The cry

Dans une petite ville côtière d’Australie, un bébé disparaît. Ce tragique évènement va alors fortement fragiliser le jeune couple que forment Joanna et Alistair. Ensemble ils voient leur mariage s’effondrer tandis que leur vie privée se retrouve exposée aux yeux du grand public…

Quand j’ai vu les extraits de cette série, j’ai eu envie de la voir.

Des parents qui font une halte dans une station service, qui laissent leur enfant en bas-âge dormir dans la voiture, car il serait dommage de le réveiller vu la journée pénible qu’ils ont passée. Deux minutes d’inattention, et quand ils reviennent l’enfant n’est plus là… Leur petit Noah n’est plus dans la voiture.
Commence alors une course folle à la recherche de l’enfant, et pour comprendre ce qui s’est passé.

Comment un enfant d’une bonne famille, de parents sérieux, aimant, peut en quelques minutes disparaître dans la nature…
Comment une mère de famille peut-elle faire face à la disparition de son fils de 4 mois ?
Quel impact a cette épreuve sur une famille ?
Autant de questions qui vont se poser au fil de la série… 

Le couple et l’enfant partaient dans de la famille… Ils ont pour cela dû passer des heures en avion, et tout le monde se souvient d’eux : Un enfant qui hurle dans un avion, parce qu’il fait ses dents, une mère de famille épuisée à essayer de calmer son petit, ça marque les esprits de ceux qui ont croisé leur route.

Au départ, les critiques vont bon train bien évidemment : qui va laisser un enfant seul dans la voiture ? Quand on y pense, c’est quand même ce que la majeure partie des gens ont directement à l’esprit ! « Comment est-ce possible ? ».

Puis au fil des épisodes, on commence à avoir des doutes, on se pose pas mal de questions…certains éléments mettent nos sens en éveil.. On se forge nos propres hypothèses…

Un peu trop facilement et rapidement, d’ailleurs. C’est là, pour moi, le point noir de cette série : même si elle est « pas mal » d’un premier abord (vous savez que les rapts et disparitions d’enfant, c’est un sujet qui me « passionne »), je trouve que certaines choses vont trop vite, sont trop évidentes à un stade trop avancé de l’enquête.

Alors oui, on a certaines certitudes, et on apprend au fil du temps le pourquoi du comment de ce qui s’est passé, mais la surprise, la découverte, l’étonnement n’y sont pas autant que je l’aurais aimé… La série en reste donc plate la plupart du temps, je trouve, sans vrais grands moments de rebondissements qui nous tiennent en haleine, c’est dommage. C’est ce qui est assez présent parce qu’on veut avoir la certitude de ce qui s’est passé, mais certains passages sont vraiment calmes… 

Jenna Coleman (Victoria) et Ewen Leslie (Alister), qui interprètent le rôle des parents du petit Noah, ont un très bon jeu d’acteurs, par contre, il faut le reconnaître. J’ai trouvé Jenna Coleman très convaincante dans ce rôle.

Cette série est à la fois un drame psychologique, face à la détresse d’une mère dont l’enfant a disparu, un suspense presque intense (si on oublie les passages trop calmes), afin de découvrir ce qui est arrivé le jour de la disparition, un drame familial face à une relation de couple qui vole en éclat et en devient douloureuse pour les deux conjoints…

Car c’est un peu ça dans ce genre de cas : le couple, ça passe en restant soudés plus que jamais, ou ça casse. Je ne suis pas certaine qu’il y ait un juste milieu dans ce genre de situations.

La série met aussi l’accent, en toile de fond, sur les dictats de la société qui font passer la maternité pour une chose merveilleuse, en occultant que ce n’est pas le cas pour tout le monde, et qu’au-delà du bonheur d’être mère, les femmes se voient porter une pression énorme en étant obligée de devenir une mère parfaite, d’être au taquet sur tous les fronts et d’assumer bien trop de choses en même temps. La charge mentale, ça vous dit quelque chose ?

Au final, la série s’est laissée regarder, j’ai apprécié,  mais elle ne me laissera pas un souvenir impérissable, malheureusement. On dira que j’ai déjà vu « mieux » sur un sujet similaire, même si je n’ai aucun titre qui ne me vient à l’esprit pour l’instant. Pourtant, elle a été nominée pour un Emmy International en 2019. Je ne sais pas, je suis peut-être passée à côté de quelque chose, mais pour moi, elle n’est pas si extraordinaire que ça.

 

L’erreur – Susi Fox

Le pire est arrivé. Mais personne ne vous croit.
Sasha a toujours voulu un bébé.  
Sa grossesse se déroule à merveille, jusqu’au jour où elle se retrouve à l’hôpital pour subir une césarienne d’urgence. À son réveil, elle demande à voir son enfant. Alors qu’elle s’attend à vivre un moment magique, Sasha plonge dans un cauchemar bien réel. Le nourrisson qu’on lui amène n’est pas le sien. 
La jeune mère n’a aucun doute, même si personne ne la croit. Ni les infirmières qui évitent ses questions, ni son mari qui essaie de la convaincre, ni sa meilleure amie, appelée au secours. 
Pour tous, Sasha souffre d’un stress lié aux circonstances de la naissance. Mais ce serait oublier combien l’instinct d’une mère est profondément ancré en elle, en dépit des apparences. 
Si le bébé devant elle n’est pas le sien, où est passé son enfant ? Et qui a pu faire cette erreur ? 

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Editions Fleuve
Note personnelle : ★ ★ ★ ☆ ☆

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Le résumé du livre avait directement attiré mon attention… C’est le genre d’histoire que j’aime découvrir, que ce soit en fiction ou en témoignage. Je me suis toujours demandée comment le personnel hospitalier peut (potentiellement) faire ce genre d’erreur, d’une part, et d’autre part, comment les ressentis de la mère et sa conviction qu’il y a un soucis peuvent autant être occultés par tout le monde… ça me sidère.
C’est donc confiante que je me suis lancée dans la lecture de ce livre. Continuer à lire … « L’erreur – Susi Fox »

[avis de lecture] Juste avant la nuit – Isabel Ashdown

Lors des funérailles de leur mère, Jess retrouve sa sœur Emily, perdue de vue depuis près de quinze ans. Elle lui propose de venir habiter chez elle et son mari, James, dans leur maison de l’île de Wight. Le soir du Nouvel An, le couple part faire la fête et laisse Emily avec leur bébé, Daisy. Lorsqu’ils rentrent, au petit matin, la police est là. Daisy a disparu. Le cauchemar commence. Bien vite, le commissaire Jacobs, en charge de l’enquête, relève des incohérences dans les récits des uns et des autres. Entre secrets et mensonges, les relations entre les protagonistes se fissurent peu à peu au cours d’un huis clos éprouvant. Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ?

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sortie le 1er mars 2018
Editions Le cherche midi
Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

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Vous allez vous dire : « encore une histoire d’enlèvement d’enfant ».. et vous avez raison… C’est vraiment un thème récurrent sur ce blog, tout simplement parce que cela fait partie de ce que j’aime lire…

Et je dois avouer que si l’on peut se dire que c’est « toujours le même chose », je ne suis pas d’accord avec ça. Généralement, les enlèvements d’enfants sont là pour lancer le thriller psychologique, mais passent souvent au second plan pour permettre à l’auteur de nous balader allègrement du côté des secrets de famille qui vont exploser, et c’est là que tout va se jouer pour faire du livre une bonne lecture ou pas. La disparition est juste la petite étincelle qui mettra le feu aux poudres.
Le thème sous-jacent de l’amnésie temporaire n’est pas pour me déplaire non plus.

Même si ce livre est sorti en 2018, j’ai été assez étonnée de ne quasi pas en avoir entendu parler… voire pas du tout, et c’est vraiment dommage.

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[avis de lecture] Frieda Klein, tome 1 : Lundi mélancolie : Le jour où les enfants disparaissent – Nicci French

Premier volet d’une série de huit volumes mettant en scène la psychanalyste Frieda Klein. Suite à la dépression de son confrère et ancien mentor Ruben, Frieda récupère un nouveau patient, Alan. L’homme, très perturbé, confie sur le divan ses rêves obsédants : il ne cesse de songer à un petit garçon comme lui, qui serait son fils. Curieusement, la description de cet enfant correspond trait pour trait à Matthew Faraday, un garçon enlevé il y a quelques jours et dont la photo fait la une des journaux. Frieda aurait-elle reçu les aveux indirects d’un kidnappeur ou d’un meurtrier ?

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