le lecteur dans un état second, la tête pleine de questions, mais aussi emplie de doutes, d’hypothèses, et surtout… une irrésistible envie de connaître la suite… Les choses, dans les dernières pages, se retrouvent totalement chamboulées, explosées, tout ce que l’on croyait établi nous est renvoyé en pleine figure et nous laisse dans le flou total. De gros changements se mettent en place, mais sans trop en dire, juste assez pour avoir les nerfs à vif pour commencer le tome 3, très prometteur, au plus vite.

On retrouve donc Katniss et Peeta…

Ahhh Peeta, fidèle à lui-même, et à Katniss… Plus j’en apprends sur lui, et plus je suis sous le charme de ce personnage. J’ai retrouvé tout son dévouement, son amour et sa nature à la fois douce et forte à la fois. On sent un potentiel énorme en lui. Il apparaît beaucoup moins nigaud que dans le premier tome ce qui est vraiment plaisant.

Pour que tu n’oublies pas que nos situations ne sont pas les mêmes. Si tu meurs, et que je m’en sorte, il n’y aura pas de vie pour moi au District Douze. Tu es toute ma vie, m’assure-t-il. Je ne pourrai jamais plus être heureux. […] Pour toi, c’est différent. Je ne dis pas que ce serait facile. Mais il y a d’autres personnes prêtes à remplir ta vie.

Katniss a, quant à elle, terriblement évolué depuis le début du tome 1, et ce second opus la voit grandir encore un peu plus émotionnellement et moralement parlant… Elle a toujours cette volonté et cette force incroyable en elle. Malgré tout, elle est encore et toujours à tendance girouette sur ses sentiments, mais bon… on lui pardonne.

Haymitch, quant à lui, fut lui aussi une bonne surprise… on se rend compte qu’il est bien plus que ce que les apparences ont pu nous montrer dans le premier tome, et on voit peu à peu pourquoi et comment il en est là où il est arrivé aujourd’hui…

Les autres personnages, bien qu’ayant une forte importance, sont cependant encore un peu en retrait… Mais par contre, gros changement par rapport au premier tome: dans le premier, on les déteste pour la plupart… dans le second, on adore la plupart des personnages secondaires… en tous cas, ce fut le cas pour moi. On n’a pas le temps de se poser trop de questions sur eux… soit on a immédiatement de la sympathie pour eux, soit, comme pour d’autres, on les déteste au « premier regard ». Dans un cas comme dans l’autre, on les cerne très vite.

Gale, quant à lui, est toujours aussi peu présent… C’est un peu dommage, car je trouve que malgré tout, ce personnage mériterait une place plus prépondérante dans le récit.. (même si je suis plutôt « team Peeta » 😉 )

L’approfondissement de la connaissance des personnages, une fin choc

Si vous n’avez pas encore commencé cette saga, je vous la conseille au plus vite! De l’action, de la psychologie, un récit dynamique et entraînant… tout est fait pour vous ravir et vous faire vivre un formidable voyage dans l’univers des Hunger Games.

Suzanne Collins est une écrivain et auteure américaine qui écrit depuis plus de vingt ans des scénarios pour des programmes jeunesses pour la télévision. Elle a connu le succès grâce à la trilogie de science-fiction The Hunger Games, bien qu’ayant écrit plusieurs livres de fantasy auparavant

le site web de l’auteur,la page facebook officielle de la saga

[✎] Hunger Games, tome 1

Hunger Games, tome 1
Suzanne Collins
Pocket (Jeunesse)
  399 pages
  17,90 Euros
  Peeta et Katniss sont tirés au sort pour participer aux Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras ? Dans chaque district de Panem une société reconstruite sur les ruines des États-Unis deux adolescents sont choisis pour participer au Jeu de la Faim. La règle est simple : tuer ou se faire tuer. Celui qui remporte l épreuve, le dernier survivant, assure la prospérité à son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district numéro douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé… Alors que les candidats tombent comme des mouches, que les alliances se font et se défont, Peeta déclare sa flamme pour Katniss à l antenne. La jeune fille avoue elle-aussi son amour. Calcul ? Idylle qui se conclura par la mort d un des amants ? Un suicide ? Tout est possible, et surtout tout est faussé au sein du Jeu de la Faim.


Un livre très prenant, aux personnages variés, intéressants, partis pour un Jeu de la Faim infernal..

Pourquoi j’ai choisi ce livre? Tout simplement parce qu’à force d’entendre tout le monde en parler, j’avais envie de tenter l’aventure par moi-même… Et je suis contente de l’avoir fait bien après le battage médiatique qu’il y a eu autour de lui… car dans l’euphorie d’un tel engouement, les déceptions se font aussi plus fréquentes car on s’attend à trop.. Et puis, l’avantage de le lire après tout le monde, c’est que je n’ai pas à attendre pour lire la suite, elle est déjà sortie… deux fois 🙂

Au départ, je dois avouer que j’ai eu un peu de mal avec le style de l’auteur, même si je ne saurais en dire le pourquoi… Je trouvais que cela ne démarrait pas, et j’avais l’impression que l’auteur ne savait pas trop où nous emmener…

Mais une fois dans le vif du sujet, tout coulait de source, et les pages ont défilé à une vitesse folle.

La plume de l’auteur et le découpage en chapitres ont fait de ce livre une bombe à retardement… fin de chapitre, pas question de fermer le livre, il fallait entamer le suivant pour savoir ce qu’il allait advenir.

Ce que j’ai aimé? C’est que tout en faisant évoluer l’action dans un environnement hyper violent, elle ne tombe jamais dans le glauque, dans le  bain de sang décrit en long, large et travers. On reste dans le correct, dans le « digne », je dirais, sans tomber dans l’écœurement.

La première partie m’a semblé interminable… Je me suis dit « mais pourquoi cela met autant de temps pour rentrer dans le vif du sujet? »… je ne sais pas si c’était réellement long, ou si c’est ma soif d’action qui parlait…

A partir du début du second tiers du livre, le suspense devient palpable, et l’atmosphère est baignée d’une aura des plus inquiétantes.

On vit ces jeux de manière très violente, et on se fait assiéger par pas mal de sentiments: haine, tristesse, peur, amour, amitié, … tout s’y retrouve, dosé de manière savamment pensée. Quoi que l’on cherche dans la lecture, on peut le retrouver…

Il y a des rebondissements quand il le faut, même si certains d’entre eux sont très prévisibles (parfois un peu trop, mais on oubliera vite ce moment de faiblesse).

Katniss, comment ne pas commencer par elle… Très attachée à sa famille qu’elle chérit plus que tout, elle a une maturité exceptionnelle… Elle donne un peu l’impression de ces guerrière que l’on pourrait retrouver dans certaines légendes… elle ne se rend pas compte de l’effet qu’elle peut produire sur les autres, et a bien plus d’atouts dans sa main qu’elle ne le pense. Par contre, je dois avouer que son comportement par rapport à Peeta m’a un peu déçue par moment… Je m’attendais franchement à mieux de sa part. Mais bon, qui sait comment il agirait s’il devait participer à ces Jeux de la Faim. son évolution dans le jeu m’a par contre agréablement surprise.

Peeta… Il faut reconnaître que dès le début, on se dit que c’est le bon gars, celui qui est « bonne poire », et ne ferait pas de mal à une mouche. Et puis, au-delà des apparences, il y a la réalité des choses… A côté de ça, j’ai eu beaucoup de mal à cerner ce personnage, à dissocier le faux du vrai dans ses actes, ses paroles… Malgré tout, il a gardé, à mes yeux, un côté très touchant.

Rue… qu’est ce que j’aurais aimé rencontré ce personnage… c’est sans aucun doute un de mes coups de cœur dans ce livre… je me l’imaginais très bien, toute petite, toute frêle, toute douce…

Tous les personnages sont très différents les uns des autres, c’est ce qui fait leur force, tant dans l’arène que du point de vue littéraire. Chacun nous proposait un caractère et une spécificité « physique », dans les capacités qui étaient leurs, pour offrir un beau panel de participants aux Hunger Games. Par contre, un peu dommage que l’on n’aie pas eu plus d’information sur les autres candidats, leur psychologique, la manière dont ils percevaient les jeux, etc… ça aurait pu être sympa. Mais pour cela, il aurait fallut que le livre ait un autre point de vue que celui de Katniss, et cela aurait peut-être tout gâché.

Un petit regret concernant Gale, que j’ai trouvé trop peu présent. Peut-être le sera-t-il davantage dans le second tome?

La petite déception? Tout du long de ma lecture, je n’ai pu m’enlever de la tête « Battle Royale »… Du coup, j’ai gardé constamment une impression de « déjà vu », ou de « nouvel épisode », comme s’il s’agissait d’une suite…

Certes, ma lecture est restée agréable, mais je pense qu’elle l’aurait été d’avantage si je n’avais pas eu connaissance de BR avant  de la commencer…C’est ce qui fait que ce livre ne sera pas un coup de cœur malgré le très bon moment que j’ai pu passer avec ce livre et l’effet « addictif » qu’il a eu sur moi (j’ai dû me raisonner pour ne pas enchaîner directement le tome suivant.).

A part ça, Stephen King a dit de ce roman « Lire Hunger Games est aussi addictif que de jouer à un jeu vidéo, vous savez que ce n’est pas la réalité mais vous n’arrivez pas à décrocher, comme si votre vie en dépendait.« … Je pense que je ne vais pas contrarier l’auteur qui me « berce » depuis mon enfance… Ce livre, si vous ne l’avez déjà fait, est à lire de toute urgence…

Des personnages forts en caractère

la ressemblance avec Battle Royale, et trop peu d’informations sur les personnages, leur passé,…

Je lirai la suite sans aucun doute… Le cliffhanger de la fin ne me laisse pas d’autre choix 🙂

Ahhh il n’y a pas à dire, point de vue télé-réalité, ça nous change de Secret Story ou l’Amour est dans le pré… (ça va, je sors)

Suzanne Collins est une écrivain et auteure américaine qui écrit depuis plus de vingt ans des scénarios pour des programmes jeunesses pour la télévision. Elle a connu le succès grâce à la trilogie de science-fiction The Hunger Games, bien qu’ayant écrit plusieurs livres de fantasy auparavant

le site web de l’auteur,la page facebook officielle de la saga

[✎] La Maison de la nuit, tome 1 : Marquée

Editions Pocket (Jeunesse)
Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 330 pages
  Entrez dans la Maison de la Nuit à vos risques et périls.

Dans un monde qui pourrait être le nôtre vit Zoey Redbird, une adolescente presque comme les autres…
Un soir après les cours, un jeune homme inquiétant s’approche d’elle. Soudain, il la désigne du doigt et lui dit : « Zoey, ta mort sera ta renaissance, ton destin t’attend à la Maison de la Nuit ». a ces mots, une marque mystérieuse apparaît sur son front. Zoey est terrifiée mais – elle le sait – elle doit intégrer le pensionnat où sont formés les futurs vampires, pour y réussir sa Transformation ou… mourir.

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Une vision du vampire originale et entraînante…

J’ai pris ce livre un peu par hasard dans ma PAL… Je ne savais pas quoi lire, donc j’ai donné 3 thèmes à mon chéri, je lui ai demandé de choisir, puis j’ai pioché dans ce que j’avais qui correspondait 🙂 j’ai quelques techniques très particulières de choix de lecture quand l’inspiration ne me vient pas spontanément… Comme c’est souvent le cas après un coup de cœur, par exemple (et là, je finissais la lecture de Ephémère… donc le challenge était placé haut …

Bref, pour un livre dont la lecture a commencé par hasard, la découverte fut de taille… je l’ai adoré, … et le mot est faible… C’est un vrai coup de cœur.

Le style de l’auteur est simple, mais plaisant. Il est fait pour accrocher le lecteur et faire qu’il ne lâche plus l’histoire. Et ça marche!

   Les personnages sont, en soi, assez sympathiques… Par contre, tous ceux qui concernent sa vie d’avant la Marque me sont un peu passés par au dessus de la tête… je les ai trouvé hypocrites et lâches … Entre la soi-disant meilleure amie qui n’hésite pas à tourner le dos à son amie et draguer son petit ami une fois celle-ci marquée, le petit ami qui déjà au départ, avait une fidélité douteuse… la mère démissionnaire qui est totalement soumise au beauf-père… je trouve qu’ils ne servent à rien…

Seule la grand-mère de Zoey est et reste un personnage intéressant voire important… (je n’ai pas encore lu les tomes suivants, mais je ne serais pas étonnée qu’elle y apparaisse encore).

Zoey… ahhh Zoey… elle se voit marquée, et au départ, cela tombe à point comme un cheveux dans la soupe. Elle qui rêve de passer inaperçue et se fondre dans la masse, c’est raté. Malgré tout, elle s’en sort de main de maître et fait peu à peu face à la situation et sa nouvelle condition… Elle sait s’entourer, dans sa « nouvelle vie », d’amis sincères et fidèles, qui l’épaulent, la conseillent, la soutiennent. Lucie, Shaunee, Erin, sans oublier Damien, seul garçon de la bande, sous les traits d’un homosexuel intello, très attachant, qu’on aimerait pouvoir apprendre à mieux connaître. (ehh oui, j’ai toujours craqué sur les intellos… )

Aphrodite… c’est LE personnage par excellence qu’on adore détester… car quoi qu’il arrive, je ne pense pas que je pourrai un jour apprécier ce genre de personnage hautain, égoïste et égocentrique, où la méchanceté gratuite n’a d’égal que le plaisir qu’elle a à humilier les autres et les mener à la baguette.

Erik, quant à lui, est l’un des personnages face auquel je ne sais que penser… même arrivée à la fin du tome, j’ignore s’il est sincère ou hypocrite, … je n’ai pas réussi à le cerne complètement.

Et je dois avouer que je craque complètement sur Nala 🙂

  L’histoire, elle m’a tenue en haleine du début à la fin… j’ai vu défiler les pages s’en m’en rendre compte, et la fin arrivée, j’étais limite triste que le livre soit déjà à son terme…

Au-delà de ça, j’ai aimé cette vision des vampires qui, au-delà d’être de simples créatures de la nuit, sont en communion avec l’esprit de la nature, les 4 éléments… un peu à la manière de la Wicca… C’est vraiment un aspect du livre qui m’a enchantée, car je suis depuis toujours très intéressée par la Wicca et ce qui la concerne, telle que la communion avec la Nature et la Terre.

De même, dans cette saga, on ne devient pas vampire par « contamination », ni par « hérédité », mais par choix de Nyx, … Cela donne une toute autre dimension au phénomène vampire, loin de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. PC Cast à réussi à s’approprié le mythe du vampire de manière originale et intéressante.

  Le petit plus? La touche d’humour qui vient à dénigrer le Dracula de Brahm Stoker, qui nuit gravement à la réputation des vampires de la Maison de la Nuit.

  Si vous n’avez pas encore lu cette saga, je vous la conseille fortement… Elle vaut le détour, et je suis ravie de la voir piochée…

Je ne résiste pas à vous mettre le trailer du film…

Ce livre entre dans le challenge « jeunesse/YA« 

Tiboux,

CITRIQ

[✎] Quand vous lirez ce livre

Encore un livre pris un peu par hasard sur le rayon « lectures pour adolescents » de ma bibliothèque publique…
Je ne savais pas quoi prendre, et finalement, mon regard s’est posé sur ce livre, et j’en ai lu le résumé…
« Je m’appelle Sam.
J’ai 11 ans.
Je collectionne les histoires et les objets incroyables.
J’ai une leucémie.
Quand vous lirez ce livre, je ne serai peut-être plus là. »
Le petit garçon qui raconte son histoire le fait sous forme de petites listes, de notes, de dessins, de « questions-réponses »… le tout consigné avec soin dans son journal intime.
Rien que le thème de ce livre m’a noué la gorge, car j’ai toujours trouvé si injuste la souffrance et la maladie de jeunes enfants, alors qu’ils sont, en théorie, « toute la vie devant eux ».
Ce livre est terriblement poignant, car il nous fait parcourir, par les yeux d’enfants, la maladie sous un autre angle…
On le referme la gorge toujours aussi nouée, les yeux mouillés de larmes, l’âme bouleversée.
Car certes, dès le départ, on sait que la fin sera tragique, on sait que pour Sam, les jours sont comptés, … et pourtant, on part à la rencontre des rêves de ce pré-adolescent, qui n’a malheureusement connu que la maladie depuis sa tendre enfance, … , on part à la rencontre de ses questions, de ses envies, de ses amis…
Ce livre déborde de plein de choses tellement différentes: les joies, les peines, la vie, la mort, …
On ne peut que s’attacher à Sam, c’est indéniable… on ne peut pas y rester insensible… Malgré la maladie qui le frappe, il garde une soif de vie formidable, une envie d’apprendre, une curiosité sans borne, et un amour formidable pour la vie.
« On peut vivre encore toute une année, voire plus. J’ai déjà passé quatre mois.
Un an, c’est long. Plein de choses peuvent arriver en un an. »
L’auteur, pour son premier roman, a déjà une plume assurée, à la fois douce, touchante, sachant mettre le cœur à l’envers… Les personnages sont habités d’une telle force… on est loin des romans ou histoires vouées à apitoyer le lecteur… c’est une véritable leçon de vie, … une manière toute autre d’appréhender la maladie et la mort dans la simplicité, l’humour aussi, et la pudeur. Des mots simples, mais percutants, …
Le livre se lit d’une traite, avec une boite de kleenex à portée de main… La lecture en est fluide, les pages se tournent d’elles-mêmes les unes après les autres… parce que cette histoire, ce n’est pas qu’elle coule de source, mais elle est écrite de manière si naturelle qu’elle se déroule sous nos yeux telle une part de notre vie…
Un livre débordant d’émotions, à lire sans hésiter… que l’on ait 10, 15, 20, 30 , 40 ans ou plus… car il n’y a pas d’âge pour aborder les sujets sensibles, pas d’âge pour être touché par la maladie, pour y faire face, et ce livre apporte beaucoup plus qu’un simple roman.

[✎] Le livre dont vous êtes la victime

J’ai honte! J’ai loué ce livre le mardi matin, je l’ai commencé le mardi soir dans la salle d’attente du médecin, et je l’ai terminé… au même endroit…
Plus que le lire, je l’ai dévoré d’une traite, zou, en attendant mon tour…

Alex, un jeune adolescent sans histoires, entre un jour dans une librairie… sinistre. Un livre à la couverture argent l’attire comme un aimant. Première erreur : Alex l’achète. Seconde : il l’ouvre. Le titre de cet ouvrage : Le livre dont vous êtes la victime. Fasciné, Alex se voit donner des ordres, qu’il commet la fatale imprudence de suivre…

Cette histoire « jeunesse » est vraiment géniale, captivante…
Le style de l’auteur est simple, attrayant, il met tout en place de manière si naturelle, et sait instaurer le suspens, ça, c’est rien de le dire…
Les phrases sont courtes, ce qui donne un certain rythme à l’histoire… il en est de même des dialogues tout au long du livre…
J’ai adoré le concept de l’histoire, d’un livre qui parlerait personnellement à sa « victime », à la personne qui le possède… C’est à la fois terrifiant et tentant 🙂
L’action ne manque pas, les combats, le mystère, … c’est tellement génial… j’aurais aimé lire ce livre quand j’avais une dizaine d’années 🙂
Pour un livre jeunesse, il n’y a pas trop de description, l’essentiel étant basé sur le suspens et l’action…C’est ce qui fait qu’il se lit très vite…
J’ai aimé aussi la partie « romance douce » qui va au fil du temps unir les deux héros, une petite historie d’amour d’enfants mais que je trouve touchante..;
La perversité du livre et de  ce qu’il pousse son propriétaire à faire, le suspens de « qu’est ce qu’il devra faire après », « est ce qu’il va arriver au bout de l’histoire », … tout ça en font un bon mélange pour les enfants qui ont envie de se lancer dans la lecture de livres fantastiques/épouvante… Le système de « rendez-vous page xxx » auquel le héros doit faire face et pour lequel les pages restent soudée avant le bon moment, c’est excellent, j’ai vraiment accroché 🙂
Il illustre bien aussi l’addiction que l’on peut avoir (à tout âge) envers les jeux, la lecture, etc… car c’est plus fort que lui, le jeune héros se doit de continuer, il ne peut résister à la tentation de faire « encore un défi »…
J’ai lu beaucoup de critiques négatives sur ce livre, mais personnellement, j’ai adoré…
Ça m’a rappelé les « chaire de poule » que j’ai toujours adoré lire et regarder 🙂
Et j’ai adoré la vision du libraire qui est donnée par ce livre: « je suis un amoureux des livres, comme tous les libraires, je pense. Et cela suffit à ma satisfaction de savoir ma clientèle envoutée par ce que je lui vends » (même si ce libraire-ci était complètement barge 🙂 )