[✎] Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas (Tahereh Mafi)

Titre: Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas
Auteur: Tahereh Mafi

Genre: Fantastique, YA

Maison d’édition: Michel Lafon
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 373 pages
Prix: 16,95  €

 “Ne me touche pas” je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles.
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis toujours.

Je suis enfermée depuis 264 jours.

Je n’ai rien d’autre qu’un petit carnet, un stylo cassé et les chiffres dans ma tête pour me tenir compagnie. 1 fenêtre. 4 murs. 13 mètres carrés. 26 lettres d’un alphabet, que je n’ai pas prononcées depuis 264 jours d’isolement.

6 336 heures écoulées depuis que j’ai touché un autre être humain.

– Tu vas avoir quelqu’un pour partager ta cellule chambre, m’ont-ils dit.

On espère que tu vas pourrir sur place. Pour ta bonne conduite, m’ont-ils dit.

Encore quelqu’un de cinglé comme toi. Fini l’isolement, m’ont-ils dit.

Ce sont les sous-fifres du Rétablissement. La résolution qui était censée aider notre société moribonde. Les mêmes qui m’ont arrachée à mes parents et enfermée dans un asile pour un truc que je ne contrôle pas. Tout le monde se fiche de savoir que c’était un accident. Que j’avais pas l’intention de le faire. Que j’ignorais ce dont j’étais capable.

J’ai aucune idée de l’endroit où je me trouve.

Je sais seulement qu’on m’a transportée dans un fourgon blanc et qu’on a mis 6 heures et 37 minutes pour arriver ici. Je sais que j’étais menottée. Que j’étais attachée à mon fauteuil. Je sais que mes parents ne se sont pas donné la peine de me dire au revoir. Je sais que j’ai pas pleuré quand on m’a emmenée.

Je sais que le ciel s’écroule chaque jour.

Ahhhh ce livre me faisait de l’œil, vous ne pouvez pas savoir à quel point… Déjà, je suis en amour total devant la couverture.. les couleurs sont superbes, l’illustration magnifique… rien qu’à elle seule, elle m’invitait à la lecture (je ne sais pas si les couvertures vous font, en général , ce genre d’effet 😉 )

D’ailleurs, je pense que vu le peu que nous dit le résumé, la couverture fait tout le travail de tentation  🙂

C’est pourquoi quand Camille a proposé ce livre en partenariat, je n’ai pas hésité une seule seconde… (Merci à elle, car je ne regrette nullement la découverte, même si on est loin du coup de coeur)

Le style de l’auteur est assez simple, je n’y ai trouvé rien d’exceptionnel, mais cela fait bien son effet à la lecture.. c’est très plaisant, très addictif, et c’est bien là ce que l’on recherche dans ce genre de livres. La narration à la première personne aide bien à ce que l’on ne puisse pas lâcher le livre avant son terme…

L’histoire commence assez lentement, pourtant, je ne sais pas si c’est voulu ou pas… certes, il faut laisser le temps à l’univers de l’auteur de se mettre en place, mais c’est limite quand même, je trouve… Le décor de l’histoire, au début du livre, est relativement clos et donne une impression d’enfermement et d’étouffement… cela met en place une ambiance pesante que j’ai beaucoup appréciée.

Juliette est un personnage assez particulier. J’ai eu énormément de mal à la cerner. Au début, j’ai cru que cela allait mettre une certaine distance entre le livre et moi, car un livre où je n’accroche pas de suite à l’héroïne, c’est généralement mauvais signe, mais là, bizarrement, ce fut l’effet inverse… J’avais encore plus envie de continuer pour en apprendre plus sur elle pour apprendre à mieux la connaître et la comprendre… au final, je la trouve vraiment touchante et attachante… comme quoi il ne faut pas rester sur une première impression 🙂

D’ailleurs, l’histoire en elle-même est également assez floue, façonnée de manière, je trouve, à perdre un peu le lecteur dans les méandres de l’histoire et des interrogations. On n’a pas toujours toutes les infos au moment où on aimerait les avoir, ou parfois, on ne les a jamais… Du coup, on se demande parfois d’où on vient et où on va, mais après, on est pris dans le tourbillon de l’histoire, et c’est assez sympa… et au final, tout finit par s’éclairer, et là, c’est le bonheur livresque.

J’ai beaucoup aimé aussi le personnage de James, qui m’a émue par son caractère et sa manière d’être… j’aurais aimé le voir un peu plus présent.

Ce que j’ai aimé? Le panel impressionnant d’émotions par lesquelles on passe durant la lecture… Elles transparaissent à merveille au travers du texte, et c’est ainsi que l’on passe un excellent moment lecture…

Vous l’aurez compris, ce n’est pas un coup de cœur, mais un livre très sympa malgré tout…

Et j’ai aussi beaucoup aimé le fait que le méchant soit un VRAI méchant… celui qui fait peur, qui met mal à l’aise, qui dérange… Ca me ravit car trop souvent, dans les livres de young adult, je trouve les méchants trop gentillets…

Il est vraiment difficile de vous parler de ce livre sans trop vous en dire, car je n’ai pas envie de vous spoiler non plus…

Bref, un livre sympa, qui n’est pas LA dystopie de l’année, mais qui reste agréable et à découvrir 🙂

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[✎] Beyonders, tome 2 : Le vent de la révolte (Brandon Mull)

Titre: Beyonders, tome 2 : Le vent de la révolte
Auteur: Brandon Mull

Genre: Fantasy, YA

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 573 pages
Prix: 16,50 €

 De retour chez lui, Jason Walker ne pense qu’à retourner dans le monde de Lyrian. Non seulement il détient une information capitale pour l’avenir de la rébellion contre le cruel sorcier Maldor, mais il veut aussi sauver son amie Rachel. Bravant tous les dangers, il devra rassembler ses anciens compagnons et combattre de nouveaux ennemis. Le vent de la révolte souffle sur Lyrian…

Je dois avouer que ma chronique sera très courte, car je n’ai pas accroché du tout à ce second tome… mais je n’arrive pas vraiment à déterminer pourquoi…

Je peux juste vous dire que la lecture m’a semblé interminable, et que j’étais donc heureuse d’enfin arriver au bout…

Je dois reconnaître que je suis un peu moins branchée Fantasy, et que c’est ce qui explique peut-être cela… De plus, je n’avais guère de souvenirs de ma lecture du premier tome… cela ne m’avait visiblement pas marqué plus que cela. Alors, malgré tout, même si je ne me souvenais pas dans la seconde d’un personnage ou un lieu évoqué dans le premier tome, heureusement, cela me revenait assez vite grâce au contexte… ouf…

On retrouve l’univers fantastique mis en place dans le premier tome, et les nombreuses descriptions qui font tout pour qu’on se le représente au mieux. Et de ce point de vue, je dois dire que c’est bien réussi.. c’est sans doute ce que je préfère dans le livre, l’environnement de l’histoire… J’ai l’impression, d’ailleurs, que la plupart des efforts de l’auteur se sont concentrés sur ce point, plus que sur les personnages.

Le style est relativement agréable, pourtant, tout comme dans le premier tome… le style est léger, simple, très jeunesse malgré tout, il faut dire…

On retrouve Jason, à qui il arrivera, vous vous en doutez, plein d’aventures, voire de mésaventures… j’ai trouvé le tout assez irréaliste, trop peu probable, et c’est ce qui a mis énormément de distance entre le livre et moi, et du coup, pas moyen de me concentrer sur l’histoire, pas moyen de m’attacher aux personnages, et pas moyen d’avancer avec plaisir dans le récit.

Jason, je l’ai trouvé mou, passif, à la personnalité quasi inexistante dans ce tome… je l’ai trouvé beaucoup trop « transparent », c’est vraiment dommage pour lui, car il était plus présent et plus « important » dans le premier tome… je ne comprends pas vraiment ce revirement de situation.

Il y a de nombreux retentissements, ce qui donne un bon rythme au livre si on y accroche… il y a beaucoup d’action, pas mal d’humour aussi, ce qui est souvent le cas dans les livres plus axés jeunesse… même si je trouve que cela n’y a pas toujours sa place, et surtout pas de cette manière (je l’ai trouvé un peu fade). Mais l’un dans l’autre, je me suis ennuyée…

Bref tout comme son prédécesseur, ce second tome ne me laissera pas un souvenir impérissable, et je pense sincèrement que je ne lirai pas le troisième tome… Quand on sait le temps que l’auteur a mis à peaufiner cette saga, cela me désole un peu pour lui…

En tous cas, elle ne fait certainement pas partie de mes saga préférées, elle se rapproche plutôt du bas de la liste, malheureusement.

[✎] Miroir, le reflet tueur (Olivier Roques)

Titre: Miroir, le reflet tueur
Auteur: Olivier Roques

Genre: Thriller/Epouvante

Maison d’édition: Persée
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 109 pages
Prix:12 €

Ce jour-là, en visitant la demeure des Pridonard, l’agent immobilier chargé de la mettre en vente ne soupçonne pas que le miroir dans le grenier va tragiquement faire basculer son destin. Le commissaire Frulome, lui, n’a plus qu’à compter les cadavres qu’un esprit maléfique sème dans la ville et tâcher de mettre fin à cette vengeance destructrice…

Par un beau début d’après-midi ensoleillé du sud-ouest, la superbe voiture noire rutile en lançant des éclats métallisés sur la route ombragée  qui traverse une forêt de pins. A son volant, un homme à la physionomie grave d’environ 30 ans, brun , vêtu d’un costume cravate bleu sombre.

Cet homme, un agent immobilier travaillant pour une grande agence locale, vient inspecter une demeure mise à la vente après la mort de son propriétaire, Monsieur Bernard Pridonard, survenue quelques mois auparavant.

c’est une superbe villa avec étage, dotée d’une terrasse immense et d’un grand jardin, très bien situé dans les landes, où règnent calme et l’harmonie.

Le titre et le résumé présageaient beaucoup de choses au sujet de ce livre: du fantastique, du suspense, et de l’horreur…

Commençons dans le vif du sujet: je ne sais pas si c’était voulu par l’auteur, mais j’ai trouvé que le tout avait été abordé d’une manière très « cliché », et très – voire trop – humoristique… Personnellement, cela m’a beaucoup dérangée, car d’une part, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de style au vu de la quatrième de couverture, mais en plus, je trouve que cela n’avait pas du tout sa place dans l’histoire… c’est vraiment dommage, car ça m’a un peu gâché la lecture…

Parmi ces clichés? « Un truc gluant et verdâtre qui sort du miroir« … ça m’a juste fait penser à Ghostbusters, et à cette chose verte et dégoulinante que l’on y retrouvait… ou encore, des meurtres commis à mi-chemin entre Jason Voorhees et Freddy Kruegger… Certes, l’auteur s’est peut-être inspiré de classiques du genres et a de bonnes références, mais c’est malgré tout « trop »…

En dehors de ça, il faut reconnaître que le style de l’auteur est très agréable, très entraînant – même si l’on est loin du turn-over effréné… mais malgré tout, le livre se lit rapidement, deux heures en ce qui me concerne.

Les tournures de phrases ou onomatopées utilisées enlèvent, malheureusement, parfois un peu de poids au tragique de la situation, voire de l’histoire.

Par contre, gros point positif dans le style de l’auteur: j’ai adoré la manière qu’i la de décrire les lieux… il donne suffisamment de détails pour que l’on puisse sans peine se représenter les lieux et les visualiser, et tout cela sans tomber dans le barbant…

Par rapport  à l’histoire en elle-même… je n’ai pas été entièrement convaincue non plus… En effet, je trouve que le fait que l’on sache dès le départ, qui est l’esprit maléfique, cela casse un peu l’ambiance… Le lecteur n’a même pas l’occasion de se faire ses propres idées, ses propres anticipations échafauder ses propres théories, tout lui tombe tout cuit sous les yeux… ça gâche le plaisir, vous ne trouvez pas?

De même, parfois, les personnages sont un peu en adéquation avec la situation, comme le fils du défunt, qui comprend un peu trop  vite à mon goût, et surtout, accepte cet état de choses de manière vraiment trop rapide ! C’est très peu crédible

En ce qui concerne les personnages… Je dois dire que l’on n’a pas vraiment le temps de s’y attacher, de les connaître, de les apprécier ou les détester… On les rencontre, et cinq pages plus loin, ils meurent… (bon, là, c’est moi qui tombe dans l’exagération et les clichés, mais c’est grosso modo une bonne manière de voir les choses)…

Le personnage le plus présent dans l’histoire est encore le défunt…

Mais vous l’aurez compris (et c’est compréhensible au vu du nombre de pages du livre), les personnages ne sont pas du tout développés, on n’apprend pas grand-chose sur eux, ils font partie du décor et on ne doit pas s’en préoccuper plus que ça, visiblement.

Bref beaucoup de choses qui sont hautement déconcertantes et décevantes pour le lecteur… On s’attend clairement à autre chose…

Si je devais faire une comparaison cinématographique (vous savez à quel point j’adore ça) disons que c’est un peu, pour moi, comme se mettre devant la télé pour regarder « The Grudge » et se retrouver devant la version parodiée par « Scary Movie »… Il y a un peu de suspense, il y a des meurtres, il y a du fantastique, mais pas abordés de la manière dont on aurait aimé les trouver.

Beaucoup trop de clichés pour une histoire qui aurait pu être abordée de manière toute différente pour accroître l’aspect fantastique et intriguant…

Un livre sympa à lire si on sait à l’avance qu’il n’y a pas vraiment l’horreur espérée au vu de la quatrième…

J’aimerais beaucoup (re)découvrir cet auteur dans un autre livre, peut-être un autre registre ou un récit plus conséquent.. car sa plume est malgré tout très plaisante.

Je suis sûre que ce livre plairait aux novices de l’épouvante, ceux qui aimeraient se lancer doucement dans le « fantastique/horreur » sans arriver trop vite dans quelque chose d’insoutenable et terrible…

Merci aux éditions Persée pour la découverte…

[✎] La petite fille qui disparut deux fois (Andrea Kane)

Titre: La petite fille qui disparut deux fois
Auteur: Andrea KANE

Genre: Thriller

Maison d’édition: Harlequin (collection MOSAIC)
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 400 pages
Prix: 18,90 €

Il aurait suffi qu’elle tourne la tête… Elle aurait alors aperçu, dans une voiture, sa petite fille qui luttait pour échapper à son ravisseur. Mais Hope n’a rien vu de tout cela car elle ne pensait qu’à une chose : rentrer à la maison où, pensait-elle, l’attendait son petit ange.

La juge aux affaires familiales Hope Willis de White Plains n’a désormais plus qu’une raison de vivre : retrouver sa fille Krissy, cinq ans, qui vient d’être enlevée. Aussi, luttant contre le désespoir et refusant d’envisager le pire, elle décide de faire appel à la profileur Casey Woods et à son équipe peu conventionnelle de détectives, les Forensic Instincts – des enquêteurs privés réputés pour leur ténacité et leurs succès dans des affaires particulièrement délicates.
Très vite, alors que des secrets du passé refont surface, Hope comprend que le temps est compté et que le sort de Krissy se joue sans doute à très peu de choses. A un détail jusqu’alors passé inaperçu, au passé trouble de sa propre famille… Quoiqu’il en soit elle va la retrouver, dût-elle pour cela tout perdre et affronter l’inconcevable.

Comté de Westchester, Etat de New York
Il y a trente-deux ans, en été

Lorsque, du haut de ses six ans, Felicity Akerman monta se coucher, ce soir-là, elle n’imaginait pas que la vie qu’elle avait connue jusqu’alors était sur le point de changer radicalement, et pour toujours.

Tirant sur elle son couvre-lit en coton, elle plongea la tête dans son gros oreiller. C’était la canicule, et sa maman lui avait soigneusement attaché ses longs cheveux blonds pour lui dégager les épaules. Elle portait sa chemise de nuit favorite. Celle à manches courtes, avec les ballons de foot orange devant. Un jour comme celui-là, elle devait forcément la mettre. C’était obligé. Comme ces jours où elle rapportait de l’école un dix sur dix en dictée. Ou chaque fois qu’elle recevait un prix ou une grosse récompense.

Cette fois, l’événement à fêter était le match de l’après-midi. Le docteur avait d’abord hésité à la laisser jouer. Son père et sa mère aussi, d’ailleurs. Mais elle s’était montrée plus têtue que jamais, et avait fini par les convaincre de lui donner l’autorisation qu’elle attendait avec tant d’impatience. Personne ne pouvait comprendre combien il avait été dur de passer tout l’été derrière la ligne de touche après s’être cassé le bras. Mais elle allait mieux, désormais. Plus de plâtre. Même plus mal. Aucune raison d’attendre un jour de plus.

Elle l’avait d’ailleurs prouvé avec éclat sur le terrain. Au stage de foot de Pine Lake, elle avait célébré son grand retour sur le gazon en marquant trois des quatre buts qui avaient fait gagner son équipe.

Un large sourire aux lèvres, elle se tourna sur le côté, celui qui ne faisait pas mal, tout en protégeant encore par réflexe son bras resté plâtré pendant sept longues et horribles semaines. Mais toutes ces précautions n’étaient plus nécessaires, se souvint-elle tout à coup, en souriant de plus belle. Elle plia son coude en remuant les doigts. Libre. Elle était enfin libre. Et surtout, elle redevenait capitaine de son équipe.

La brise chaude de cette nuit d’été faisait onduler les rideaux. Sa maman avait laissé la fenêtre à demi ouverte avant de quitter la chambre. L’air du soir sentait bon les fleurs des champs. Il tournoyait dans la pièce et la berçait comme une caresse.

Rien que le titre et la couverture m’ont attirée… J’aime beaucoup les thrillers qui mettent en scènes des enfants au départ…

Ce livre est un vrai coup de coeur… j’ai vraiment adoré cette lecture, qui   a vraiment répondu à mes attentes, ou mes espoirs, plutôt, mais en mieux 🙂

Dès les premières pages, lors du prologue, les scènes décrites m’ont happée, et m’ont accrochée directement. elles m’ont plongée dans l’ambiance, et sans attendre, ont attiré mon attention.

Point de vue l’histoire, je l’ai trouvé vraiment bien ficelée… même si à la moitié du livre, je me doutais déjà de l’issue du récit, pour une fois, cela ne m’a pas dérangée outre mesure, car j’aimais tellement la plume de l’auteur que la lecture demeurait un vrai plaisir. Et puis, le tout n’est pas de savoir qui a fait le coup, mais pourquoi, comment les autres protagonistes en arriveraient à la conclusion, … Et le fait que l’on assiste à une véritable course contre la montre accentue le suspense malgré tout.

Il y a malgré tout pas mal de rebondissements, qui mènent l’histoire sur pas mal de pistes, faisant ressurgir des secrets parfois bien enfouis, pourtant… (et vous me connaissez, les secrets de famille, j’aime ça…)

Il y a également un peu de romance, mais pas à l’excès, donc ce n’est pas nian-nian… cela reste survolé et cela n’entache pas le déroulement de l’histoire en elle-même… ça donne juste un peu de temps au lecteur de reprendre son souffle…

Les personnages sont vraiment agréables. Ils sont assez bien construits, et même si certains sont un peu plus survolés, pour la plupart, on en sait assez pour que l’on puisse s’y attacher et les prendre en sympathie. Cela permet de ne pas mettre trop de distance entre eux et le lecteur. De cette manière, cela instaure une grande empathie et on ressent vraiment bien les sentiments et émotions des uns et des autres.

J’ai aimé le personnage de Casey, assez omniprésente, et au caractère assez particulier. Elle a un côté Je-sais-tout qui peut énerver, mais qui m’a plu. Elle n’est pas pour les compromis, et n’est pas du genre à se laisser faire. J’aurais aimé en apprendre d’avantage sur elle, même si ce que l’on sait est suffisant pour l’histoire.

Un thriller dramatique passionnant, des personnages variés et savamment agencés,  une plume agréable et prenante… une belle réussite.

Merci aux éditions Harlequin pour ce moment lecture des plus agréables 🙂

     

[✎] Inventaire après rupture (Daniel Handler)

Titre: Inventaire après rupture
Auteur: Daniel Handler

Genre: Jeunesse

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 362 pages
Prix: 18,50 €

« Je t’explique pourquoi nous avons rompu, Ed ; toute la vérité sur ce qui s’est passé. La vérité, c’est que je t’aimais trop. »

« Dans un instant, tu entendras un ‘paf’ « . Ainsi commence la lettre de Min. Le « paf », c’est le bruit du carton qu’elle laisse devant la porte d’Ed. Dans ce carton plusieurs objets, et la lettre de Min.

Une lettre qui raconte pourquoi elle l’a quitté. Une lettre qui commente chacun de ces objets, et évoque tous les petits et grands moments de leur histoire d’amour.
Comment Min, cinéphile passionnée, et Ed, capitaine de l’équipe de basket, se sont séduits, à une soirée, contre toute attente.
Comment ils se sont lancés dans le projet improbable d’organiser une fête pour une ancienne star de cinéma. Comment ils se sont aimés.

Et comment un jour, la vérité a éclaté, menant Mina à son implacable décision…

Cher Ed,

Dans un instant, tu vas entendre un bang. A ta porte de devant, celle où personne ne passe. Et ça la fera trembler, parce que c’est du lourd, ce que je vais y déposer. Un petit clingeding en plus du bang, et Joan va lever les yeux de sa casserole. Elle jettera un coup d’œil à ce qu’elle touille, bien embêtée, parce que si elle va ouvrir ça risque de passer par-dessus. Je vois d’ici son reflet se renfrogner sur sa sauce où le truc qu’elle cuisine. Mais elle ira voir. Elle ira et verra. Pas toi qui ira, Ed, pas de danger. Toi, tu es dans ta chambre, je parie, tout seul et en sueur. Tu devrais prendre ta douche, mais tu es là sur ton lit, le cœur brisé, je l’espère bien et donc c’est ta sœur qui va aller ouvrir alors qu’il est pour toi, le bang. Tu ne l’entendras même pas, si ça se trouve, tu ne sauras même pas ce qui vient d’être balancé à ta porte. Tu ne comprendras même pas pourquoi c’est arrivé.

   Le titre m’a fait sourire, le résumé aurait (j’ai bien dit aurait) pu me rappeler des souvenirs… je me suis dit pourquoi pas, ça à l’air sympa…

C’est donc pleine de motivation que j’ai commencé la lecture de ce livre, histoire de passer un bon moment lecture détente (et j’en avais bien besoin).

Que dire du livre en tant qu’objet? Le côté rose girly, très exagéré, ne m’a pas séduite du tout. Je n’aurais certainement pas choisi ce livre d’après cette couverture, en tous cas.

Le style de l’auteur… est-il nécessaire de vous préciser qu’il est relativement simple, voire un  peu trop simpliste, même.

Le rythme est bon (merci les courts chapitres et les illustrations) mais malheureusement, cela ne fait pas tout.

Une chose que j’ai adoré dans le livre cependant… (c’est bien de dire ce qui ne m’a pas plu, mais je tiens à souligné ce qui m’a vraiment plu)… les émotions qui passent à merveille… par exemple, dès le début du livre (voir les premières lignes), on sent toute la rancœur, voire la colère, qui habite Min… mais aussi tristesse, amour, douleur, déception, tendresse… c’est communiqué de manière très parlante… j’ai aimé cela. Tout cela nous est décrit et livré avec une touchante authenticité.

L’histoire est assez banale en soi… une rencontre, une histoire d’amour, des méandres amoureux, et finalement une rupture. Rien de bien transcendantal, quoi…

Je ne sais pas si l’on peut  vraiment parler d’intrigue, puisqu’on sait comment l’histoire se termine. On va juste retrouver leur histoire au travers de ces différents objets. Ça donne un côté amusant qui égaie un peu le livre. Donc ce principe, j’ai aimé… L’idée de la boite à souvenirs était une très bonne idée.

Certes, il y a de l’humour malgré tout, mais à la fin, le livre devient malgré tout un peu long… ça tire en longueur, et justement, comme il n’y a pas vraiment d’intrigue, c’est malgré tout très plat et à force, je me suis ennuyée…

Les nombreuses illustrations apportent un peu de punch à l’histoire, de la couleur, mais je trouve qu’il y en a beaucoup trop … mais cela n’engage que moi, bien entendu…

Les personnages… Il y a Min, et Ed. Ils sont super clichés, ce qui m’a bien dérangé… genre ces couples que tout oppose, qui sont tellement différents qu’on se demande ce qui a bien pu les pousser  à être ensemble. (vous l’aurez compris, je déteste les clichés)

En dehors de ça, pas grand-chose à dire… c’est vraiment un livre que je qualifierais de livre pour ado juste après une rupture pour lui redonner le sourire… ou pour quelqu’un qui a vraiment envie d’un livre qui ne demande pas de réflexion et de suivre une histoire compliquée…

 

Au final je reste très mitigée sur ce roman… est-ce trop « fleur bleue » ou trop jeunesse pour moi, je ne sais pas…

Le début du livre, voire la moitié, m’a plus et m’a enchantée, mais ensuite, j’ai trouvé que cela tirait en longueur et que cela devenait barbant.

Clairette’, x-livres-passion-x, Belledenuit, Gr3nouille2010, Crunches, Radicale, thib

      

[✎] Les Anges De Verre (Erica Spindler)

Titre: Les Anges De Verre
Auteur: Erica Spindler

Genre: Thriller

Maison d’édition: Harlequin Mosaïc
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 443 pages
Prix: 18,90 €

A la Nouvelle-Orléans, les vitraux restaurés par Mira Gallier, veuve depuis l’ouragan Katrina qui a emporté son mari, ont été couverts d’étranges inscriptions apocalyptiques. Une série de meurtres est perpétrée dans son entourage, la faisant douter de ses facultés mentales. Elle devient l’un des principaux suspects, à l’instar de Connor Scott, le meilleur ami de son mari défunt, et son seul soutien…

Mardi 9 août 2011, 1 h 48

La Nouvelle-Orléans, Louisiane

Il était seul depuis si longtemps… Présent parmi les vivants sans en être.

Jusqu’à maintenant. Car Marie, enfin, lui était revenue. Ils avaient été unis, par le passé, puis séparés. A la fois par la volonté de son père et sous la pression d’un monde meurtri et perverti. Mais ces épreuves appartenaient au passé. Marie était de nouveau à sa portée et, cette fois, il ferait le nécessaire pour la garder.

Le processus était à présent en cours.

Il gravit l’escalier qui menait à la chambre de sa grand-mère, allégeant son pas pour ne pas troubler son sommeil. L’éclat de la lune filtrait à travers les rideaux tirés, dessinant sur les marches des échardes d’argent, aiguës comme des lames de couteau. Ces marches, il aurait pu les négocier les yeux fermés. Combien de centaines, de milliers de fois n’avait‑il pas monté un plateau avec de la nourriture ou une boisson — pour sa mère d’abord, foudroyée si jeune, et maintenant pour sa grand-mère alitée ? Il contempla la forme endormie sur le lit. Elle était couchée tranquillement, la tête relevée par ses oreillers, le dessus-de-lit soigneusement tiré sur ses maigres épaules. Il plissa les narines, assailli par l’odeur fétide de la vieillesse et de la maladie. Elle était devenue si frêle, ces derniers mois, qu’il ne lui restait plus  guère que la peau et les os. Et sa faiblesse était telle qu’elle avait peine à soulever la tête.

Qu’elle aurait peine, aussi, à se défendre contre lui.

 Ce qui a attiré mon attention sur ce livre, c’est l’aspect psychologique d’une part, et l’aspect un peu mystérieux lié au religieux. Je me suis dit que cela devait renforcer le suspense. Pourtant, je n’aime pas trop les livres trop axé sur le religieux en général, mais ici, le dosage avait l’air intéressant et attirant.

Le style est limpide, facile à lire, et très agréable, surtout. La plume est très naturelle, et cela aide à  bien avancer dans le récit sans se prendre une migraine de plein fouet.

L’histoire est assez incroyable et il s’agit là d’un véritable turn-over… Une fois commencé, ne pensez même pas à reposer le livre le temps d’en entamer un autre ou faire autre chose, car la soif d’en savoir plus sera la plus forte. On veut connaître la suite de l’histoire à tout prix…

Ce que j’ai aimé, ce sont les nombreux rebondissements, car c’est ce qui donne un rythme certes, mais surtout cela fait que l’on ne voit rien venir, que l’on ne peut donc pas deviner l’identité du tueur avant le dénouement final de l’histoire… ce que personnellement, j’adore, même si parfois, c’est énervant de voir que toutes les théories que l’on a pu échafauder,  s’effondrer en un clin d’œil. Le suspense est bien présent jusqu’à la fin. Toutes les pièces du puzzle se mettent en place, et s’imbriquent les unes aux autres de manière très naturelle.

Et finalement, le côté religieux n’était pas trop omniprésent, et donc cela ne gâche pas du tout l’histoire.

En ce qui concerne les personnagesMira Gallier est une femme forte et courageuse… veuve, son job consiste à restaurer des vitraux détruits par l’ouragan Katrina. Elle prend ça comme une véritable mission, et c’est également son métier qui lui permet de tenir le coup et aller de l’avant. Mais quand elle se retrouve au cœur d’une série de meurtres commis par une sorte de fanatique religieux, son monde bascule, elle perd un peu pied.

Son histoire passée et présente est très touchante, très prenante, et j’ai ressenti une certaine empathie pour elle.

Par contre, j’ai été peu touchée par les autres personnages. Je ne sais pas si cela vient de moi, ou si c’est réellement le cas, mais j’ai eu parfois l’impression que certains personnages sont abordés comme si on les connaissait déjà, comme s’ils nous avaient déjà été présentés « ailleurs »… (les Malone, par exemple)… Qui sait, ils ont peut-être déjà fait une apparition dans un précédent roman de l’auteur, je ne sais pas. C’est un peu dommage, car du coup, cela met une petite distance entre le livre et moi, … donc j’ai apprécié la lecture, mais ce n’est pas une lecture qui me laissera un souvenir impérissable.

Ce que j’ai fortement apprécié, c’est que tout du long, la crédibilité reste de mise… les références à l’ouragan Katrina, à des lieux existants et dont on a pu entendre parler, … renforce cet aspect crédible, réel et concret…

Finalement, ce livre est tel un ouragan qui nous arrive droit dessus… on sait que quelque chose de terrible va arriver, on sait que l’on ne peut l’éviter,  que cela se rapproche, que l’on va se trouver en plein dedans, mais malgré tout on ne voit rien venir et on est pris par surprise pour être emporté dans le tourbillon des pages…

Merci aux éditions Harlequin/mosaïc pour la découverte….

 

[✎] Médiator, tome 2 : La Neuvième Clef / Le Neuvième Arcane (Meg Cabot)

Titre: Médiator, tome 2 : La Neuvième Clef / Le Neuvième Arcane
Auteur:Meg Cabot

Genre: Jeunesse/YA, Fantastique

Maison d’édition: Le livre de poche
Année d’édition:

Nombre de pages: 256 pages
Prix: 5,60 €

Pas de répit pour Susannah ! Un fantôme demande de l’aide. Sa nouvelle mission : transmettre un message à un certain Red. La jeune fille mène son enquête et pénètre dans l’univers de Red Beaumont, riche homme d’affaires confiné dans son sinistre man. Accessoirement, ce type est le père d’un des garçons les plus craquants du lycée ! Comme si les choses n’étaient pas déjà assez compliquées, Susannah se rend bientôt compte qu’elle s’est peut-être trompée de cible…

Personne ne m’avait parlé du sumac vénéneux.

Ah ça ! Pour me parler des palmiers, on m’en avait parlé. Ouais, on m’avait bien saoulée avec les palmiers. Mais personne ne m’avait dit le moindre mot au sujet de ces fichues plantes empoisonnées.

— Tu comprends, Susannah…

Le père Dom s’adressait à moi. J’essayais de faire attention à ce qu’il me disait, mais laissez-moi vous dire quelque chose : le sumac vénéneux, ça gratte.

— En tant que mediators – ce que nous sommes, toi et moi, Susannah –, nous avons des responsabilités. Nous nous devons d’apporter assistance et réconfort aux âmes infortunées qui errent douloureusement entre le monde des vivants et celui des morts.

C’est vrai, les palmiers, c’est sympa, et tout. C’était classe de descendre de l’avion et de voir ces palmiers tout autour, surtout depuis que je sais que les nuits peuvent être sacrément froides en Californie du Nord.

Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de sumac vénéneux ? Comment ça se fait que personne ne m’ait prévenue ?

— En tant que mediators, Susannah, il est de notre devoir d’aider les âmes égarées à retrouver le chemin qui les mènera à leur destination finale. Nous sommes leur guide. Leur liaison spirituelle entre ici-bas et l’au-delà.

Le père Dominic jouait avec un paquet de cigarettes intact posé sur son bureau et me fixait de ses immenses yeux bleus de bébé.

— Alors, lorsqu’une liaison spirituelle projette l’une de ces âmes contre un casier… Eh bien, je suis sûr que tu es en mesure de comprendre que ce genre de comportement ne contribue pas à inspirer à nos frères et sœurs tourmentés ce sentiment de confiance que nous essayons justement d’insuffler.

J’ai détourné le regard de l’éruption cutanée qui recouvrait mes mains. Éruption. Ce n’était même pas le bon mot. On aurait dit une mycose. Pire qu’une mycose, même. Une sorte d’excroissance. Une excroissance maléfique et insidieuse qui finirait par gagner chaque millimètre de ma peau autrefois douce et lisse pour la recouvrir de plaques rouges et squameuses. Ah ! et suintantes, en prime.

Alors que je m’étais régalée à la lecture du premier tome, je n’avais qu’une hâte: découvrir le second. J’ai donc été ravie de pouvoir l’intégrer dans mon programme de lectures…

Du point de vue du style, on  a une narration à le première personne vraiment géniale. Ça permet de bien rentrer dans l’histoire, de se sentir impliqués, de partager avec grand plaisir l’aventure avec Susannah. Surtout que cette dernière s’adresse parfois au lecteur, ce que je trouve vraiment génial.

Le style est simple, agréable à lire… Il se lit facilement et rapidement, … le tout va de soi, c’est un livre pour ado, et dont le but est bien de se détendre… et cela remplit cette mission à merveille.

 

L’histoire est ici encore une histoire de fantômes.. Pour rappel, Suze, ado au départ mal dans sa peau et devant faire avec le remariage de sa mère, est médiator (vous savez, comme Mélinda Gordon dans Ghost Whisperer, mais en plus déjanté). Elle est donc capable de voir les fantômes, et de leur parler.

Il y a ici une intrigue gentillette, pas super évoluée (on est dans un roman ado, voire pré ado, simple mais efficace), qui tient le lecteur malgré tout, car on a envie de découvrir comment l’histoire se finit même si à la moitié du livre, on a déjà sa petite idée.

 

Les personnages sont très hauts en couleurs… et certains (propres à cette histoire) m’ont beaucoup surprise… disons que je ne m’attendais pas à trouver ici ce genre de personnages…

Ahhh le personnage de Suze.. tout un programme…Elle a un caractère bien trempé, fort, avec une bonne dose de franchise et d’humour… J’adore vraiment ce personnage car il est frais, et donne vraiment vie au roman. Elle reste fidèle à elle-même… Elle a aussi une bonne dose de naïveté, mais c’est ce qui fait son charme.

Jesse… personnage que j’adore également, qui se dévoile bien dans ce tome, encore plus que dans le précédent, et j’ai adoré ça. On le découvre à la fois tendre, jaloux et râleur… j’ai adoré ça. Je le trouve de plus en plus attendrissant.

Il faut savoir que même si les livres ont chacun leur propre histoire, il vaut mieux les lire dans l’ordre car il y a dans  ce second tome des références au premier tome, par exemple, que ce soit point  de vue d’évènements ou de caractéristiques des personnages.

Bref, si vous ne connaissez pas cette saga, je vous la conseille vraiment. C’est une pure merveille bourrée d’humour et de fantômes…

Ma première lecture dans le cadre de mon challenge A la découverte de vos incontournables.

      

[✎] Moi l’indien, tome 1 : Les enfants de l’an 2100 (Alexis S.Z.)

Titre: Moi l’indien, tome 1 : Les enfants de l’an 2100
Auteur: Alexis S.Z.

Genre:Sci-Fi

Maison d’édition: Amazon
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: ebook
Prix: 1,19 €

Se déroulant en l’an 2100, Moi L’Indien conte les (més)aventures de Benjamin et Emilie, deux enfants d’une douzaine d’années ignorant tout l’un de l’autre, perdus dans le monde des grands. Benjamin le parisien profite de la nuit pour faire les quatre cents coups. Emilie la provinciale s’ennuie ferme face à une mère qui la délaisse. Lorsque la colère grondant en eux se libérera, chacun fuguera de son côté. Leurs routes se croiseront… L’Ange Farceur qui semble les suivre et se jouer d’eux n’y est peut-être pas pour rien. Emilie et Benjamin tout les oppose, à tel point qu’ils ne pourront plus se séparer. De rencontres en courses-poursuites, d’espoirs en abîmes, les deux enfants poursuivront une ambition folle, un rêve qu’il n’est pas permis d’avoir.

Chapitre 0 – Benjamin pisteur de poudre

Un mètre quarante !

La taille minimum pour les attractions à looping. Ce soir, plus que mon nom, c’est ma taille qui me définit. Des « Benjamin » pourrait y’en avoir d’autres parmi les convives mais je suis le seul « mètre quarante ». Pas si petit que ça, en tout cas suffisamment pour un tas de choses. Passer entre les gens, se faire une place dans un wagon bondé, frapper en dessous de la ceinture et surtout, surtout : rester anonyme. Celui qui sait rester anonyme vit peinard, mon âge et ma taille jouent en ma faveur. Un mètre quarante pour ainsi dire, c’est l’âge d’or. Celui auquel on vous pardonne, celui auquel on vous ignore. Je porte en moi la candeur de mon enfance et la fraîcheur de mes erreurs.

Qu’est-ce que je raconte ? Y’a pas à dire quand je bosse il s’en passe dans ma caboche. Ce soir, c’est une froide soirée de fin de printemps. Bien au chaud dans un loft bourgeois parisien, mon mètre quarante m’est encore plus utile qu’à l’accoutumée. D’invité en invité, il se fraye un chemin et récupère tout ce qui tombe. C’est mon job : me faufiler entre les jambes de snobinards pleins aux as. Ils ont trente, vingt, dix-huit ans pour les plus jeunes, ils jouent les beaux et font les fiers pour mieux cacher leur laideur. A eux le plaisir, à moi le travail : c’est le deal. A cette heure, plus personne n’est dans son état normal. Disséminés dans les trois cents vingt mètres carrés de cet appart’ de luxe (putain, trois cents vingt !) une grosse poignée de riches et fils de riches s’amusent. Plus mollement que follement. Ou croient s’amuser.

Sur les tables basses présentes dans chaque pièce se trouve le paradis du junkie. Tout ce qu’il est possible de fumer, ingérer, sniffer ou injecter y est réuni, le plafond accueillant d’incessantes vagues de fumée blanche en est témoin. De la bonne, de la pas coupée, de la saloperie de première. Tu éternues sur la dose que tu fous en l’air un salaire d’ouvrier. Le masque en carton anti-émanation que je porte suffit tout juste à ne pas me faire tourner de l’œil. Si l’argent lâché en échange de ces substances n’a pas d’odeur, tout le reste empeste, à commencer par eux. J’avance moitié debout, moitié accroupi, tel Cro-Magnon hésitant entre la voie du singe et celle de l’homme. Autour de moi les mains tremblent et laissent échapper des milliers d’euros de came sur la moquette. Ça froisse Trajil. Trajil, c’est l’organisateur. Dealer émérite, businessman hors pair, il peut vous avoir n’importe quoi en un clin d’œil tant qu’on sait y mettre le prix. Et des billets à craquer, ici y’en a pas qu’une liasse. Faire ce que je fais c’est un vrai métier, faut être rapide, avoir de bons réflexes et ramasser avant que la dose ne soit foutue : je suis un très bon élément.

Parce que j’ai été contactée par l’auteur pour découvrir et chroniquer son livre…

Je ne lis pas souvent ce genre de livres, car je ne suis pas une grande fan de science-fiction, mais comme je n’aime pas rester sur un a priori et ne pas donner sa chance à un livre, surtout pour un auteur auto-publié, j’ai entamé la lecture d’un bon oeil.

Très honnêtement,  je n’ai pas été transportée par ce livre… Je l’ai trouvé « sympa », mais il est vraiment trop loin de mon univers littéraire… A vrai dire, j’ai eu tendance à m’ennuyer un peu…

Dans ce premier tome, c’est surtout de la mise en place qui se fait…  On part à la rencontre de Emilie et Benjamin, les deux personnages principaux, mais cela se fait très lentement, je trouve. j’aurais aimé que cela se fasse de manière un peu plus énergique… (ceux qui me connaissent le savent, je déteste les premiers tomes trop descriptifs et qui tirent un peu en longueur dès le début)

L’univers mis en place est vraiment très particulier… les moeurs ont évolué de manière vraiment glauque, où les enfants sont vraiment délaissés par des parents douteux et démissionnaires, où la drogue et le sexe sont omniprésents… Autant vous dire que j’ai trouvé cette ambiance vraiment dérangeante… Elle m’a mise mal à l’aise. On s’y sent oppressé et pris au piège.

Le tout met du temps à se mettre en place… ce qui explique que quand, comme moi, on aime quand l’action démarre au quart de tour, on s’ennuie un peu…

Même si l’intrigue est sympathique, elle est assez banale au demeurant… ce qui fait que je n’y ai pas trouvé de quoi suffisamment m’accrocher pour me faire oublier les désagréments que j’ai pu trouver au style ou aux longueurs.

Les personnages… Concernant Emilie et Benjamin, il faut reconnaître que je les ai trouvé peu crédibles... Je les ai trouvé beaucoup, mais alors, vraiment trop matures pour leur âge, avec une vision du monde vraiment trop affirmée par rapport au monde qui les entoure.

Par contre, il faut reconnaître qu’ils sont malgré tout bien travaillés, et que cela joue donc en la faveur du livre.

Je ne vous ai pas encore parlé du style à proprement parler… Le langage est courant, parfois franchement grossier, et je n’ai pas aimé ça… j’ai horreur des styles trop familier, et encore plus des livres où la grossièreté est trop présente (j’ai déjà abandonné des lectures pour cette raison)..

Pour le coup, je ne suis pas certaine de lire la suite… même si je me dis que l’action y sera sans doute plus présente, mais les côtés que je trouve négatifs sont trop présents à mon goût.

Aux fans de Sci-fi « soft », à ceux qui aiment le style brut, le franc-parlé…

 

[✎] Hercule, attention travaux (Emmanuel Trédez)

Titre: Hercule, attention travaux
Auteur: Emmanuel Trédez

Genre: Jeunesse

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 154 pages
Prix: 4,95 €

  Ce n’est pas tous les jours facile d’être un héros… de la cour d’école !

Hercule a un prénom qui rime avec « ridicule », et il le sait bien ! Alors, pour se faire des amis dans sa nouvelle école, il est prêt à tout. Même à réaliser les douze travaux que le héros dont il porte le nom a menés avant lui ! Mais où trouver une ydre, un dragon, un chien à trois têtes , Pas facile d’être un héros !

Jeudi 15 septembre.

Je m’appelle Hercule et je suis nouveau à l’école Théo-Jasmin. C’est dur d’être nouveau.  Dans ma classe, personne  ne m’adresse la parole, sinon pour se moquer de moi, de mes pantalons trop courts, et surtout de mon prénom.

–          Ridicule, Hercule !

A chaque récré, j’entends le même refrain. Ici, c’est la  loi des rimes: Hercule est ridicule, de même que Blaise est à l’aise et Max relax. Qu’est ce que je déteste mon prénom. Ah ! Si seulement je pouvais m’appeler Raoul, comme mon cousin, ce serait cool ! Mais mes parents en ont décidé autrement.

Je dois avouer que la quatrième de couverture de ce livre m’a beaucoup plu. J’ai trouvé ça très amusant, et ce la a aiguisé ma curiosité quant aux épreuves que les enfants allaient pouvoir inventer 🙂

 

Point de vue style… l’écriture est très simple (je sais, on est dans un livre jeunesse), bien adaptée aux jeunes lecteurs.

La mise en page est d’ailleurs bien adaptée aussi, puisque c’est écrit en assez grand pour que l’enfant puisse aisément lire tout seul.

De même, le livre est magnifiquement illustré de petits dessins très sympathiques qui accompagnent l’histoire tout au long du récit.

 

L’histoire est géniale ! Cela m’a replongé dans mon enfance, au temps où les autres peuvent se montrer cruels, où l’on découvre les bandes de copains, les petits défis, les premiers amours d’enfants, …

 

Hercule, c’est un petit garçon comme les autres, qui essaie juste de se faire accepter dans sa nouvelle école, par ses petits camarades de classe qui ont l’humour grinçant et les jeux de mots faciles. Son prénom ne l’aide pas à s’intégrer, mais heureusement, un livre va l’y aider… (Pourtant, si on lui avait dit qu’il aimerait un livre, il vous aurait rigolé au nez)…

« En fin d’après midi, j’ai terminé la lecture des Douze Travaux d’Hercule. J’ai adoré ! Mais pas question de m’en vanter auprès de mes parents: je les connais,  ils seraient capables de me faire lire aussitôt un autre livre. « 

Tout est fait pour que chaque enfant puisse s’identifier à un personnage, même si pour cela, on entre parfois un peu trop dans les clichés… (Les enfants n’y seront sans doute pas sensibles, mais moi oui…)

Bien sûr, l’humour est omniprésent… et je suis certaine que les petits lecteurs se régaleront…

 

L’intérêt de ce livre est également que cela revisite et explique la mythologie et plus particulièrement les 12 travaux d’Hercule aux enfants de manière ludique… ce qui permet de  joindre l’utile et agréable, et de les intéresser de manière simple et amusante à quelque chose qui parfois, peut les rebuter…

Je me suis régalée avec ce livre. Il est bourré d’humour, très agréable à lire après une journée fatigante.

Merci Samia pour la découverte 🙂

petit-lips, Naminé

  

[✎] La convergence des alizés (Sébastien LAPAQUE)

Titre: La convergence des alizés
Auteur: Sébastien LAPAQUE

Genre: Contemporain

Maison d’édition: Actes Sud
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 352 pages
Prix:  22,00 €

Je t’aime, je t’aime, je t’aime… en disparaissant du jour au lendemain, Helena ne laisse pas d’autre indice à Zé que ces mots griffonnés à la hâte, qui le balayent comme une tornade. Alors, il quitte Bélem, le coeur de l’Amazonie, et débarque à Rio, ne croyant qu’aux bonnes ondes et aux sentiments magiques pour le mettre sur la piste de son âme soeur, versant lumineux de sa propre mélancolie.

A la recherche d’Héléna, Zé trouve et embrasse le Brésil. un pays comme une étreinte. et comme une initiation à tous les possibles chuchotés par l’Histoire et promis par le Sud du monde.

J’ai rarement eu une lecture aussi pénible 😦

J’ai découvert ce livre dans le cadre de l’opération « On vous lit tout » organisé par Libfly et Le furet du Nord, que je remercie pour l’organisation de cet évènement.

Je ne connaissais pas du tout, et j’ai trouvé la démarche intéressante.

J’ai trouvé le principe de cet évènement vraiment sympathique… ne pas savoir le livre que l’on va recevoir, le découvrir sans avoir eu d’influence d’aucune sorte que ce soit… le bonheur en soi…

Sauf quand on tombe sur un livre auquel on n’accroche pas du tout,… et ce fut malheureusement mon cas.

La lecture du résumé, pourtant, m’a beaucoup plu… Il invite à la fois au voyage (l’Amazonie, le Brésil, ça fait rêver), à la douceur des sentiments, et présagerait quelque peu une aventure de vie assez particulière.

Et puis, il y a l’ouverture du livre, la lecture de la première page, de la suite, de celle d’après… et déjà, une grosse déception: le style de l’auteur ne m’accroche pas du tout… pire, il m’exaspère, m’énerve, de rebute presque…

Beaucoup de phrases très courtes, très sèches, qui confèrent à ce livre un aspect terriblement antipathique et froid… je n’ai pas aimé ça.

Même les descriptions sont livrées de cette manière, et personnellement, ça a installé une terrible distance entre le livre et moi…

« La moquette était épaisse. La peinture avait un ton doux. La climatisation était réglée avec soin. Ici, on était bien. Pas un trouble, aucun bruit. Uniquement le signal de l’ascenseur. Cling! »

Pour ce qui est des dialogues, je leur ai trouvé un manque de naturel et de spontanéité que je n’ai pas réussi à expliquer, et qui rend le tout vraiment désagréable à la lecture.

Du coup, je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire, car je n’ai pas réussi à m’y sentir investie un tant soit peu.

Est-ce que cela explique le fait que je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire, que je l’ai trouvée décousue, brouillon et sans grand intérêt? Sans doute.

Pour les personnages, je ne trouve même pas quoi en dire, car ils ne m’ont pas marquée du tout, je n’ai pas pu m’y identifier.

Bref, vous l’aurez compris, un gros flop en ce qui me concerne pour ce livre.

La lecture n’aura pas été facile, je l’ai trouvée pénible et j’ai eu du mal à aller jusqu’au bout… j’ai tenu bon, mais il m’a fallut faire violence pour ne pas lancer le livre au fin fond de ma bibliothèque avant d’être arrivé à son terme.

C’est vraiment très rare que la lecture d’un livre  me rebute à ce point.

Dommage !

Lu dans le cadre de l’opération « On vous lit tout »

[✎] Le fils de Picasso (Marie Sellier)

Titre: Le fils de Picasso
Auteur: Marie SELLIER

Genre: Jeunesse

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 155 pages
Prix: 4,66 €

1955, Etats-Unis. Après la disparition de sa mère dans un accident d’avion, Pablo, 14 ans, se retrouve seul avec sa grand-mère. Celle-ci découvre dans les affaires de sa fille une lettre qui la convainc que Picasso est le père de Pablo. Elle décide alors d’emmener Pablo en France, ou le peintre s’est installé. Par l’intermédiaire d’amis communs, Pablo va pouvoir approcher le maître et découvrir qui est son véritable père.

Je suis un garçon mélancolique.

Je l’ai toujours été. Même avant l’accident. C’est Téa qui le disait. Ça la faisait rire. Elle répétait : « Mais enfin, Pablo, ne sois pas si mélancolique ! ».

Elle avait une façon bien à elle de le prononcer, ce mot, en détachant syllabe avec gourmandise, comme si elle épluchait un lychee, un mangoustan ou n’importe quel autre fruit exotique, Téa Elle les aimait autant que les mots, qu’elle choisissait pour leur sonorité. Pur leur couleur aussi. Elle avait toute une théorie là-dessus. Par exemple, « mélancolique » était jaune – d’un jaune anis tirant sr le vert -, tandis que « précipitamment » était rouge sombre et « inutile » bleu très pâle. Ou peut-être vert jade… je ne sais plus.

Au début, je dois avouer que le livre ne me tentait pas du tout… ni le titre, ni la couverture, ni la quatrième de couverture ne me tentaient.

Mais je n’aime pas rester sur une impression… j’ai donc entamé la lecture de ce livre en mettant de côté mes a priori.

 

Point de vue du style…

Très agréable à lire… Une narration à la première personne qui nous embarque dès les premières lignes, nous permettant d’accrocher aux émotions du narrateur, parfois même un peu trop.

Une plume agréable qui glisse sous le regard du lecteur malgré un vocabulaire et un style relativement riches pour ce genre de livres (à savoir, jeunesse). On est loin des livres niais et je dois avouer que c’est une manière très agréable d’apprendre en s’amusant.

 Les lieux et les personnages sont décrits de manière tellement criante de vérité qu’on s’y croirait… tout est tellement bien exposé, ça en devient fascinant.

 

L’histoire en elle-même est très touchante… Outre le fait de retracer la biographie de Picasso par petites touches, elle retrace le passé le présent du narrateur dans une douceur, une simplicité et une émotion exceptionnelles…

Même si elle n’a rien de rebondissant et de spectaculaire, elle accroche le lecteur pour ne plus le lâcher.

 

On en apprend donc plus sur Picasso, sur Pablo, sur sa Mère, sur la France de l’après guerre…

Pablo est très touchant… son histoire est triste en soi (la perte de sa mère, l’absence d’un père, ..) et sa recherche d’identité est troublante.

 

Je me dois de tirer un grand chapeau  à l’auteure, car elle a réussi à me faire apprécier un côté historique et biographique qui, en d’autres circonstances, me rebute au plus haut point. Le livre nous permet aussi d’avoir un autre regard sur le travail du peintre et ses œuvres, ce qui est sans nul doute super enrichissant pour les enfants et pourra, sans nul doute, aiguiser leur curiosité.

On sent toute la recherche et l’attention portée à l’histoire, où fiction et réalité se mélangent pour un vrai régal littéraire où parfois, on ne sait plus ce qui est vrai ou pas.

Un régal… Une petite pépite vraiment surprenante.

J’ai vu que l’auteur avait abordé d’autres personnalités telles que De Vinci ou Van Gogh, j’espère réussir à convaincre mes bibliothécaires de se les procurer, car ce sont pour moi des indispensables à avoir en rayon jeunesse…

 

[✎] La vérité vraie sur les dinosaures (Alan Snow)

Titre: La vérité vraie sur les dinosaures

Auteur: Alan Snow

Genre: Jeunesse

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 28 pages
Prix: 13,90 €

Vous êtes-vous déjà demandé ce que mangeaient les dinosaures  au petit-déjeuner ? Ou si vous auriez pu en battre un à la course ? La réponse à toutes ces questions dans ce bestiaire délirant !

Rien que la couverture a tout pour attirer l’œil des plus petits… C’est d’ailleurs quelque chose qui est dommage… vu que le livre s’adresse aux 6 ans…

Ce livre se veut à la fois simple et éducatif… Il aborde plein de sujets depuis la théorie de l’évolution à l’étymologie (origine des mots) mais expliquer cela aux enfants n’est pas chose facile…

Point de vue des explications… Je ne suis pas convaincue du tout… Je ne pense pas que les enfants en retiendront voire y comprendront grand-chose…

Oui, il y a bien des petites infos par ci par là, mais est-ce que cela vraiment assimilé par les enfants? Je ne crois pas… mais cela leur donnera sans doute l’occasion de pouvoir poser plein de questions aux parents et donner des pistes à explorer avec l’enfant.

Malgré tout, à cela s’ajoute une touche d’humour, notamment par les petites blagues se glissant dans les informations pour rendre le livre ludique.

Les illustrations  sont assez sympa, même si je les trouve un peu trop niaises pour des enfants de 6 ans.

Je pense vraiment que ce livre est bancal… entre les dessins trop peu avancés et des explications vraiment en vrac et mal conçues pour cette tranche d’âges, impossible de le laisser entre les mains d’un enfant de 6 ans seul car il n’y comprendra rien et n’en retiendra rien… c’est vraiment dommage. Dans l’état les explications s’adressent plutôt aux 8 ou 9 ans.

En attendant, l’accompagnement des parents est pour moi indispensable pour tout réexpliquer aux enfants par d’autres mots et donner des compléments d’informations.

Un coup dans l’eau, car à cet âge là, les enfants ont besoin malgré tout d’un peu d’indépendance dans leurs lectures… (même si ils posent des questions après coup)

  En conclusion? De l’humour, de la dérision, mais des illustrations trop simples et des explications brouillon et trop compliquées pour ces enfants.

Aux enfants de 8 ou 9 ans, … avant cela, ils ne retiendront pas grand chose…

[✎] La tribu

Titre: La tribu
Auteur: Stéphanie Lepage

Genre: Horreur Thriller

Maison d’édition: Persée
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 92
Prix: 11,50 €

Dans cette maisonnée inquiétante, les invités ont tout intérêt à se méfier… Non-sens et perversité sont aussi au rendez-vous ! À moins que les invités eux-mêmes aient pire à se reprocher ? Un roman noir, cruel et grinçant, parsemé de chausse-trapes, où même le lecteur est pris au piège…

  La main s’approche, blafarde et tremblante. Un instant, elle caresse les cheveux sales et emmêlés avant de les empoigner avec une hargne surprenante. L’enfant pousse un glapissement et tente de se libérer. Avec frénésie, il secoue la tête en tous sens, mais la poigne est implacable. Quelques mèches grasses sont arrachées du cuir chevelu. L’enfant ne ressent aucune douleur. Il est passé au-delà.

Les bracelets en fer rouillés qui enserrent ses poignets et ses chevilles, mordent dans la chair à vif et infestée de vermine.

Brusquement, l’enfant cesse de se débattre. Seule la main crispée, tenant fermement les cheveux crasseux, permet à la tête de rester redressée. Les chaînes qui le maintiennent captif ont cessé de s’entrechoquer vainement.

L’enfant est avachi sur le sol humide, au milieu de ses déjections. L’une des croutes sanguinolentes qui écorchent ses lèvres s’est fendillée et pleure de nouveau.

   Parce que la couverture m’a attirée… que la quatrième de couverture a fait le reste 🙂

Le style de Stéphanie Lepage est surprenant…

Il est clash, un peu à la manière de Gudule, et vous savez combien j’aime le style de cette auteure. Donc j’ai été complètement conquise par l’écriture de Stéphanie Lepage… La lecture commençait fort !

La première partie était cependant un peu « brouillon », enchaînant de courts passages aux points de vue différents, qui s’enchevêtraient. Je me suis demandé, à un moment, où elle voulait en venir…

Et en fait, cela mettait juste les choses en place, permettant de « présenter » tour à tour les différents protagonistes qui allaient évoluer sous nos yeux…

 

Entre la seconde et troisième partie, un interlude à la première personne, est vraiment très sympathique… il revient sur un évènement « hors du temps » de la narration, sorte de flash back qui vient remettre une couche d’horreur à tout ça, si tant est qu’il en eut été besoin. J’ai beaucoup apprécié…

C’est donc très bien joué de la part de l’auteure.

 Un petit plus, voir un énorme, que j’ai beaucoup apprécié dans le style de l’auteur: par petite touches, par moment, elle s’adresse au lecteur, et franchement j’ai adoré…

 

L’histoire… comment vous dire…

On se retrouve dans un  univers à mi-chemin entre la famille Adams et un épisode des contes de la crypte… On est plongés dans un lieu sombre, inquiétant, où le danger est partout pour qui ose s’y aventurer, et surtout là où on  ne l’attend pas…

On se retrouve dans une ambiance digne de celle des films « détour mortel »… pour ceux qui connaissent.

 Et la fin… mais quelle fin ! Elle ne m’a pas laissée en reste… Je ne vous en dit pas plus, mais waouw, quelle surprise… (en tous cas, je n’ai rien vu venir).

 

Pour les personnages

Mais ils sont effrayants! Terrifiants! Hallucinants!

On retrouve donc Ludo, ado révolté et Anne, sa sœur… ce sont, si j puis dire, les seuls personnages plus ou moins normaux de l’histoire… (et là, croyez moi, ce n’est pas peu dire..)

A côté de ça, les habitants de la « maison », où l’on retrouve une mère défigurée et autoritaire, un grand-père rabougri et vulgaire, des enfants tous sortis tout droit de visions cauchemardesques…

Par contre, on n’apprend rien vraiment sur eux… ou du moins, ils sont juste survolés… Tout est basé sur le huis clos, sur la situation présente… et bizarrement, alors que tous les personnages présents sont des éléments fondamentaux du récit, ils sont placés là comme des éléments de décor… c’est un peu dommage.

Psychologiquement parlant, c’est un peu dommage qu’ils ne soient plus exploités en profondeur, car le peu que l’on sait d’eux est vraiment très engageant, et en savoir un peu plus aurait sans soute rajouté à l’horreur du récit…

 

Je me rends compte que je fais beaucoup de comparaisons avec le monde cinématographique pour ce livre, mais je trouve que l’ambiance qui s’en dégage en est digne…

  Un avis très en demi teinte, mais à tendance positive… Une histoire géniale, un style percutant, choc, …

Dommage pour le manque d’approfondissement des personnages…

Aux fans d’épouvante, de thrillers psychologiques axés horreur, aux personnes qui ont envie de se torturer l’esprit à la rencontre de personnages hors du commun…

[✎] Je te promets

Titre: Je te promets
Auteur: Nathalie De Santis

Genre: contemporaine

Maison d’édition: Persée
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 143
Prix: 14,50 €

« Avec mes mots d’enfant et l’espoir plein les yeux je lui promis d’un jour voler entre les nuages, de réussir ma vie et d’être heureuse. » Carinta, Florence, une vielle dame, une enfant, un rêve, une promesse?: ce livre est une balade sur les chemins de la passion. Vingt-cinq ans pour devenir une femme accomplie, pour tenir la promesse faite par une petite fille?: vingt-cinq ans de vie bercée par la volonté et l’amour. Nathalie De Santis est née en 1985 à Bruxelles et a passé son enfance entre les rêves de voyages lointains et l’écriture. Aujourd’hui pilote de Boeing 757, elle signe son premier roman.

Là où tout à commencé.

 –          Ca sert à quoi, tous ces boutons, maman?

–          Viens ma petite chérie,, notre siège est juste là, tu peux te mettre à côté de la fenêtre.

Les hôtesses nous prièrent de nous assoir et commencèrent leur discours habituel, en faisant de grands gestes. Bien peu de gens y prêtaient attention, ils étaient trop occupés à prendre soin de leurs petites affaires, à envoyer un message avec leur dernier joujou de technologie qui combinait harmonieusement téléphone, appareil photo et ordinateur mais qui ne servait pour l’heure qu’à envoyer des messages futiles pour passer le temps.

Tout simplement parce qu’il met en avant une histoire « banale », l’histoire d’une vie, d’une promesse faite.

A la lecture de la quatrième de couverture, ce livre nous propose de partir à la rencontre d’une personne qui va provoquer son destin contre vents et marées… j’aime ce genre de livres.

Après la lecture bien glauque de « La tribu », j’avais bien besoin d’une lecture plus calme, plus douce, plus posée. Ce livre y répondait à merveille.

De plus, l’auteure est une compatriote belge, ce qui me donnait encore plus envie de le lire, car je trouve ça sympa de découvrir des auteurs « proches » de soi 🙂 ça donne une autre dimension au livre quand on le lit … (je me comprends, même si j’ai un peu de mal à faire passer ce que je veux dire, aujourd’hui)

 

La couverture, même si elle m’a très peu touchée d’un premier abord, est finalement vraiment bien adaptée au roman… elle correspond tout à fait à ce que l’on va trouver dans le livre… les deux personnages « centraux », l’envie d’évasion, le rêve à atteindre…

Mais c’est certain que par contre, sans avoir lu le livre, elle donne une toute autre image… Beaucoup pourraient être trompés par la couverture, et passer à côté de ce livre à cause de cela…

 

Une écriture à la première personne qui nous permet, dès les premières pages, de se faire attraper le cœur par le livre et tenir d’un bout à l’autre de la lecture par les sentiments.

Le style est net, doux, frais, et c’est un vrai plaisir à lire… il nous enrobe dans un moment de tendresse livresque, installé dans une bulle hors du temps…

Pourtant, je dois avouer que j’ai mis un temps dingue à le lire… et je ne parviens pas à me l’expliquer, car l’écriture est plaisante, l’histoire intéressante, les personnages, bien que singuliers, ne sont pas détestables…

Les choses nous sont racontées assez vite, parfois quelques précisions supplémentaires auraient été appréciables, mais cela n’empêche en rien la compréhension de l’histoire, et le fait de pouvoir l’apprécier…

 

On découvre la narratrice, Florence,  alors qu’elle n’est qu’une enfant… en compagnie de sa mère, elle prend l’avion pour la première fois…

Son enfance rendue difficile par une mère alcoolique, un père bien impuissant ou démissionnaire devant la maladie de sa femme, …

Et puis vient Carinta, petit bout de femme rayon de soleil dans la vie de la jeune enfant, la vieille dame s’est prise d’affection pour la petite et devient peu à peu à mi chemin entre une mère de substitution et une grand-mère d’adoption. Leur relation fusionnelle est réellement palpable.

Elles vont vivre une amitié tellement improbable, tellement hors du commun… pour l’une comme pour l’autre, cela sera un beau cadeau de la vie…

 

C’est d’ailleurs cette amitié qui donnera naissance à l’histoire… Oh, une histoire qui n’a rien d’extraordinaire, juste l’histoire d’une vie, celle d’une jeune femme qui fera tout pour atteindre ses rêves, pour réaliser SON rêve, contre tout et tout le monde  car il faut reconnaître qu’à part Carinta, personne n’y croit vraiment, personne n’a foi en sa réussite, et peu de personnes l’y encourage… mais elle tient bon, et va tout donner pour ça…

 

Un petit bémol? Certaines incohérences qui m’ont fait me poser des questions « temporelles »… comme par exemple, dans l’introduction.. On nous parle du passé, à bien des années d’ici, il y a plus de 25 ans, et à l’époque, les téléphones portables n’étaient certainement pas aussi perfectionnés que ce qui nous est décrit… C’est de l’ordre du détail, je vous l’accorde, mais cela m’a perturbée.

Un livre sympathique, sur l’histoire d’une vie ordinaire mais pas comme les autres, sur la recherche d’un rêve… C’est un livre à déguster dans ces moments où parfois, le courage nous abandonne un peu, pour se donner un coup de peps en se disant que si on s’en donne les moyens, on peut arriver à tout…

  A ceux qui aiment les témoignages (car bien que ce soit un roman, on pourrait croire qu’il s’agit d’un témoignage), les livres où tout finit bien, où l’on découvre un bout de ciel des autres…

Par conter, je le déconseille à ceux qui aiment les livres bourrés d’action… vous vous ennuieriez…

Hop, un livre lu dans le cadre du challenge « bouge ta PAL »…

   

[✎] C’est mon premier jour d’école, tous les jours (RL Stine)

Titre: C’est mon premier jour d’école… tous les jours
Auteur: RL Stine

Genre: Jeunesse, épouvante

Maison d’édition: Michel Lafon
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 206 pages
Prix: 7,95 €

Le jour de la rentrée, Artie tombe du lit et se cogne la tête. Dur. Il dit à sa mère qu’il a des vertiges et elle lui répond : « Tu es juste inquiet car c’est ton premier jour d’école. »
Au petit déjeuner, son jeune frère Eddie lui renverse du sirop sur la tête. Trop tard pour se laver. Artie part à l’école avec les cheveux poisseux. Sur le chemin, il trébuche dans une fl aque d’eau et trempe son pantalon – on dirait qu’il s’est fait pipi dessus. Ce n’est pas seulement le premier jour, c’est aussi le pire jour d’école qui soit.
Le lendemain, Artie tombe du lit et se cogne la tête. Dur. Il dit à sa mère qu’il a des vertiges et elle lui répond : « Tu es juste inquiet car c’est ton premier jour d’école. »
Horreur ! Aujourd’hui est identique à hier. Comment Artie pourra-t-il se sortir de ce cycle infernal avant que ne recommence son premier jour d’école… pour toujours ?

Je m’appelle Artie Howard. Ecoutez bien: je vais vous raconter le pire jour de ma vie.

Qu’y a-t-il de pire qu’aujourd’hui?

Voyons… Imaginez que vous ayez un rendez-vous chez le dentiste. Le dentiste doit percer un énorme trou dans une de vos dents. Et il perce, il perce sans s’arrêter…  Comme ça pendant des heures.

Imaginez ce que vous ressentez. Le dentiste ne prend pas un seul instant pour souffler. Il continue de percer, de percer, de faire un trou toujours plus profond, jusqu’à atteindre votre cervelle.

Vous l’avez senti? Vous vous l’êtes imaginé?

Eh bien ma journée a été pire que ça. Bien pire.

Parce que je suis une fan des Chair de poule, que j’adore RL Stine,  qui m’a toujours fait passer d’excellents moments lectures depuis mon enfance, et que quand Camille a proposé ce livre, je n’ai pas pu résister….

Le style… RL Stine est fidèle à sa plume. L’écriture est simple et épurée, comme il sait si bien le faire. Il a le don pour accrocher le jeune lecteur (et les moins jeunes) en s’adressant à eux et les impliquant dans l’histoire de manière très naturelle.

Le vocabulaire est simple, on est dans un livre détente, et pas à vocation d’apprentissage, donc pourquoi se prendre la tête? Le style mis en place est vraiment bien adapté aux 8-12 ans, agréable à lire, et très fluide… (j’ai d’ailleurs dévoré ce livre sans m’en rendre compte).

L’écriture est tellement imagée que l’on ne peut s’empêcher de s’imaginer les scènes comme si elles se déroulaient sous nos yeux… L’imagination est très sollicitée, et c’est génial.

 

L’histoire… que dire..

Elle est assez simple, mais très entraînante dès la première page, où la journée de ce pauvre garçon commence très mal… Elle nous embarque dans la journée de malheurs, où l’un remplace l’autre, … On n’a pas forcément envie de s’identifier à lui dans le sens où l’on ne voudrait, pour rien au monde, vivre ce qu’il vit. Mais on le comprend et on a pitié de lui…  On ressent une forte empathie pour lui..

 

On est ici dans un livre jeunesse, et comme souvent, l’accent est mis plus sur l’action sur les personnages… ils sont survolés, mais ce n’est même pas dérangeant pour la lecture… l’histoire se suffit à elle-même…

Le jeune héros nous apparaît comme sympathique, vraiment malchanceux, enchaînant les galères plus improbables les unes que les autres…

Il n’a rien d’extraordinaire… il n’est pas différents des autres, il a juste une mauvaise journée, comme cela nous arrive à tous d’en avoir eu… mais pas de bol pour lui, en plus,c’est le jour de la rentrée dans sa nouvelle école.

J’ai malgré tout eu une petite déception avec le livre… Trop, c’est trop… Pourquoi avoir accumulé tant de catastrophe dans la première partie du livre? (à savoir, la première première journée d’Archie?) Cela tire le livre en longueur, et a ralenti un peu ma lecture quand même… C’est dommage. Cela a cassé un peu toute la dynamique dont RL Stine a généralement le secret dans ses autres ouvrages que j’ai pu lire…

 

Par contre, j’ai adoré la fin, que j’ai trouvé à la fois surprenante et amusante.

J’ai aimé me plonger dans ce livre, une pause lecture détente le temps d’un retour en enfance très cauchemardesque.

   Au final, un très bon moment lecture malgré les longueurs dans la première partie qui m’ont ennuyée. Mais ça se rattrape par la suite, heureusement 🙂

Ce livre n’est pas un coup de cœur, mais un livre jeunesse vraiment génial 🙂

Ce livre me fait avancer d’un dans le challenge « bouge ta pal », et entre également dans le cadre du challenge « Lire en thème » des  malédictions.

    

Merci à Camille pour la découverte de ce roman