[Thriller/Policier] Désordre

Désordre
de Penny HANCOCK
Editions Sonatine (2013)

lu en part avec la MESonia, la quarantaine, mène une vie confortable dans la jolie maison des bords de la Tamise où elle a grandi. Mais depuis que son mari, Greg, multiplie les déplacements professionnels à l’étranger et que leur fille Kit est partie à l’université, son existence lui pèse. Alors que Greg la presse de quitter Londres pour se rapprocher de lui, Sonia se sent incapable de quitter sa maison, décor d’une jeunesse pour laquelle elle éprouve la plus vive nostalgie. À l’heure du bilan, elle réalise en effet que son adolescence a été le seul moment vraiment heureux de son existence, celui où les émois et les sentiments ont été les plus forts et les plus purs. Aussi, lorsque Jez, 15 ans, le neveu d’une de ses amies, Helen, vient frapper à sa porte pour emprunter un disque, Sonia, prise d’une pulsion inexplicable, décide de ne plus le laisser partir. Elle se met alors à nourrir une étrange et inquiétante obsession pour la jeunesse de Jez, qu’elle tient séquestré.

Lorsque Helen signale la disparition du jeune garçon à la police, une enquête minutieuse commence, qui ne tarde pas à s’orienter vers un suspect inattendu.

ce que j'en ense

5 toute retournéeRien que la couverture et le résumé de ce livre m’ont mis l’eau à la bouche… Je n’avais lu aucune chronique dessus, mais malgré tout, il me tentait beaucoup.

Et finalement, une fois commencé, j’ai eu beaucoup de mal à le lâcher (on n’est plus à une nuit blanche près, n’est ce pas).

Point de vue de l’écriture, j’ai eu un peu de mal au départ. L’histoire commence sur le récit commenté par Sonia, et je dois avouer que la manière de s’exprimer m’a un peu déconcertée, au départ… Des phrases courtes, un récit saccadé. Un peu déroutant au départ, puis je m’y suis faite, et j’ai finalement trouvé que cela apportait beaucoup au récit. Une pression supplémentaire, une impression d’étouffement, qui fait grimper la tension du récit… La plume est précise, sûre d’elle, et d’une crédibilité effrayante.

Le personnage de Sonia aussi, d’ailleurs, est assez déroutant… Pour ce qu’elle fait, on devrait la détester, mais pourtant, j’ai surtout éprouvé de la pitié pour elle, … Elle a du mal à aller de l’avant sur certains événements du passé, et elle perd pied. Personne ne semble avoir remarqué sa détresse émotionnelle, et personnellement, je trouve ça dommage, triste. Les sentiments qu’elle ressent, ceux qui l’ont poussée au pire, tout le monde ou presque les a connus un jour, mais sans le soutient des proches n’est pas, difficile de sortir la tête de l’eau.

L’histoire coule de source, tout se passe le plus naturellement du monde, et c’est ce qui explique que le récit se passe sans heurt. On oscille entre le présent et le passé de Sonia, pour que l’on comprenne peu à peu tout son cheminement intérieur, mental. Et pourtant, malgré tout, je n’ai pas vu la fin arriver…

Le psychologique a ici une place prépondérante, tout ce que j’aime.

Une histoire où la tension monte peu à peu, et qui tient le lecteur en haleine…
Une histoire qui pourrait se passer à la porte d’à côté, sans que l’on ne soupçonne quoi que ce soit…

lectures communes challenges

Avec ses 450 pages, ce livre entre dans le cadre du challenge Des pavés sur la plage…

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[Thriller/Policier] Une inquiétante disparition

Une inquiétante disparition
Janice Kay Johnson
Editions Harlequin (collection Black Rose)
Juin 2013

Dix minutes. Dix ridicules petites minutes durant lesquelles elle s’est assoupie sur la plage, et voilà que sa nièce de dix ans a disparu. Beth est effondrée : c’est certain, lu en part avec la MESicily a été kidnappée. Jamais cette petite fille si sage et obéissante, dont elle a obtenu la garde après la disparition tragique de sa sœur, ne se serait éloignée sans la prévenir ! Hélas, Mike Ryan, l’inspecteur chargé de l’affaire, semble loin de la croire. Ne passe-t-il pas en effet son temps à souffler le chaud et le froid avec elle ? A la réconforter pour, l’instant d’après, sous-entendre qu’elle a volontairement fait disparaître sa nièce ? Bien que révoltée, Beth n’a pas le choix : elle doit convaincre Mike ; car, sans qu’elle comprenne bien pourquoi, elle éprouve le besoin irrépressible de l’avoir lui, et personne d’autre, à ses côtés pour retrouver Sicily…

ce que j'en ense

4 transportéeJ’ai eu la chance de pouvoir recevoir, ce mois ci, deux livres de la collection Black Rose des éditions Harlequin…. Je dois dire que j’aime beaucoup cette collection, car ce sont des histoires policières/thrillers pas trop longues, pas prises de tête du tout, et que j’adore lire entre deux lectures plus lourdes…

Ici, j’ai commencé par la première histoire de ce recueil de deux: Une inquiétante attirance. Et je dois dire que je me suis régalée…

J’ai tout de suite accroché à l’intrigue, qui démarre sur les chapeaux de roues. Une petite fille dont la mère est décédée un mois plus tôt dans des circonstances déjà un peu mystérieuse disparaît sur la plage alors qu’elle est sous la surveillance de sa tante, devenue sa tutrice…

Certes, le thème est banal, mais c’est un de ces thèmes dont je ne me lasse pas.

L’écriture de Janice Kay Johnson, que j’ai découverte avec cette histoire, est simple, mais efficace. On est pris dans le tourbillon des pages et on les tourne les unes après les autres sans s’en rendre compte

Les personnages de cette histoire sont intéressants malgré tout, même s’ils n’ont rien de particulier. J’ai aimé le « yoyo » d’émotions qui se sont succédées, allant de l’attirance à la méfiance… (je vous rassure, la romance n’est pas trop poussée du tout! C’est pour ça que j’aime cette collection), de l’espoir à la déception, … les extrêmes sont mis à rude épreuve.

Beth, la tante de la petite, est d’apparence froide, mais on sent au fur et à mesure toute la fragilité qui l’habite… j’ai beaucoup aimé ce personnage, et ai eu beaucoup d’empathie pour elle… j’ai clairement vécu l’histoire à travers son personnage.

Mike Ryan, le policier en charge de l’enquête, est assez ambigü… j’ai souvent eu l’impression de ne pas savoir sur quel pied danser avec lui… il m’a un peu « perturbée »,…

Le personnage le plus exceptionnel de ce livre reste la petite Sicily, qui du haut de ses dix ans, est une  fillette mature, adulte (beaucoup trop pour son âge) et très intelligente.

Tout au long du récit, on voit d’une part l’inquiétude de la tante de Sicily, l’enquête menée, l’évolution des évènements, et d’autre part la captivité de la petite, comment ça se passe avec son ravisseur, etc…

J’adore cette double vue.

Les émotions que l’on ressent sont nombreuses également, de l’inquiétude, de la colère, de la haine, des doutes, des suspicions nombreuses, des rebondissements inattendus… j’ai vraiment apprécié cette lecture.

Bref, une histoire assez courte, 224 pages seulement, mais une histoire prenante, qui une fois commencée ne nous lâche plus… Des personnages peu nombreux mais qui parviennent à eux seuls à rendre l’histoire vivante et intéressante.

Pour ceux qui aiment à la fois les thrillers mais qui parfois, ont envie d’histoires un peu moins prises de tête, je vous conseille vivement cette collection des éditions Harlequin, et plus particulièrement cette histoire qui est juste géniale…

La page du livre chez l’éditeur

[YA/Fantastique] Time Riders, tome 5 : Les flammes de Rome

time riders

lu en part avec la MELiam aurait dû mourir en mer en 1912. Maddy aurait dû mourir en avion en 2010. Sal aurait dû mourir dans un incendie en 2026. 
Mais à la dernière senconde, une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne modifient le passé… et ne détruisent notre monde.
Alors qu’ils tente d’arrêter des hommes venus du futur pour coloniser la Rome antique, Liam, Maddy et Sal se retrouvent piégés sous le règne de Caligula, l’empereur fou.

ce que j'en ense

3 distrayant sans plusNous voici déjà rendus au cinquième tome de cette saga…

Ce qui est bien avec Time Riders, c’est que les livres se suivent et ne se ressemblent pas… en apparence… Je vous explique…

Ce qui est « marrant » avec cette saga, c’est que bien que le thème soit différent à chaque fois, j’ai vraiment l’impression que le récit suit à chaque fois le même schéma, ce qui fait qu’il y a une impression de « déjà vu » malgré tout, et c’est un peu dommage…

Ce tome-ci me branchait un peu moins que les autres, car l’époque ne fait vraiment pas partie de mes préférées, que du contraire…

Ce que j’ai aimé retrouver dans ce tome, c’est cette facilité de l’auteur à nous plonger dans l’univers qu’il désire nous présenter, et une fois encore, on se sent tout de suite à l’aise, on s’y croirait, et on y est plongé à deux pieds du début à la fin.

L’écriture est toujours aussi bien menée, ne s’essouffle pas, et je dois dire que cela m’étonne beaucoup… souvent, au bout d’un moment, les longues sagas ont tendance à devenir trop répétitives, ou on sent que l’auteur en a « un peu marre » et que cela se relâche un peu, et ici, pas du tout…

Maintenant, ça, c’est pour la forme… mais par contre, je dois dire que le thème historique en lui-même m’a un peu déçue et ennuyée… tout simplement parce que c’est une des époques de l’histoire qui ne m’attire pas du tout, mais alors vraiment pas.

Je sais cependant que c’est quelque chose de très subjectif, et que cela ne remet en rien en cause l’écriture du livre et le talent de l’auteur, c’est vraiment juste que je n’accroche pas à cette période, et que rien n’y fait… que ce soit dans des livres plus jeunesse, mes cours d’histoire, ou des séries télé, quand je n’aime pas, je n’aime pas…

Du coup, même si j’étais dans l’histoire et dans l’intrigue, j’ai trouvé ça lonnnng tant j’avais envie de partir de Rome… ça a mis une petite distance entre le livre et moi, mais malgré tout, la lecture en elle-même (liée au style et tout) m’a plu… qui a dit que j’étais une personne pleine de contrariétés?? 🙂

Par rapport aux personnages, ce que j’ai adoré, c’est que généralement, dans les autres tomes, on en a deux ou trois mis en avant et le reste laissé de côté, et qu’ici, ce n’est pas le cas du tout… ils font tous partie du voyage, et ça change positivement, car on ne se sent pas aussi frustrés de ne pas voir assez « les autres »…

De plus, petit  à petit, on commence à avoir quelques éléments de réponses sur des questions restées en suspend dans les précédents tomes, ce qui donne encore plus envie de lire la suite de la saga pour en apprendre d’avantage.

Donc en résumé, si vous avez commencé cette saga et avez aimé, je vous le conseille, car c’est dans la continuité des choses. L’écriture est toujours aussi bonne, rien à dire de ce point de vue là, et si vous aimez l’époque romaine, vous allez adorer…

Par contre, si je ne me trompe, le prochain tome se passera à Londres, et honnêtement, j’ai bien hâte d’y être vu mon amour pour cette ville 🙂 je l’attends avec grande impatience…

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[Thriller/Policier] La place des morts

la place des morts

lu en part avec la MELa violence a marqué l’enfance de Catherine Monsigny. Déterminée à tourner le dos à un passé qui a failli la détruire, la jeune avocate pénaliste se retrouve brutalement confrontée à un gamin en fuite qui prétend être son demi-frère, accusé d’un meurtre dont il se dit innocent.

Cette affaire ramène Catherine dans la Creuse de son enfance où le mystère familial est resté enfoui. Aujourd’hui comme hier, elle doit affronter la perversité d’un ennemi intime et sans visage. Quelle place devra-t-elle faire aux morts pour enfin vivre sa vie ?
Virtuose du double jeu et du suspense, Sylvie Granotier révèle la part d’ombre et de fragilité de personnages faussement ordinaires, dans ce suspense psychologique diabolique, tendu à l’extrême

 albin

ce que j'en ense

Avant de commencer à vous donner mon avis proprement dit, j’ai une question existentielle à poser..
Quand j’ai reçu le livre, il avait l’aspect qu’il a sur l’image d’intro, juste au dessus…Bref, une couverture toute blanche, avec un petit carré d’illustration… GRANOTIER-2013En cherchant des infos sur le net, je vois une autre couverture (celle ici à gauche) et je me dis flute, pourquoi j’ai reçu l’édition moche?? C’est tellement plus beau l’entièreté de la couverture illustrée…
Bref, je pose mon livre dans la PAL… j’en reste là… Puis quelques temps plus tard, je le sors de la PAL, et je me rends compte, ENFIN, que la couverture moche blanche s’enlève!! Et qu’en dessous, j’ai la belle couverture…  donc je fais des bonds, des *clap clap clap* dans les mains, et tout…
Mais je me demande toujours pourquoi ils ont été mettre une surcouverture moche comme ça… Si vous avez la réponse, je suis preneuse 😀

4 captivée

Bref, passé cet état d’âme livresque, passons aux choses sérieuses… J’ai franchement adoré cette lecture…

Vous me connaissez, les histoires de famille, les secrets enfouis qui remontent à la surface pour faire l’effet d’une bombe, tout ça, j’adore… Quand le passé resurgit, que les choses qui ont été longtemps cachées réapparaissent, moi, j’aime 🙂

L’action démarre très vite, puisque dès les premières pages, on est plongés dans le vif du sujet, et ça, j’aime… les livres qui démarrent lentement, ça m’énerve, je m’ennuie, et je les repose  vite… Ici, j’ai vraiment eu du mal à le poser, il y a longtemps que je n’avais pas lu un livre aussi  vite, d’ailleurs, je me suis étonnée 🙂

Le style d’écriture n’y est pas pour rien… Il est simple, mais pas trop familier malgré tout. Les dialogues sont présents, mais  pas à outrance, l’auteur a su rester dans une juste mesure, et tant mieux… Les coupures de texte par les dialogues donnent un peu de rythme au récit, et évitent les longs passages ennuyeux…

Par contre, j’ai eu un peu de mal avec le langage parlé de certains dialogues, je ne sais pas pourquoi… j’avais l’impression de « l’entendre » dans ma tête, et les tournures de phrases, parfois, m’ont dérangée… mais ce n’est là que détail.

C’est le récit qui a déterminé mon rythme de lecture, car je me suis complètement laissé emporter dans le tourbillon de l’intrigue. Le suspense monte au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire, et c’est ce qui fait qu’on n’a pas envie de poser le livre, car rien n’y fait, on veut savoir ce qui va se passer, on ne peut pas rester comme ça sur des doutes…

Les descriptions des lieux, des faits référents, et les petits clins d’œil à des faits divers réels renforcent la crédibilité, et donnent une autre dimension au récit, car on s’y croirait… on est vraiment  connecté à l’histoire.

Les personnages aussi sont très bien pensés… ils ne sont pas irréalistes, ils sont comme tout le monde, comme on pourrait croiser un voisin ou un collègue, et ça aussi, ça aide à bien rentrer dans l’histoire et y rester… On se sent plus impliqué que quand les personnages « ne ressemblent à rien »… du moins, c’est mon avis…

Bref, un livre à l’histoire entraînante, au style agréable à lire, très réaliste… J’ai vraiment adoré…

d'autes l'ont lu

Sur Goodreads

 

[✎] Une si jolie Terre

Satoe TONE
Editions Balivernes
32 pages

lu en part avec la MELa banquise fond.
Quatre-vingt-quatre pingouins doivent trouver une nouvelle maison.
Mais où ?
La Terre est si polluée…

ce que j'en ense

Je vais essayer de commencer dans l’ordre…

Ce livre m’a tout de suite attirée par son thème, car j’étais curieuse de voir la manière dont celui-ci serait abordé avec les petits loups 🙂

Point de vue de l’histoire, elle est vraiment bien faite… le thème de la sauvegarde de la Terre est amenée à la fois de manière sérieuse mais ludique, et  les petits plus de la fin du livre m’ont enchantée. Certes, le bilan dressé n’est pas réjouissant, rien n’est joyeux, mais c’est juste la réalité des choses et une belle manière d’instruire et éduquer les petits à  la sauvegarde de notre planète et des conséquences de la pollution en tous genres.

Les choses sont racontées aux enfants de manière simple, posée, mais compréhensible… cela ouvre la discussion sur le sujet, et c’est pour moi un grand atout de ce genre de livres pour enfants… c’est plus qu’une histoire, c’est toute une éducation sur un sujet sensible qui en découle… cela donne des pistes aux parents pour aller plus loin, et je trouve ça vraiment important.

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Les illustrations sont pour moi parfaites pour les petits: elles sont à la fois colorées, mêlant formes et couleurs variées, tout en restant très douces, très « calmes », non agressives… et pourtant, au travers des contrastes utilisés entre l’endroit « rêvé » et la réalité des choses, cela permet en peu de mot de laisser l’image parler d’elle-même…

En dehors de ça, on retrouve toujours le même format que les autres livres pour les tout petits dans leurs collections, et je trouve ça génial car cela permet outre l’aspect pratique de prise en main, d’avoir une bibliothèque harmonieuse pour l’oeil, et ça aussi, je trouve ça important… :p

[✎] Ploc Ploc la grenouille aux yeux d’or

Ploc Ploc la grenouille aux yeux d'or

Editions Balivernes
32 pages

lu en part avec la ME
Près d’un étang vit Ploc Ploc, la grenouille aux yeux d’or. Mais les autres animaux prennent ses yeux magnifiques pour des billes, des médailles, des lunettes…
Ploc Ploc va se mettre vraiment en colère!
Mais elle se rendra compte que tout le monde peut se tromper…

 

ce que j'en ense

Je dois avouer que ce livre pour enfant me laisse un peu une impression en demi-teinte…

D’une part j’ai trouvé l’histoire très jolie, et je trouve que la leçon de morale, ou plutôt de vie, que l’on y trouve est vraiment bien amenée..

C’est ce qui me fait toujours craquer pour les livres jeunesse des éditions Balivernes: les livres qu’ils choisissent de publier regorgent de leçons de vie magnifiques, d’histoires merveilleuses… Ils ont des collections riches de sens et ce livre n’y fait pas exception.

Mais par contre, j’ai trouvé les illustrations très sombres, et je suis de ces personnes qui pensent que les livres pour enfants doivent être d’avantage colorés pour attirer leur attention et les inciter à s’y intéresser.

Maintenant, si on les prends en dehors « du contexte » il faut dire qu’elles sont vraiment intéressantes, bien travaillées, mais peut être pas pour un livre pour enfant, selon moi…

Sinon, je trouve que tant l’aspect du livre que son contenu sont soignés, aux finitions pensées et le tout apporte à l’enfant un bel objet.. La couverture cartonnée est très solide, et le format idéal pour la prise en main par les enfants…

Mais pour l’histoire, même si elle convient au plus petit, je pense vraiment que les images sont pour un public un peu plus âgé… mais je me trompe peut être…

[Jeunesse] La collections « Les petits chats »

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Le Chat Rabia
Le chat Rabia est timide. Très timide même, et se mélange les mots dès qu’il se met à parler. Mais par amour, il va faire des efforts, travailler et répéter. Il va prendre des cours  et se mettre à répéter des phrases très compliquées avec des mots très étranges : « Australo-pastèques » ou « Ouada-Gadoue ». Après de terribles efforts, ces mots vont devenir des « Australopithèques » et des « Ouagadougou ». Il va ainsi devenir un vrai prince Chat-rmant, et la belle Miss Tinguette ne pourra qu’être séduite par celui qui a su trouver les mots les plus simples et les plus sincères !

lu en part avec la MELe Chat Ritable
Le chat Ritable est le plus adorable des chats, toujours prêt à rendre service, à tel point que certains profitent de lui comme le chat Rivari. Ce dernier va même inviter son groupe de rock à venir manger et jouer chez le chat Ritable. Comme ils reviennent le lendemain encore, le chat Ritable va devoir trouver une astuce pour faire comprendre à ces indésirables qu’il faut apprendre à donner pour construire de vraies et belles amitiés…

Le Chat Mailleur
Il était une fois un terrible chaton qui aimait batailler à la moindre occasion, qui, pour une broutille râlait pendant des heures. Ce petit querelleur, c’était le chat MailleurSon mauvais caractère l’entraînait toujours dans de vilaines bagarres et il ne savait pas perdre sans se mettre en colère. Mais à Noël et à cause de nouvelles bêtises, il eut une sacrée surprise…

Le Chat Touillis
Le chat Touillis est un incorrigible farceur. Il ne peut résister.  A l’école, à la maison, tous ont été victimes de ses blagues, mais tout le monde ne rit pas… Quand ce petit chat ira à son rendez-vous avec la belle Lili, la petite minette un peu chipie, la farce sera cette fois pour lui, et son tête-à-tête tournera court. Vexé mais beau joueur, il comprend  enfin que les meilleures blagues ne sont pas toujours drôles pour celui qui se fait prendre et qu’il faut savoir s’arrêter…

ce que j'en ense

J’ai complètement craqué pour cette collection des petits chats…

Dans un premier temps, ce sont les jeux de mots qui ont attiré mon  intention… Puis j’ai vu les illustrations, et là, je suis tombée sous le charme, je les trouve magnifiques et très adaptées pour les touts petits… Pleine de couleurs, pas nécessairement super détaillées, mais vraiment engageantes et qui donnent envie d’être vues…

Ajoutez à cela des petites histoires marrantes, amusantes, avec derrière des petites leçons de vie sur base de défauts au départ anodins, je trouve ça génial pour montrer aux enfants comment ne pas allez trop loin (concernant les défauts) ou au contraire, les vertus de certaines qualités…

Ils apprennent le respect, l’amitié, la persévérance, la reconnaissance de ses erreurs, …le tout de manière tendre et amusante…

Je dois avouer avoir eu un gros coup de coeur pour le Chat Ritable, que j’ai trouvé trop mignon…

Des petits livres à partager en famille…

[✎] Ne réveillez pas le diable qui dort – John Verdon

Ne réveillez pas le diable qui dort John Verdon
Editions Grasset, 2013
528 pages

« Pendant dix ans, je me suis endormi dans la paix de ma justice et de mon message au monde. Forcez-moi à reprendre les armes et le prix sera terrible. Arrêtez ce que vous êtes en train de faire. Arrêtez tout de suite où il y aura à nouveau du sang, encore plus de sang. Vous êtes prévenus. Ne troublez pas ma paix. »

Dix ans après sa terrible série d’assassinats, le « Bon Berger » se réveille lorsqu’une journaliste entreprend une série documentaire pour tenter de percer le mystère de son « manifeste ». Pour tout le monde, l’affaire était classée…
Pour tout le monde, sauf pour l’ex-enquêteur vedette du New York Police Department, Dave Gurney, qui est persuadé que le FBI et ses profilers se sont trompés.
Menacé de toutes parts, abandonné par ses amis, Gurney sait qu’il doit affronter le plus terrible des prédateurs, un serial killer qui reprend du service…

part livraddict

ce que j'en ense

Il y avait pas mal de temps que j’avais envie de découvrir cet auteur, notamment avec son titre 658 qui m’attirait beaucoup… mais finalement, je n’avais jamais eu l’occasion de le lire, et quand j’ai vu le titre Ne réveillez pas le diable qui dort proposé en partenariat sur Livraddict, je n’ai pas hésité une seconde…

Il faut dire que le résumé est assez engageant, et la couverture fait le reste (j’ai toujours eu une attirance particulière pour les couvertures sombres, intrigantes).

Au départ, on peut se dire que c’est du banal, du déjà vu… Une histoire de tueur en série, une enquête menée par un vieux flic qui mène sa barque comme il le peut en essayant de se tenir debout malgré son passé tumultueux, ce qui le rend sombre, rabougri, et très pessimiste sur le monde qui l’entoure.

Pourtant, loin des idées préconçues, l’auteur nous amène dans son univers, qui bien qu’amenant des éléments qui peuvent sembler ordinaires, les abordent d’un nouveau point de vue et sous une plume magnifiquement orchestrée qui m’a complètement emballée.

Le style de l’auteur est bien prenant… Il sait manier la plume pour tenir le lecteur en haleine, jouer des mots pour créer l’illusion, et donner du fil à retordre aux méninges du lecteur…

J’ai trouvé les personnages assez bien travaillés, bien qu’ils n’aient rien d’extraordinaires en soi. L’important ici, c’est l’histoire plus que les personnages en eux-mêmes, et cela ne m’a nullement dérangé. Malgré tout, il est agréable de se retrouver face à des protagonistes qui ont une histoire, un passé, un « caractère », une vie tout simplement, et ne sont  pas juste des potiches placées là pour combler les espaces vides. Ils sont « humains », et ça permet de mieux se sentir concerné et impliqué dans l’histoire…

L’histoire, d’ailleurs, est bien menée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le suspense est présent à toutes les pages, et le lecteur s’en prend plein les yeux. On pense se faire une idée sur un personnage, être persuadé de son implication, puis paf, chamboulement, et tout ce que l’on a pu imaginer s’effondre, et le lecteur doit reprendre son cheminement dès le départ… et j’adore ça. Ca change de la lecture passive où on assiste à tout tout en sachant que « tout est couru d’avance », et  du coup, on prend plus de plaisir à la lecture, je trouve (je ne sais pas si l’effet est le même pour  vous)…

Bref, un très bon thriller où les apparences sont trompeuses, où les nerfs sont mis à rude épreuve, où la tension monte crescendo pour des heures passionnantes de lecture.

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[✎] Vengeance Road (Rick Mofina)

vengeance road

Quand le corps d’une prostituée est retrouvé à moitié enterré dans le bois d’Ellicott Creek, non loin de Buffalo, Jack Gannon devine aussitôt que cette affaire pourrait donner à sa carrière de journaliste le sérieux coup de pouce dont elle a besoin : s’il parvient à obtenir des informations exclusives, peut-être pourra-t-il décrocher le poste dont il rêve dans un grand quotidien new-yorkais ? Son intérêt pour le meurtre d’Ellicott Creek grandit encore lorsqu’il apprend qu’une des amies de la victime, une ancienne prostituée, vient de disparaître sans laisser de traces. Dès lors, Jack en est sûr : les deux affaires sont liées. Et le tueur va de nouveau frapper.

ce que j'en ense

 Encore un thriller des éditions Harlequin Mosaïc qui m’a fait passé un moment lecture sympa, mais sans plus…

 Dans un style direct, franc, assez sec et fort, l’auteur mène le lecteur par le  bout du nez pour l’emmener là où il le désire…

Une chose que j’ai appréciée: il ne se confond pas en détails inutiles, il va droit à l’essentiel, sans s’encombrer de choses qui ne servent à rien.
On a juste ce qu’il faut pour servir à l’histoire, mais rien de plus… Par moment, je dois avouer que je me suis dit que quelques détails de plus auraient été bienvenus, mais avec le recul, je pense sincèrement que cela aurait apporté beaucoup de lourdeur au roman.

Par contre, l’auteur utilise beaucoup de répétitions en cours de roman, c’est dommage, il aurait pu y avoir un juste milieu…

Les chapitres courts rythment l’histoire, et séparent bien les différents éléments et les différentes scènes. Tout est fait pour que l’on s’y retrouve.

Ce qui est dommage, c’est que vers le milieu du livre, on a malgré tout l’impression que l’auteur s’essouffle un peu, et fait une pause pour repartir de plus belle par la suite.

L’histoire est bien menée, le mystère reste complet jusqu’à la fin et le « méchant » de l’histoire n’a pas l’air, tout au long du roman, de vouloir s’arrêter… Cela fait monter une pression de dingue, et tient bien le lecteur en haleine, pour le coup. Chaque meurtre rajoutant un poids supplémentaire sur le dos des enquêteurs…

L’histoire, bien que totalement romancée, est bien construite, crédible, et relativement réaliste dans les détails donnés.

Par rapport aux personnages, je suis un peu perplexe, par contre…

D’une part, le style direct de l’auteur fait qu’il ne perd pas de temps en descriptions, en « analyse », en psychologie… c’est un peu dommage, car j’aime apprendre à connaître les personnages, en savoir plus sur leur passé, sur leur caractère, sur leur manière d’être… ici, ce n’est pas vraiment le cas. Cela donne alors une impression de stéréotype, de banalité…

De plus, j’ai parfois l’impression qu’une fois qu’un personnage « a fait ce qu’il a à faire », il tombe directement dans l’oubli, il est laissé de côté. C’est dommage, car j’aime quand on peut voir évoluer les différents protagonistes tout au long du roman.

Aucun personnage n’a, du coup, retenu mon attention, aucun  ne m’a marqué, ni spécialement « plu »… Ils étaient là, tout simplement…

L’aspect psychologique totalement absent du roman m’a vraiment manqué, car avec un titre faisant référence à la vengeance, on aurait pu s’attendre (en tout cas, c’était mon cas) à un livre hautement psychologique, très « analytique » de la vengeance, et pas uniquement basé sur l’action pure et dure…

Ce roman me laisse donc une impression assez mitigée… le fond de l’histoire est sympa, mais je déplore l’aspect trop direct et raccourci de l’écriture de l’auteur. J’ai passé un bon moment lecture, certes, mais il ne me laissera pas un souvenir inoubliable.

Un livre idéal pour un dimanche lecture sans prise de tête…

encore quelques infos

lu en part avec la ME
Le lien vers la fiche du livre sur le site de la maison d’édition
Pour lire un extrait

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[✎] La vérité sur Frankie (Tina Uebel)

la vérité sur frankieComment un homme peut-il entraîner trois jeunes gens à vivre dans la clandestinité pendant près de dix ans ? Inspiré par un fait divers réel, ce roman est une réflexion sur la perte des repères des individus sous influence.

Christoph, Judith et Emma sont étudiants. La vie s’offre à eux… jusqu’à ce que leur route croise celle du charismatique Frankie. Ensemble, ils passent un été de rêve. Un jour, Frankie confie à Christoph qu’il appartient aux services de l’anti-terrorisme. Il a besoin de son aide. Crédule, Christoph accepte une première mission. L’engrenage est en place. C’est bientôt au tour de Judith et d’Emma de se laisser convaincre et de s’imaginer traquées. Disparaître et faire aveuglément confiance à Frankie devient la seule solution. Commencent alors des années de cavale, mais aussi de sévices physiques et psychologiques.

Le véritable Frankie, qui s’est fait passer pour un agent du MI5 (Grande-Bretagne), a été condamné à la prison à perpétuité. La police pense que toutes ses victimes n’ont pas été retrouvées.

ce que j'en ense

J’ai découvert il y a peu la maison d’éditions , et c’est une belle découverte, car leurs romans sont à la vois sombres, choc, et franchement, j’adore ça…

Une chose qui m’a directement interpellée, c’est la couverture de leurs romans, et celle-ci n’y fait pas exception. Très chargée, mais où chaque détail a sa place, où chaque chose à son importance et ramène à l’histoire… elle intrigue, et donne envie d’aller plus loin, d’ouvrir le livre pour en savoir plus…

Le style de l’auteur est vraiment particulier… On alterne entre les visions de trois narrateurs différents: Christoph, Judith et Emma. Leur point de vue personnel nous est livré de manière très fascinante, sous forme d’enregistrements audio qui nous sont livrés et retranscrits, un peu comme si on les écoutait malgré tout…

Le style d’écriture m’a beaucoup plu, c’est selon moi la plus grande force du roman (en dehors de l’histoire de fond, bien entendu). Généralement, je ne suis pas spécialement attirée par les écritures « parlées », mais là, je trouve que cette façon de faire était très plaisante et apportait beaucoup au livre.

Cette alternance de narrateur apporte aussi un regard très critique sur l’histoire… car les différentes interprétations et les différentes visions des choses ne sont pas toujours similaires… Les infos des uns viennent parfois nous en dire plus sur ce que l’on a déjà appris, mais parfois, au contraire, démolir complètement la version précédente. Cela donne une bonne dynamique au roman, car le lecteur est malgré tout « actif » pour essayer de démêler le faux du vrai, voir qui a raison, qui a tord, et comment le tout s’est réellement passé.

Point de vue de l’histoire… tant le fond que la forme sont magistralement orchestrés. En effet, on a l’impression que l’on assiste à l’enregistrement d’une part, et par le témoignage, on n’a aucune peine à s’imaginer les évènements comme s’ils se déroulaient sous nos yeux. Tout y est criant de vérité, est très réaliste, et le principe de l’enregistrement renforce l’impression d’authenticité.

J’ai apprécié que malgré l’alternance narrative, la chronologie du récit soit respectée, ce qui fait que l’on n’est pas perdus dans l’histoire et que tout conserve une certaine logique…

Les personnages, on ne peut que s’y attacher… Tous sont crédibles, et on se sent proches d’eux par le fait qu’on a l’impression de converser avec eux. On apprend à les connaître, à  cerner leur personnalité (même si pas assez à mon goût, mais bon), et on compatit.

On fait aussi la connaissance de Frankie, bien sûr… Ce qui est surprenant, c’est qu’en soi, ce n’est finalement qu’un homme ordinaire, mais qui parvient à leur retourner le cerveau de manière vraiment effrayante… Car Christoph, Judith et Emma n’ont pas l’air spécialement débiles, je veux dire, ils ont l’air sensés, donc comment cet homme a –t-il pu ainsi les manipuler? Comment n’ont-ils pas ouvert les yeux plus tôt? Comment ont-il pu se laisser entraîner dans l’impensable sans réagir?

Ce qui rend le livre sombre et flippant à mes yeux, c’est que les protagonistes, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre de la barrière,   sont des gens comme tout le monde, qu’ils pourraient être un de nos voisins, de nos amis, et que l’on ne se rendent compte de rien…

En conclusion, je dirais que ce roman intrigue, choque, interpelle et fait réfléchir. Contre toute attente, c’est un gros coup de cœur, je ne m’attendais pas à ça…

Je vous le conseille vivement, car il donne à réfléchir sur le pouvoir de manipulation et, à l’opposé, la facilité qu’ont certaines personnes à se laisser convaincre et pousser à faire n’importe quoi, à la manière des disciples d’un gourou…

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[✎] Voodoo land (Nick Stone)

Thriller

Edition: Folio (2013)
661 pages

En ce début des années 1980 à la veille de l’élection de Reagan, Miami, ville des touristes et des retraités, est une cité ravagée par la cocaïne et la corruption. L’inspecteur Max Mingus, blanc, cynique et sans scrupules, et son coéquipier, Joe Liston, noir et intègre, enquêtent sur une série de meurtres dans la communauté haïtienne. Tout commence lorsqu’ils doivent aller examiner le cadavre d’un homme dans la cage des singes du zoo de Miami.
La bouche et le nez du mort ont été cousus, il a une carte de tarot dans l’estomac…Mingus et Liston plongent dans la communauté haïtienne, un monde de magie noire, de sacrifices rituels et de sorcellerie vaudou, à la poursuite de l’énigmatique Salomon Boukman.

ce que j'en ense

Le titre a immédiatement attiré mon attention sur le livre. En effet, tout ce qui parle de vaudou, je ne sais pas pourquoi, ça me fascine… Je trouve les rituels tellement fascinants, les croyances qui vont autour de ces mythes tellement intriguants, que j’aime lire des choses qui s’y rapportent… (je vous rassure, je ne vais pas tester le vaudou pour les nuls 😀)

La couverture a aussi accentué l’intérêt que j’ai porté à ce livre, car je trouve l’illustration superbe… Cette photo est juste… waouw… du moins, c’est mon avis, je sais que tout le monde n’y sera pas aussi réceptif que moi .

Du coup, je l’ai reçu le samedi matin et l’après midi, je le commençais déjà et finalement, il était dévoré en quelques jours seulement… (oui, il est quand même assez conséquent, et j’ai eu un week end assez chargé :p)

Au départ, je me suis dit qu’avec le nombre impressionnant de pages, il était couru d’avance qu’il y ait des moments plats, des passages plus « vides »… puis finalement, je trouve que non, il y a une certaine constante dans l’évolution du livre qui fait qu’on ne s’ennuie ou ne se lasse pas, ce qui est un bon point. L’ouvrage repose d’avantage sur l’action que sur le mystère à proprement parler…

Le style de l’auteur est vraiment très entraînant, c’est pour ça que dès que j’avais un bout de temps de libre, je le sortais et lisait .  Malgré un récit dense, la lecture est très fluide, et se fiat emporter dans le tourbillon des pages. Je n’ai pas vu la fin arriver, j’ai été surprise d’avoir déjà tourné la dernière page. (Je pensais passer une semaine dessus, voir deux, mais non :p)

Point de vue des personnages… Max et Joe sont des flics de la vieille école, … J’ai l’impression qu’au début ils ont un peu de mal avec l’enquête car le vaudou, ce n’est malgré tout pas quelque chose d’anodin et d’habituel, et le crime est vraiment brutal et horrible…

J’ai aimé que l’on apprenne à connaître Max, son passé, sa relation avec Sandra, bref, on va en profondeur dans l’analyse de ce personnage, et j’ai vraiment vraiment vraiment apprécié, car ces derniers temps, je tombais souvent sur des personnages bâclés…

Tous les personnages sont heureusement crédibles, ce qui joue en faveur de l’histoire.

Je dois dire que dans l’ensemble j’ai beaucoup apprécié le fond de l’histoire, mais ce qui m’a vraiment dérangée, c’est l’opulence des clichés, des stéréotypes… Il n’y avait rien de surprenant, de « spectaculaire », et si on enlève tous ces clichés, ça tourne un peu court. J’aurais aimé en « apprendre plus ». Zombie, tarot et vaudou sont abordés de manière adéquate, mais malgré tout, il y a un goût de trop peu pour moi…

C’est dommage, car en dehors de ça, l’histoire est bien tournée, bien réfléchie et travaillée…

Un livre que je vous conseille malgré tout, surtout si vous n’avez pas souvent lu d’ouvrages autour du vaudou.

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[✎] Traqué, tome 1 ( Andrew Fukuda)

Sci-fi/Jeunesse

Edition: Michel Lafon (2013)
345 pages
Traduit par Benjamin Kuntzer

Gene est l’un des derniers humains sur Terre. Son seul moyen de survie : se faire passer pour l’un de ses prédateurs. Ne pas rire, ne pas transpirer, ne pas montrer qu’il est un « homiféré ». Cela fait dix-sept ans qu’il se fond parmi ceux qui n’hésiteraient pas à le tuer s’ils découvraient sa véritable nature.

Chaque décennie, le gouvernement organise un immense jeu où une poignée de privilégiés peuvent pister et dévorer les rares humains retenus en captivité pour l’évènement. Sélectionné pour traquer les siens, Gene ne peut commettre le moindre faux pas. D’autant qu’une mystérieuse fille éveille en lui des sentiments qu’il n’a pas le droit d’avoir. Des sentiments qui pourraient le trahir.

Gene a la rage de vivre… mais vaut-elle le prix de son humanité ?

ce que j'en ense

J’ai tellement passé un moment lecture à la fois agréable avec ce livre qui pourtant me laisse plein d’interrogations en tête que je ne sais pas par quoi commencer…

La couverture… c’est bien évidemment elle qui a attiré mon attention et a attisé ma curiosité envers l’histoire.

Je n’avais qu’une hâte, terminer mes lectures en cours pour pouvoir le commencer… mais bien évidemment, quand on commence à galérer sur sa lecture en cours, ça n’aide pas…

Bref, une fois le livre commencé, que du bonheur…

L’univers est très surprenant… Des êtres humains sauvages, livrés à des pulsions très « primaires » et ayant des habitudes un peu particulières, … des êtres humains « normaux », peu nombreux, voués à la disparition totale de leur espèce et laissés complètement en marge de la société et considérés comme des curiosités… Dès « règles de vie » imposées, tout pour réguler l’existence de tout un chacun… On se demande vraiment dans quel monde on est tombé. J’ai aimé le fait que ce soit un univers très innovant, très original, qui nous emmène hors des sentiers battus dans une atmosphère lourde, inquiétante, où le danger rode « à chaque coin de rue ». A chaque page que l’on tourne, on se demande où cela va nous mener et ce qui va nous tomber dessus.

Par rapport à l’histoire… on a beaucoup de mise en place dans ce tome, mais bizarrement, alors que généralement ce genre de choses me barbe assez vite, ici le style de l’auteur est tellement fluide que c’est passé comme une lettre à la poste… Je n’ai pas vu les pages se tourner, et ai été surprise d’être déjà arrivée à la fin de l’histoire.

De même, certains passages sont certes un peu prévisibles, mais ils sont parfaitement contrebalancés par l’action et les rebondissements. Par contre, parfois, je me suis demandée si les incohérences étaient voulues pour paumer le lecteur, ou si c’était des erreurs d’inattention.

Certains passages sont un peu plus « corsés » horrifiquement parlant, je trouve, avec des descriptions à la limite du gore, mais rien de bien « dramatique », donc je pense que tout le monde pourra lire ce livre.

Ce que j’ai trouvé dommage, c’est qu’on nous mette face à une situation, face au résultat d’un « phénomène évolutif », mais sans vraiment nous expliquer comment on en est arrivé là… Je suis une personne qui adore comprendre le pourquoi du comment, et là, ça m’a manqué, ça m’a un peu frustrée malgré tout… j’aurais aimé en savoir un peu plus sur « l’avant »…

J’espère franchement qu’il y aura des réponses à mes questions dans les prochains tomes, histoire de ne pas me retrouver en reste et de continuer à vivre cette frustration…

Gene m’a beaucoup laissée perplexe… j’ai trouvé qu’il n’avait pas des réactions « normales » pour un être humain… (à moins que ce ne soit moi qui ne soit pas normale, ça, c’est possible aussi :o) )Alors oui, vous me direz, vu l’ambiance générale du livre, c’est un peu compréhensible, mais quand même… Je trouve qu’il s’est laissé un peu trop atteindre par le comportement « des autres », et que c’est un peu perturbant pour la lectrice que je suis 🙂 Cependant, c’est un personnage que j’ai trouvé très bien conçu, et très attachant même si j’aurais aimé un point de vue plus « humain » malgré tout et moins « déteint ».

Maintenant, je n’ai qu’une hâte, c’est d’avoir la suite malgré tout, car je suis vraiment impatiente de la lire… C’est très addictif… et surtout j’aimerais une réponse à toutes mes questions…

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[✎] Passé à vif (Lisa Jackson)

passé à vif

En compagnie de Jon, son fils de quinze ans, Kate Summers mène une vie paisible à Hopewell, une petite ville de l’Oregon recouverte comme chaque année d’un manteau de neige. Une vie paisible en apparence seulement… car elle reste hantée par la peur : et si, un jour, quelqu’un venait lui réclamer cet enfant qui n’est pas le sien et qui ignore le secret de sa naissance ? D’autant que Jon lui a récemment confié faire des cauchemars qui le terrorisent, dans lesquels un homme qui prétend être son père essaie de le tuer… 
Aussi Kate est-elle envahie par la terreur quand elle s’aperçoit que l’inconnu qui vient d’emménager dans la maison voisine de la sienne essaie par tous les moyens d’entrer en relation avec Jon… Qui est cet homme séduisant et mystérieux qui semble dissimuler de lourds secrets ? Pourtant, ce que Kate ignore encore, c’est qu’elle et son fils sont déjà cernés par le mensonge et la trahison. Et surtout par des gens qui ne reculeront devant rien, pas même le meurtre, pour parvenir à leurs fins…

ce que j'en ense

J’ai eu l’occasion déjà de lire plusieurs livres de Lisa Jackson, et je dois avouer que celui-ci est le moins bon que j’aie lu… Attention, ça ne veut pas dire qu’il est mauvais, loin de là, mais je le met en bas de liste si je devais classer ses œuvres par appréciation personnelle…

Il faut dire que les précédents livres que j’ai lu d’elle ont été des coups de cœur, et que cela m’a peut-être influencée dans le sens où j’étais sans doute plus « exigeante » avec le roman

 Ce qui m’avait attirée dans le roman, c’était d’une part l’auteure, et d’autre part le résumé qui m’a de suite paru très intéressant.

Point de vue de l’histoire, je dois dire que l’ai trouvée assez prévisible… Très vite, on voit où l’auteure veut en venir, et du coup, ça casse un peu le rythme de lecture, je trouve. Tout se met très vite en place, et tout est tellement « logique » que cela rend tout trop évident.

Malgré tout, on veut avancer dans l’histoire, et on y prend goût… mais il manque le petit peps apporté par un suspense omniprésent… c’est dommage.

Le plus intriguant était surtout de savoir à quel moment les évènements que l’on s’attend à voir arriver allaient arriver… et ça que l’auteure joue un peu avec nos nerfs, en faisant traîner les choses… c’est ce qui fait que j’ai aimé aller jusqu’au bout de la lecture et y ai prit plaisir.

Le dernier tiers du livre est cependant celui qui m’a le plus plu, celui qui m’a semblé être le plus intéressant et le plus « construit ».

En dehors de ça, si vous me suivez régulièrement, vous le savez, les drames familiaux, les secrets enfouis, j’adore ça… 🙂 C’est pourquoi j’ai malgré tout trouvé mon compte dans cette lecture.

Les personnages sont assez plaisants, même s’ils sont assez « banals », … Ils n’ont rien d’extraordinaires, ce sont des gens comme on pourrait en rencontrer au coin de chaque rue, et c’est ce que j’aime dans les livres de Lisa Jackson. Car du coup, ils sont crédibles, on s’y attache, et on croit à leur histoire. Les personnages « côté gentil » sont vraiment agréables et j’ai aimé « aller à leur rencontre » au travers de ce livre, ils éveillent beaucoup de compassion.

J’ai beaucoup aimé Laura et Kate… Elles ont toutes les deux une relation qui m’a émue, et m’a beaucoup plu. Une belle relation entre sœurs.

Les Sullivan, par contre, sont tout le contraires… désagréables, aux antipodes de ce que l’on peut appeler une « gentille petite famille »… on les prend vite en grippe et cette impression ne m’a pas lâchée.

En résumé, je dirais que c’est un bon roman détente, … il n’est pas des plus extraordinaires, même si le fond est sympa… je pense vraiment que l’idée de base était géniale, mais n’a pas été exploitée assez en profondeur et en détail… 

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Le lien vers la fiche du livre sur le site de la maison d’édition
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[✎] Dans le ventre des mères (Marin Ledun)

dans le ventre des mères

Janvier 2008. Une explosion anéantit un village ardéchois. Dans un décor apocalyptique, les sauveteurs exhument un charnier. Les cadavres, véritables cobayes humains, ont subi des mutations génétiques. Une femme apparaît dans les décombres : Laure Dahan, 29 ans. Ses jours sont comptés. Son obsession : sa fille qu’elle n’a jamais connue. Elle doit la mettre à l’abri avant qu’il ne soit trop tard. Pour cela, elle est prête à tout et n’hésite pas à semer la désolation sur son passage. Les meurtres se succèdent, mystérieusement reliés, au fil de l’enquête du commandant Vincent Auger. De Grenoble à Berlin, de Zagreb à la Sicile, une course-poursuite s’engage entre Laure et Vincent. Quel rapport entre elle et les cobayes humains ? Dans un monde où s’effritent les frontières entre le bien et le mal, Vincent Auger devra choisir son camp.

ce que j'en ense

La première chose qui m’a interpellée dans ce livre, c’est sa couverture… Brutale, forte, atypique surtout, … La photo scindée de l’enfant sans visage, armé de surcroît  cela inquiète et intrigue.

Elle m’a attiré l’œil, et m’a incitée à aller voir plus loin…

Ce flou aussi présent renforce l’ambiance  limite glauque, ce qui correspond finalement bien au contenu du livre…

Je dois avouer que ma toute première impression concernant le livre, ça aurait été de ne pas le qualifier de polar mais de science fiction… car ce qu’on lit à l’air sorti tout droit de l’apocalypse et de l’imagination débordante de l’auteur… Mais au fur et à mesure qu’on avance dans le livre, on comprend l’enjeu, on suit l’enquête, et on se dit « finalement, oui, on voit où l’auteur voulait en venir avec son polar« .

 Le style de l’auteur est  vraiment agréable… il est percutant, direct… Les mots sont forts et agressifs parfois, mais bien à propos…

On est face à une narration à la troisième personne… Je dois dire que j’ai trouvé ça un peu dommage.. j’aurais aimé une alternance avec une narration à la première personne qui aurait renforcé le lien avec les personnages.

On entre directement dans le vif du sujet… l’action est présente dès les premières pages, pour donner le ton… Et à partir de ce moment là, on est dans le suspense total, doublé d’un doigt de « folie scientifique » sur fond de manipulations génétiques, d’horreur et de massacres.

L’histoire est très prenante… pour vous dire, généralement, au retour du boulot, sur un trajet d’1h10, je lis 10 minutes et m’assoupis… Là, j’ai commencé le livre sur le quai de la gare de départ, et n’en ai décroché qu’au moment de descendre du train… Pour peu, je ratais mon arrêt tant j’étais dans l’histoire. Elle est vraiment très addictive. Je n’ai pas constaté de longueurs, pas de temps mort, chaque chapitre apportant sa pierre à l’édifice dans l’ascension de l’histoire.

Point de vue des personnages, j’ai regretté de ne pas réussir à plus m’attacher à eux, ou à un en particulier. Je suis restée spectatrice de l’histoire sans m’impliquer avec eux…

Laure, on la découvre déterminée,  forte même si fragilisée par son état… un peu perdue. A la recherche de sa fille qu’elle n’a pas connue, elle est prête à tout risquer. Sa détermination n’a d’égal que dans l’amour qu’elle porte à sa fille malgré tout.

Vincent Auger est un individu complexe. Sa vie professionnelle lui tient à cœur et cette enquête l’écœure au vu de l’horreur devant laquelle il se trouve. En plus de ça, il se trouve dace à des difficultés dans sa vie personnelle, ce qui ne lui facilite pas les choses. Sa compagne est très « omniprésente », étouffante et maladivement dépendante. Ça ne l’aide pas. J’ai malgré mon manque « d’attachement » beaucoup apprécié ce personnage.

En conclusion, je dirais que ce roman est une étrange chose par le contexte, l’ambiance générale… Mais j’ai adoré ça. On est dans un polar hors du commun, dans une enquête addictive et vraiment bien  amenée.

Je remercie les éditions  de m’avoir permis de découvrir ce roman d’un auteur que je ne connaissais pas du tout, mais que j’ai hâte de découvrir dans d’autres ouvrages, pour le coup.

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[✎] Tu seras à moi

tu seras à moi

Pour Ava Bixby, conseillère dans une association de défense des droits des victimes, aider Kalyna Harter à confondre son violeur est une priorité absolue. Mais très vite, Ava découvre dans cette affaire de trop nombreuses zones d’ombres. Au point de douter que Kalyna est bien la victime qu’elle prétend être.
Taraudée par ses soupçons et profondément désorientée par cette histoire qui la ramène aux pires souvenirs de son passé, Ava préfère se dessaisir du dossier, même si toutes les preuves matérielles semblent confirmer le récit de Kalyna. Malgré tout, cette affaire continue de l’obséder, jour et nuit, jusqu’à la pousser à rencontrer Luke Trussell, le capitaine de l’US Air Force que Kalyna a désigné comme son agresseur, et qui risque de se retrouver bientôt derrière les barreaux.
Hélas, loin de lui rendre le sommeil, cette confrontation, aussi saisissante que troublante, se révèle des plus dangereuses pour Ava.

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Je dois dire que je suis de plus en plus agréablement surprise par la plume de Brenda Novak.

Son style est toujours aussi percutant, et toujours aussi addictif. On embarque dans l’histoire, et ensuite, c’est un turn-over fantastique… Pour peu, les doigts n’iraient pas assez vite pour tourner les pages au rythme endiablé de la lecture. En tous cas, c’est l’impression que j’en ai eu…

Le rythme est vraiment très rapide, les rebondissements s’enchaînent quasi sans temps mort, et c’est agréable.

Elle revisite ici l’obsession, cette perversion de l’âme humaine, avec brio. J’ai beaucoup aimé ce thème… Car il est toujours intéressant, selon moi, de voir où la folie humaine peut mener, dans quelle mesure une personne peut aller au bout de son obsession et faire d’une vie un enfer.

Ce que j’aime chez elle, c’est que le personnage « méchant », néfaste de ses romans est toujours réellement dévastateur. Elle ne fait pas dans la demie-mesure.

D’ailleurs, dès le départ, on sait qui il est, et le principal n’est donc pas tant sa découverte, mais de comprendre son mécanisme, son machiavélisme… C’est vraiment axé sur le psychologique, gratter la surface pour accéder au mal profond qui se cache sous la surface des »monstres ». Et ce que j’aime, c’est le fait qu’on se laisse surprendre à ce que ces « monstres » soient en fait des gens comme on en croise tous les jours, des personnes « comme les autres », dont on ne soupçonnerait pas les travers. On découvre les tréfonds de la manipulation.

Le thème général du livre m’a beaucoup plu, à savoir la lutte contre la maltraitance des femmes. Ce thème est rarement abordé de cette manière dans les livres, où généralement, on le tourne plus au drame qu’au thriller. Cela montre aussi l’évolution des mentalités, quand il y a quelques décénies, avouer un viol était considéré comme honteux, on le taisait, alors que maintenant certaines personnes n’hésitent pas à le crier sur tous les toits, à tord et sans raison, juste pour détruire d’autres personnes.

Ava Bixby, quant à elle, est du côté des victimes. Mais elle prend son travail très à cœur et est bien déterminée à ne pas se laisser marcher sur les pieds. On sent que son passé fait sa force, et ça en fait un personnage très intéressant.

De révélations surprenantes en détails chocs, Brenda Novak nous entraine pour une histoire palpitante et intriguante.

Bien que s’inscrivant dans une série (ce livre étant, dans sa version originale, le cinquième opus de la série Last Stand », si je ne me trompe, mais je ne sais pas si tous les titres sont sortis en français), ce livre peut très bien se lire indépendamment des autres.

Le premier livre que j’ai lu d’elle, c’était un vieil harlequin trouvé au fond d’un vide grenier… Et je dois dire que quand je compare les deux, on voit que l’auteur a grandi, qu’elle a murit, elle a enfin trouvé le style qui lui va si bien, pour le plus grand plaisir des lecteurs.

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lu en part avec la ME Vous pouvez retrouver plus d’infos sur les auteurs publiés dans cette collection sur le blog consacré à la collection Mosaïc.

La fiche consacrée à ce livre…

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