[✎] Time Riders, tome 4 : La guerre éternelle

time riders 4

Liam aurait dû mourir en mer en 1912, Maddy d’un accident d’avion en 2010, Sal dans un incendie en 2026. Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne détruisent l’Histoire.
Or un nouveau bouleversement survient dans le cours du temps : Abraham Lincoln disparaît subitement de l’Histoire ! Maddy, Liam et Sal doivent le retrouver de toute urgence, car, en son absence, la Guerre de Sécession ne s’est jamais achevée !

ce que j'en ense

Quand j’ai terminé le tome trois, je me suis dit « ok, j’ai ma dose, je crois que les voyages dans le temps, j’ai donné« … Bref, j’avais été déçue, ça m’avait franchement saoulé, et je ne pensais franchement pas continué la lecture de cette saga…

Puis finalement, je me suis dit qu’il serait dommage de rester sur une mauvaise impression et ai décidé de tenter le coup avec le quatrième tome… et j’ai bien fait.

Le style de l’auteur est pourtant toujours aussi addictif, un vrai turn-over qui fait qu’on se dit constamment « encore quelques pages puis j’arrête, mais que l’on arrête pas forcément.

Contrairement au tome précédent (qui m’avait franchement gavé), l’action est mieux présente, mieux répartie… Il y a très peu de temps morts, on va de rebondissement en rebondissement… ce qui nous tient bien en haleine et qui fait que l’on veut à tout prix savoir ce qui va se passer… Car on le sait, que quelque chose va se passer au chapitre suivant :)…

On se retrouve dans un monde qui n’aurait pas dû exister, dans le sens où l’histoire a pris des tournants hors du commun, et que tout l’avenir du monde a été chamboulé. Que ce soit point de vue humain ou technologique, on est dans un univers à part de celui que l’on connait, sorte de « vue alternative » de ce qu’aurait été notre monde il y a 12 ans si l’histoire avait pris une toute autre route et si certains personnages de l’histoire n’avaient pas fait leur apparition.

Le monde qui s’offre à nos yeux dans ce roman

Point de vue des personnages… On fait ici la connaissance de nouveaux personnages… Ca donne un peu de punch au récit, et on a moins l’impression de tourner en rond. Je regrette juste que l’on n’en aie pas appris plus sur Sal.

Ceux que l’on connaissait déjà restent toujours aussi sympathiques, et les nouveaux sont pour le moins hors du commun.

Ce qui fait que j’ai peut-être un peu moins accroché, c’est peut être que la guerre de Sécession n’est pas forcément la période de l’histoire qui me passionne le plus…

Alex Scarrow romance ici une question que beaucoup se sont déjà posée: Si tel personnage de l’histoire n’avait pas existé, qu’en serait-il de notre monde actuel? Comment le monde aurait-il évolué?

Un très bon roman que je vous conseille vivement… Si vous avez été déçus par le troisième tome comme j’ai pu l’être, ne vous en faites pas, celui-ci n’a rien à voir, et il est génialement bien imaginé…

Si vous n’avez pas lu les trois tomes précédents, vous pouvez très bien vous contenter de celui-ci, cela ne vous empêchera pas de suivre l’histoire, mais vous risquez cependant d’avoir un certain « manque » par rapport aux protagonistes principaux, sur leur passé, sur leur histoire, …

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[✎] Le Doux venin des abeilles (Lisa O’Donnell)

Genre : Drame
Nombre de pages : 362 pages

Maison d’édition : Michel Lafon
Année d’édition : 2013

« Aujourd’hui, c’est la veille de Noël. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Aujourd’hui, j’ai quinze ans. Aujourd’hui, j’ai enterré mes parents dans le jardin. Personne ne les regrettera. »

Après la mort brutale de leurs parents, Marnie, quinze ans, et sa petite sœur Nelly décident de poursuivre leur vie comme si de rien n’était, bien que chacune d’elle soupçonne l’autre de les avoir assassinés. Personne ne semble se douter de leur sort. Excepté Lennie, l’homme qui vit dans la maison voisine. À force d’observer leurs faits et gestes, il finit par remarquer que les deux jeunes filles sont livrées à elles-mêmes, et les prend sous son aile. Au fil des mois, amis, voisins et autorités – sans compter le dealer du coin qui en a toujours après leur père – commencent à poser des questions. Et un mensonge en entraînant un autre, Marnie et Nelly s’embourbent dans une aventure qui pourrait leur coûter bien plus qu’elles ne peuvent payer. D’une plume incisive et percutante, Lisa O’Donnell nous livre un roman à trois voix envoûtant et inoubliable. Le Doux venin des abeilles est l’histoire comiquement macabre d’âmes en perdition, dont le seul espoir de rédemption est de se tourner les unes vers les autres.

La première chose qui m’a attirée dans ce livre, c’est sa couverture… Je l’ai trouvée très douce, très chaleureuse, … Bref, ça m’a plu… Puis, j’ai découvert le résumé… en totale opposition avec ladite couverture… et j’ai trouvé ça encore plus intriguant…

Et au final? Ce livre me laisse une impression très mitigée… Ou plutôt, une bonne impression, mais avec un « mais » non négligeable…

A vrai dire, sur le fond, j’ai adoré… L’auteur a le chic pour compliquer les choses au fur et à mesure que l’on tourne les pages, et pour faire monter la tension petit à petit. On se demande où tout cela va nous mener, et c’est très addictif. J’ai d’ailleurs dévoré ce roman à la vitesse de l’éclair 🙂

On va évoluer dans un univers de mensonges, de dangers, d’histoires parfois rocambolesques, inquiétantes, mais également un monde d’émotions… Ce livre prend aux tripes, et il est difficile de le déposer, une fois la dernière page tournée, et de passer directement à autre chose… Il donne lieu à tellement de réflexions, je trouve… Et j’aime beaucoup ça…

Mais sur la forme… ce fut une autre histoire…

J’ai aimé l’alternance des personnages narratifs, qui de ce fait nous avons une alternance de points de vues, donnés à la première personne donc, très intéressant… cela donne une certaine force au roman, et un aspect plus complet de la situation… Chaque petit chapitre est étiqueté au nom de  la personne qui « prend la parole », ce qui permet de ne pas se perdre et mélanger les personnages/narrateurs. De plus chaque personnage avait son propre style, sa propre manière de s’exprimer, ce qui renforce leur différence de caractère et rythmait le récit.

Quel était le problème, alors? L’absence de négation ! Il n’y a rien à faire, dès le départ, quand Marnie prenait la parole, j’étais excédée et terriblement dérangée par cette absence totale de négation dans sa manière de s’exprimer… (« Et évidemment, elle veut pas le voir« … « Il arrête pas de nous demander si on a besoin de quelque chose« … « J’ai pas compris ce qui se passait« ). Je sais qu’il y en a qui s’en fichent, mais personnellement, ça a vraiment entravé ma lecture. Je n’ai pas réussi à m’y faire, et c’est pour moi le gros point négatif du roman…

Les personnages sont vraiment très intéressants, et l’alternance narrative permet de bien appréhender les subtilités de chaque personnage. Ça permet également de mieux s’attacher aux personnages, et j’ai aimé ça…

Nelly et Marnie, ce sont deux sœurs que tout oppose… mais alors, tout… Si ce n’est qu’elles ont le désir commun de ne pas être séparées suite au décès de leurs parents… C’est pourquoi elles vont enterrer les corps…

Personnellement, j’ai beaucoup aimé le personnage de Nelly… Je n’y peux rien, j’ai toujours adoré les personnages atypiques, un peu reclus et à l’écart… Elle s’exprime de manière posée et pourtant, par moment assez naïve… c’est vraiment un personnage coup de cœur pour moi…

Celui de Marnie, je l’ai trouvé un peu trop mature pour son âge, ou plutôt trop avancée dans certains (mauvais) domaines… Le genre ado à problèmes, je dirais. Sa manière de s’exprimer le représentait bien, abordant un style très direct, très « sauvage »…

Au final? Je dirais que ce livre est un très très bon roman (Merci Camille, des Editions Michel Lafon, de m’avoir permis de le découvrir)… Une « belle » histoire, prenante, envoutante, passionnante, … des personnages hauts en couleurs, avec des caractères bien particuliers et bien trempés, … Dommage pour l’absence relative de négation, mais je sais que beaucoup n’en tiendront pas rigueur… Je vous conseille vivement ce livre explosif.

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[✎] Merlin, tome 1 : Les années oubliées – T. A. Barron (2013)

Genre : Jeunesse Fantasy
Nombre de pages : 360 pages

Maison d’édition : Nathan
Année d’édition : 2013

Le jeune Emrys ignore tout de son identité. Ses premiers souvenirs remontent à l’âge de sept ans, lorsqu’il s’est réveillé sur une plage…
Une femme guérisseuse, Branwen, prétend être sa mère. Mais il refuse de la croire.
Aujourd’hui adolescent, Emrys est déterminéà découvrir qui il est. D’autant qu’il s’est mis à développer des pouvoirs hors du commun, qu’il ne parvient pas à contrôler.
Sa quête le mène sur la mystérieuse île de Fyncaria, peuplée de créatures aussi merveilleuses qu’inquiétantes.

avis express merlin

Je dois avouer que j’ai hésité avant de me lancer à la découverte de ce livre, car j’avais peur que ce soit trop loin de mon univers, beaucoup trop fantasy pour moi… Puis je me suis laissé convaincre par le fait que c’était du Jeunesse, et que donc, ce serait quand même plus léger que de la fantasy adulte.

Bref… je me suis lancée…

Et au final? Je suis déçue… ou plutôt comme je le craignais, l’univers n’était pas vraiment le mien, et j’ai eu du mal à m’y laisser emporter et y évoluer au gré du récit.

Globalement, on peut dire que le roman regorge d’originalité car même si Merlin a déjà été vu et revu sous toutes les coutures, je ne me souviens pas que ce « côté », cette tranche de son existence ait déjà été abordée ailleurs. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre, l’aspect novateur du point de vue.

Point de vue de l’ambiance générale, je ne vais pas vais  faire un dessin… On est quand même dans l’univers de Merlin, et donc, on baigne dans le mystérieux, dans le magique, dans l’impensable… et bien sûr, avec les créatures imaginaires qui l’accompagnent.

L’écriture est simple, jeunesse malgré tout, mais pas trop, on ne tombe pas dans le niais… (un bon point, non?) Cette simplicité permet de lire le livre quasi d’une traite, car il y a également un bon rythme tout au long du roman… J’ai aimé que les chapitres ne soient pas trop longs, car cela permet de ne pas trop avoir une impression que certains passages tirent en longueur. Parce que c’est là que le bat blesse pour moi… Je ne sais pas si c’est typique de la fantasy, mais en tous cas, quasi tous les livres de fantasy que j’ai lus avaient, à mes yeux, ce même défaut: ils tiraient en longueur sur les descriptions, que ce soit par rapport aux lieux, aux personnages, … et les longues descriptions cela m’ennuie, je préfère largement l’action et les rebondissements. (Maintenant, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, il y a de l’action et des rebondissements quand même dans ce livre, mais voilà, quoi…)

Alors certains diront que cela permet de mieux cerner le tout, mais personnellement, c’est un peu le contraire, ça me met une distance pas croyable entre l’histoire, les personnages et moi, et là, c’est le drame, la rupture est irréversible.

Point de vue du personnage de Emrys/Merlin, il a donc été plaisant de voir son évolution et de découvrir ses « origines » en même temps que lui. Je lui ai trouvé un « caractère » assez particulier… d’un côté, la fragilité et l’innocence de l’enfance, et pourtant déjà tant de zones d’ombres et de blessures qui lui donnent un je ne sais quoi de mystérieux, solide et ayant un regard bien particulier sur le monde qui l’entoure. On le voit évoluer, et c’est vraiment plaisant.

Vous l’aurez compris, même si j’ai trouvé, sur la forme et l’idée de base, beaucoup de positif à ce livre, j’en ressors mitigée voire déçue… Mais bon, on ne peut pas toujours accrocher à tout…

    

Tiboux, Ptitelfe, Chookette, Titisse, Lyly, Bykiss/Charabistouilles

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Une chose que je n’avais pas vue, et que j’ai découverte grâce à mon amie Tiboux: Cette saga est en 12 tomes… tout de suite, cela me refroidit encore plus… Je ne me vois pas aller plus loin dans cette saga, au final…

[✎] Indéfendable – Pamela Callow

Genre : Thriller
Nombre de pages : 459 pages

Maison d’édition : Harlequin (Mosaic)
Année d’édition : 2012

Kate Lange, jeune avocate, sort tout juste d’une période personnelle très noire dont elle garde de profondes cicatrices. Elle sait ce que c’est que de vivre un cauchemar, aussi accepte-t-elle de défendre Randall Barrett, son patron – mais également un être très cher -, soupçonné du meurtre de sa femme. Elle découvre alors un dossier complexe, car Randall est le suspect idéal. En apparence, tout l’accuse : son ex-femme l’a trompé, il a la réputation d’être un homme impulsif et violent, il s’est disputé avec la victime quelques heures avant sa mort…
Confrontée à une famille hostile, meurtrie par le doute et les conflits, Kate sait qu’elle n’a rien à attendre non plus des légistes d’Halifax. Ceux-ci préfèrent à l’évidence voir Randall en prison, plutôt que de défendre l’indéfendable. Et elle est désormais la seule à pouvoir prouver l’innoncence de Randall. Il y a urgence, car dans l’ombre, un personnage silencieux attend le moment propice pour porter le coup fatal

Je dois dire que c’est le premier livre de cette collection qui me ravit moins que les autres, … C’est peut-être mon état moral du moment qui fait que j’accroche un peu moins aux thrillers, je ne sais pas..

La première grosse déception pour moi, ce fut la couverture… Alors que d’ordinaire, les livres de cette collections m’attirent au premier regard, celui-ci, c’est tout le contraire… Je ne le trouve pas joli du tout, et que voulez-vous, ça me fait partir avec un petit  a priori au départ…..

L’histoire en elle-même… J’ai trouvé le côté judiciaire trop présent… Et alors que dans Défendre Jacob, cela ne m’avait pas du tout dérangé, dans ce livre-ci, j’ai trouvé ça trop oppressant… Je ne sais vraiment pas expliquer pourquoi cela m’a déplu…

Par contre, j’ai vraiment apprécié le côté « histoires de familles » difficiles à démêler .. C’est ce qui m’a vraiment donné envie d’aller plus loin dans la lecture.

Le style du livre, outre l’aspect purement judiciaire, est assez sympa malgré tout,… ça se lit assez vite, et on se laisse embarquer dans l’histoire, on veut savoir la suite, c’est clair…

Il est rythmé de façon très agréable… il n’y a pas de temps mort, mais certains moments un peu plus lents qui permettent de relancer l’histoire d’un « simple » petit rebondissement. L’auteure a le chic pour faire monter le stress et mettre le lecteur en haleine.

Le seul bémol c’est qu’il est assez lent à démarrer, malgré tout,… J’aime quand on entre directement dans le vif du sujet, mais là, ce n’était pas le cas.

Généralement, je suis un peu moins fan de la narration à la troisième personne, mais ici, cela ne ‘a pas dérangé, et ne m’a pas empêché d’adhérer à l’histoire.

Kate Lange, l’héroïne, est un personnage sommes toutes complexe… On la sent fragilisée et touchée, on comprend bien vite que son passé professionnel lui a laissé des traces indélébiles qui lui gachent bien la vie. Mais malgré tout, elle reste très courageuse et s’accroche. J’aime son caractère. Elle a une certaine humanité et une grande bonté qui émanent d’elle… C’est très agréable. Elle a une détermination à toute épreuve, et c’est vraiment ce qui fait sa force.

Ce livre est le second d’une série la mettant en scène, donc il y a des choses qui font référence au premier livre, mais heureusement, ce n’est pas perturbant et cela n’empêche pas de suivre le cours de l’histoire… Au contraire, cela permet à ceux qui n’ont pas lu ce premier opus de bien cerner le personnage principal, de bien la connaître et bien comprendre son fonctionnement personnel…

Un avis en demi-teinte…

Une histoire assez sympa, un peu trop judiciaire pour moi, mais qui embarque malgré tout…
Si vous aimez tout ce qui tourne autour de la justice, je vous le conseille…

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[✎] Nos étoiles contraires (John Green)

Genre : Romance Jeunesse
Nombre de pages : 324

Maison d’édition : Nathan
Année d’édition : 2013

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie

**

Avant toute chose, je voudrais m’excuser si cette chronique semble bourillon, décousue et tout.. mais j’ai déjà refait cet article trois fois, sans arriver à faire mieux…

Il faut savoir que l’environnement de ce livre, à savoir le cancer, la maladie, me touche de très près, ce qui explique cela… c’est vraiment quelque chose de très personnel à mes yeux, et j’ai du mal, du coup, à mettre des mots sur ce que je ressens…

J’ai passé la moitié du livre les larmes au bord des yeux…

Point de vue du style, le livre est très agréable à la lecture, avec une narration à la première personne qui touche et implique directement le lecteur (dans mon cas en tous cas)… l’écriture est simple, comme le serait celle d’une ado finalement, puisque c’est ici les cas…

L’écriture à ceci d’extraordinaire qu’elle est à la fois « tragique » et poignante, de par l’aspect de la maladie, mais également tellement fraîche de par la détermination et la rage de vivre de Hazel. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est une leçon de vie à elle toute seule… Elle a cependant une vision très froide et très crue sur sa maladie, c’est ce qui m’a le plus surprise et presque heurtée…

Et puis, il y a Augustus, qui est lui aussi un véritable rayon de soleil et un souffle d’air frais dans ce récit, je trouve… Il parvient à bousculer les idées préconçues, et également bousculer les règles que Hazel s’est imposée… Personnellement, c’est mon personnage préféré dans le livre… c’est lui qui m’a le plus émue…

Sinon, que dire de plus… Une histoire émouvante, poignante, qui serre le cœur, met les larmes au bord des yeux et donne une leçon de vie incroyable…

Le livre n’est pas un coup de cœur, car malgré tout, j’ai mis une certaine distance entre lui et moi pour ne pas me laisser submerger, mais je vous conseille vivement de le lire, il en vaut largement la peine…

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[✎] Ce que cachent les murs (Lisa Jackson)

Genre : Thriller
Nombre de pages : 568 pages

Maison d’édition : Harlequin (Mosaïc)
Année d’édition : 2012

Depuis le meurtre tragique de son père, Julia Farentino s’est juré de veiller sur sa demi-sœur, Shaylee, qui après ce drame a plongé dans une spirale de violence. Et même l’admission de Shaylee à Blue Rock Academy, un pensionnat pour adolescentes difficiles dans l’Oregon, est loin de la rassurer. Car les méthodes d’éducation de Blue Rock sont controversées et des bruits alarmants courent sur la disparition mystérieuse d’une des internes. Une rumeur d’autant plus inquiétante que, très vite, Julia reçoit un appel à l’aide de Shaylee, paniquée et convaincue d’être en danger. Pour en avoir le cœur net, Julia se fait engager comme enseignante dans l’établissement. Or à peine est-elle arrivée qu’elle apprend qu’une élève a été retrouvée morte. Désormais, il n’y a plus de doute : une menace plane sur Blue Rock et personne, derrière les hauts murs de la vénérable institution, ne semble vouloir l’affronter. Personne, excepté Cooper Trent, un professeur en qui Julia trouve un allié précieux et inattendu-tandis que l’enquête de police piétine. Avec lui, elle espère faire la lumière sur les sinistres évènements qui bouleversent le pensionnat. C’est alors qu’une violente tempête de neige se lève, les isolant totalement du reste du monde…

Lire un extrait… clic

Quand j’ai vu la liste des livres disponibles dans les nouveautés Mosaïc du mois de Novembre, celui-ci m’a directement attirée rien que de par sa couverture et le titre… et vous me connaissez, de ce point de vue, il n’en faut pas plus pour me faire craquer 😉

Lisa Jackson est surnommée la Reine du Crime, et je dois dire que ce surnom lui va bien… car elle en manie l’art et la manière de façon époustouflante. Bien que j’en aie déjà entendu parler depuis longtemps, je n’avais pas encore eu l’occasion de découvrir une de ses œuvres, et voilà qui est chose faite. Et ce qui est certain, c’est que les autres suivront certainement, car je suis agréablement surprise par cette lecture.

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Point de vue du style, je dois dire que la plume de Lisa Jackson fait glisser les mots sous l’œil du lecteur. Une fois le livre ouvert, on est tellement embarqué dans l’histoire, et celle-ci se déroule sous nos yeux de manière si naturelle qu’on ne peut que continuer la lecture sans s’en rendre compte… Vous savez, les célèbres « Je finis le chapitre puis dors » ou « Encore quelques pages, puis je me mets en route« ? Avec ce livre, oubliez-les, car le chapitre se transforme en trois ou quatre chapitres, et les « quelques pages » en une centaine 🙂 pour mon plus grand plaisir, je dois dire…

Elle manie la description de manière très plaisante: suffisamment pour nous permettre de ben nous représenter les lieux comme si l’on y était, sans pour autant ennuyer le lecteur par des phases descriptives trop longues. Le tout est savamment dosé…

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L’histoire est passionnante, même si parfois, certaines « coïncidences » sont un peu trop téléphonées… mais cependant, cela tient la route, et c’est un plaisir de suivre le cours de l’histoire en se laissant surprendre par les différents rebondissements de l’histoire. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Lisa Jackson a le chic pour tenir son lecteur en haleine. La fin est également à couper le souffle, et   termine à merveille la course effrénée qu’est le roman…

Le seul bémol que je pourrais trouver, c’est que certaines des motivations des meurtres n’ont pas, selon moi, été assez exploitées, elles restent un peu trop dans le flou et n’ont pas été suffisamment développées, même si cela n’empêche pas de comprendre le roman et ce qui motive l’histoire.

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J’ai aimé le fait que l’auteur ne se contente pas de poser les personnages dans un décor et les laisser évoluer à leur guise. Ils ont un passé, une psychologique propre, que l’on apprend à connaître petit à petit et qui explique le comportement des personnages et leurs relations interpersonnelles.

Shaylee est certes une « ado à problèmes », mais on peut comprendre pourquoi: retrouver son beau-père mort, assassiné, ça laisse des traces… Sa mère, qui en a marre de devoir assumer sa fille, et suite à une décision judiciaire, l’envoie donc dans un encadrement spécialisé et hyper catho pour essayer de la remettre dans le droit chemin… Elle n’a pas un caractère facile… mais on la voit évoluer et tirer des leçons des différentes situations.

Julia, sa grande sœur, est assez difficile à cerner… Très suspicieuse sur le nouvel environnement de Shay, on la sent très déterminée vis-à-vis de sa demi-sœur, qui pourtant, ne la porte pas dans son cœur… elle est à la fois forte et pourtant très fragile. On la sent constamment sur la tangente. Pourtant, elle n’hésite pas à se mettre en danger pour le bien de Shaylee. Par contre, sa tendance à toujours tout dramatiser et à toujours paniquer pour tout a eu tendance à me taper un peu sur les nerfs… Par moment, j’avais juste envie de la secouer un bon coup pour qu’elle se reprenne 🙂

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Du suspense, un décor magnifique, des rebondissements saisissants et un style agréable, décidément, Lisa Jackson a su réunir tout ce qui me plait dans un thriller…

 J’espère pouvoir découvrir d’autres de ses livres prochainement.

Un roman surprenant, à découvrir sans attendre …

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[✎] L’encyclopédie des Elfes d’après l’oeuvre de J.R.R. Tolkien (Edouard Kloczko)

Genre : Artbook Fantasy
Nombre de pages : 118 pages

Maison d’édition : Le pré au clerc
Année d’édition : 2012

Avec cette Encyclopédie des Elfes, premier ouvrage du genre jamais publié, partons à la rencontre de ces merveilleuses et étranges créatures que sont les Quendi ou Elfes de la Terre du Milieu créés par J.R.R Tolkien dans Le Silmarillon et Le Seigneur des anneaux. À quelques enjambées de notre monde se trouve un univers qui nous réserve bien des surprises. Qui sont ces grands êtres à la beauté surhumaine ? Que mangent-ils ? Comment parlent-ils ? Quelles sont leurs croyances ? Édouard Kloczko nous propose de les suivre à travers la longue histoire elfique, une histoire souvent méconnue et pourtant riche d’épopées, de courage et de voyages. Au fil des pages, leurs cultures, leurs langues, leurs généalogies n’auront plus de secrets pour le lecteur. Il respirera l’air des Elfes- gris, mangera la nourriture des Elfes Sylvains et croira dans les dieux des Hauts Elfes. Ce grimoire fantastique est la première véritable encyclopédie illustrée des Elfes. La multitude de dessins, qu’ils soient poétiques ou guerriers, magiques ou sombres, met en lumière leurs hauts faits. Un ouvrage de référence, une somme de connaissances dont tous les amateurs de Tolkien pourront se délecter durablement. Car dans le monde de l’imaginaire tolkienien, les Elfes sont rois.

Comment vous dire? Ce livre est une pure merveille… Pour peu, je dirais presque que les mots ne sont pas assez forts pour décrire la beauté de ce livre à tous points de vue… en tous cas, perso, je suis sous le charme …

Commençons par le commencement, le livre en tant qu’objet est tout simplement un bijou à lui tout seul… Des pages travaillées, épaisses, une couverture robuste et vraiment très très jolie… rien que ça, ça donne envie de découvrir le livre, ce que je me suis empressée de faire…

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Image6Quand on ouvre le livre, on se trouve irrémédiablement plongés dans l’univers de Tolkien et de ses elfes… impossible de faire marche arrière, on a juste à se laisser emporter et guider au travers de ce voyage incroyable dans le temps, l’espace et l’imaginaire…

 Les illustrations de ce livre sont des Œuvres magnifiques… elles viennent compléter le texte de manière tellement agréable. Ce livre est riche en dessins, peintures et autres épreuves en tous genres, et personnellement, je ne me lasse pas de les regarder…

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Image7A côté de ça, ce que l’on découvre à la lecture du texte du livre n’est pas en reste… De l’origine des elfes à leur langage (que ce soit point de vue « vocabulaire », langue ou écriture) et leur histoire, tout y passe… Des textes simples, découpés en petites parties faciles à aborder, que l’on peut lire en suivant, ou voguer dans le livre au gré de ses envies… l’auteur permet vraiment au lecteur de se balader dans l’univers des elfes en l’y accompagnant…

Et de quelle manière!

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Si vous n’êtes pas encore scotchés au livre par tout ce que je viens de vous citer (ce qui m’étonnerait beaucoup ! ), la plume de l’auteur fera le reste… Il a ce style que j’adore, qui me fait ne plus lâcher le livre avant de l’avoir dévoré et me fait regretter d’arriver si vite à la fin…

J’aime la manière dont il s’adresse au lecteur, dont il lui parle pour créer une relation presque intime durant la lecture entre l’œuvre et celui qui la contemple… Ceux qui me suivent régulièrement le savent, c’est une chose à laquelle je suis très réceptive et par conséquent, que j’adore… et ici, cela fonctionne d’autant plus que cela s’allie parfaitement avec l’ensemble du livre…

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Image3La partie que j’ai préférée, c’est celle qui nous parle des écriture elfiques… j’ai déjà toujours été attirée par la beauté « purement esthétique » de ces écritures, mais ici, en voir les « origines », et la signification de chaque signe, j’ai franchement adoré… (vous m’excuserez, cependant, de vous faire cette chronique en « simple français », mais mes cours d’elfique ne sont pas encore assez avancés 😉 )

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Ma chronique me semble un peu décousue, et j’en suis bien désolée,… pourtant, impossible de faire autrement… A vrai dire, ce livre ne se raconte pas vraiment, il s’admire et se vit… d’ailleurs, bien que l’ayant déjà lu entièrement, je ne me lasse pas de continuer à l’ouvrir pour en admirer chaque page…

Vous l’aurez compris, je vous conseille vraiment cette petite merveille… un « artbook » qui porte vraiment bien son nom…

Merci à Livraddict pour ce partenariat, ainsi qu’aux Editions Le pré au Clerc.

Ce livre est vraiment magnifique, si vous avez l’occasion de le trouver, que vous soyez fans de Tolkien, des elfes, curieux ou simplement en recherche d’un livre qui sorte de l’ordinaire, je vous le conseille vivement…

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[✎] Isthmes (Thomas Priel)

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Genre : Policier
Nombre de pages : 400 pages

Maison d’édition : Persée
Année d’édition : 2011

Isthmes est une fiction qui retrace le parcours criminel de Victor, 33 ans, être tourmenté, en quête perpétuelle de son identité.

Son père a délaissé puis abandonné sa mère quelques années auparavant. Cette dernière, dut, au terme de sa vie, être hospitalisée en raison de troubles bipolaires. Elle décédera finalement des suites d’une tumeur au cerveau non décelée.
C’est ainsi que Victor va commencer à échafauder un plan pour assassiner successivement les quatre personnes qu’il pense être la cause des maux endurés par sa mère et par lui aussi.
L’enquête, menée par le capitaine Marc Blancourt et sa coéquipière, Léa Caminade, du SRPJ de Bordeaux, conduira les deux policiers des berges de la Garonne jusqu’aux rives du Rhin, dans une course-poursuite dans laquelle chaque minute est comptée…

Je dois dire que je ne savais pas trop à quoi m’attendre en ouvrant ce livre… J’ai déjà lu pas mal de livres policiers ce qui fait que je suis souvent plus critiques sur ceux que je lis à présent, car j’ai besoin d’être éblouie… surprise…

Et c’est exactement ce que ce livre a fait…

 

Le style de l’auteur est  vraiment agréable à lire, on avance dans le roman sans s’en rendre compte, les pages se tournent, on est happé par l’histoire… elle tient le lecteur en haleine…

La plume de l’auteur a ceci d’extraordinaire qu’elle est à la fois simple et recherchée. Les mots sont choisis avec soin, dans un vocabulaire adapté, et amené en phrases agréables à la lecture sans être trop simplistes.

 

L’histoire est riche de sens, et même s’il n’y a pas plein de  rebondissements comme on peut en trouver dans certains thrillers, elle nous mène malgré tout par le bout du nez. On en arrive à avoir ce côté alliant curiosité et impatience pour voir comment le personnage va évoluer, comment il va avancer dans son cheminement…

Le personnage principal, c’est Victor. Ce que j’ai aimé, c’est qu’il est vraiment bien pensé, bien travaillé, bien appréhendé… On en apprend plus sur lui à chaque page, on le découvre sous toutes ses facettes, on le connait presque mieux que lui-même…

Et je dois dire que c’est ce qui fait la force de ce roman: la manière dont Victor fonctionne, dont il voit les choses… le côté psychologique est exploité à merveille.

Je n’irai pas jusqu’à dire qu’au final, on a pitié de lui et on lui trouverait presque des excuses, mais au fil du roman, on en arrive presque à le comprendre, à lui trouver des circonstances atténuantes.

 

De par cette richesse apportée par ce personnage, l’histoire prend un sens tout particulier, … elle va bien au-delà du simple livre policier. D’ailleurs, je trouve que l’histoire en elle-même est presque secondaire… (oui, je sais, cela paraît bizarre, mais je n’arrive pas à l’exprimer autrement).

Je suis désolée longueur réduite de cette chronique, mais j’ai eu la « bonne » idée de traîner à faire ma chronique étant en week end chez mes parents, et entre temps, je n’ai pas noté mes idées et ressentis… donc certaines choses me sont sorties de la tête…

Vous l’aurez compris, je ne regrette nullement la découverte de ce livre. Je ne sais pas si l’auteur à d’autres romans à son actif, mais si c’est le cas, j’espère qu’ils sont de la même trempe…

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[✎] Divergent, tome 2 : Insurgent (Veronica Roth)

Genre : SCi-Fi, YA
Nombre de pages : 463 pages

Maison d’édition : Nathan
Année d’édition : 2012

Abandonnant une ville à feu et à sang, Tris est en fuite. Grâce à ses facultés de Divergente, elle a réussi àéchapper au programme des Érudits qui a manipulé et lancé les soldats Audacieux à l’assaut des Altruistes. En trois jours, Tris a perdu sa faction, ses amis, ses parents. Pourtant, elle n’a pas le droit de baisser les bras. Elle seule peut se dresser face aux Érudits. Avec son frère Caleb et son petit ami Tobias, elle doit trouver des alliés parmi les autres factions, les Fraternels et les Sincères. Mais ceux-ci se montrent méfiants. Or les combats ont repris, et le temps presse

Attention, risque de Spoilers si vous n’avez pas lu le premier tome…

Haaaaaaa depuis que j’avais fini le premier tome (dont vous trouverez la chronique ici) je n’avais qu’une seule hâte… découvrir ce second tome…

Il y a eu beaucoup de bruit autour de la couverture de ce roman… Alors personnellement, celle-ci ne me dérange absolument pas, et à vrai dire, je préfère même presque celle-ci, plus sobre, plus sombre, plus intrigante… (même si je reste sous le charme de la première…)

Je suis partie avec quelques appréhensions… en effet, le premier opus avait tellement mis la barre haute que  je me suis demandée comment le second tome pourrait être à la hauteur…

 Et au final?

Je dois dire que si le premier tome avait été un coup de cœur, le second tome l’est tout autant…

Le style est fidèle à celui du premier. Un style franc, qui percute, accroche, et sait mettre les bons mots au bon endroit pour toucher le lecteur, soit en l’émouvant, voire en lui serrant la gorge de stress, ou en le révoltant carrément. On ne peut pas rester insensible et « calme » en lisant ce livre,  il prend vraiment aux tripes.  Ce que j’ai aimé, c’est qu’il y a un juste milieu entre les dialogues, les descriptions, les scènes d’action… le tout s’enchaine et s’entremêle de manière régulière et savamment pensée.

 

L’histoire du second tome reprend directement là où le premier s’était arrêté… (donc si vous n’avez pas lu le premier, n’attaquez pas le second de suite… l’un ne va pas sans l’autre). On retrouve le chaos laissé en place, et on retrouve aussi nos héros comme on les avait laissés. J’ai trouvé ça vraiment agréable, car cela permet de rentrer directement dans le vif du sujet,  sans impression de déjà vu, de longueur ou d’ennui…

On est dans l’action, dans les rebondissements, dans l’intensif, …

Je reste une inconditionnelle de l’univers mis en place dans le premier tome que je retrouve avec grand plaisir dans ce second tome.

Tris est assez ambigüe. Elle est à la fois toujours aussi forte, mais les résultantes des évènements passés l’ont marquée, ces souvenirs l’assaillent, et la rendent également un peu plus fragile, plus vulnérable. Mais malgré tout, elle met un point d’honneur à se relever, aller de l’avant, et ne pas perdre son combat de  vue. J’aime beaucoup son caractère.

Quatre aussi a toujours su ravir la lectrice que je suis…Il a su, dans ce tome, rester fidèle à lui-même… et j’aime ça… Il est vraiment complémentaire à Tris, en tous points. J’ai aimé le fait que l’on en apprenne bien plus ici sur son passé… cela m’avait un peu manqué dans le premier tome, j’étais un  peu restée sur ma faim…

Et encore une fois, la fin est surprenante, on ne la voit pas venir, et elle présage de « belles » choses à venir. Le troisième tome me tarde déjà…

Un second tome qui arrive largement à la hauteur du premier,  qui est sa digne continuité, et j’ai hâte (oui, déjà) de voir la suite arriver… c’est frustrant de devoir attendre… mais ce sera l’occasion de pouvoir relire les deux premiers tomes avant la sortie du troisième 🙂

Vous l’aurez compris, cette saga me rend dingue… je ne peux que vous la conseiller :p

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[✎] Prémonition (Graham, Heather)

Genre : Thriller fantastique
Nombre de pages : 425 pages

Maison d’édition : Harlequin Best Sellers
Année d’édition : 2010

Le cri enfle dans la nuit.
Un cri de terreur, presque inhumain. Dans son cauchemar, Toni voit la victime. Elle sent sa peur, voit l’homme brandir son couteau… La petite Toni a neuf ans lorsqu’elle se jure d’annihiler à tout jamais cet effrayant pouvoir qui la plonge chaque fois dans l’horreur d’un crime qu’elle voit se dérouler sous ses yeux. Des années durant, elle tient bon. Mais l’enfer recommence le jour où, avec ses amis, elle décide de louer un vieux château écossais afin d’y faire revivre d’anciennes légendes.
Car, au cœur des Highlands, on ne réveille pas impunément les fantômes. Assaillie par de nouvelles images sanglantes, Toni sent que la mort rôde autour d’elle. Comme pour confirmer ses craintes, une femme est bientôt portée disparue. Une femme qu’elle se met à  » voir  » en rêve… Toni n’a plus le choix. Elle doit accepter ses étranges dons prémonitoires, et prendre tous les risques pour découvrir le meurtrier, y compris celui d’aller jusqu’au bout de la fascination mêlée d’effroi que lui inspire Bruce MacNiall, l’actuel héritier du château.

Le cri jaillit et se répercuta dans la nuit — un cri au timbre glaçant, le cri inimitable d’un enfant véritablement terrifié.
Les parents se ruèrent dans la chambre, prêts à combattre les forces qui avaient provoqué une telle terreur chez leur fille.
Mais ils ne trouvèrent rien. Rien que leur petite de neuf ans debout sur son lit, les poings serrés, le corps raide. Elle hurlait toujours, et ses cris perçants faisaient penser au grincement des ongles sur le tableau noir.
Les parents regardèrent autour d’eux, éperdus.
— Chérie, chérie !
La mère s’approcha et tenta vainement de l’étreindre. Le père fit de même, tout en l’appelant par son nom. Puis il la prit par les épaules et la secoua. Mais l’enfant ne les voyait toujours pas.
Finalement, elle s’effondra. D’un seul coup, elle tomba au milieu du lit, telle une masse.
Les parents échangèrent un regard, et la mère prit l’enfant dans ses bras et la serra contre elle.
— Chérie, pour l’amour du ciel, chérie…
La petite ouvrit de grands yeux bleus comme un ciel d’été, des yeux pleins d’innocence. Son visage encadré d’un halo de cheveux blond pâle s’éclaira d’un sourire endormi, comme si de rien n’était, comme si les cris terrifiants n’avaient jamais franchi la barrière de ses lèvres.
— Tu as fait un cauchemar? demanda sa mère avec anxiété.
L’enfant fronça les sourcils.
— Non, répondit-elle dans un chuchotement.
Son regard bleu s’assombrit, et elle se mit à trembler. La mère secoua la tête.

J’ai commencé cette lecture dans le cadre d’un book club sur un forum, et je dois dire que ce titre me tentait beaucoup par son résumé… je le trouvais vraiment attirant…

Et au final, j’ai eu beaucoup de mal à avancer dans ma lecture… beaucoup trop de choses m’ont dérangée, ou m’ont manqué.

Point de vue du style, il est en soi assez agréable. Des phrases simples, sans fioritures, qui donnent une certaine fluidité au récit. En cela, c’est agréable…

Par contre, il y a tout au long du récit des aller-retours entre le présent et le passé (avec des vues sur la vie de l’ancêtre de Bruce), et cela, je n’ai vraiment pas aimé. J’ai trouvé que cela ne servait à rien, ralentissait beaucoup le récit, et était vraiment inutile et barbant.

Par moment, j’ai trouvé aussi que le côté « romance« , même de manière déguisée , prenait parfois beaucoup trop le pas sur l’histoire, l’action et le suspense, je trouve ça dommage, car je fond de l’histoire avait un réel potentiel, pourtant.

Point de vue des personnages, … Ils sont présentés de manière à ce que l’on en aie un portrait global, mais on ne peut pas vraiment dire qu’ils soient vraiment travaillés avec soin…

Toni, c’est un personnage qui m’a beaucoup plu. En apparence, elle arbore un côté fort, sûr d’elle, parfois agressive (la meilleure défense étant l’attaque), mais cela  cache une très grande fragilité et des blessures du passé assez conséquentes.

J’ai beaucoup aimé le prologue, où on la découvre enfant… j’aurais vraiment aimé que ce passage soit plus conséquent, car c’est à mes yeux le plus agréable du livre…

Laird MacNeill ne m’a pas trop accroché  par contre. Même si c’est un personnage intéressant, et important dans le livre, je n’en retiens finalement pas grand chose…

Les personnages sont assez plats et peu travaillés malheureusement ce qui explique sans doute la difficulté que j’ai éprouvée à m’y attacher réellement et du coup ils n’arrivaient pas non plus à me transporter dans leur histoire.

 

J’ai eu vraiment beaucoup de mal à voir où l’histoire voulait en arriver, où tout cela nous menait et cela m’ennuyait beaucoup… J’aime pouvoir me faire un aperçu mental du livre et là, pas moyen. Cela restait dans le flou, dans le décousu… bref,  plus j’avançais dans le livre, et plus cela mettait de la distance entre les personnages, l’histoire et moi.

On assiste à trois « enquêtes » ou énigmes de front… d’une part, l’escroquerie dont Toni et ses amis ont été victimes, d’autre part, un tueur en série qui sévit dans la région, et enfin le lien entre l’histoire (inventée) de Toni qui se révèle criante de vérité et les visions qui y sont liées… Le tout, c’est un peu trop pour une seule histoire, je trouve..

Ça partait dans tous les sens, on ne voyait pas toujours le lien entre des évènements pourtant visiblement en rapport les uns avec les autres… À d’autres moments j’avais vraiment l’impression que l’on tournait en rond…

Un livre où le potentiel était bon, mais au final décevant… trop de choses inutiles au détriment de ce qui était plaisant…

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[✎] Time Riders, tome 3 : Code Apocalypse (Alex Scarrow)

Genre : aventure, fantastique, YA
Nombre de pages : 455 pages

Maison d’édition : Nathan
Année d’édition : 2012

Liam aurait dû mourir en mer en 1912. Maddy aurait dû mourir d’un accident d’avion en 2010. Sal aurait dû mourir dans un incendie en 2026. Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne détruisent l’Histoire.

La Découverte d’un manuscrit codé va les plonger dans une époque troublée celle du règne de Richard Coeur de Lion. Les Time Riders parviendront-ils à sauver le royaume d’Angleterre ?

Vous vous en doutez, j’avais une impatience grandissante et non dissimulée pour la lecture de ce troisième  tome de la saga Time Riders…

Vous retrouverez sur le blog mes chroniques du tome 1 (qui avait été un coup de cœur absolu), et celle du tome 2.

Et puis, au final, je dois avouer que ce troisième tome m’a un peu moins emballée… Je ne dis pas que je n’ai pas aimé, attention, mais pas autant et de la même manière que je n’aurais espéré… j’ai eu tendance à trouver des longueurs et à m’ennuyer… ce sont des choses qui arrivent… Le fond reste ici beaucoup plus intéressant que la forme.

Point de vue du style d’écriture, on reste dans la lignée des deux livres précédents (je ne vais pas vous refaire le même discours, si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à aller lire mes deux premières chroniques)…

Ça se lit toujours aussi vite,  de manière toujours aussi agréable grâce à la plume de l’auteur.

Point de vue de l’histoire aussi, d’ailleurs, on reste dans le même schéma… même si les évènements diffèrent d’un livre à l’autre, ils s’enchaînent d’une manière totalement similaire, ce qui est un peu lassant… J’aurais peut-être (sûrement) aimé plus de rebondissements, plus de surprises, moins de choses « téléphonées » et hyper prévisibles… Oui, les lieux et époques ont changé, mais à part ça, … on retrouve trop souvent exactement les mêmes éléments… et à cause de cela, je me suis franchement ennuyée.

Pourtant, les nombreux aller-retours dans le temps auraient dû donner un bon rythme à l’histoire, comme c’était le cas dans les deux tome précédents, mais ici, ils avaient plutôt tendance à être beaucoup trop nombreux, et à casser le rythme de lecture, à perdre un peu le lecteur et le faire se détacher un peu plus chaque fois de l’histoire… en tous cas, c’est  ainsi que je l’ai ressenti à la lecture.

Malgré tout, le suspense et l’intrigue restent présents, et ça, c’est toujours aussi agréable, …

Les personnages,… sympas mais sans plus, je n’ai pas réussi à m’attacher plus à eux qu’à l’histoire, malheureusement… On n’a pas le temps d’apprendre à bien les connaître (je ne parle pas des personnages historiques ou des personnages récurrents dans la saga, mais bien de ceux de passage)

Quant à Bob, Becks ou Liam, je trouve que même si l’on voit une certaine évolution en eux, ils ont tendance à stagner un peu, à ne plus être aussi « présents », à avoir moins de prestance, de charisme et d’importance aux yeux de l’auteur… un peu comme si tout ce qu’il avait à dire sur eux a été fait dans les précédents tomes, et que du coup, il peut les laisser un peu sur le bord de la route et leur apporter moins de soin…

Le gros point positif de ce livre, comme des deux précédents, d’ailleurs, c’est par contre le décor, le soin apporté  aux éléments de l’histoire, et le travail de recherche de titan que l’on perçoit derrière. L’ambiance de l’époque est merveilleusement retranscrite et communiquée au lecteur, de sorte que l’on s’y croirait, … je pouvais sans peine m’imaginer les scènes, lieux comme personnages d’ailleurs, et c’est ce que j’aime plus que tout dans la plume de Alex Scarrow. Les personnages « historiques » aussi sont très bien travaillés et nous sont présentés de manière réaliste, cohérente, et attirante. Pas de manière scolaire, mais de manière humaine…

Un livre assez redondant sur la forme par rapport à ses prédécesseurs de la saga, ce qui est dommage… cela provoque un certain ennui, car on n’a l’impression de relire la même chose, même si l’époque est différente.

Les personnages aussi s’essoufflent, on a l’impression que l’auteur n’a plus grand-chose à nous dire sur Bob, Becks ou Liam

C’est un peu dommage car sur le fond, cette série est très prometteuse.

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La suite est prévue pour le 7 février 2013…

Liam aurait dû mourir en mer en 1912, Maddy d’un accident d’avion en 2010, Sal dans un incendie en 2026. Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne détruisent l’Histoire.
Or un nouveau bouleversement survient dans le cours du temps : Abraham Lincoln disparaît subitement de l’Histoire ! Maddy, Liam et Sal doivent le retrouver de toute urgence, car, en son absence, la Guerre de Sécession ne s’est jamais achevée !

[✎] Carole, je vais te tuer (Franck Linol)

Genre : Drame, Contemporain
Nombre de pages : 276 pages

Maison d’édition : Geste
Année d’édition : 2012

Alors qu’ils filaient de longs jours heureux dans la maison de leurs rêves, Carole annonce subitement à Alex qu’elle le quitte. La violence et l’immédiateté de cette rupture plongent Alex dans une rage folle. S’amorce alors une descente aux enfers dans laquelle ce jeune professeur d’université n’envisage plus qu’une seule issue à l’insupportable souffrance qui le submerge : tuer Carole, celle avec qui il avait fait tant de projets, celle qu’il a toujours admirée, celle qu’il a tant aimée. Toute l’histoire converge alors vers une seule interrogation : Alex mettra-t-il à exécution son projet ? Jusqu’où va l’entraîner cette fièvre meurtrière ? Dans ce roman noir, Franck Linol dévoile une nouvelle facette de son écriture et délaisse pour un temps l’inspecteur Dumontel et la série « Meurtres en Limousin » pour explorer les méandres de l’âme humaine et analyser le basculement d’un homme ordinaire dans l’inhumanité.

J’ai reçu ce livre dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babélio.

Point de vue présentation du livre (c’est un détail, mais qui, pour moi, a de l’importance), j’ai aimé le fait que même si c’était un livre au format « poche », ce n’était pas écrit trop petit… C’était bien espacé, et mine de rien, cela rend la lecture bien plus agréable…

Le style de l’auteur, je n’ai rien de particulier à dire dessus… rien ne m’a particulièrement frappé. Il était agréable, arrivait à nous plonger dans l’histoire sans difficultés… Il fait usage de mots simples, et de phrases pas trop longues. C’est très facile à lire…

Cependant, il y avait des aller-retours entre le passé et le présent qui m’ont parfois un peu perturbée, je n’ai pas toujours tout suivi, ou parfois, je ne voyais tout simplement pas l’utilité de certains passages.

Ce qui m’a le plus plu dans ce livre, c’est l’aspect psychologique hautement présent… Il est effrayant de voir où la détresse humaine peut mener, … La folie qui s’installe peu à peu dans la vie d’un homme, et rien ne peut finalement l’arrêter.

Concernant l’histoire… On se dit au départ qu’il s’agit, finalement, d’une banale histoire, d’un simple drame de couple brisé, de la folie d’un homme éperdument  amoureux qui se retrouve privé bien malgré lui de la personne qu’il aime le plus au monde, sa femme…

Puis, vers la moitié du livre, on a un rebondissement qui fait écarquiller les yeux,  qui va avoir l’effet d’une bombe dans le récit… a partir de ce moment, tout va changer…

Pour vous parler un peu des personnages…

Alex, c’est le mari, malheureux comme les pierres, et prêt à tout pour  reconquérir sa femme… il ne peut s’imaginer sa vie sans elle, et est vraiment convaincu qu’en faisant chacun quelques efforts, ils pourraient reprendre la vie commune.

« Alex, je ne t’aime plus… » Ces mots résonnaient dans sa tête comme un écho qui n’en finit plus. Quand on est capable d’articuler cette phrase définitive, sans appel, c’est qu’il ne reste plus rien. La phrase la plus terrible qu’il soit possible d’entendre, et pourtant ces mots mis bout à bout sont fades, inodores et quelconques. Il aurait préféré qu’on lui dise : « Alex, tu vas mourir. »

Carole, sa femme, est un personnage qui d’un premier abord, semble être une femme brisée par son couple, mais qui finalement, au fil des pages, a su se rendre détestable à mes yeux… le genre de femme que je ne voudrais surtout pas être… Elle joue sans vergogne avec les émotions et les sentiments de son mari…

Il y est aussi question de Max, le meilleur ami de Alex, qui est toujours là pour lui… et qui finalement va réserver au lecteur de « belles » surprises…

Un livre qui m’aura réservé de belles surprises… Une histoire qui prend le lecteur au dépourvu, des personnages travaillés avec soin, au psychologique vraiment surprenant, qui ne laissent pas le lecteur en reste…

un livre que je vous conseille vivement…

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[✎] L’automne meurtrier (Andrea Ellison)

Genre : Thriller
Nombre de pages : 440 pages

Maison d’édition : Harlequin (collection Mosaïc)
Année d’édition : 2012

Par une sombre soirée d’octobre, le lieutenant Taylor Jackson est appelée sur plusieurs scènes de crime dans un quartier chic de Nashville. Sur place, elle découvre les corps san s vie de 7 adolescents, marqués de symboles occultes. Une vision d’horreur qui obsède Taylor, partagée entre colère et angoisse à l’idée que le tueur puisse frapper de nouveau. Elle doit agir vite, très vite. Mais aussi avec prudence, car le meurtrier est manifestement aussi incontrôlable qu’imprévisible. Or Taylor a beau se concentrer de toutes ses forces sur le peu d’indices dont elle dispose- les dessins mystiques laissés sur les corps des victimes-, l’enquête piétine. Déterminée, elle plonge alors dans les ténèbres de la macabre affaire. Au risque de voir son équilibre menacé, malgré le soutien que lui apporte John Baldwin, le brillant profileur du FBI avec qui elle est fiancée. Car Taylor le sait : c’est le prix à payer pour comprendre comment un être machiavélique, animé d’une rage débridée, en arrive à commettre de telles atrocités. Et pour trouver le tueur, elle devra d’abord s’en approcher…

Nashville, Tennessee, 31 octobre
15 h 30

Taylor Jackson se tenait au garde-à-vous, les mains dans le dos ; les manches de son uniforme bleu des grands jours lui grattaient les poignets. Elle aurait voulu être partout sauf ici, plantée sur le devant de la scène. Sa réhabilitation aurait pu se résumer à une simple reconnaissance informelle de son retour en grâce. Mais le chef de police n’avait rien voulu entendre. Alors qu’elle avait juste demandé à récupérer son grade, il avait insisté pour la décorer. Et très publiquement, qui plus est. Son délégué syndical était ravi et avait retiré, avec son accord, la plainte qu’elle avait déposée contre les services de police de Nashville après avoir été rétrogradée sans motif. Taylor n’était pas mécontente de sa victoire, bien sûr. Son grade de lieutenant lui tenait à cœur. Et elle se réjouissait que ses épreuves aient pris fin. Mais elle aurait préféré se passer de la pompe et du décorum.

Je dois avouer que la quatrième de couverture a su aiguiser ma curiosité comme jamais…

J’adore halloween, j’aime tout ce qui tourne autour de l’occulte, et je suis fan des thrillers… que demander de plus?

Ah, si, je sais… une histoire de tueur en série… donc tous les éléments étaient rassemblés pour me faire passer un merveilleux moment de lecture….

 

Le style d’écriture de l’auteur est vraiment plaisant… on voit que l’auteur connait son public, sait ce qu’il recherche, et elle met tout en oeuvre pour le charmer comme i les doit au travers d’un thriller à la fois simple dans sa forme, et prenant et lourd dans le fond… c’est un savant mélange qui accroche bien et lui réussit à merveille.  Chaque page voit l’horreur de la situation se renforcer, faisant planer sur l’histoire et la ville un voile de mystère et de doutes et de suspense.

Il faut savoir que ce roman s’inscrit, dans sa version originale, dans la saga du détective Taylor Jackson, dont il est le cinquième opus. De ce fait, il y a parfois des choses la concernant qui sont abordées comme un « clin d’œil », mais qui en fait fait état de quelque chose qui s’est passé dans un autre livre. Mais je vous rassure, cela ne gène en rien la lecture du livre, la compréhension de l’histoire et l’attachement au personnage… car les choses essentielles nous sont expliquées et « ramenées à l’esprit » malgré tout.

Par contre, je n’ai pas trop vu « l’intérêt » des évènements qui tournent autour de Baldwin, à mon avis, la suite va certainement arriver dans un prochain roman de la saga, et c’est une de mes petites déceptions… car j’ai tendance à préférer les « vrais » one shot en matière de thrillers… donc là, j’ai un petit goût d’inachevé

A part ça, les personnages sont intéressants, bien construits, et on s’y attache sans peine… c’est ce qui fait le succès de genre de livres, le fait que l’on puisse ainsi facilement s’attacher aux personnages, les comprendre, et vivre l’histoire à travers eux…

Par contre, ils ne laissent pas un souvenir impérissable…

Le rythme de ce livre est assez lent… mais sans tirer en longueur. Disons que l’on a bien le temps d’assimiler les infos que l’on reçoit, d’échafauder des théories, etc… Cependant, j’ai mis un peu de temps (un quart du livre, à peu près) pour rentrer correctement dans le récit. Mais une fois que ce fut fait, la lecture en est devenue plus intense. Et là, difficile de lâcher le récit, j’en ai presque raté ma gare tant j’étais absorbée par l’histoire…

Le thème est assez sombre, presque graveleux, et cela instaure donc une ambiance assez pesante, que j’ai beaucoup appréciée. Les sciences occultes, sorcellerie, culture gothique, vampirisme, Wicca, et tout ce qui tourne sur ces thèmes est abordé d’une manière à la fois crédible et sceptique, c’est un peu difficile à expliquer, mais quoi qu’il en soit, j’ai vraiment adoré…  c’est vraiment un univers où j’aime laisser vagabonder mon esprit, et donc, j’étais dans mon élément…

Je dois avouer que je n’avais pas envie de le voir se terminer… j’en demandais encore… et il m’a été difficile de commencer un autre livre dans la foulée, j’ai préféré attendre le lendemain..

Un roman fascinant que je vous conseille vivement…

J’ai vraiment envie de découvrir d’autres livres de  cette auteur, qui a su me conquérir avec cet ouvrage.

Ce livre entre dans le cadre du challenge « Un challenge trop mortel« , de chez Malorie… puisque l’on y parle de sorcières et sorcellerie, Wicca, tout ça…

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[✎] Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas (Tahereh Mafi)

Titre: Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas
Auteur: Tahereh Mafi

Genre: Fantastique, YA

Maison d’édition: Michel Lafon
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 373 pages
Prix: 16,95  €

 “Ne me touche pas” je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles.
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis toujours.

Je suis enfermée depuis 264 jours.

Je n’ai rien d’autre qu’un petit carnet, un stylo cassé et les chiffres dans ma tête pour me tenir compagnie. 1 fenêtre. 4 murs. 13 mètres carrés. 26 lettres d’un alphabet, que je n’ai pas prononcées depuis 264 jours d’isolement.

6 336 heures écoulées depuis que j’ai touché un autre être humain.

– Tu vas avoir quelqu’un pour partager ta cellule chambre, m’ont-ils dit.

On espère que tu vas pourrir sur place. Pour ta bonne conduite, m’ont-ils dit.

Encore quelqu’un de cinglé comme toi. Fini l’isolement, m’ont-ils dit.

Ce sont les sous-fifres du Rétablissement. La résolution qui était censée aider notre société moribonde. Les mêmes qui m’ont arrachée à mes parents et enfermée dans un asile pour un truc que je ne contrôle pas. Tout le monde se fiche de savoir que c’était un accident. Que j’avais pas l’intention de le faire. Que j’ignorais ce dont j’étais capable.

J’ai aucune idée de l’endroit où je me trouve.

Je sais seulement qu’on m’a transportée dans un fourgon blanc et qu’on a mis 6 heures et 37 minutes pour arriver ici. Je sais que j’étais menottée. Que j’étais attachée à mon fauteuil. Je sais que mes parents ne se sont pas donné la peine de me dire au revoir. Je sais que j’ai pas pleuré quand on m’a emmenée.

Je sais que le ciel s’écroule chaque jour.

Ahhhh ce livre me faisait de l’œil, vous ne pouvez pas savoir à quel point… Déjà, je suis en amour total devant la couverture.. les couleurs sont superbes, l’illustration magnifique… rien qu’à elle seule, elle m’invitait à la lecture (je ne sais pas si les couvertures vous font, en général , ce genre d’effet 😉 )

D’ailleurs, je pense que vu le peu que nous dit le résumé, la couverture fait tout le travail de tentation  🙂

C’est pourquoi quand Camille a proposé ce livre en partenariat, je n’ai pas hésité une seule seconde… (Merci à elle, car je ne regrette nullement la découverte, même si on est loin du coup de coeur)

Le style de l’auteur est assez simple, je n’y ai trouvé rien d’exceptionnel, mais cela fait bien son effet à la lecture.. c’est très plaisant, très addictif, et c’est bien là ce que l’on recherche dans ce genre de livres. La narration à la première personne aide bien à ce que l’on ne puisse pas lâcher le livre avant son terme…

L’histoire commence assez lentement, pourtant, je ne sais pas si c’est voulu ou pas… certes, il faut laisser le temps à l’univers de l’auteur de se mettre en place, mais c’est limite quand même, je trouve… Le décor de l’histoire, au début du livre, est relativement clos et donne une impression d’enfermement et d’étouffement… cela met en place une ambiance pesante que j’ai beaucoup appréciée.

Juliette est un personnage assez particulier. J’ai eu énormément de mal à la cerner. Au début, j’ai cru que cela allait mettre une certaine distance entre le livre et moi, car un livre où je n’accroche pas de suite à l’héroïne, c’est généralement mauvais signe, mais là, bizarrement, ce fut l’effet inverse… J’avais encore plus envie de continuer pour en apprendre plus sur elle pour apprendre à mieux la connaître et la comprendre… au final, je la trouve vraiment touchante et attachante… comme quoi il ne faut pas rester sur une première impression 🙂

D’ailleurs, l’histoire en elle-même est également assez floue, façonnée de manière, je trouve, à perdre un peu le lecteur dans les méandres de l’histoire et des interrogations. On n’a pas toujours toutes les infos au moment où on aimerait les avoir, ou parfois, on ne les a jamais… Du coup, on se demande parfois d’où on vient et où on va, mais après, on est pris dans le tourbillon de l’histoire, et c’est assez sympa… et au final, tout finit par s’éclairer, et là, c’est le bonheur livresque.

J’ai beaucoup aimé aussi le personnage de James, qui m’a émue par son caractère et sa manière d’être… j’aurais aimé le voir un peu plus présent.

Ce que j’ai aimé? Le panel impressionnant d’émotions par lesquelles on passe durant la lecture… Elles transparaissent à merveille au travers du texte, et c’est ainsi que l’on passe un excellent moment lecture…

Vous l’aurez compris, ce n’est pas un coup de cœur, mais un livre très sympa malgré tout…

Et j’ai aussi beaucoup aimé le fait que le méchant soit un VRAI méchant… celui qui fait peur, qui met mal à l’aise, qui dérange… Ca me ravit car trop souvent, dans les livres de young adult, je trouve les méchants trop gentillets…

Il est vraiment difficile de vous parler de ce livre sans trop vous en dire, car je n’ai pas envie de vous spoiler non plus…

Bref, un livre sympa, qui n’est pas LA dystopie de l’année, mais qui reste agréable et à découvrir 🙂

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[✎] Beyonders, tome 2 : Le vent de la révolte (Brandon Mull)

Titre: Beyonders, tome 2 : Le vent de la révolte
Auteur: Brandon Mull

Genre: Fantasy, YA

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 573 pages
Prix: 16,50 €

 De retour chez lui, Jason Walker ne pense qu’à retourner dans le monde de Lyrian. Non seulement il détient une information capitale pour l’avenir de la rébellion contre le cruel sorcier Maldor, mais il veut aussi sauver son amie Rachel. Bravant tous les dangers, il devra rassembler ses anciens compagnons et combattre de nouveaux ennemis. Le vent de la révolte souffle sur Lyrian…

Je dois avouer que ma chronique sera très courte, car je n’ai pas accroché du tout à ce second tome… mais je n’arrive pas vraiment à déterminer pourquoi…

Je peux juste vous dire que la lecture m’a semblé interminable, et que j’étais donc heureuse d’enfin arriver au bout…

Je dois reconnaître que je suis un peu moins branchée Fantasy, et que c’est ce qui explique peut-être cela… De plus, je n’avais guère de souvenirs de ma lecture du premier tome… cela ne m’avait visiblement pas marqué plus que cela. Alors, malgré tout, même si je ne me souvenais pas dans la seconde d’un personnage ou un lieu évoqué dans le premier tome, heureusement, cela me revenait assez vite grâce au contexte… ouf…

On retrouve l’univers fantastique mis en place dans le premier tome, et les nombreuses descriptions qui font tout pour qu’on se le représente au mieux. Et de ce point de vue, je dois dire que c’est bien réussi.. c’est sans doute ce que je préfère dans le livre, l’environnement de l’histoire… J’ai l’impression, d’ailleurs, que la plupart des efforts de l’auteur se sont concentrés sur ce point, plus que sur les personnages.

Le style est relativement agréable, pourtant, tout comme dans le premier tome… le style est léger, simple, très jeunesse malgré tout, il faut dire…

On retrouve Jason, à qui il arrivera, vous vous en doutez, plein d’aventures, voire de mésaventures… j’ai trouvé le tout assez irréaliste, trop peu probable, et c’est ce qui a mis énormément de distance entre le livre et moi, et du coup, pas moyen de me concentrer sur l’histoire, pas moyen de m’attacher aux personnages, et pas moyen d’avancer avec plaisir dans le récit.

Jason, je l’ai trouvé mou, passif, à la personnalité quasi inexistante dans ce tome… je l’ai trouvé beaucoup trop « transparent », c’est vraiment dommage pour lui, car il était plus présent et plus « important » dans le premier tome… je ne comprends pas vraiment ce revirement de situation.

Il y a de nombreux retentissements, ce qui donne un bon rythme au livre si on y accroche… il y a beaucoup d’action, pas mal d’humour aussi, ce qui est souvent le cas dans les livres plus axés jeunesse… même si je trouve que cela n’y a pas toujours sa place, et surtout pas de cette manière (je l’ai trouvé un peu fade). Mais l’un dans l’autre, je me suis ennuyée…

Bref tout comme son prédécesseur, ce second tome ne me laissera pas un souvenir impérissable, et je pense sincèrement que je ne lirai pas le troisième tome… Quand on sait le temps que l’auteur a mis à peaufiner cette saga, cela me désole un peu pour lui…

En tous cas, elle ne fait certainement pas partie de mes saga préférées, elle se rapproche plutôt du bas de la liste, malheureusement.