[Avis de lecture] Gardez l’oeil ouvert, Tome 2, de Victoria Charlton

Un corps retrouvĂ© dans un arbre…
Un avion disparu sans laisser de trace

Une fillette qui rĂ©apparaĂźt dans son lit plusieurs semaines aprĂšs s’ĂȘtre volatilisĂ©e
 
Dans ce deuxiĂšme ouvrage, la youtubeuse Victoria Charlton reconstitue pour vous 15 affaires criminelles jamais Ă©lucidĂ©es. De la France au QuĂ©bec, du Mexique Ă  l’Australie, ses talents de conteuse vous entraĂźneront au cƓur de mystĂšres toujours Ă©mouvants.
Disparitions inexplicables, meurtres en sĂ©rie, enlĂšvements ou secrets d’État: les histoires qu’elle rapporte demandent toutes que justice soit faite. Avec elle, analysez les indices et confrontez les thĂ©ories: qui sait, peut-ĂȘtre contribuerez-vous Ă  faire la lumiĂšre sur ces tĂ©nĂ©breuses affaires?

Si je devais vous rĂ©sumer mon avis en quelques lignes … Ce livre, comme le premier tome, est excellent
 Les sujets sont travaillĂ©s, Ă©tudiĂ©s, pour ĂȘtre abordĂ©s tant de maniĂšre objective (les faits tels qu’ils se sont dĂ©roulĂ©s) que subjective (ses ressentis, son avis, ses observations). Plus que simplement nous livrer ces histoires, ce livre les fait « revivre »  pour ne pas qu’on oublie
 pour la mĂ©moire des personnes
 MĂȘme si j’ai prĂ©fĂ©rĂ© le premier tome car il parlait de disparitions non rĂ©solues uniquement, celui-ci – qui nous livre Ă©galement des crimes rĂ©solus ou pas – est tout aussi intĂ©ressant et enrichissant. Je ne peux que vous le conseiller
 C’est un coup de cƓur pour moi !

***

« Je suis trĂšs heureuse d’embarquer dans cette nouvelle aventure avec vous! Vous remarquerez que ce livre est lĂ©gĂšrement diffĂ©rent du premier. Dans celui-ci, j’ai dĂ©cidĂ© de ne pas me limiter aux cas de disparitions, mais aussi d’aborder des histoires de meurtres qui m’ont profondĂ©ment marquĂ©e. J’ai toujours cru que le pire aspect des disparitions, c’est de ne pas savoir. Ne pas savoir oĂč se trouve la personne, si elle est partie par choix ou si quelqu’un l’a forcĂ©e, si elle souffre, si elle est encore en vie
 Mais je me suis vite rendu compte que, dans les affaires de meurtres irrĂ©solus, mĂȘme si la personne disparue est retrouvĂ©e, la douleur ne se dissipe pas. Les proches ne peuvent pas faire leur deuil tant que la ou le responsable n’est pas traduit en justice. Je trouve donc qu’il est important de partager aussi ces histoires tragiques, pour ne pas qu’elles soient oubliĂ©es. »

VoilĂ  une entrĂ©e en matiĂšre que j’ai aimĂ©e

Car je pense un peu pareil. Comment peut-on faire le deuil d’une disparition quand on ne sait pas ce qu’il est advenu de la personne que l’on aime ? Et comment peut-on en faire le deuil quand on sait l’issue fatale que la personne a eue, mais sans en savoir l’origine, le pourquoi, les motivations ?
Mais la question que je me pose souvent, au vu de l’actualitĂ©, c’est ce que la « justice » est rĂ©ellement assez forte pour permettre aux familles d’avancer et de faire leur deuil ? Les peines infligĂ©es me semblent souvent si dĂ©risoires par rapport Ă  la vie volĂ©e
 comment peut-on parler de rĂ©paration face Ă  la peine et le manque irrĂ©parable engendrĂ©s ?

Vous vous en doutez, j’ai beaucoup aimĂ© ce livre, tout comme j’avais adorĂ© le premier tome, basĂ© exclusivement sur des disparitions irrĂ©solues.
Ce que j’aime avec la maniĂšre dont Victoria nous livre ces histoires, c’est qu’elle nous raconte, certes, principalement l’histoire de la personne concernĂ©e par son chapitre, mais pas que
 – Elle Ă©voque Ă©galement d’autres cas similaires, et ça permet de mettre en lumiĂšre d’autres histoires et si le lecteur veut en savoir plus, libre Ă  lui de s’informer de son cĂŽtĂ©, par des recherches internet ou sur la chaĂźne de Victoria, qui mine de rien, a dĂ©jĂ  abordĂ© tellement d’histoires diffĂ©rentes.

Une autre chose que j’aime particuliĂšrement avec Victoria, c’est sa rĂ©elle implication dans le domaine des disparitions.
Pour ceux qui ne le savent pas, elle bosse comme bénévole pour un organisme qui traite, si je puis dire, ces cas.
Mais ne plus de ça, dans le cadre de son livre (et certaines de ses vidĂ©os), elle entre Ă©galement en contact avec la famille de la personne disparue, elle leur accorde de l’attention, une Ă©coute, leur explique la dĂ©marche et met en avant ce qui leur semble important.

« Par message privĂ©, je lui ai montrĂ© mon soutien en lui mentionnant Ă  quel point la disparition de son fils m’a touchĂ©e. Il m’a suivie en retour sur Twitter et m’a confiĂ© qu’il est Ă  la recherche de son fils depuis 2013. Vous verrez par vous-mĂȘme que cet homme est extrĂȘmement courageux. J’ai parlĂ© Ă  Henrik de mon projet de livre et de mon envie de partager son histoire avec mes lecteurs. TrĂšs reconnaissant de mon offre, il a tout de suite acceptĂ© de m’aider en me fournissant toutes les informations dont j’allais avoir besoin. Les passages en italiques de ce chapitre sont tous extraits de nos courriels. »

Je trouve ça tellement bien, pour ces familles, et suffisamment pour ĂȘtre soulignĂ©. Cela prouve, Ă  mes yeux, qu’elle n’essaie pas juste de faire un Ă©niĂšme livre qui parle de cas comme peuvent l’avoir fait d’autres personnes – influencĂ©es, pour la plupart, par les Ă©crits de Pierre Bellemare et Jacques Pradel, notamment-.
Elle veut rĂ©ellement faire bouger et avancer les choses, elle veut offrir une visibilitĂ© Ă  ces histoires, certes, mais une visibilitĂ© utile pour les familles
 Elle a un profond respect et une grande empathie pour ces victimes. Car oui ces familles sont des victimes autant que leur proche qu’ils ne voient plus.

Et ça, c’est tellement ce qui fait la diffĂ©rence.

Je ne vais pas vous dĂ©tailler mon avis sur chaque histoire abordĂ©e, ça n’aurait aucun sens, 
 je vous laisserai les dĂ©couvrir dans le livre, en espĂ©rant qu’il vous tente et vous plaira autant qu’à moi.
Dans celle qui me touche particuliĂšrement, il y a celle de ThĂ©o Hayez, qui est une histoire qui m’interpelle et m’intrigue Ă©normĂ©ment. Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle, il s’agit d’un jeune belge parti en Australie et qui y a disparu mystĂ©rieusement peu avant de devoir rentrer en Belgique.

« Le lundi 3 juin 2019, Vinciane Delforge consulte son tĂ©lĂ©phone. Son fils ThĂ©o n’a toujours pas rĂ©pondu Ă  la photo qu’elle lui a envoyĂ©e. Depuis le dĂ©but du voyage de ThĂ©o en Australie, sa mĂšre et lui se parlent presque chaque jour, et lorsqu’ils n’arrivent pas Ă  communiquer, Vinciane peut quand mĂȘme rester informĂ©e de ce que son fils fait grĂące Ă  ce qu’il publie sur les mĂ©dias sociaux, surtout sur son compte Instagram crĂ©Ă© exprĂšs pour son voyage. »

Si vous voulez en découvrir un peu plus, je vous propose donc  sa vidéo sur le sujet.
Voici également deux sites consacrés aux recherches en vue de retrouver Théo www.looking4theo.com ou www.facebook.com/Looking.for.Theo

Je vous laisserai dĂ©couvrir les autres histoires par vous-mĂȘmes.

J’aimerais cependant aborder avec vous certaines choses mises en avant par Victoria dans cet ouvrage, et qui pour moi, sont importantes


La premiĂšre, c’est le double tranchant des rĂ©seaux sociaux.

Vous le savez, l’influence des rĂ©seaux sociaux est quelque chose qui me passionne (je n’ai pas repris une formation de Community Manager par hasard).
Il y a dĂ©jĂ  le cĂŽtĂ© harcĂšlement sur les rĂ©seaux, notamment le harcĂšlement scolaire qui s’y poursuit, qui m’interpelle beaucoup, mais il y a aussi des consĂ©quences tellement aux antipodes l’unes de l’autres je trouve, vis-Ă -vis des cas de crimes ou disparitions.

D’un cĂŽtĂ©, le cĂŽtĂ© positif
 le fait de diffuser un avis de recherche, une histoire, sur les rĂ©seaux, ça permet de mettre la disparition ou le crime en avant, de chercher des tĂ©moignages, des personnes pouvant aider la justice ou les familles Ă  rĂ©soudre l’affaire.
On voit d’ailleurs de plus en plus de groupes, sur facebook par exemple, de « pseudo enquĂȘteurs » qui scrutent le moindre Ă©lĂ©ment d’une histoire pour essayer de trouver le fin mot
 Alors oui, c’est une bonne chose en ce sens, mais il y a un second effet kiss cool


Quand une histoire de disparition ou autre est propagĂ©e sur les rĂ©seaux sociaux, c’est lĂ  que les « bien pensant » entre grandes guillemets sortent de leur grotte et y vont de leurs commentaires les plus dĂ©placĂ©s les uns que les autres, souvent mesquins et ridicules, mais qui peuvent ĂȘtre tellement blessants et destructeurs pour les familles

Ces gens sont rĂ©ellement toxiques, nuisent plus qu’autre chose, et c’est tellement inutile et insensĂ©.
Sans compter ceux qui en profitent pour essayer de faire de l’argent sur le dos de ces familles dĂ©jĂ  dans le tourment
 je pense ici en particulier aux pseudos mĂ©diums qui demandent des sommes folles pour soit disant aider les familles, 


La seconde, c’est le cas des rapts parentaux.

Sur les rĂ©seaux (on y revient), les avis de disparition Child Focus (pour la Belgique) sont rĂ©guliĂšrement diffusĂ©s. Les mĂ©dias Ă©galement (dĂ©rivĂ©s de presse Ă©crite ou audio-visuelle) publient aussi rĂ©guliĂšrement des articles qui relatent des cas d’enlĂšvement d’un enfant par un de ses parents. Et parfois, ce que je lis dans les commentaires est affligeant.

Je vous mets un passage du livre qui rĂ©sume bien la situation et ce qui malheureusement, est une façon de penser assez rĂ©pandue


« En toute transparence, je dois avouer que, personnellement, chaque fois que je reçois une alerte Amber sur mon tĂ©lĂ©phone et qu’on parle d’un enlĂšvement parental, j’ai la fĂącheuse habitude de penser: Ah, mais l’enfant a Ă©tĂ© enlevĂ© par son pĂšre ou sa mĂšre, il est en sĂ©curitĂ©, ou bien: Ce n’est qu’une dispute de garde partagĂ©e, ça va se rĂ©gler. Mais en entendant l’histoire traumatisante d’Henrik Teton et en voyant la dĂ©tresse qu’il vit chaque jour depuis huit ans, ma vision a complĂštement changĂ©. »

La rĂ©alitĂ© des choses, c’est que non, ce n’est pas parce que le « ravisseur » est un des deux parents que c’est moins grave. Non, ce n’est pas parce que l’enfant est avec « son autre parent » qu’il est en sĂ©curité  Ce n’est pas parce que c’est « aussi » le parent de l’enfant que l’enfant ne risque rien et que l’histoire va se rĂ©gler facilement.
Combien de cas n’a-t-on pas vu de parents qui ne ramenaient pas leur enfant Ă  leur ex aprĂšs un droit de visite ou de garde partagĂ©e, et qui mettaient fin Ă  leurs jours et Ă  ceux de l’enfant, par dĂ©sespoir ?
Et trĂšs honnĂȘtement, pensez-vous que parce que l’enfant est avec un de ses parents, la douleur de l’absence et l’inquiĂ©tude sont moindres pour l’autre parent ? Vous ĂȘtes-vous dĂ©jĂ  demandĂ© comment doivent se sentir ces parents privĂ©s brutalement de leur enfant en voyant, sur les rĂ©seaux, les gens se dĂ©fouler en allant rĂ©torquer que « c’est pas grave », que c’est « encore une histoire de garde », que c’est « normal pour le papa de vouloir ĂȘtre avec son enfant », et limite que « c’est de la faute de la mĂšre qui doit ĂȘtre horrible » (je ne caricature mĂȘme pas ce que j’ai pu lire sous des articles relayant des rapts parentaux).

Je vous avoue que c’est un sujet qui me touche beaucoup
 Jamais je comprendrai ces parents qui, pour nuire Ă  l’autre (Ă  leur ex), se servent de la sorte de leur enfant. C’est quelque chose que je trouve lĂąche
 et au final, ça doit ĂȘtre tellement traumatisant pour l’enfant aussi, ne l’oublions pas
 Il est supposĂ© pouvoir avoir confiance en ses parents


J’ai enfin eu envie de vous partager ce « fait » concernant le Japon, qui m’a abasourdie :
(vous le savez, le Japon et sa culture, c’est quelque chose qui m’intĂ©resse Ă©normĂ©ment)

« Les lois au Japon ne sont pas les mĂȘmes qu’au Canada, en France ou aux États-Unis. LĂ -bas, en cas de divorce, le droit de garde partagĂ©e n’existe pas. Dans 80% des cas, c’est la mĂšre qui obtient le droit de garde et c’est Ă  elle de dĂ©cider si elle permettra au pĂšre de voir ses enfants. Si elle dĂ©cide qu’elle n’accorde pas le droit de visite au pĂšre, la dĂ©cision est finale. À aucun moment la justice ne peut intervenir, puisque ce type d’affaire n’est pas considĂ©rĂ©e comme un kidnapping, ni mĂȘme un crime, mais plutĂŽt un simple malentendu familial. Le plus inquiĂ©tant est qu’au Japon, l’enfant n’est pas considĂ©rĂ© comme un individu ayant des droits, mais plutĂŽt comme un meuble qu’on se dispute, comme la propriĂ©tĂ© du foyer. Lorsqu’il y a un enlĂšvement, l’enquĂȘte est trĂšs courte et peu efficace. Selon l’avocat Akira Ueno: «La police dispose d’un an pour enquĂȘter. Si au bout de cette pĂ©riode, on estime que les enfants ne sont pas en danger dans leur nouveau foyer, la garde est automatiquement accordĂ©e au parent kidnappeur.»

***

Vous l’aurez compris, les livres de Victoria Charlton ne sont pas de « simples livres », ils poussent Ă  l’interrogation, Ă  la rĂ©flexion, et comme le titre le mentionne si bien, Ă  garder l’oeil ouvert. 

J’espĂšre sincĂšrement qu’il y en aura d’autres, car il y a tellement de cas encore irrĂ©solus, de familles dans la souffrance, dans les doutes, dans la peur, dans l’attente…

***

 

Pour aller plus loin


Une info concernant les « réseaux » de personnes disparues

The Doe Network: ce site, crĂ©Ă© en 1999, est celui d’une organisation Ă  but non lucratif qui tente de rĂ©unir toutes les disparitions du monde entier dans un mĂȘme espace. Il est divisĂ© en deux parties: l’une regroupe toutes les personnes disparues classĂ©es par pays, provinces ou États, alors que l’autre regroupe toutes les personnes retrouvĂ©es sans identitĂ©, elles aussi classĂ©es par pays, provinces ou États.

NamUs: NamUs est le site amĂ©ricain du National Missing and Unidentified Persons System. On y dresse la liste de toutes les personnes disparues et retrouvĂ©es sans identitĂ© aux États-Unis. La liste de personnes disparues s’élĂšve Ă  600000 noms. Chaque annĂ©e, de nouvelles victimes s’y ajoutent. Toujours aux États-Unis, on compte plus de 4400 corps non identifiĂ©s.

Documentaire cité dans le livre :

Netflix a sorti une sĂ©rie de six Ă©pisodes, intitulĂ©e Historia de un crimen: La BĂșsqueda, qui porte sur l’histoire de la petite Paulette.

« Par contre, plus les Ă©pisodes avançaient, plus j’étais horrifiĂ©e, dĂ©goĂ»tĂ©e, complĂštement frustrĂ©e par ce que je voyais. La sĂ©rie se veut satirique, le rĂ©alisateur a fait le choix de se moquer du manque de professionnalisme des enquĂȘteurs, de Bazbaz, de Castillo et des politiciens mexicains. C’est une comĂ©die romantique plutĂŽt qu’un drame. Et tristement, on semble oublier que, dans tout ce tourbillon mĂ©diatique, une fillette de quatre ans a perdu la vie de maniĂšre injuste. »

Gardez l’oeil ouvert, tome 1 : 15 histoires de disparitions mystĂ©rieuses, de Victoria Charlton

La youtubeuse Victoria Charlton, connue pour ses vidĂ©os consacrĂ©es au True Crime, nous entraĂźne sur la piste des 15 disparitions les plus Ă©nigmatiques des 100 derniĂšres annĂ©es, de la France aux États-Unis, en passant par le QuĂ©bec. Reconstitution des faits, dĂ©cryptage des Ă©lĂ©ments de l’enquĂȘte, anecdotes de recherche et thĂ©ories personnelles: Victoria propose des rĂ©cits haletants, empreints de suspense et d’Ă©motions. Qui sait, peut-ĂȘtre avez-vous dĂ©jĂ  croisĂ© Johnny, Timmothy, Laureen ou Diane? Une chose est sĂ»re: aprĂšs avoir refermĂ© ce livre, vous penserez toujours Ă  garder l’Ɠil ouvert. Parce que toute personne disparue mĂ©rite d’ĂȘtre retrouvĂ©e.

Editions De l’homme
  240 pages | ISBN : 9782761953108
Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Pour voir mon avis en vidĂ©o, un petit clic sur la miniature 🙂 

 

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Les histoires de disparitions, principalement d’enfants et ados, font partie des choses qui m’ont toujours interpelĂ©es. D’une part parce que j’avais Ă  peine une dizaine d’annĂ©es quand une fillette que je croisais tous les jours dans le bus avec son frĂšre a disparu, et qu’on apprendra des annĂ©es plus tard qu’elle avait malheureusement croisĂ© la route de Michel Fourniret
et que cela m’a profondĂ©ment touchĂ©e et a eu beaucoup d’influence sur mon enfance car clairement, c’est lĂ  que les parents ont commencĂ© Ă  avoir peur de laisser leurs enfants sortir seuls le soir, 

Et que dans mon adolescence, une autre histoire tout aussi tragique viendra Ă  nouveau m’interpeller et voir le monde d’un autre point de vie, il s’agit de la disparition de Julie Lejeune et MĂ©lissa Russo, levant ainsi le voile sur la tristement cĂ©lĂšbre affaire Dutroux. Au moment de cette double disparition, mes deux petites cousines avaient un Ăąge proche des deux fillettes disparues, et ça m’a glacĂ© le sang. Leur pĂšre – mon oncle donc – c’est beaucoup investi dans la cause, a participĂ© Ă  beaucoup d’actions avec les familles des victimes, entre autres
. En collaborant dans la fondation Child Focus, crĂ©Ă©e par Jean-Denis Lejeune, le papa de la petite Julie.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Child focus est une fondation crĂ©Ă©e en 1998 et qui a pour vocation de lutter contre les cas de disparition de mineurs (notamment par la diffusion rapide et massive d’avis de recherche) ou d’exploitation sexuelle.

Et je ne pense pas l’avoir dit un jour Ă  mon oncle, mais je l’admirais pour ça. Je pense que c’est lui qui m’a insufflĂ©, sans le savoir, cette envie de me battre pour mes convictions et les choses qui me tiennent Ă  cƓur.
Bref, tout ça pour vous expliquer pourquoi les histoires de disparitions, et plus particuliĂšrement d’enfants et ados, me tiennent Ă  cƓur et me touchent beaucoup.

Je viens de ce fait aujourd’hui vous parler d’un livre qui me tient particuliĂšrement Ă  coeur… d’une part parce qu’il est Ă©crit par une youtubeuse que j’apprĂ©cie Ă©normĂ©ment, et d’autre part car j’adore la maniĂšre d’apprĂ©hender le sujet qu’Ă  cette personne.

Nous sommes dont ici dans le « true crime », dans des histoires de disparition, dont les personnes n’ont toujours pas Ă©tĂ© retrouvĂ©es. Et la raison – entre autres – pour laquelle ces histoires lui tenaient Ă  cƓur et qu’elle voulait en parler, c’est dans l’espoir qu’une issue puisse ĂȘtre trouvĂ©e, que pour certaines d’entre elles, peut ĂȘtre, Ă  les remettre dans les mĂ©moires, quelqu’un se souvienne de quelque chose, la personne rĂ©apparaisse, ou que – dans le pire des cas – les familles puissent faire leur deuil correctement.
Parce qu’il n’y a rien de pire que de rester dans l’ignorance de ce qu’est devenue la personne que l’on aime, que ce soit un conjoint, un parent, un enfant, 


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ScĂšne de crime : La disparue du Cecil Hotel

Focus sur l’affaire Elisa Lam. En fĂ©vrier 2013, le cadavre d’une canadienne d’origine hongkongaise est retrouvĂ© dans un hĂŽtel de Los Angeles. Son dĂ©cĂšs a Ă©tĂ© fortement mĂ©diatisĂ© car il prend place au sein de l’hĂŽtel Cecil, le dernier lieu connu pour Elizabeth Short (le Dahlia Noir) ou encore pour Goldie Osgood, la  » femme au pigeon de Pershing Square « .

Titre original : Crime Scene: The Vanishing at the Cecil Hotel2021 / 55min / Documentaire, Policier

Avec Artemis Snow dans le rĂŽle de Elisa Lam pour les reconstitutions.

Cette sĂ©rie en 4 Ă©pisodes est sortie sur Netflix. Il s’agit en rĂ©alitĂ© d’un documentaire qui retrace l’histoire d’Elisa Lam (une touriste canadienne de 21 ans) et du Cecil HĂŽtel, le lieu oĂč elle sĂ©journait et a Ă©tĂ© retrouvĂ©e morte.

Cette affaire, qui a pris place en 2013, a fait couler beaucoup d’encre. Non pas en tant qu’histoire de personne disparue, mais parce qu’une vidĂ©o de surveillance assez troublante a Ă©tĂ© diffusĂ©e, montrant la derniĂšre fois oĂč Elisa Lam a Ă©tĂ© vue vivante.
Pourquoi cette vidéo a fait le Buzz? Car la jeune femme, sur cette vidéo, avait un comportement assez étrange.

Que ce soit les “enquĂȘteurs du web” ou les fĂ©rus de paranormal, tout le monde y allait de sa petite anecdote, de son avis, etc
 pour essayer de retrouver la jeune fille et essayer d’expliquer sa disparition.

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Distorsion, de Emile Gauthier et SĂ©bastien LĂ©vesque

La face cachĂ©e d’Internet recĂšle de bien Ă©tranges histoires…
Distorsion est un podcast quĂ©bĂ©cois qui traite d’histoires Ă©tranges qui sont nĂ©es sur le web et sont alimentĂ©es par une communautĂ© d’internautes avides de sensations fortes.
Dans ce livre , vous trouverez une sĂ©lection de 13 histoires de true crime, dark web, disparitions et lĂ©gendes urbaines parmi les 60 existantes : 8 histoires des plus populaires du podcast, et 5 totalement inĂ©dites. pour lesquelles le web s’enflamme, et qui se sont dĂ©roulĂ©es aux quatre coins de la planĂšte. Le tout illustrĂ© par RUN, le crĂ©ateur de Mutafukaz.
Ces histoires savamment Ă©laborĂ©es rĂ©pondent en tous points aux attentes des lecteurs en quĂȘte de mystĂšres et de suspense.

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Editions de l’Homme
Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

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Hello tout le monde,

Je viens aujourd’hui vous parler mystĂšres, Ă©trangetĂ©s et autres curiositĂ©s.

Depuis que je suis enfant, les histoires assez Ă©tranges m’attirent
 Par exemple, j’étais accro aux Ă©missions telles que  MystĂšres, ou les Ă©missions de Jacques Pradel (mĂȘme pas honte).
Un peu plus ĂągĂ©e, je me suis tournĂ©e vers les livres de « true crimes », disparitions, de criminalité  avec mon conjoint, on a un peu cet attrait en commun, et on a quasi l’intĂ©gralitĂ© des Pierre Bellemare (oui, je sais, c’est pas le plus crĂ©dible du genre, mais il faut bien commencer par quelque part, non ? ) et au fil du temps, j’ai Ă©largi mes horizons en matiĂšre de true crimes.

Pour certains, cet attrait est malsain
 Je n’en sais rien
 Je sais juste que j’ai toujours voulu analyser et essayer de comprendre le comportement humain dans ce qu’il a de pire, et que ce genre d’histoires est bien Ă  propos pour ça. C’est pour ça que mon attrait pour cela n’a cessĂ© de croĂźtre, et je croise, autant que faire ce peut, les histoires  avec certains documents de psychologie et de criminologie, pour essayer d’aller toujours un peu plus loin dans la comprĂ©hension, voire l’explication, de tels actes. Mais je m’égare, revenons-en au livre


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Sonya Lwu et l’horreur humaine…

Bonjour tout le monde,

Je viens aujourd’hui vous parler d’une chaĂźne youtube que j’ai dĂ©couvert il y a quelques mois maintenant, et qui est devenue une de mes indispensables.

Il s’agit de la chaĂźne de Sonya Lwu.

Cette jeune femme nous invite dans ce qu’elle appelle son cabinet de curiositĂ©s virtuel, dans lequel elle nous parle de criminologie, de psychologie, et nous raconte des histoires souvent Ă©tranges et parfois effrayantes… (Elle est criminologue de formation, je prĂ©cise).
Elle est en effet « spĂ©cialisĂ©e » dans les crimes, qu’ils soient commis en one shot, ou par des tueurs en sĂ©rie.

Ce que j’aime dans ses vidĂ©os, c’est qu’elle nous retrace les faits de maniĂšre objective, puis donne des explications possibles, des pistes de rĂ©flexion quand des crimes sont irrĂ©solus, dĂ©crypte les faits sous l’oeil de la psychologie et de la criminologie, et personnellement, j’adore ça. Lire la suite de « Sonya Lwu et l’horreur humaine… »

[avis de lecture] Passage Ă  l’acte. Comprendre les tueries en milieu scolaire – Bernard Meunier

Tueries en milieu scolaire : ce terrible phĂ©nomĂšne a d’abord Ă©tĂ© observĂ© aux États-Unis, et plus rĂ©cemment en France. Au sein de leurs propres Ă©coles, de jeunes adolescents organisent de sanglantes fusillades dans le seul but d’assassiner un maximum de personnes. Bernard Meunier, nĂ©gociateur au GIGN et hĂ©ros de la prise d’otages d’OuvĂ©a, et Alexandre Rodde, officier de la gendarmerie nationale, dĂ©cryptent ces tueries en milieu scolaire. Dans cet essai Ă  la fois technique et sociologique, ils font l’analyse de 13 cas sur 20 ans, et sur 5 pays, dont la France. S’appuyant sur des entretiens avec des experts, une interview inĂ©dite du principal du lycĂ©e de Grasse, ainsi que des textes des tireurs, ils analysent et dĂ©voilent tous les enjeux de ces tueries de masse dans un propos d’expert rĂ©solument accessible.

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sortie le 21 juin 2020
Editions KIWI
Lu en partenariat avec la maison d’Ă©dition via LP conseils

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

On se retrouve aujourd’hui pour parler d’un livre assez particulier, puisqu’il ne s’agit pas d’un roman… mais d’un livre qui parle des tueries en milieu scolaire.

Je dois bien vous avouer que dĂšs que j’ai vu ce livre dans les sorties annoncĂ©es, je savais que je devais le lire. Ce sujet des fusillades et autres dans les Ă©coles, c’est depuis longtemps quelque chose qui m’intĂ©resse, m’interpelle, que cela fait partie des choses qui me touchent Ă©normĂ©ment… Parce qu’au mĂȘme titre que le harcĂšlement scolaire, c’est quelque chose qui ne devrait pas arriver.. parce que la normalitĂ© voudrait que quand un enfant (au sens large) est Ă  l’Ă©cole, c’est pour y apprendre des choses, pour s’y Ă©panouir, y grandir, et certainement pas pour se retrouver face Ă  la peur, l’humiliation, la souffrance ou la mort.

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