[✎] Mémoire assassine

Editions Point Deux
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 507 pages

   L’équilibre apparent de la vie de Steve Farris se brise le jour où il rencontre Rebecca qui enquête sur les tueries familiales inexpliquées. Les souvenirs remontent : il n’avait que 7 ans quand il trouva sa mère, sa sœur et son grand frère sauvagement assassinés. Son père avait, lui, disparu. Qu’est-il devenu? Comment accepter l’inacceptable? Et comment échapper à son propre passé?

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Que dire de ce livre?  Thomas Cook est un de ces auteurs qui relèvent et réinventent le thriller noir avec brio…

   J’ai eu plaisir à découvrir un récit écrit à la première personne… cela donne, à mon sens, encore plus de poids au récit, et nous plonge encore plus dans l’univers de cet homme…

Par un style simple, épuré mais percutant, on est touché comme il faut, là où il faut, quant il le faut.

Les émotions nous sont merveilleusement transmise, que ce soit la tristesse, l’incompréhension, la haine, le déni, la rancoeur, la frustration, la peur… on passe par un panel impressionnant.

  Par des mots en apparence simple, l’histoire est sombre à souhait, on est dans le suspense qui plonge le lecteur dans une ambiance pesante, une atmosphère dérangeante, et bizarrement, malgré tout, j’ai eu beaucoup de mal à m’en détacher.. Le texte accroche le lecteur, et difficile de ne pas se dire « encore quelques pages, je veux savoir la suite ».

Il est terrible, finalement, de suivre le cheminement d’un homme dont toute la vie est basée sur une seule et unique question: « Comment construire une vie normale suite à des évènements tragiques qui nous marquent à vie? ». Comment  faire quand on se rend compte que nos souvenirs ne sont pas le réel reflet de la vérité?

L’histoire est construite de manière formidable, sans gros rebondissements spectaculaires, mais nous offrant de petits indices dissimulés ça et là, pour reconstruire, nous ici, le puzzle d’une vie…

Un thriller psychologique comme je les aime… tout en finesse.

  Steve, le narrateur, est indéniablement intéressant… C’est le puzzle de sa vie qui va se reconstruire sous nos yeux, et il évolue dans un passé qui semble aussi trouble pour lui qu’il ne l’est au départ pour nous.. Voir que sa vie n’est finalement pas celle dont on a la vision depuis des années…  Un poids de culpabilité, de se dire pourquoi eux et pas moi, …  J’ai vraiment ressenti de la tristesse pour lui tout au long du roman, imaginant ce que je ressentirais si j’étais à sa place…

Rebecca, qui écrit un livre sur les hommes qui ont, dans un coup de folie, massacré leur famille… Elle va finalement déclencher beaucoup plus que prévu… obligeant Steve à se remémorer un passé si difficile, et entraînant dans son sillage une multitude d’évènements imprévus et incontrôlables qui mèneront Steve à sa perte. J’ai eu beaucoup de mal à accrocher avec ce personnage. Je l’ai trouvée trop « inquisitrice » et déplacée, même si finalement, c’est son but au travers de son projet de livre.

  En ce qui concerne le format Point2, je dois avouer que la seconde expérience m’a ravit au plus haut point, contrairement à la première qui m’avait laissée un peu indécise… J’avais émis des réserves sur la finesse du papier, et sur le fait que le livre ne tenait pas vraiment ouvert tout seul…

Ici, j’ai vraiment apprécié le format, qui illustre bien le terme de « livre de poche » 🙂 et cette fois, j’ai masterisé dans la prise en main, ce qui n’avait pas été le cas la première fois…

J’apprécie donc de plus en ce petit format… le petit plus qui pourrait y être apporté? Un marque-page intégré, ce serait vraiment très pratique…

Et le prix reste malgré tout, à mon goût, un peu élevé, mais je me dis que c’est le temps d’ancrer le concept sur le marché… Peu à peu, la concurrence va sûrement rectifier le tir.

Je remercie d’une part les éditions Point2, mais également la communauté LIBFLY pour m’avoir permis de découvrir ce livre dans le cadre de l’opération Un Poche, Un(e) Mordu(e), Un(e) critique !

CITRIQ

[✎] Le sens du bonheur

Le fond du livre est très intéressant… 

La forme et le format du livre ont quelque peu gâché ma lecture…

Le thème du livre est très enrichissant, … Quel dommage qu’il n’en ait pas été de même pour la découverte de ce nouveau format de livres…
 
« L’enseignement de Krishnamurti repose sur la conviction que lestransformations de la société ne peuvent se faire qu’au terme d’unetransformation des individus. Critique vis-à-vis des religions et des sectes,Krishnamurti n’aura de cesse de répéter que le bonheur passe par le refus detout type d’autorité. C’est le sens des multiples conférences qu’il a donnéespendant des dizaines d’années, partout dans le monde.
« Dès l’instant où vous suivez quelqu’un, vous cessez de suivre la Vérité. »
Le Sens du bonheur – un best-seller mondial – nous permet de voir le mondeautrement. Sans parti pris, universelle, la parole de Krishnamurti nous faitdécouvrir les racines mêmes de nos problèmes personnels et de ceux de lasociété qui nous entoure. Il nous apprend l’art de voir et d’écouter avec notrecœur. Et à découvrir la Vérité qui est en nous. »

Il y a quelques années, j’avais déjà pu parcourir quelque peu ce livre deKrisnamurti, mais sans y prêter plus attention… Mais quand je l’ai vu en partenariat sur Livraddict, je n’ai pas hésité… je réalise à présent l’erreurqui fut mienne à cette époque de ne pas y avoir jeté un oeil plus averti…, car ce livre est une véritable merveille dans lemessage qu’il fait passer…
J’aime ces livres de sagesse qui poussent le lecteur dans sesretranchements, qui lui permettent de se remettre en questions, de s’interrogersur le sens de sa vie, ou à la manière dont il la mène…
Ce qui est étrange, c’est que même si la manière dont  l’auteur pourdire les choses m’a fortement déplu, le contenu, lui, m’a ravit…
En effet, concernant le style de l’auteur, je l’ai trouvé trop »sec », trop autoritaire, trop « faites ce que je dis »…carmême si je me dis que ce n’était pas son but, la manière dont les chosesétaient tournées donnaient plus l’impression qu’il voulait imposer les chosesau lecteur plutôt que lui donner une quelconque idée de la sagesse et lepousser à la réflexion…
Ce qui m’a profondément énervé également, ce sont les nombreusesrépétitions, tant dans le fond que dans la forme, que l’on retrouve tout aulong de ce précepte de la sagesse… certes, cela permet d’appréhender les chosesde manière plus ancrée, mais à force, c’est terriblement lassant…
Les thèmes abordés, outre le bonheur de manière générale, sont l’éductionactuelle, la soumission à la vision de la société et un certain mimétismesocial, et l’importance démesurée laissée au paraître. 
« Dès votre naissance, dès les premières impressions que vousrecevez, votre père et votre mère ne cessent de vous dire ce qu’il faut faireet ne pas faire, ce qu’il faut croire et ne pas croire, on vous dit que Dieuexiste, ou qu’il n’y a pas de Dieu, mais que l’Etat existe et qu’un certaindictateur en est le prophète. Dès l’enfance, on vous abreuve de ces notions, cequi signifie que votre esprit, qui est très jeune, impressionnable, curieux,avide de connaissances et de découvertes, est petit à petit enfermé,conditionné, façonné de telle sorte que vous allez vous conformer aux schémasd’une société particulière, au lieu d’être un révolutionnaire.« 
Ici, pas de méthode miracle pour vivre heureux, dans un bonheur absolu,mais des pistes de réflexions pour permettre au lecteur de voir ce qui pourraitlui apporter un peu plus de bonheur dans sa vie, en s’allégeant de certaineschoses inutiles, futiles, ou complètement irrationnelles.
Il y a une citation de lui qui n’appartient pas à ce livre mais qui meplait beaucoup, …
« Range le livre, la description, la tradition, l’autorité, et prendla route pour découvrir toi-même. »
C’est ce qu’il nous propose une fois encore dans ce livre… voir au-delà,réfléchir, agir…
Pour ce qui est du nouveau format de livre proposé par les éditions .2,honnêtement, j’ai détesté…
Déjà, pas moyen pour moi de le lire d’une seule main, car pour tournerles pages, les deux m’ont été nécessaires, … et de même, à part dans le milieudu livre, mais sinon, je n’ai pas trouvé qu’il restait « miraculeusement »ouvert comme il en est fait mention dans les articles que j’ai pu lire à cesujet…
Les pages m’ont paru très fragiles, au point qu’au début, en essayant deles tourner d’une seule main, j’ai bien cru que j’allais en déchirer une … etpourtant, je suis loin d’être une barbare… 
De plus, elles sont tellement fines que souvent, quand je voulais passerà la page suivante, j’avais un groupe de trois ou quatre pages qui se tournait,rendant les conditions de lecture franchement désagréables…
Et à quand les marque-pages adaptés? 
Heureusement,j’avais reçu il y a peu un courrier de Tortue qui m’avait envoyé une magnifiquecarte de téléphone « panda » qui m’a bien servi 🙂 

Parcontre, je dois reconnaître que la couverture est incroyablement belle,apaisante, zen… je l’adore…

Bref, un avis en demi teinte, avec un livre au fond intéressant mais à la forme qui gâche un peu le plaisir de la lecture…
Si je devais vous donnez un conseil, lisez-le dans une autre édition…