[Jeunesse] Roman d’horreur – Arthur Ténor

Roman d’horreur
Arthur Ténor

Editions Scrinéo
2013
204 pages

part livraddictValentin ne le sait pas encore, mais il un don… Un don qui lui permettra de résoudre des enquêtes en communiquant avec l’autre côté. Ils sont trois, ils sont adolescents et ils adorent frissonner de peur… sauf si c’est pour de vrai ! Cette fois-là, après une soirée « film d’horreur » hilarante, Valentin, Cédric et Zoéline vont être comblés au-delà de leurs espérances…
Grâce à l’idée géniale de l’un d’eux pour organiser la farce du siècle, le trio va vivre en live une expérience digne des meilleurs récits d’épouvante. Le décor est une maison sinistre à souhait, close comme un coffre-fort de l’enfer. Les damnés qui la hantent sont vraiment très effrayants. Et pourtant, ce n’est pas d’eux que viendra le pire…
Le pire, le monstre, le cauchemar pour de vrai… c’est l’autre, celui qui n’a pas de visage, ne parle pas, n’émet aucun son en se déplaçant. Et lorsque se produit la rencontre… il est trop tard pour fuir.

ce que j'en ense

3 distrayant sans plus Je dois vous avouer que  ce qui m’a fait pencher pour ce livre, c’est que j’adore les livres d’horreur… et que j’ai voulu tenter le coup avec celui-ci… Pourtant, je ne vous cache pas que je m’attendais à ce qu’il ne soit pas « 100% horrible », mais je m’attendais à mieux…

Si je devais le comparer à quelque chose de plus connu, je dirais que cela ressemble beaucoup à un livre Chair de poule, en plus développé, et sans l’aspect « moralisateur » à la fin…

Le style de l’auteur, rien à dire, je l’adore, il a le don pour captiver le lecteur, et c’est juste génial… L’écriture est à la fois simple, mais pas trop « gaga », et ça se lit de manière facile et agréable (j’ai lu le livre d’une seule traite, sans m’ennuyer le moins du monde).

Il y a des rebondissements dans l’histoire, parfois surprenants, parfois amusants… mais pas contre, la grosse déception pour moi, c’est la fin. Je ne vais pas vous la raconter, mais j’avoue que j’aurais aimé une autre fin que celle-là… Le reste de l’histoire était prometteur, puis pouf, tout est retombé comme un soufflé mal cuit.

Les personnages sont attachants, et c’est ce qui fait aussi qu’on accroche aussi bien au récit.
Cédric avait un peu le don de me taper sur les nerfs, Valentin, je l’ai juste trouvé génial, j’ai juste une petite pointe de regret avec Zoéline que j’aurais aimé voir un peu plus présente dans l’histoire, je l’ai trouvée trop effacée, c’est un peu dommage.

Une chose que j’ai adoré: la playlist films d’horreur à la fin du roman 🙂 je trouve que c’est une excellente idée, même si je ne suis pas certaine qu’ils soient, pour certains, conseillés aux lecteurs de ce roman, rapport à leur âge…

J’ai quand même passé un bon moment lecture, même si cela ne me laissera pas un souvenir impérissable… un bon livre de transition, simple, mais distrayant…

d'autes l'ont lu

     

 

[✎] Organes à tous les coups

Titre: Organes à tous les coups
Auteur: Denis Almercery

Genre: Thriller

Maison d’édition: Scrinéo
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 300
Prix: 19,00 €

Après avoir déjoué l’opération Goliath, Arno Fugiers revient, plus fort, plus beau et plus intelligent que jamais !

Une fois encore, il se retrouve embarqué, malgré lui dans une aventure dans laquelle il devra déjouer les plans macabres de réseaux criminels internationaux. Pour quelle raison ces mexicains avec lesquels il a eu le malheur de jouer au poker ne le lâchent-ils pas d »une semelle ? Avec une équipe de choc constituée de Gino, le mafieux sicilien plein de ressources, d’Anna, agent secret espagnol « rejeton issu d »une nuit d’amour trop arrosée entre Obélix et une pelleteuse Caterpillar », et la charmante commandant Moreau, agent de la DGSE (Fugiers aurait-il trouvé plus forte tête que lui ?), notre superhéros va-t-il réussir à déjouer tous les pièges que lui tendent les truands ?

  Je dois avouer que je ne suis pas très réceptive à l’humour dans les thrillers…

D’une plume agréable, facile à lire, l’auteur nous emporte dans son univers. Oui mais…

Le style de l’auteur a ceci de surprenant qu’il manie la langue française de manière assez particulière… jeux de mots, métaphores, humour sont présents, savamment dosés, pour apporter au lecture une décontraction inhabituelle dans les thrillers.

A la lecture c’était agréable, mais cela enlève une partie du tragique que j’aime trouver dans les thrillers, c’est un peu dommage. Pour moi, un thriller doit rester inquiétant, sombre, tragique à la rigueur, mais l’humour n’y a que peu sa place si je veux pouvoir m’y investir correctement et apprécier l’histoire à sa juste valeur, et ce ne fut pas le cas ici, malheureusement.

D’ailleurs, l’histoire est un peu simple aussi… On dénoue rapidement le fil de l’intrigue, on sait dès le départ discerner avec certitude qui sont les bons ou les méchants, et tout se déroule donc sans grandes surprises. Les choses se déroulent de manière fluide, un peu trop peut-être, car les rebondissements ont malgré tout parut assez fades.

 Le personnage principal, Arno Fugiers, est assez particulier… Il cumule les addictions en tous genres… l’alcool, la drogue dure, les femmes de petite vertu, etc… Il a son caractère de personne qui n’aime pas se laisser marcher sur les pieds ou diriger. On est loin du héros vertueux, mais on tombe malgré tout dans les clichés.

« David venait de me décevoir. Je n’aimais pas cette façon de lâcher ses hommes quand ils étaient dans le bourbier. J’avais été élevé au biberon de la solidarité, des unités qui avançaient main dans la main, et des frères d’armes pour qui on était prêt à mourir. Les méthodes d’anguille de David et de son ministre me gonflaient sérieusement, je n’avais pas l’habitude qu’on se serve de moi comme ça. Viel pouvait toujours se brosser pour que je l’appelle, c’était fini. Sur la première marche du podium de mes défauts, la rancune trônait depuis toujours. »

Il a un côté malgré tout très rustre auquel je n’ai pas accroché du tout.

 Le gros point positif de ce roman, pour moi, c’est son environnement. En effet, le roman se situe dans l’environnement parisien, et les lieux nous sont bien décrits, ce qui fait qu’on peut sans peine se les représenter, surtout si on a déjà visité la ville… c’est vraiment un aspect que j’ai adoré, car j’aime déjà beaucoup cette ville au départ, et donc ce fut un plaisir de la redécouvrir de la sorte.

Un  autre petit plus… qui devient à la mode aux éditions Scrinéo et que j’apprécie, c’est le petit dossier documentaire, à la fin du roman, qui nous présente les sources, références, et d’autres informations qui sont, je trouve, effrayantes de par leur véracité. Cela donne une authenticité à certains faits, et c’est vraiment surprenant.

Car c’est bien là l’attrait principal du livre: le trafic d’organes… Au départ, on se dit que ce n’est valable que dans certaines parties du monde, que ça ne se passera jamais chez nous, mais les documents de la fin exposent une autre version…

Le fond est très intéressant… la forme me plait beaucoup moins… c’est dommage, car le thème me plaisait bien.

Je pense qu’il plaira aux personnes pour qui l’humour dans le tragique n’est pas dérangeant…

Ce livre a été lu dans le cadre de l’évènement Masse Critique. Je remercie les éditions Scrinéo et Babélio pour cette découverte…

 

[✎] Maudite soit-elle

Titre: Maudite soit-elle
Auteur: Vincent Desombre

Genre: Thriller

Maison d’édition: Scrinéo
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 303 pages
Prix:  19,00 €

Marseille, vendredi 20 juin 1986

Nathalie alluma la télévision. Les informations commençaient.

– Torturé et brûlé vif pour lui dérober ses économies. Maurice Picon, un paisible retraité, a été assassiné sauvagement dans sa maison de Cassis, dans les Bouches-du-Rhône.

À ce moment, le visage de la victime apparut à l’écran. Une simple photo d »identité qui montrait un homme âgé, aux traits fins et au regard félin. Nathalie porta ses mains à sa bouche.

– Oh, mon Dieu !

Elle aurait voulu crier, mais aucun son ne sortit. Ses yeux étaient rivés sur la télévision. Ce visage, même trente ans plus tard, elle ne pouvait l’oublier. Cet homme avait marqué sa vie de façon irréversible. Un fantôme du passé resurgissait devant elle !

Trente ans plus tôt presque jour pour jour, Maurice Picon a été la dernière personne à parler à la mère de Nathalie. Deux heures plus tard, elle se suicidait. Pour comprendre et renouer avec ses souvenirs enfouis, Nathalie va retourner sur les traces de son enfance en Touraine.

Une enquête haletante, une histoire émouvante inspirée de deux faits réels qui ont défrayé la chronique de l’après-guerre. Le cahier documentaire en fin d’ouvrage revient sur ces dossiers, l’affaire Finlay et l’affaire Lecoz.

       Une excellente découverte ! J’ai adorer me plonger dans cette ambiance inquiétante, vibrante et émouvante.

Je ne regrette nullement ce partenariat et remercie les éditions Scrinéo et Livraddict…

Dès la lecture des premières pages, j’ai su que ce roman allait me plaire…

Le style de l’auteur est simple, agréable à lire, dans un langage accessible et très fluide. Le découpage de mise, en très courts chapitres, est vraiment plaisant, car cela rythme la lecture d’une part, et sépare bien les différentes scènes et informations d’autre part.

 Bien qu’il soit inspiré de faits réels, il s’agit d’un roman… De ce fait, je ne pensais pas y trouver autant de références réelles… et pour le coup, quand j’ai découvert ça, cela m’a fortement accrochée et ça m’a plu…

« L’hôtesse s’éloigna et elle put enfin reprendre la lecture de son journal. Un accident stupide. Michel Colucci s’était tué en percutant à pleine vitesse un camion. Coluche motard? Fan de vitesse? L’article rappelait qu’il avait battu le record du monde à moto de vitesse du kilomètre lancé: 252 kilomètres à l’heure. Elle n’en avait jamais entendu parler. Malgré cela, l’accident lui semblait louche et elle se demandait s’il n’y avait pas un complot derrière tout ça. Libé n’évoquait même pas cette possibilité et ce silence lui parut suspect. Le comique dérangeait. Sa mort arrangeait trop de monde. Sa candidature aux élections de 1981, les restos du cœur… Etrange, non? »

Ce que j’ai aimé, c’est que ce livre nous permet de voir l’envers du décor… l’aspect journalistique non pas tel qu’il nous est montré dans les journaux uniquement, mais aussi celui tel qu’il est en amont :  brut, arrangé, calculé…

« – D’après mes sources… commença-t-elle, en insistant bien sur le « mes », c’est un meurtre gratuit. Le vieux était un petit retraité sans histoire. On a certainement voulu prendre ses économies… A priori, le meurtrier était seul. Il n’y est pas allé de main morte: une vraie bouillie! Il s’est acharné sur le visage à coup de marteau… Les enquêteurs parlent de barbarie.

– Barbarie? C’est bon, ça, pour le titre. Lionel, pour les conséquences politiques? »

 Derrière ce roman, on sent toute la recherche et toute la documentation sous-jacente. C’est vraiment ce qui rend ce livre captivant, car on est lié à 200% avec la réalité… Par moment, j’ai eu du mal à me détacher du livre et me dire que non, ce n’était pas la réalité, mais un roman. Le style de l’auteur est tellement accrocheur et bien travaillé que tout se met en place d’une manière naturelle, fluide et plaisante.

 Les personnages ont ceci de particulier qu’ils sont authentiques, … J’ai vécu mon enfance dans un village, et je peux vous dire que ce livre n’en est en rien une caricature… L’aspect « solidarité de village », le côté « cancans », superstitions, le fait de ne pas trop aimer les personnes étrangères au coin ou dont la famille à mauvaise réputation, …

On en apprend beaucoup sur les personnages, leur passé, leur psychologique, et c’est ce qui a rendu la lecture si agréable… car on a finalement l’impression de les connaître et de les avoir déjà croisés.

J’ai aimé la détermination de Nathalie, sa manière d’appréhender les choses… Que ce soit le sang froid dont elle a pu faire preuve, sa manière d’avancer droit devant, peu importe les obstacles, son courage d’affronter le passer aussi… C’est vraiment un personnage fort et que j’ai adoré côtoyer le temps de cette quête…

J’ai lu ce roman sans le voir passer, parce que finalement, j’étais totalement prise dans l’histoire et que je voulais absolument tout savoir de ce terrible secret de famille…

 J’ai aimé le dossier documentaire présent à la fin du roman… cela donne une toute autre dimension au livre et le rend plus concret encore, plus réel, … c’est vraiment quelque chose que j’ai apprécié trouver.

 Bref, un très bon livre que je vous conseille ! C’est une formidable découverte qui m’a d’ailleurs fait découvrir un autre visage des éditions Scrinéo que je ne connaissais pas (je ne connaissais que la collection Jeunesse) !