[✎] Le Journal d’Aurélie Laflamme, tome 5 : Championne

Le Journal d’Aurélie Laflamme, tome 5 : Championne
India Desjardins
Michel Lafon
256 pages
14,20 €

Tout va bien dans la vie d’Aurélie Laflamme!
Dans sa famille, c’est l’harmonie totale (si on exclut les divergences d’opinion qu’elle entretient toujours avec sa mère au sujet du ménage). En plus, depuis qu’elle sort avec un gars populaire, sa vie sociale est complètement chamboulée. De nouveaux amis, le respect de ses pairs, des sorties, l’immunité quand elle fait des blagues en classe… Que pourrait-elle demander de mieux?
Rien. À part peut-être un pouvoir paranormal lui permettant de se dédoubler. Car en plus d’apprendre à concilier vies scolaire, familiale, amoureuse et sociale, elle devra s’ouvrir à de nouveaux champs d’intérêt (les sports pratiqués par son chum), soigner son image (pour bien s’intégrer à son nouveau groupe), mais, surtout, rester elle-même (pas facile dans ce tourbillon).
Pour une fille qui n’a jamais été spécialiste des mathématiques, Aurélie additionne les succès, soustrait quelques amis, se sent divisée et multiplie les complications!



Une Aurélie dans toute sa splendeur, qui découvre les difficultés de la vie d’ado… et vous vous en doutez, rien ne se passe comme elle le voudrait 🙂 un bon moment de détente livresque plein d’humour et de tendresse…

  Ahhh Aurélie… Il me tardait de pouvoir lire la suite de ses aventures, car chacun des précédents tomes fut un pur moment de plaisir 🙂 C’est pourquoi, quand Camille, des Editions Michel Lafon, à proposé ce livre, je n’ai pas pu résister …

La couverture de ce livre, à elle seule, est une œuvre d’art et fait rêver…
On y retrouve tous les composants « habituels » de cette saga, qui en font la beauté: des couleurs flashy, ici, un jaune plein de peps et de tonus à l’image d’Aurélie, et des petites touches pailletées, en relief, qui rendent cette cover vraiment girly et très attirante… en tous cas, j’adore… et l’aspect présentation en « journal intime » avec l’élastique pour le tenir fermé est vraiment jolie comme tout…
Que du bonheur que le livre en lui-même, en tant qu’objet… vous l’aurez compris, je suis sous le charme…

  Le style d’India Desjardin est toujours égal, lui aussi: frais, agréable, plein d’humour, de tendresse, …
On est, une fois encore, dans une présentation de texte sous forme de journal intime, celui d’Aurélie, bien entendu… le découpage en journée, grâce à l’effet agenda, permet de donner un certain rythme à l’histoire,  et les nombreux dialogues qui y sont relatés sont vraiment bien indiqué pour accélérer le rythme de lecture, la rendant fluide et agréable, et surtout, permet de s’imaginer les scènes « comme si on y était ».
On reste donc dans la légèreté, les tournures de phrases spontanées, pleine de punch…

Je ne sais pas si cela vient de moi, mais j’ai trouvé l’histoire un peu plus plate que les précédentes… j’ai eu l’impression qu’il y avait moins d’action que d’habitude…
Je vous rassure, je ne me suis pas ennuyée, loin de là, … mais… il y a ce petit je ne sais quoi qui m’a manqué par rapport aux autres tomes… ce qui explique que ce ne soit pas un coup de coeur…
On retrouve donc une Aurélie plus mature, avec une nouvelle école, et plein de changements… on va la voir avoir une vie sociale plus évoluée, des disputes avec ses amis de toujours, mais aussi de nombreuses questions sur l’amour…
Une histoire d’adolescente, quoi, mais racontée de manière tellement géniale!

Aurélie, bien entendu… moins gaffeuse que d’habitude (mais juste un peu, hein), elle devient un peu plus populaire grâce à son histoire d’amouuuuuur avec le beau Iohann..  mais reste quand même un peu dans le flou avec son ex, Nicolas… ça se complique un peu pour elle, mais que voulez-vous, à 15 ans, … c’est de saison 🙂 On voit qu’elle évolue bien, en fonction de son âge me direz vous, mais ce n’est pas toujours le cas dans les livres YA où tout au long, on a parfois l’impression que les personnages ne vieillissent pas vraiment…Ici, il n’en est rien, mais cette évolution apprend aussi à Aurélie à devoir concilier les différentes facettes de sa vie, ce qui mène à des situations compliquées par moment …
Elle est toujours aussi expressive (ses expressions fusent, dans une spontanéité géniale…), dotée d’une imagination à toute épreuve (comme quand elle explique à son amie Kat pourquoi elle a gardé, précieusement, un chewing gum mâchouillé par son ex pour pouvoir, plus tard, faire un clone d’eux deux…)

« Moi: Comme ça prend des années à se biodégrader, j’avais pensé que des scientifiques du futur pourraient trouver ma gomme, prendre les empreinte de nos ADN et nous … cloner »

Kat, dans ce tome, reste la meilleure amie d’aurélie… Best friend forever, … même si parfois, l’amitié qui la lie à Aurélie est mise à rude épreuve… Dans ce tome, on peut voir aussi à quel point Kat est indécise quant à sa vie amoureuse… entre le beau prof de math, le « beau gosse » du club des sciences, et j’en passe… ahh les amours d’adolescentes, que de souvenirs…

Puis on retrouve J-F et Tommy, les amis de Kat et Aurélie… qui eux aussi voient leur vie prendre un certain tournant, mais je ne vais pas trop en dire… et la soeur de Kat, aussi, qui se prend de passion pour la garde-robe et les activités de sa soeur 🙂

Sans oublier la mère d’Aurélie, que j’aime beaucoup, et son copain, François… Mais aussi la Grand-mère d’Aurélie, et le souvenir de son père…

Il y a beaucoup de personnages, dans ce livre, et chacun a son importance, sa spécificité, et est à la fois attachant, troublant et amusant… émouvant aussi… un mélange qui fonctionne à merveille…

l’humour, les situations cocasses, …

l’humour un peu moins présent que dans les autres tomes? (mais vraiment pour dire que je n’ai pas aimé quelque chose et expliquer que ce ne soit pas un coup de coeur… )

Bien que ce ne soit pas mon tome préféré, j’ai encore passé un moment de détente exceptionnel avec Aurélie… L’humour est toujours percutant bien qu’un peu différent des autres fois, un « packaging » toujours merveilleux, des situations rocambolesques, des émotions fortes…

India Desjardins est née le 15 juillet 1976 à Québec. Elle commence par être journaliste et a longtemps été rédactrice pour le magazine Maison décore, avant de découvrir que sa voie est celle de l’écriture de romans. Elle écrit présentement une série de romans pour adolescents intitulée Le journal d’Aurélie Laflamme. Elle a aussi écrit « Les aventures d’India Jones « , un livre pour adulte.

la page Michel Lafon sur l’auteur

[✎] La fille du soleil noir, tome 1 : Esprits impurs

La fille du soleil noir, tome 1 : Esprits impurs
M.L.N. Hanover
Milady
384 pages
  8,00 €

Jayné Heller a toujours refusé de croire à la magie. Il est temps qu’elle change d’avis Son oncle décédé, elle hérite d’une fortune incroyable et d’une mission étrange : combattre une cabale de sorciers appelée le Collège Invisible. Sous l’autorité de Randolph Coin, les membres du Collège invoquent des esprits démoniaques afin d’accroître leur pouvoir. Jayné a du mal à croire à l’existence de la magie mais doit se rendre à l’évidence.



Il y a pas mal de choses pour lesquelles j’ai la sensation d’avoir été larguée, … j’ai trouvé l’ensemble un peu bâclé…

Honnêtement? C’est la couverture qui m’a émerveillée… Puis, le résumé était intéressant aussi, donc j’ai eu envie de découvrir ce livre, et Livraddict m’en a donné l’occasion lors de ce partenariat 🙂

La couverture est un des éléments qui m’a fait craquer pour cette lecture et qui m’a donné envie d’en savoir plus. Je la trouve en effet superbe. Les couleurs, les formes qui s’en dégagent, les effets de lumière… j’adore.

Pour avoir lu pas mal de « bit-lit » young adult ces derniers temps, j’ai été un peu décontenancée de me plonger dans un livre « adulte » qui a un style beaucoup plus soutenu, il faut le reconnaître.
Non pas que c’était désagréable, mais alors que la littérature YA me permet de lire « en toutes circonstances » et conditions, ce livre m’a demandé plus de « concentration » et de calme pour pouvoir bien l’apprécier.

A part cela, il se lit facilement, dans une écriture qui n’est ni vulgaire à l’extrême, ni ennuyeuse. On y accroche assez facilement, mais par contre, pas entraînante à rendre « accro » au point de ne pas pouvoir le lâcher. Au contraire, vu la masse d’informations fournies en peu de pages, parfois, la pause s’imposait pour éviter l’explosion de neurones…

L’introduction a été un peu laborieuse pour moi, car je m’y suis un peu perdue par son côté « brouillon », mais cela s’est arrangé par la suite.

Mais ensuite, il met bien en place l’histoire, les personnages, les lieux… sans pour autant être barbant et tirer en longueur. Beaucoup de premiers tomes mettent en place les éléments pour les seconds tomes et manquent d’action. Ce n’est pas le cas ici, ce qui est ma foi bien agréable, même si parfois, j’ai trouvé ça un peu « too much », des périodes plus calmes auraient été bienvenues, en tous cas, je l’ai ressenti comme cela. Par moment, on a l’impression que pour en dire le plus possible en le moins de pages possible, tout a été concentré, et c’est un peu lourd par moments…

De même, certains détails, certaines explications, nous sont données très tôt dans le livre, ce qui est dommage, car cela ne laisse pas au lecteur le temps de se faire sa propre opinion, ses propres suppositions, et manque parfois d’explications… et ça gâche un peu.

La mythologie qui se dégage de ce livre, par contre, est originale et attirante, ce qui promet une suite des plus intéressantes, je pense.

Un petit bémol cependant… je pense que dans chaque livre de romance paranormale ou bit-lit, il doit malgré tout y avoir une part de plausible, quelque chose qui rende les choses possibles, donne une part de réalisme à l’histoire… Dans ce livre, je n’en ai trouvé aucune…

  Il faut reconnaître que ce livre bouleverse  un peu les « codes » de la Bit-it actuelle, je trouve, si de codes on peut parler… (je ne sais en juger que ce qu’on en entant parler pour les grandes séries comme la confrérie, etc… ne les ayant pas lues moi-même)… On retrouve ici des lycans, démons, et vampires, certes, mais dans un monde et une idéologie totalement atypique par rapport à tout ce que j’ai pu lire.

Jayné Heller, personnage central de cette histoire, ne connaît rien du tout au monde de la magie et encore moins des cavaliers… Jusqu’à la mort de son oncle. Je trouve que pour quelqu’un qui était réfractaire à la magie, n’y croyait même pas, et se retrouve confrontée à une histoire des plus improbables, elle prend la nouvelle plutôt bien. C’est à peine si elle sourcille quand elle apprend toutes ces informations qui seraient vraiment choquantes pour la plupart des êtres « normaux ».
Ce que j’aime chez ce personnage, c’est qu’elle n’est malgré tout pas naïve, contrairement à beaucoup d’héroïne que l’on peut souvent rencontrer ces derniers temps… Elle a un courage et une force mentale impressionnante, et lâche son ancienne vie pour embrasser sa « nouvelle vocation »… On voit bien son évolution tout au long du roman.

Puis il y a Aubrey, qui est un personnage présent juste ce qu’il faut… plus eut été trop… car si tel avait été le cas, la romance aurait pris bien trop d’importance, et cela m’aurait gavé clairement… (je crois que c’est pour ça que j’ai du mal avec certaines saga de bit-lit adultes)
A côté de ça, on a une certaine richesse de personnages, un panel divers et varié qui ne fut pas pour me déplaire… entre les cavaliers, les créatures, les humains, … ça fait beaucoup de monde tout cela, au point que beaucoup ne soient pas super marquants…

Ce qui est dommage, c’est que parfois, comme je l’ai dit plus haut, on a l’impression que tout est écrit « au plus vite », et du coup, certaines subtilités ou caractéristiques de certains personnages m’ont un peu échappées… (C’est un peu le bazar au bout du compte)

la magnifique couverture…

l’aspect brouillon…

Vous l’aurez compris, finalement, ce livre bien qu’ayant un fond intéressant, ne m’a pas convaincu par la forme… Beaucoup trop rapide, condensé, trop d’action en une fois…
Si ça avait été un « one shot », j’aurais pu comprendre, mais pas pour un premier tome de saga.
Un avis qui reste donc en demi teinte… je tenterai peut-être le second tome pour voir l’évolution de l’histoire, des personnages, et de l’écriture de l’auteur…
Je remercie les éditions Milady et Livraddict pour cette découverte, même si elle n’a pas été à la hauteur de mes espérances.

Par contre, si quelqu’un peut m’expliquer ce qu’est le soleil noir, et pourquoi ce titre, ça ne me dérange pas 🙂  je ne sais pas si c’est moi qui ai occulté cette explication, ai eu le cerveau déconnecté ou n’ai rien compris, mais je ne suis pas plus avancée sur ce point. Si j’ai bonne souvenance, on évoque ce nom une ou deux fois, mais sans plus…

Je n’ai pas trouvé grand chose sur l’auteur, si ce n’est qu’il a écrit ce titre sous un pseudonyme, son vrai nom étant Daniel ABRAHAM.

son site officiel (en anglais)

Voir l’avis de: Iluze,

[✎] Night World, tome 01 : Le secret du vampire

Night World, tome 01 : Le secret du vampire
L.J. Smith
Michel Lafon (poche)
285 pages
  6,60 €

Le Night World ne se limite pas à un endroit précis. Il nous entoure. Ses lois sont très claires : sous aucun prétexte son existence ne doit être révélée à qui que ce soit d’extérieur. Et ses membres ne doivent pas tomber amoureux d’un individu de la race humaine. Sous peine de conséquences terrifiantes. Découvrez ce qui arrive à ceux qui enfreignent les règles…

Il n’y a plus aucun espoir pour Poppy : sa maladie est incurable. Elle se prépare donc au pire. Jusqu’à ce que James, le plus beau garçon du lycée qu’elle aime en secret, lui fasse le plus fabuleux des cadeaux : un baiser vertigineux qui lui donne accès à son âme. Elle apprend ainsi que James partage ses sentiments depuis toujours, mais fait partie du Night World.
Bravant les interdits de son monde, le jeune homme propose à Poppy de le suivre jusqu’à la mort, et même au-delà. Mais il lui faudrait pour cela devenir un vampire…

Il me tarde de découvrir la suite de la saga! J’ai vraiment adoré cette lecture!

Je dois reconnaître que cette saga me tente depuis pas mal de temps, mais comme souvent depuis que je vogue sur la blogo, je manque de temps pour découvrir tous les livres que j’aimerais lire… (je suis certaine que vous comprenez très bien ce que je veux dire)…
Puis, quand le livre fut proposé en SP dans son format poche par Camille, des Editions Michel Lafon, je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais de saisir cette opportunité pour découvrir le premier tome de cette saga…

Que dire de la couverture… si ce n’est que je la trouve vraiment superbe. Sauf erreur de ma part, elle est la même que celle en « grand format », ce qui n’est pas plus mal car je la trouve vraiment sensationnelle…
Lumineuse, intrigante,  attirante et personnellement, je suis sous le charme… (il en est de même pour celles des autres tomes, d’ailleurs)

Le style de l’auteur est, comment dire… épuré…Les choses sont dites de manière simple, sans tourner autour du pot, on va à l’essentiel dans un style très plaisant.
Ces derniers temps, j’ai pu constater que j’ai plus de mal à accrocher à de la bit-lit « adulte », mais par contre, je suis définitivement fan de son alter-ego « young adult »… je la trouve moins prise de tête, et surtout, sans ces scènes de sexe qui me dérangent quand elles sont présentes à outrance dans mes lectures…
La fluidité de la plume de LJ Smith est telle que les pages se tournent, les unes après les autres, de manière naturelle, rapide (un peu trop, même, j’ai été surprise d’être si vite à la fin), et agréable.
Les nombreux dialogues ne sont sans doute pas étrangers à tout cela… ce que j’apprécie, car cela permet, en tous cas dans mon cas, de me sentir plus impliquée dans le roman, de mieux me représenter les scènes, et donc mieux y adhérer…
Si je devais faire un reproche, cependant, c’est que l’on n’en sache pas un peu plus, que l’on n’aille pas plus en profondeur, que ce soit vis-à-vis des personnages (l’histoire de James, par exemple) ou du Night World.

J’ai trouvé l’histoire intéressante, car on y apprend à découvrir peu à peu le night world, ses règles, et les personnes (ou personnages?) qui le composent.
Certes, l’histoire en soi n’a rien d’original (un vampire, une humaine, une histoire d’amour interdite,… ça ne vous rappelle rien?), et pourtant, dès les premières pages, on est plongé dans la vie de Poppy, James et Phil et on n’arrive pas facilement à en ressortir, car on a tellement envie d’en savoir l’issue…
Il y a une vision de l’amour dans le Night World qui m’a beaucoup plu, … qui ressemble un peu à la vision que j’ai de l’amour…

« Dans le Night World il existe une idée selon laquelle tout être aurait son âme soeur, qui vous correspond parfaitement et vous est destinée »

A part cela, j’ai aimé découvrir les différentes « races » qui composent le Night World, même si encore une fois, il est un peu dommage qu’on ne les aborde pas un peu plus en profondeur… Vois les origines des races, leurs différences, … (ceux qui sont des « vampires nés », et les autres, etc…), et pourquoi pas, plus de détails en matière de « description » de la transformation, des sensations ressenties… Peut-être aurais-je réponse à mes questions dans la suite de la saga. Maintenant, je me rends bien compte aussi qu’on est dans du YA, et que du coup, cela va moins loin que les livres pour lecteurs plus avertis, ceci expliquant probablement cela…

Poppy, je l’ai adorée… j’ai aimé sa force, son courage. L’annonce de la maladie, à issue fatale, pour un adulte n’est déjà pas une chose facile, mais c’est encore pire quand il s’agit d’une ado qui, à priori, a encore toute la vie devant elle, ou devrait l’avoir.  On peut ressentir sa peur, sa détresse, à l’annonce de la gravité de sa maladie, le vide qu’elle ressent parce que son ami n’est pas là à ses côtés à ce moment là, et pourtant, elle reste digne, elle reste forte… Elle prend la chose d’une manière tellement mature et calme, je trouve.
J’ai vraiment accroché à cette jeune fille, du début à la fin… son innocence, sa naïveté et a contrario sa détermination, sa force de caractère.. j’ai ressenti beaucoup d’empathie pour elle…

James, …ahhh James… Dès le départ, on peut ressentir qu’il y a plus que de l’amitié entre lui et Poppy, contrairement aux apparences qu’il essaie vainement de donner.. Il a beau essayer de se plier aux règles de vie du Night Wolrd qui lui sont inculquées depuis sa plus tendre enfance, certaines choses ne se contrôlent pas.. J’ai aimé son côté « chevalier servant », attentionné, tendre…
« Je te l’ai dit. On n’aime pas quelqu’un à cause de son apparence ni de ses vêtements ou de sa voiture. On aime quelqu’un parce qu’il chante une chanson que personne d’autre ne peut comprendre. »

Puis, il y a Phil… Je dois avouer que ce personnage est tout aussi fascinant que les deux précédemment abordés… ce qui est le plus surprenant? Son dévouement total pour sa sœur, la manière dont il est prêt à tout pour la protéger, sans lui poser la moindre question ou presque. Cet amour fraternel est très beau à découvrir au fil des pages…

les personnages, la couverture, le style agréable et facile…

le manque de profondeur de certains éléments

En conclusion? Malgré le petit sentiment de « manque » ou d’inachevé qui pourrait ressortir du fait qu’il y ait parfois trop peu de profondeur, j’ai adoré cette lecture, elle m’a enchantée, et définitivement convaincue de lire la suite…

Je le conseillerais surtout à ceux qui ont aimé Twilight, vous vous en doutez…

L. J. (Lisa Jane ou Ljane) Smith est une auteur américaine vivant en Californie. Ses livres sont destinés aux jeunes adultes et combinent une multitude de genres:horreur, science-fiction, fantaisie, romance.

Ses livres sont peuplés de façon caractéristique par des personnes inhabituellement belles, humaines ou surnaturelles, la plupart jeunes, ou tout au moins d’apparence juvénile. Ses histoires portent habituellement sur un conflit entre le bien et le mal, tournant autour d’un personnage ambigu central, qui, tout en essayant de séduire l’héroïne et la pousser vers l’obscurité, finit par lui-même renaître dans la lumière et devient ainsi un héros. Parfois, ce scénario est inversé, ou est une variation sur le thème. Dans la série Night World, le conflit bien/mal est institutionnalisée en une conspiration qui altère la réalité.

source: Livraddict

[✎] Emily the Strange, tome 3 : dans le noir

Emily the Strange, tome 3 : Dans le noir
Rob Reger
Michel Lafon
237 pages
14,95€

Emily n’a jamais aimé l’école, et encore moins les élèves qu’elle y croise.
Pour éviter cette galère, elle passe un marché avec sa mère : elle pourra étudier à la maison, à condition d’ajouter à son programme l’histoire de sa famille. Ce compromis ne l’enchante pas plus que ça, jusqu’à ce qu’elle fasse une bien curieuse découverte. Une de ses ancêtres, qui lui ressemble étrangement, aurait été assassinée par un membre de sa lignée. Ni une ni deux, Emily emprunte sa Machine à dépasser le temps pour atterrir en 1790.
Dans ce nouveau journal encore plus décalé, Emily enquête sur le sombre passé de ses aïeux. Et le fantôme bégayant de sa tante Millie ne lui facilite pas la tâche… Bienvenue au club de l’étrange !


J’avais déjà adoré le premier tome de cette saga, ce troisième est dans la même lignée…


J’ai eu la chance de découvrir ce livre dans le cadre d’un partenariat avec Livraddict… Quand je l’ai vu en proposition, je n’ai pas hésité une seule seconde… En effet, j’avais déjà fait la connaissance de Emily the Strange par le premier tome de la série, et j’avais tellement adoré ce personnage haut en couleurs que j’avais hâte de la retrouver pour de nouvelles aventures…


En un mot? Superbe… Très travaillée, elle reste cependant très sobre par le peu de couleurs présentes: noir, rouge et blanc… les seules couleurs de tout le livre d’ailleurs… On y retrouve Emily et ses chats… ça correspond bien au caractère du personnage… et j’adore cette couverture.


Un sans faute pour Rob Reger! Le style qu’il emploie ici est tout simplement magnifiquement adapté au roman! Un langage simple mais qui correspond à Emily et son caractère… Des tournures de phrases simples, parfois sans verbe, mais qu’importe! C’est ainsi que l’histoire passe le mieux.

Le fait que le livre nous soit présenté sous forme de journal intime est tout simplement entraînant… On a vraiment l’impression d’accompagner la fillette dans ses aventures, et de faire partie intégrante de son histoire.

L’auteur manie également l’humour décalé d’une main de maître… pour mon plus grand bonheur.


C’est celle D’Emily, jeune fille gothique et terriblement originale…
Et ce que j’aime c’est que bien que complètement farfelues, les aventures qui vont lui arriver entraînent le lecteur comme si tout était naturel, comme si l’on voyait cela tous les jours.

Le début du livre est relativement calme. On découvre Emily qui, asociale comme on la connait, persuade sa mère de la laisser suivre ses cours à domicile… Donc tout le début du roman tourne autour des raisons qui poussent la charmante Emily à détester l’école, et comment elle va s’évertuer à arriver à ses fins.  C’est là qu’elle aura un cours, donné par sa mère, sur la généalogie de sa famille.

Dans ce tome, elle nous embarque dans l’histoire de sa famille, et quelle meilleur moyen, pour apprendre à connaître ses lointains ancêtre, que de prendre la machine à démonter le temps (construite dans un tome précédent de la saga) pour aller les rencontrer, en vrai, à leur époque?

Mais vous vous en doutez bien, les choses ne se passent pas vraiment comme elle le voudrait, et les choses tournent vite au vinaigre… On va de rebondissements en surprises, et en fous-rires.


Emily, comme je l’ai dit plus haut, est donc une jeune fille assez particulière… Gothique, elle est accompagnée de ses chats noirs (dont Mystère, qui l’accompagnera dans ses aventures). ce que j’aime chez elle, c’est avant tout son humour décalé, son caractère déjanté, la façon si naturelle qu’elle a d’appréhender la vie et ses composantes… Dotée d’une imagination sans fin, elle adore inventer des choses, dont sa fameuse machine à démonter le temps. Elle a le chic pour se mettre dans des situations impossibles, mais c’est ce qui fait son charme. ce que j’adore aussi chez elle, c’est sa manière de s’exprimer, son vocabulaire, ses expressions, les mots qu’elle invente… De même, j’adore la manie/manière qu’elle a de tout le temps faire des listes, de tout notifier sous cette forme 🙂

Lili, c’est son arrière arrière arrière… grand tante… Décédée en 1790 à l’âge de 13 ans, c’est son histoire qui va encourager Emily à faire se retour dans le passé. Au départ très timide, très réservée, et très peureuse, j’ai aimé la voir évoluer tout au long du roman.

Boris, c’est le « méchant », équivalent du passé de Attikol, ennemi juré d’Emily. Personnellement, je trouve que ni l’un ni l’autre ne sont très futés, mais ils sont, l’un comme l’autre avide d’argent. Et pour en acquérir d’autant plus,ils sont vraiment prêts à tout!

Jackey et Caleb, sont eux aussi de la même famille. Sous la coupe respectivement d’Attikol et de Boris, ils peuvent lire dans les pensées des gens (ce qui, vous en conviendrez, peut être très pratique). Tout au long du roman, on se demande (en tous cas, moi oui) à qui ils vouent réellement une réelle loyauté.

  Une chose que j’adore plus que tout dans cette saga, c’est que l’histoire est illustrée, à chaque pages, de très nombreuses illustrations vraiment géniales… Personnellement, j’en suis sous le charme 🙂 elles sont drôles, illustrent bien l’histoire, et reflètent, une fois encore, le caractère hors du commun d’Emily.

Désolée pour la qualité pourrav’ des photos, mais je les ai prises avec ce que J’avais sous la main, à savoir mon vieil Iphone qui fait la tête…

Tout! les personnages, le style original, une historie décoiffante

euh.. d’arriver si vite à la fin?

Je pense que pour bien apprécier ce roman, il est nécessaire d’avoir lu au moins le premier tome de la saga, et encore mieux, les deux premiers, car on retrouve dans le troisième des éléments des deux précédents tomes… (origine du Golem, de la machine à démonter le temps, de son amnésie, …) Maintenant, il est possible de suivre l’histoire sans cela, mais il y aura des lacunes qui pourraient laisser le lecteur dans l’incompréhension de certains éléments.

Rob Reger est l’auteur des livres Emily the Strange.

Emily est née en 1993 sous la plume de Rob Reger qui l’inventa pour une marque de skateboards à Santa Cruz. Quand, par la suite, Rob Reger s’installa à San Francisco pour créer la ligne de vêtements Cosmic debris, il utilisa tout naturellement son personnage.

Pendant huit ans, la petite fille en noir orna T-shirts, montres-bracelets et tapis de souris. Aujourd’hui, Emily est devenue l’égérie de millions d’adolescents à travers le monde.

Rob Reger vit dans la Bay Area

[✎] Le Cas Jack Spark, tome 1 : Eté Mutant

Le Cas Jack Spark, tome 1 : Eté Mutant
Victor Dixen
Gallimard (Pôle Fiction)
  640 pages
  8,50 Euros
Redrock, Colorado :
Un camp de vacances aux allures de prison.
Des adolescents anéantis par des éducateurs sans pitié.
Jack Spark est le seul à résister. Mais son corps subit d’étranges mutations et il découvre en lui de terribles pouvoirs.

Fuir ou combattre, Jack a-t-il vraiment le choix ?…

 J’ai eu envie de découvrir ce livre depuis un petit temps, puis quand j’ai vu que « book en Stock » le partenariat spécial organisé dans le cadre du mois de Victor Dixen, j’ai sauté sur l’occasion… Et je ne le regrette nullement…

Le style de l’auteur est très agréable et facile à lire…Bien sûr, vous me direz que c’est normal puisque l’on est en présence d’un livre « jeunesse », mais malgré le public visé, on ne tombe malgré tout pas dans le « trop jeune »… ce qui fait que c’est agréable et se lit sans peine. J’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce livre, et je n’ai pas vu le temps passer.

En plus des aspects « fantastique« , historique voire mythologique, et « suspense » du livre, l’auteur manie aussi, de manière subtile, une bonne dose d’humour.

L’écriture à la première personne aide encore plus à s’intégrer à l’histoire, car cela permet une plus grande empathie pour Jack, et de se sentir partie prenante dans cette histoire. D’ailleurs, les émotions quelles qu’elles soient ont beaucoup d’importance, dans ce roman, je trouve.

Les décors de l’univers de jack sont mis en place, mais de manière agréable, sans lourdeur…

Et surtout, le récit bien que fantastique reste cohérent.

L’histoire commence de manière assez basique et classique dans les livres de « Yong adult ». On fait la connaissance de Jack, jeune adolescent catégorisé comme « à problème »… La mise en place du personnage est bien faite, et n’est pas trop longue (je m’ennuie facilement dans les longues description et ici, je ne me suis nullement ennuyée!). En effet, on rentre vite dans le vif du sujet, et à partir de là, on plus le temps de relâcher son attention!

On va de surprise en surprise, et personnellement, je ne voyais jamais venir les rebondissements… ce qui, vous vous en doutez, a agrémenté ma lecture de manière plus que plaisante.

Point de vue des émotions ressenties, peu sont laissées en reste: on a de l’amour, de la tristesse, des doutes, de la colère, voire de la haine.. un cocktail détonnant manié de main de maître.

Ils sont relativement originaux et sortent du carcan habituel, je trouve.

Jack… Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a du caractère. J’ai beaucoup aimé ce personnage. Très mature pour son âge, on a parfois l’impression qu’il a un lourd passif derrière lui, de par ses réactions, ses paroles… la maturité chez un adolescent est une chose que j’apprécie dans mes lectures, ça change du côté « nunuche », qui a tendance à me taper sur les nerfs. J’aime aussi son côté gaffeur 🙂

Il voit ce qui lui arrive de manière assez « lucide », ou plutôt, disons que contrairement à ce que beaucoup de jeunes héros ou héroïnes, il ne se borne pas à se voiler la face:

A présent, je ne peux plus le nier. Mon corps change. Je change. Je me transforme. En quoi? En quelle sorte de monstre? Une créature qui aspire l’énergie de ceux qui l’entourent; un prédateur dont tous les sens sont affûtés pour la chasse; un phénomène de foire capable de tordre des barres de fer, avec autant d’aisance que Monsieur Muscle des cirques itinérants.

A côté de Jack, beaucoup d’autres personnages viendront trouver leur place… Sinead, Kevin, Josh, Edith ou encore Doug… chacun de ces personnages aura sa propre spécificité, ses propres problèmes, et trouvera sa place dans le récit en rapport avec ses caractéristiques et ses différences.

J’ai adoré voir introduits dans l’histoire des faits de mythologie, légendes, ou histoire. Par contre, sachant que le livre s’adresse à un public « jeune » au départ, je ne suis pas certaine qu’ils soient intéressés outre mesure à cet aspect… J’ai peut-être (sans doute) des a priori sur les adolescents, mais je crains qu’ils ne s’ennuient un peu dans cet aspect du livre… En tous cas, moi, j’ai adoré! La manière dont ces références sont intégrées à l’histoire est tout simplement ingénieuse et agréable pour le lecteur.

De plus, les thèmes des problèmes d’ados rapportés dans ce livre sont variés: anorexie, boulimie, homosexualité, suicide, etc… tant de choses qui sont mises un tant soit peu en avant, exploitées au travers des différents personnages, intégrant parfaitement le récit et apportant une bonne dose de tolérance et de compréhension

un personnage principal qui accroche le lecteur, une histoire à l’ambiance angoissante

quelques passages sont lourds, trop chargés

Une chose est certaine: je ne manquerai pas de lire la suite des aventures de Jack…

  Victor Dixen est né d’un père danois et d’une mère française. A l’âge de sept ans, il connaît une expérience traumatisante dans le plus vieux parc d’attractions du monde, le Tivoli de Copenhague. Les freins des montagnes russes lâchent. Souffrant depuis cet incident de somnambulisme et d’insomnies, Victor est incapable de dormir plus de quatre heures d’affilée. Il consacre le reste de ses nuits à l’exploration de la face cachée du monde. Premier roman imprégné d’univers cinématographiques et de références historiques, Le Cas Jack Spark incarne les peurs et les envies d’un auteur victime de ses insomnies et mystérieusement proche de son personnage… (description trouvée sur un site, mais la gaffeuse que je suis a oublié de le noter)

La vidéo de présentation du livre (attention, il y a une autre pub avant 😦 )

Le cas Jack Spark

N’hésitez pas à aller découvrir le site du livre, ainsi que celui de l’auteur

Dup, Phooka

« On n’est pas obligé de comprendre l’autre pour l’accepter : l’amitié ne part pas de la raison, elle part du cœur. »

[✎] Alice au pays des Merveilles

Alice au pays des merveilles
Lewis Carroll
Philomèle
  92 pages
  15 Euros
 » Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d’un bond car, en un éclair, elle réalisa qu’elle n’avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s’engouffrer dans un vaste terrier sous la haie.  » Pourquoi Alice s’étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C’est au pays des merveilles que l’a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie. Loin de la mièvrerie du conte enfantin, cette nouvelle traduction restitue au texte anglais toute sa verdeur mathématique.


L’histoire est géniale, j’ai adoré… maintenant, je ne suis pas certaine que les illustrations soient adaptées aux enfants…
Ma citation préférée d’Alice?

Il n’est de secret pour personne que je suis une inconditionnelle d’Alice au Pays des Merveilles… Je collectionne ce livre dans toutes les éditions possibles et imaginables, ainsi que tout ce que je peux trouver comme goodies sur ce thème, de la carte postale à la tasse en passant par le porte-clé… (bon, dans mon bled, j’ai un peu de mal à trouver de quoi assouvir cette passion, mais ce n’est pas grave :D)
Bref, tout ça pour dire que quand je l’ai vu proposé dans la Masse critique de Babélio, inutile de vous dire que je n’ai pas hésité à découvrir une nouvelle édition 🙂

La couverture de cette édition annonce bien la couleur de ce que l’on va trouver à l’intérieur de celle-ci: des illustrations originales, fortes en couleurs, aux formes particulières.

Le style de Lewis Carroll est une chose que j’aime… il parvient sans peine à m’emmener à chaque fois dans son univers, malgré plusieurs lectures, j’éprouve toujours le même plaisir à retrouver ce petit monde du pays des merveilles et toutes les surprises qu’il nous réserve…
A cette édition, il faut rajouter les annotations qui ont été rajoutée par la traductrice, qui ont pour vocation première, dans la logique, d’aider à comprendre certains éléments, certaines allusions… Je pense sincèrement que pour la plupart, elles étaient complètement inutiles… elles n’apportaient malheureusement pas grand-chose (j’ai dit pour la plupart), soit parce qu’elle rappelait des choses « connues », des faits établis, soit parce qu’elles restaient hors de portée des enfants. (Il ne faut pas oublier que les enfants restent le public cible de ce livre).
Parfois, elles expliquent certaines subtilités que la traduction en français fait perdre (comme certains jeux de mots), mais est-ce nécessaire de les aborder? Je ne sais pas.. personnellement, je ne pense pas.

L’histoire se passe donc dans un pays merveilleux, mais qui a aussi des côtés assez effrayants. C’est cette alternance que j’aime beaucoup… on passe du chaud au froid, de l’enchantement à la frayeur, … du plaisir à la peur, …
Les situations que la petit Alice traverse sont toutes plus rocambolesques les unes que les autres, mais je trouve ça fascinant..
Certes, dans ce livre, le texte est l’original de Lewis Carroll, donc rien de fondamentalement novateur ou original.

Alice… Petite fille naïve, elle est plongée de plein fouet dans un monde merveilleux qui met une fois de plus son imagination à rude épreuve… comme si elle avait besoin de ça, elle qui passe son temps à se faire réprimander parce qu’elle a la tête dans les nuages… Je la trouve fraîche, divertissante… je l’adore 🙂 Arrivée dans un monde si différent du monde réel, elle parvient à s’y complaire avec une décontraction et une facilité étonnante… Elle ne se pose pas (trop) de questions, et fonce à la découverte de cet univers qui lui tend les bras.
J’adore aussi les questions un peu tordues qu’elle se pose 🙂

« ..elle essaya d’imaginer à quoi ressemble la flamme d’une bougie après qu’on l’a soufflée .. « 

Les autres personnages – que ce soit le lapin blanc éternellement stressé, le chapelier toqué, le chat au sourire ravageur qui adore les énigmes (un de mes personnages préférés après Alice) sans oublier la vilaine reine qui n’attend qu’une chose… « qu’on leur tranche la tête« … – sont tous plus loufoques et dérangés les uns que les autres… ils sont bien en adéquation avec le pays des merveilles.

Concernant les illustrations, j’avoue que je suis perplexe… Je les trouve sympathiques, voire très belles, mais sont-elles réellement adaptées à un livre pour enfant?  Je ne pense pas… Je crois qu’ils ne pourront pas les apprécier comme il se doit, elles sont trop abruptes, trop « violentes » tant par les couleurs que les formes atypiques qui les font… j’avoue que je ne comprends pas trop ce choix d’illustrations pour un tel livre…  Rien que l’Alice de la couverture est limite effrayante pour les petits, je trouve.
En dehors de ça, j’aime beaucoup ces illustrations en dehors du cadre livres pour enfants.

une histoire que j’aime toujours autant, avec des personnages hauts en couleurs

des annotations qui n’ont pas vraiment d’utilité… et des illustrations trop « trash » pour des enfants.

Alice est et restera un livre coup de cœur pour moi point de vue des personnages et de l’histoire… Dommage pour les annotations et les images qui viennent un peu ternir cette merveilleuse histoire.

Lewis Carroll (de son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson) est un romancier, essayiste, photographe et mathématicien britannique né le 27 janvier 1832 à Daresbury, dans le Cheshire et mort le 14 janvier 1898 à Guildford. Il publia sous son vrai nom des ouvrages d’algèbre et de logique mathématique ainsi que des recueils d’énigmes et jeux verbaux. Il fut toute sa vie attiré par le charme des petites filles et Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (1865) fut à l’origine écrit pour amuser Alice Liddell et ses deux sœurs, filles du doyen de Christ Church. La suite des aventures d’Alice, De l’autre côté du miroir parut en 1872, et La Chasse au Snark, long poème parodique, en 1876. Les illustrations de John Tenniel sont depuis indissociables du texte. L’œuvre de Carroll dérange par sa logique absurde, apparemment irréfutable, sous laquelle la cruauté affleure sans cesse. Derrière le conte pour enfants transparaît la vision très féroce d’une société victorienne triomphante dont les codes et les rites sont implacablement débusqués.
Critiques et philosophes trouveront encore longtemps des énigmes à interpréter dans les jeux de langage qui par certains aspects annoncent toutes les ambiguïtés sémantiques de la littérature moderne. (Source: Wikipédia)
Lewis Carroll a été beaucoup critiqué tant sur sa vie privée/ses mœurs que sur la manière dont ses œuvres ont été écrites. Personnellement, je n’en ai que faire… Alice au pays des merveilles reste un livre qui m’enchante, m’émerveille et me ravit toujours autant… Tout comme Michael Jackson fut (et est encore) longtemps critiqué, je ne m’arrête pas à ça pour juger de l’œuvre d’un artiste quel qu’il soit… Dommage que certaines personnes aient besoin de ça pour justifier leur avis.

le blog de la dessinatrice

[✎] Nés à Minuit, tome 1 : Attirances

Nés à minuit, tome 1 : Attirances
CC Hunter
Michel Lafon
  399 pages
  15,95 Euros
L’été s’annonce mouvementé pour Kylie. Après un enchaînement de catastrophes, ses parents l’envoient dans un centre spécialisé pour adolescents marginaux. Ou plutôt hors du commun : ici cohabitent sorciers, vampires et autres créatures de la nuit. Tous sont persuadés que Kylie n’est pas là par hasard…

Aidée de ses nouveaux amis, elle tente de découvrir sa vraie nature. Aurait-elle un lien avec le rôdeur fantomatique qui la poursuit sans répit ? Sa quête est perturbée par l’arrivée de Derek et Lucas qui semblent tous deux déterminés à la séduire. Prisonnière de dangereuses attirances, Kylie saura-t-elle trouver sa place dans ce nouveau monde ?


Je ne comprends pas l’engouement qu’il y a autour de ce livre, qui pour moi est une énooome déception… Je la qualifierais de lecture agréable, mais sans plus… Je m’attendais à mieux, du plus « spectaculaire », moins ordinaire.

Je ne sais pas encore si je me laisserai tenter par la suite.

  La couverture, à elle seule, vaut le détour… elle est vraiment superbe. J’aime beaucoup les couleurs et l’impression de douceur et d’apaisement qu’elle me procure malgré son côté un poil sombre et sinistre.

Le style de l’auteur est cependant agréable, le texte bien réparti, de manière à rendre la lecture fluide. J’ai aimé les dialogues, qui coupaient les longs textes bruts pour mettre un peu de vie et d’entrain dans la lecture.

L’écriture est simple (normal, c’est une des caractéristiques de la  littérature Young Adult, me direz-vous), peut-être même un peu trop par moment.

J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire, à vrai dire…

Je veux bien que l’on soit dans un premier tome, mais la mise en place des choses est malgré tout interminable

De plus, je me suis dit que le côté « jeune fille extraordinaire qui se cherche », qui ignore qui elle est… c’était du déjà vu en partie… et je n’ai pas du tout accroché.. Mais j’ai décidé de continuer ma lecture. On découvre les choses petit à petit, et cela devient plus intéressant, à mes yeux en tous cas.

Puis d’un coup, sans prévenir, tout retombe à nouveau, et là, une fois de plus, j’ai dû me faire violence pour le continuer…

Je m’attendais vraiment à ce que les personnages et leurs caractéristiques soient le thème central du livre, puis finalement, pas du tout, enfin, pas trop…

Kylie, il n’y a pas à dire, m’a pendant longtemps énervée… je l’ai trouvée naïve, à la limite du greluche, complètement fade… le genre « pourquoi moi? », sa volonté de ne pas vouloir comprendre qu’elle était particulière et plus normale, et son côté éternelle Caliméro… sans compter son habitude de ne jamais savoir prendre une décision rapidement, surtout sentimentalement parlant. Puis le fait de découvrir les choses en même temps qu’elle attise l’intérêt que l’ont a pour l’histoire et les autres personnages. Sans compter qu’elle prend un peu de maturité en cours d’histoire, et que cette évolution est plaisante même si elle ne rattrape pas entièrement le coup.

Celui de Derek m’a bien plu, malgré son côté « perfect man » qui devient un tantinet agaçant vers la fin. Mais un fae beau, séduisant, transpirant de dangerosité et de mystère, comment y résister?

Miranda et Della, quel duo de choc ! Il n’y a pas à dire, elles valent le détour, et à elles deux remontent l’intérêt du livre par leurs disputes et leur caractère bien trempé… Elles sont très amusantes. Un duo de sorcière et vampire des plus improbables, mais qui a son petit effet… Elles apportent beaucoup au récit de par leur fraîcheur, leur originalité et leurs disputes incessantes…

Malgré tout, je trouve que l’on ne connaît pas assez les personnages, leur psychologique… cela reste un peu dans le flou… ou alors, je suis passée complètement à côté de ce livre, je ne sais pas.

  Un univers très sympathique, peuplé de créatures en tous genres, avec de l’action (un peu), un triangle amoureux (mais pas que), un peu de suspense,

un univers riche

des personnages survolés

CC Hunter, de son vrai nom Christie Craig, est née en Alabama. Elle vit à présent au Texas. quand elle n’écrit pas, elle passe du temps avec sa famille, lit beaucoup, et adore prendre des photos.

Le site de l’auteur (en anglais), et pour la suivre sur Twitter

[✎] Un blog trop mortel

Un blog trop mortel
Madeleine Roux
  Fleuve Noir (Territoires)
  420 pages
  16,90 Euros
  Je m’appelle Allison Hewitt. Ceci est mon blog et peut-être le tout dernier témoignage. Les Infectés nous ont encerclés, ils sont de plus en plus nombreux. Quelques survivants m’accompagnent. Nous voulons rejoindre Liberty Village, un havre de paix pour les derniers hommes. S’il existe vraiment.Si vous lisez ce blog, où que vous soyez, répondez…
Aidez-nous !


Un excellent premier contact avec les Zombies … J’en veux encore !!

Il s’agissait donc ici du premier livre avec des zombies que j’avais entre les mains… Nouvelle expérience, et pas des moindres…

J’ai trouvé ce livre hallucinant

J’ai directement adhéré à ce principe de blog, avec des commentaires, et tout… Je retrouve le principe d’écriture auquel je m’attendais, dans un autre registre, dans « les secrets d’une blogueuse amoureuse » et qui m’avait manqué… donc ici, oh joie, oh bonheur, j’ai adoré, adhéré, génial quoi…

Parce que je n’avais encore jamais testé de livre sur les zombies, et que j’ai trouvé le titre amusant…

  L’écriture, outre la mise en forme, est agréable, simple et réaliste. Je n’ai eu aucun mal à me représenter les lieux, les personnes, les situations… ce qui pour moi est essentiel dans ce genre de lecture, sinon, je n’entre pas dans l’histoire. Et ici, c’est un sans faute pour moi.

De plus, malgré le côté « macabre » du thème, je trouve que l’auteur arrive sans peine, par petites touches succinctes, à mettre une certaine fraîcheur dans le récit, à lui donner une dimension moins sombre par moment, comme pour relâcher un peu la pression avant de la relancer de plus belle.

J’ai vraiment vibré au rythme des péripéties d’Allison et ses acolytes, et lisant ce livre de nuit, je peux vous dire que le moindre bruit à la porte d’entrée de la maison (qui se trouve dans le living) me faisait sursauter… puis rire de ma bêtise d’avoir flippé … J’ai vraiment été embarquée dans le récit comme je ne l’avais plus été depuis longtemps. D’une entrée à l’autre « sur le blog », on reste en haleine, on frissonne, on s’interroge, on frémit d’impatience…

  J’ai accroché de suite au personnage d’Allison… elle sait se montrer forte quand il le faut, tout en ayant un côté sensible qui lui laisse un côté humain essentiel. Son humour, parfois décalé, m’a bien fait rire… et tout du long, je n’ai cessé de me demander comment elle allait s’en sortir… et surtout je me suis demandé comment elle trouvait une telle force et « rage » (j’avoue, pour ceux qui l’ont lu, que l’épisode dans le cimetière avec Zack/Jack m’a fortement surprise, sur le moment… mais chuuuut)

A côté d’Allison, beaucoup d’autres personnages, tous plus différents les uns des autres, avec leurs caractéristiques tantôt attendrissantes, tantôt exaspérantes…

Si je devais malgré tout avoir un regret? Le fait de ne pas savoir plus en profondeur ce qu’il advient réellement de certaines des  personnes qui suivaient le blog d’Allison…

De même, on en apprend très peu sur comment cette invasion est survenue, au départ (ou alors, j’ai loupé le coche?? J’ai tardé à faire ma chronique, je n’ai plus les idées très claires…) mais au vu du déroulement du livre, le pourquoi du comment, on s’en fiche un peu, ce n’est que du détail 🙂

Le personnage d’Allison vraiment bien construit, une intrigue qui prend bien, une ambiance glauque.

les commentaires qui n’apportent finalement rien au récit.

Je ne sais pas si une suite est prévue, mais je l’espère vivement…

Et maintenant, je n’ai qu’une envie: rencontrer d’autres zombies 🙂 et de tenter le coup pour « guide de survie en territoire zombie »

Ce livre, lu pour le RAT qui avait été organisé par Tiboux, (ouiiii je sais, ça fait longtemps… je vous avait dit que cette chronique était restée dans le clavier un peu plus longtemps que prévu…)

  Madeleine Roux, formée aux ateliers d’écriture, a lancé un blog consacré à Allison Hewitt, sous forme d’un appel au secours : helptheyarecoming.wordpress.com. Le succès du blog a été tel que les éditeurs américains lui ont demandé d’en faire un livre.
Madeleine Roux vit aujourd’hui dans le Wisconsin où elle se prépare pour l’inévitable apocalypse zombie !

Le portail officiel de l’auteur,

[✎] Petite soeur, mon amour

Petite soeur, mon amour
Joyce Carol OATES
Points
  734 pages
  8,50 Euros
S’emparant d’un fait-divers, un mystère jamais résolu, qui bouleversa l’Amérique – l’assassinat le soir de Noël 1996 de la petite JonBenet Ramsey, six ans et demi, célèbre mini-Miss vedette de concours de beauté -, Joyce Carol Oates reconstruit l’affaire qu’elle n’hésite pas, elle, à dénouer. Une histoire effarante racontée dix ans après par le frère de la victime. La petite fille s’appelle maintenant Bliss, c’est une championne de patinage sur glace, l’enfant adoré de ses parents, la coqueluche d’un pays, la soeur aimée et jalousée par son frère, son aîné de trois ans, Skyler. Skyler qui, depuis le meurtre, a vécu dans un univers de drogues, de psys et d’établissements médicalisés. Agé aujourd’hui de dix-neuf ans, il fait de son récit une sorte de thérapie. Ses souvenirs sont à la fois vivaces et disloqués. Peu à peu émerge le nom du coupable : est-ce le père – homme d’affaires ambitieux, la mère – arriviste forcenée, un étranger cinglé ou bien… le narrateur lui-même ? Tous les ingrédients préférés de Joyce Carol Oates sont là : la vanité féminine, la stupidité masculine, la famille dysfonctionnelle, l’angoisse du parvenu, le christianisme de charlatan, les dérives de la psychanalyse, le vampirisme des médias, l’incompétence de la police. Pour produire en fin de compte un chef-d’oeuvre hallucinant, un dépeçage au scalpel de l’âme humaine et de l’horreur ordinaire..

Des personnages attachants, une histoire troublante, touchante…

J’ai eu la chance, par l’opération « Un poche, Un(se) mordu(e), une chronique, organisée par LIBFLY et les éditions Points/Points2, j’ai eu la chance de recevoir un second livre (pour rappel, vous trouverez le premier ici).

J’ai aimé la pureté qui se dégage de cette couverture… Elle représente l’innocence, l’enfance… Elle a d’ailleurs influencé mon choix pour ce livre…

Pour une fois, après la lecture du livre, j’ai eu envie de me renseigner un peu sur l’auteur étant afin de voir ce qu’elle avait écrit d’autre.

J’ai été très étonnée quand j’ai lu sur internet qu’elle avait 72 ans! Malgré tout, je trouve qu’elle a une plume très originale, très vive, très entraînante… c’est un plaisir à lire.

Le fait de donner la parole à Skyler, cela rend l’histoire d’autant plus touchante qu’elle est racontée par quelqu’un qui touche le drame du bout des doigts tout en étant plongé en plein dedans.

Par contre, ce qui est un peu plus ennuyeux, ce sont les trop nombreuses notes de bas de pages, … Elles ont tendance à couper le rythme du livre, et parfois, elles n’apportent rien de plus à l’histoire. Je dois avouer qu’au bout d’un moment, j’étais tentée de ne plus toutes les lire…

A part cela, l’écriture est familière, le style accrocheur… l’écriture « malhabile » telle qu’elle est présente, un peu à la manière d’un carnet intime qui serait écrit pour un psychanalyste, rend le lecteur encore plus accro.

  Cette histoire est tirée, ou plutôt inspirée, d’un fait divers datant de 1996, alors qu’une enfant de six ans avait été retrouvée morte , après avoir été battue, au domicile de ses parents… cette histoire, à l’époque avait défrayé la chronique, car bien que la famille avait été suspectée, l’affaire n’avait jamais été élucidée…

Ici, pas de Mini-miss comme dans le fait réel, mais une petite fille patineuse sur glace.

L’histoire, amenée de manière subtile mais forte, fait apparaître tant les médias et leur influence négative, les difficultés des familles et leurs dysfonctionnements qui sont alors mis en avant ou cachés, … tant de points sensibles qui ne manquent pas de mettre un coup de poing dans la fourmilière là où ça fait mal, là où le bât blesse,…

Il n’y a pas de temps morts, car on est entraîné dans cette histoire touchante, et on peine à en sortir… l’histoire est menée de main de maître, d’une manière admirable.

  Skyler, dix-neuf ans, drogué, à côté de ses pompes, issu d’une famille qui vit dans le chaos le plus total… (et malheureusement, cette famille n’est pas la seule dans le cas). C’est lui qui va nous narrer l’histoire… Je l’ai trouvé très attachant, et déroutant. Tous ses troubles obsessionnels, dépression, etc…, qui lui ont fait passer la moitié de sa vie dans des institutions psychiatriques, le rendent relativement émouvant…  Il nous raconte son histoire, à la fois dans le tumulte, l’incompréhension, et la douleur, depuis avant la naissance de Bliss, afin de faire la vérité sur ce qui est arrivé à sa petite sœur… meurtre dont il a été suspecté ou considéré comme coupable malgré les aveux faits par un pédophile qui habitait le voisinage. On ne peut qu’imaginer son état d’esprit, ou celui de quiconque serait ainsi accusé et se retrouverait au cœur d’une famille en plein drame.

Le roman nous montre aussi Bliss, la petite fille assassinée… Malgré son jeune âge et l’innocence qui est sienne, elle se rend bien compte que les choses ne tournent pas rond dans sa famille, elle est attentive à tout ce qui ne va pas.

On ressent toute la faiblesse que ces deux enfants ont pu ressentir face à leurs parents, qui s’en servent un peu comme otages pour arriver à leurs fins… ces parents que je qualifierais d’indignes qui se servent de leurs enfants pour assouvir leurs propres rêves de gloire.

Si je tombe, est-ce que tu m’aimeras encore ?

Et on plonge à merveille dans les pensées des personnages, on vit l’histoire à travers eux, ont ressent une empathie très forte pour les enfants, renforcée par la plume admirable de l’auteur…

Pas la peine de vous dire qu’en ce qui concerne les parents, je les ai détestés… comment apprécier des personnes qui ont, finalement, plus d’amour-propre que d’amour pour leurs enfants? Car pour moi, c’est de cela dont il est question quand les parents préfèrent imposer leurs choix au bien-être et à la volonté de leurs enfants.

  J’ai adoré voir la manière dont les médias sont impliqués dans cette histoire, ou plutôt, la mise en avant de leur aspect négatif, de la manière dont ils déforment les choses et détruisent tout sur leur passage.

Un très bon thriller, un roman admirable que je relirai certainement!! Une plume admirable, des personnages attachant, une histoire entraînante et touchante… tout est là pour un moment lecture agréable, qui au-delà du roman, pousse à réfléchir.

un style accrocheur, des personnages attachant, une histoire émouvante.

  je n’en ai trouvé aucun.

Joyce Carol Oates a été élevée dans un milieu rural. Elle était très proche de sa grand-mère paternelle. Elle a commencé à écrire dès l’âge de quatorze ans.

Elle enseigne la littérature à l’Université de Princeton où elle vivait avec son époux Raymond Smith, décédé en février 2008. Il dirigeait une revue littéraire, l’Ontario Review.

Depuis 1964, elle publie des romans, des essais, des nouvelles, du théâtre et de la poésie. Au total plus de 70 titres. Elle a aussi écrit plusieurs romans policiers sous les pseudonymes de Rosamond Smith et de Lauren Kelly.

La fiche Wikipedia de l’auteur, où vous trouverez la liste de toutes ses oeuvres.

CITRIQ

[✎] Va t’en Papa, Maman, Maxou!

Va t’en Papa, Maman, Maxou!
Laurent Paytavy
Auto-édition (vous pouvez le commander sur le site « Otema Autisme » dont le lien figure en bas de l’article)
  176 pages
  18 Euros
« Ce premier livre est un témoignage décrivant les comportements de mon enfant de sa naissance jusqu’au diagnostic d’autisme lorsqu’il avait quatre ans. Cette dernière étape est vécue bizarrement comme une délivrance. »


Un témoignage émouvant, preuve de courage, d’un combat long et difficile.

Ce livre m’a été proposé par Vincent, du site « Les agents littéraires« . Il a toujours la main pour me proposer des livres de qualité qui me plairont à coup sûr… Il a eu, une fois de plus, une bonne intuition.

Il n’y a pas à dire, Monsieur Peytavy a su trouver les mots juste pour faire passer son histoire, celle de sa famille, celle de Matéo… Les mots du coeur, ceux qui touchent, ceux qui font mal, ceux qui mettent la larme à l’oeil et le coeur au bord des yeux…

Il se livre à nous, il couche sur le papier les doutes qui l’ont parcouru, et il est clair que se livrer ainsi n’a pas dû être chose facile.

L’histoire, c’est celle de Matéo… mais aussi celle de Maxime, et de leurs parents. c’est aussi celle du monde qui l’entoure, car justement, c’est son plus gros problème, ce monde qui l’entoure… Un monde où il doit trouver sa place, un monde qui le dérange, qui ne le comprend pas, qui le brusque et lui fait peur également…

Matéo a depuis toujours un comportement assez froid avec le monde qui l’entoure… Il vit dans son petit monde, et n’aime pas beaucoup qu’on le dérange pendant les activités qu’il pratique, et ce quelles qu’elles soient…

C’est la gorge serrée que nous retrouvons Matéo. Nous avons envie de le serrer très fort, de lui dire que nous l’aimons, que c’est notre petit bébé pour toujours. Il dessine des ronds sur une feuille de papier, ses petites mains nous repoussent et sa petite voix nous dit, « Va t’en, papa, maman, maxou!

Il faut reconnaître que j’admire ses parents… tout au long du récit, son père nous raconte les difficultés rencontrées, que ce soit au sein de la famille ou au sein de la société, toujours à montrer du doigt en stéréotypant l’enfant au rang d’hyperactif, d’enfant difficile, ou tout simplement enfant non discipliné à cause de l’éducation donnée par les parents.

Une des choses que j’ai du mal à comprendre, c’est comment les médecins ne se sont pas aperçus plus tôt que quelque chose n’allait pas, qu’il y avait un problème? Les visites chez le médecin sont pourtant nombreuses les premières années de l’enfant…

Tout au long du livre, on ressent encore la détresse que ce père a pu ressentir, et sa femme aussi… Et je suis admirative du fait qu’ils ont tenu bon, qu’ils n’ont pas baissé les bras, qu’ils n’ont pas « abandonné » leur fils à ses troubles…

Elle a touché aussi Maxime, le fils ainé, qui a un moment pense même que ses parents n’ont pas assez d’amour pour deux enfants… parce qu’il est évident, à la lecture de ce livre, que Matéo a épuisé ses parents…

Il y a une phrase du père qui me touche particulièrement:

Mon regret est de ne pas avoir compris plus tôt mon enfant. En l’écrivant, je me suis demandé comment j’ai fait pour laisser empirer cette situation, comment ne pas avoir accepté plus tôt que Matéo avait de sérieux problèmes ? Est-ce refuser de considérer son enfant comme différent des autres ? Je pense que j’ai essayé de me protéger, j’ai considéré chaque conseil comme une intrusion capable de semer le trouble dans mon équilibre familial. Pendant ces années je me suis renfermé et j’en voulais au monde entier. J’ai vécu l’annonce du possible handicap de mon enfant comme une brutalité…

J’avoue avoir été troublée par cette phrase, car je me suis mise à la place de ce père… comment aurais-je réagit  si j’avais fait face à de tels comportement chez mon enfant? Sans doute est-ce là la hantise de tous les parents ou presque, qu’on leur dise que leur enfant est « particulier », qu’il a des difficultés, ou une maladie… l’acceptation passe toujours par le déni…

Et puis, il y a la « délivrance », le diagnostic, … 4 ans après la naissance de Matéo, il est enfin possible pour cette famille de relâcher un peu de pression, d’arrêter de se sentir coupable de quoi que ce soit, de mettre des mots, un mot, sur ce qui rend leur petite merveille Matéo si particulier,… l’autisme… Alors que beaucoup se seraient effondrés, cette annonce est au contraire une seconde renaissance pour cette famille, le début d’une ère nouvelle… un nouveau bonheur bien mérité, même si la vie ne sera pas plus facile « physiquement » au quotidien, dans un premier temps, elle le sera moralement…

Je pense qu’au delà du témoignage du père, qui pourrait être utile et encourager d’autres familles, ce livre fait aussi son travail vis-à-vis des personnes « extérieures »… En effet, il m’a entre autres fait réaliser à quel point parfois, en voulant bien faire, on peut faire pire…

En effet, il est quasi « normal » pour tout un chacun de donner des conseils, on se dit que cela pourrait aider les parents, par exemple…   je dois avouer qu’à aucun moment, je ne me serais imaginée les dégâts dans le moral et dans l’estime de soi des parents que cela peut engendrer… Et pourtant, ce livre nous le montre bien…

Il y a malgré tout encore une chose qui me dérange fortement… au début du livre, l’auteur parle de la notion de « deuil de l’enfant parfait »… Je n’aime pas cette notion de deuil, car l’enfant est là, il est vivant, certes dans son monde, mais il est là… Je trouve donc cette appellation terriblement déplacée de la part du milieu médical.

un livre débordant d’émotions et d’amour

Je conseillerais ce livre à tous… Aux parents d’enfants dits « difficiles », car ils pourraient avoir des pistes expliquant les troubles de leur enfant… Aux parents d’enfants autistes, car ils s’y retrouveront,  se sentiront moins seuls… Aux personnes qui ont, dans leur entourage, un enfant autiste… car cela pourra leur ouvrir les yeux sur pas mal de choses, depuis la compréhension de l’enfant à celle des parents,… et enfin à tous les autres, parce que ce livre est juste merveilleux et mérite d’être lu de tous. Pour Matéo, pour son frère, pour leurs parents, et pour tous les petits Matéo du monde et leur famille.

Je voulais également remercier Monsieur Petavy… Je sais que vous lirez ceci, donc je me permets de m’adresser directement à vous. Merci pour ce témoignage, merci pour cette leçon de vie… Je dois reconnaître que comme beaucoup de personnes, quand je croisais en rue un enfant « difficile », j’avais tendance à me dire que c’était les parents qui n’avaient pas su lui inculquer la discipline nécessaire, la plupart du temps. Grâce à vous, mon regard va aller au delà, je vais voir les choses sous un nouvel angle et ne plus voir que ce que les apparences veulent bien montrer… pour tous ces parents « catégorisés » à tord et à travers, Merci.

Laurent Peytavy est avant tout un père et un mari…
Il a écrit ce livre pour pouvoir récolter des fonds pour améliorer la vie quotidienne de son fils… aménager leur garage pour créer un espace d’expression libre et prendre quelques heures par semaine une personne capable de favoriser ses acquisitions scolaires. Puis adapter des projets au fur et à mesure de son âge et de sa progression.

La page facebook du livre, le site « otema-autisme« 

Rien ne sert de s’enfermer dans la morosité,car chacun sait qu’au dessus des nuages, le soleil brille d’avantage…

Les Saltimbrank, « Au dessus des nuages ».

Au dessus des nuages

[✎] Void City, tome 1 : Un pieu dans le coeur

Editions Milady
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 384 pages

   Être immortel, ce n’est pas une partie de plaisir tous les jours. Certes, je n’ai pas beaucoup d’ambition dans la vie et mon club de strip-tease tourne plutôt bien, mais je
voudrais qu’on me laisse tranquille. Malheureusement, mon meilleur ami et associé menace de retirer ses parts dans la boîte. Et comme les ennuis n’arrivent jamais seuls,
voilà que ma petite amie me tanne pour que je la transforme en vampire. Je suis totalement contre. Mais pensez-vous, elle s’en moque

Bof! je n’ai pas aimé…

Cette lecture, bien que très sympathique les 50 premières pages, n’a pas été à la hauteur de mes espérances… j’en attendais beaucoup plus de la part de ce premier opus. J’ai d’ailleurs finalement eu du mal à le terminer, et j’ai du me faire violence contre moi-même pour y parvenir…

Quand j’ai vu ce livre  proposé en partenariat sur Livraddict, je n’ai pas hésité une seule seconde…

Déjà que je suis une fan inconditionnelle de Milady (mes envies livresques en témoignent), la quatrième de couverture de ce premier tome de la saga « Void city » ne pouvait qu’attiser ma curiosité…

Je dois reconnaître, par contre, que j’ai eu beaucoup de mal à rédiger ce billet… rien n’y faisait, les mots ne venaient pas tant la déception fut de taille…

   Dès le départ du livre, on retrouve un humour assez particulier mais plaisant, qui aide à rentrer dans le livre et de se plaire dans le contexte qui nous est présenté. C’est une des choses qui m’ont plu dans ce livre (car oui, il y en a, je vous rassure tout de suite)

La plume de l’auteur est faite de vocabulaire accessible, simple, ce qui aide à entrer dans le récit sans trop de difficultés.

Malheureusement, au-delà de ça, le livre est déstructuré, brouillon, et sans dessus-dessous…

On ressent bien, à la lecture du livre, que c’est un homme qui tient la plume… en effet, on ne se penche pas à outrance sur les sentiments et le sexe comme on peut le rencontrer dans les sagas de ses homologues féminins. On est dans le « dur », dans le brut, dans le violent.

L‘alternance des points de vue des deux personnages centraux est cependant assez judicieuse, car cela permet de ne pas tomber dans l’ennui le plus total, et de mieux connaître Eric de par un point de vue tant « intérieur » qu’extérieur. C’est sans doute ce que j’ai préféré dans le style de l’auteur. Ce n’est pas peu dire.

Par contre, le côté « langage familier et vulgaire » m’a aussi un peu refroidie… surtout que cette vulgarité n’apportait vraiment rien de plus au livre, on aurait pu s’en passer.

   Il faut reconnaître que l’histoire est malgré tout très originale, ce qui fait un souffle différent dans la Bit-lit actuelle.

L’histoire se passe dans un univers assez noir, sombre, à la limite du glauque, malsain.

Le gros point faible de ce livre (enfin, un de ses points faibles), c’est que même si l’action, au départ, est prometteuse et charmeuse, au bout d’un moment, ça part dans tous les sens, on se retrouve dans un fouillis pas possible, et j’ai eu du mal à poursuivre ma lecture,…

Je n’ai pas réussi à accrocher… au contraire, j’ai totalement décroché…

  J’ai trouvé les personnages assez fades et vides… J’ai été là aussi très déçue…

Dans cette saga, on est loin des vampires « tout beaux tout gentils », on est plutôt dans le violent, le méchant et le sordide. J’ai, au départ, apprécié le fait que les vampires soient ici présentés comme des bêtes féroces et assoiffées, des tueurs comme il en existe peu malgré tout dans la bit-lit.

 Eric, le vampire, au départ présenté comme un héros… Mais finalement, il en ressort qu’il a plutôt le genre anti-héros qui dessert le livre plus qu’il n’en renforce le charme. Contrairement à beaucoup de ses congénères présents dans les autres sagas, ce vampire n’a rien d’attirant, de séducteur ou de plaisant. Il est d’ailleurs à la limite du détestable. Un caractère difficile (et encore, ce mot est gentil), peu de considération pour la gente féminine, y compris sa copine,… Mais par contre, dénué de sentiments, il apparaît, au fil des pages, également totalement dénué de bon sens, d’intelligence, ce qui le rend inconsistant.

 Thabita, petite copine du moment du ténébreux vampire Eric, … Elle veut à tout prix être changée en vampire, ce que son chéri ne voit pas d’un bon oeil… mais elle s’en fiche (ça ne vous rappelle rien, ça?). A part ça, elle a hérité d’un caractère de nigaude, ce qui m’a aussi déplu. Pour elle, au départ, la vision du vampire est très superficielle et niaise.

Par contre, il est dommage qu’il ne soit pas fait plus grand cas de Talbot, personnage de loin le plus intéressant de ce livre… je suis restée dans l’expectative vis-à-vis de lui, et une grande frustration de ne pas en savoir plus.

     Il est sans doute inutile de préciser que je ne pense pas lire le second tome… Mais par contre, je retenterai peut-être la lecture de celui-ci d’ici quelques mois, on ne sait jamais.

CITRIQ

[✎] Les Anges de la nuit, tome 1

Editions Castelmore

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 356 pages

   Le vrai monde est un endroit effrayant. Demandez simplement à l’orpheline de seize ans, Dru Anderson, une fille déterminée qui a eu sa juste part de méchants. Elle est armée, dangereuse et prête à tuer et à poser les questions plus tard. Il lui faut donc du temps pour savoir à qui elle peut faire confiance… Du plus loin qu’elle se rappelle, Dru Anderson a toujours été «étrange». Elle voyage de ville en ville avec son père à la poursuite des choses qui apparaissent la nuit. C’est une vie bizarre, mais une bonne vie — jusqu’à ce que tout explose dans une ville glaciale et délabrée du Dakota, lorsqu’un zombie affamé force la porte de sa cuisine. Seule, terrifiée et piégée, Dru va devoir compter sur chaque recoin de son esprit et s’entraîner à rester en vie. Les monstres ont décidé de chasser à leur tour, et cette fois, Dru est au menu. Ses chances de survie? À peu près nulles.

Je ne résiste pas à vous mettre la présentation vidéo du livre (désolée, c’est en anglais) car elle reflète bien l’ambiance générale du livre!

 Excellent! J’en veut encore…

J’ai lu ce livre à une vitesse étonnante… J’ai bien essayé de ralentir pour faire durer le plaisir, mais rien n’y a fait… C’était plus fort que moi.

     La plume de l’auteure est très entraînante. C’est le premier livre que je lis d’elle et je dois dire que cela m’a surprise… On entre directement dans une course folle, où les descriptions ne sont pas trop présentes, mais où on nous dit juste ce qu’il faut pour que l’on puisse accrocher tant à l’histoire qu’aux personnages.

On est irrémédiablement entraîné dans l’univers de Lili St. Crow. Elle nous emmène dans un univers bien à elle, riche en action, en personnages, en émotions aussi. Il y a un certain réalise palpable dans sa manière d’écrire, qui est des plus plaisants. On a l’impression d’assister à la scène de l’intérieur.

Pendant la lecture, je n’ai cessé de ressentir un « trouble« , conséquence d’une forte implication dans l’histoire et de rapprochement de l’héroïne. Les émotions et ressentis passent à merveille, et ce grâce à la plume fracassante de l’auteure. Des tournures et un rythme choc, pour un résultat des plus concluants.

Bien que ce soit un roman YA, l’écriture est mature, intelligente et bien construite. Et une véritable mythologie propre à l’univers de l’auteure est construite, pour le plus grand plaisir du lecteur.

   Waouw. Cette histoire, c’est une vraie bombe à retardement… En effet, on va d’action en rebondissement, de surprise en rebondissement plus grand encore. L’action est omniprésente, les scènes de combat se succèdent à un rythme effréné… pas question de lâcher l’affaire, et le lecteur n’a pas le temps de dire « ouf ».  Ce qui est bien, car souvent, le premier tome d’une saga est plus lent, met les choses en place et peu d’action s’y déroule réellement… Ici, non seulement on met en place les personnages et les décors, mais en plus l’action est au rendez vous à toutes les pages!

Ce que j’ai aimé? Pour une fois, même si des sentiments sont sous-jacents, il n’y a pas de romance à extrême… cela ne vient pas interrompre l’action. On reste dans la thématique des ténèbres, et c’est très bien comme ça. (on ressent cependant que cela risque d’évoluer dans la suite de la saga)

Par contre, on ressent tout au long du livre l’effet oppressant de la « traque », qui est ne l’oublions pas centrale dans ce roman fantastique. On évolue dans un univers sombre et ténébreux, et on le ressent bien…

J’ai vraiment été embarquée dans cette histoire, en ayant l’impression que le mal était tout autour de moi… (d’ailleurs, je l’ai lue de nuit, merci les insomnies, et j’étais tellement dans le livre et son ambiance qu’à un moment, l’arrivée subtile et inattendue de mon chat m’a fichu une sacrée frayeur)

   Contrairement à ce que l’on peut retrouver dans beaucoup de livre  issus de la littérature Young Adult, je trouve que les personnages créés par Lili St Crow sont riches de caractère, de personnalité, de force.

Dru, jeune fille très particulière, à la fois forte et sensible, dotée d’une étonnante maturité, d’une volonté de fer et d’un courage prononcé. Après avoir perdu sa mère (dont elle a hérité son don) à l’âge de 5 ans, elle se rapproche de sa grand-mère, puis à son décès, de son père, pour avoir partagé pas mal de choses avec lui. Secrète et réservée, elle n’a pas pour habitude de se lier à qui que ce soit, encore moins au lycée… Normal, me direz-vous quand on change d’endroit plusieurs fois par an. Sous ses airs de jeune femme forte et indépendante, on ressent malgré tout énormément son besoin de protection, de se sentir rassurée, épaulée et aidée. Elle garde un côté humain qui n’est pas pour me déplaire, … bien qu’ayant de fortes responsabilités à présent, elle garde une part de fragilité et d’émotions propre à sa condition d’adolescente.

Dès le début du livre, on apprend à la connaitre, son histoire, son présent, et cela permet d’en être très proche, de se sentir en phase avec elle, et de ressentir tout ce qu’elle ressent, frissonner et trembler pour elle, avec elle.

Graves, un garçon de sa classe aux allures de gamin gothique qui se donne un genre. Complètement asocial, il a décidé d’arrêter de vivre dans les familes d’accueil pour se la jouer solitaire dans les arrières salles d’un centre commercial. Il va suivre Dru partout où elle va. Il va peu à peu réussir à faire tomber certaines de ses barrières, ce qui l’aidera à évoluer. D’ailleurs, apprendre à découvrir ce personnage, à voir qu’il est au final un personnage intéressant, à la personnalité assez complexe, m’a plu… Il a aussi un humour assez particulier qui fait son charme.

Christophe, qui lui aussi va avoir son importance dans l’histoire. Il veut apporter sa protection à Dru.  Il apporte aussi un regard neuf sur certaines choses qui pouvaient sembler confuses jusqu’alors.

Et puis, il y a aussi les créatures fantastiques que l’on peut y retrouver: lycanthropes, vampires, zombies… je pense que c’est la première fois que je retrouve toutes ces créatures dans une seule et même histoire… Au départ, j’étais un peu sceptique, mais finalement, c’est du pur régal…

  Ce que je trouve vraiment dommage, par contre, c’est que la quatrième de couverture en dise beaucoup trop à mon goût… Elle nous dévoile des choses que l’on ne va apprendre qu’en cours de route, et c’est un peu « gâché » par la quatrième de couverture, car on sait en partie à quoi s’attendre, même si on ne sait pas « qui » au départ (ceux qui l’ont lu me comprendront, j’espère).

  La couverture… quand j’ai reçu le livre, je crois que je suis restée pas moins de cinq minutes à contempler cette splendide couverture, toute en brillance et en mystère… Je la trouve magnifique.

   Il me tarde de lire la suite… Si elle est du même sang, ce sera tout simplement génial… Cette saga offre un potentiel énorme…

Cela me donne également envie de découvrir les autres livres de cette auteure… de toute urgence 🙂

Je remercie de tout coeur la Team Livraddict de m’avoir permis de découvrir ce livre, ainsi que les éditions Castelmore.

Cette lecture entre également dans le cadre du challenge « jeunesse/YA ».

CITRIQ

[✎] Intuitions, tome 1

Editions Michel Lafon
Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 331 pages

   Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle en comprend la signification : il s’agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu’au jour où elle rencontre Spider…

Alors qu’ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite.

Ils seront les seuls survivants de l’attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects traqués par la police une fois leur identité révélée par les caméras de surveillance.

Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu’elle peut lire en Spider ?

QUE FAIRE D’UN DON QUAND IL EST MAUDIT ?

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Ce premier tome est bien à la hauteur du second 🙂

Je ne fais jamais rien comme tout le monde… ça vous étonne? Je vous rassure, on s’y habitue très bien 😉

J’ai eu la chance de découvrir cette saga par un SP mais… j’ai commencé par le second tome (vous trouverez ma chronique ICI) … mais depuis, je n’avais qu’une seule hâte, c’était de découvrir le premier tome.

Et je dois dire que tout comme sa suite, ce livre est un coup de cœur… J’ai adoré et adhéré de la première à la dernière page.

   J’ai retrouvé la plume de Rachel Ward avec grand plaisir… Elle est arrivée, une fois de plus, à m’embarquer dans son univers dès les premières phrases… Impossible d’en décrocher, impossible de ne pas vouloir connaître la suite au plus vite…

La délicatesse de son écriture permet de nous transmettre à merveille les émotions des différents personnages.

De plus, le fait que toute la narration se fasse à la première personne, sous les mots de Jem, aide à d’autant mieux s’intégrer au récit, à avoir l’impression d’en faire partie intégrante et encore plus s’impliquer dans l’histoire.

Le langage est parfois très familier, mais cela reflète bien les pensées et paroles d’adolescents en difficultés. Une autre manière d’écrire aurait probablement semblé trop pompeuse et en décalage total avec l’atmosphère et les circonstances du livre…  là, c’était juste parfait.

    Bien qu’ayant « découvert » le don particulier de Jem dans le second tome déjà, je ne me suis pourtant pas ennuyée, et je n’ai nullement eu une impression de déjà vu…

Une histoire prenante, du début à la fin, allant de rebondissement en rebondissement pour tenir le lecteur en haleine…

Finalement, le grand thème de ce livre, c’est un sujet qui reste malgré tout tabou pour pas mal de mondes… C’est la mort… fatalité ou pas? Selon ce livre, en tous cas, tout serait déjà écrit d’avance, d’où le don terrible de Jem. (je dois avouer que dans l’absolu, l’idée que la date de notre mort serait inscrite dans l’histoire dès notre naissance, cela me fait froid dans le dos…)

  Les personnages sont, je trouve, choisis avec un soin tout particulier: chaque personnage a une importance particulière, qui au départ peut nous sembler relative, mais qui tôt ou tard se révèle capitale…

De même, des personnages qu’au départ tout oppose qui finissent par s’apprécier, cela peut sembler bateau, mais amené de la manière dont c’est fait dans « intuitions », c’est terriblement agréable et accrocheur.

Jem, l’héroïne… je dois avouer que par moment, elle m’a malgré tout exaspérée… j’avais envie de la secouer et de lui dire de se bouger les fesses plus vite que ça…

En dehors de ça, je me suis souvent demandée comment je réagirais si j’avais un tel don… et surtout, j’ai apprécié sa grande maturité de ne pas vouloir divulguer aux gens leur numéro, que ce ne serait pas juste…

Spider… Je dois avouer que c’est lui mon personnage coup de cœur de ce roman… D’apparence froide et cassante, le genre « ne m’approchez pas sinon je mords », il se révèle, au fur et à mesure, tendre, attentionné, et ça, j’ai adoré… Un « homme » comme je les aime… Il sait à la fois se montrer fort, violent, indépendant et antipathique, puis l’instant d’après, d’une douceur extrême, d’une sensibilité hors paire et d’une détermination à toute épreuve.

J’ai aimé voir son évolution, la manière dont il a su réagir aux différentes situations, et surtout l’évolution de ses sentiments tout azimut…

La grand-mère de Spider m’a elle-aussi beaucoup plu. Je l’ai trouvé forte, prévenante mais confiante. Un instinct maternel hors paire, une douceur et une beauté d’âme extraordinaire… Il n’est pas compliqué de la prendre en sympathie…

Contrairement à Karen, que finalement, j’ai trouvé plus fuyante. J’ai eu beaucoup de mal à cerner le personnage de Karen dans son attitude vis-à-vis de Jem… trop froide, trop distante, trop  indifférente, presque. Je n’ai pas trouvé cela normal de la part d’une mère d’accueil.

      La « morale » de l’histoire, finalement… sans savoir si oui ou non, on est maître de notre destin et si l’on peut changer ce qui serait écrit dès notre naissance, sans savoir si demain ne sera pas le dernier jour de  notre vie, il est important d’en profiter un maximum, tous les jours, y compris en disant autant que possible aux gens que l’on aime qu’on les aime, de profiter à fond de chaque instant à leurs côtés, … Savoir la date de notre mort, ça ne sert à rien, le plus important, c’est de n’avoir aucun regret le dernier jour de notre vie, pour ne pas nous dire « si j’avais su, j’aurais fait ceci, je n’aurais pas attendu »…

  Contrairement à ce que l’on pourrait croire en lisant la quatrième de couverture, ce livre n’est en rien un livre axé à outrance sur le surnaturel, … Il est avant tout une aventure humaine, profondément touchante, attendrissante, et qui prend aux tripes dès le départ.

Si je devais émettre une réserve: la fin va un peu trop vite à mon goût. Certes, la fin est faite pour introduire le second tome, mais cela aurait pu être fait un peu mieux que quelques pages rapidement écrites pour mettre le lecteur en haleine. Il eut été agréable d’approfondir un tant soit peu cette partie malgré tout, je pense. Mais cela n’entache en rien mon ressenti positif sur la globalité du livre.

CITRIQ

Cette lecture entre dans le cadre du challenge « jeunesse/YA ».

[✎] Le Blog de la belle

Editions Mango
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 276 pages

   La belle et la bête , ça vous dit quelque chose ? Moi, c’est Belle, et disons que mon histoire ressemble un peu à ce vieux conte de fées. Sauf qu’on est bien à New York, au XXIème siècle, et que tout ce qui s’est passé m’est vraiment arrivé. Vous me prenez pour une folle ? Lisez donc mon blog, vous ne serez pas déçus du voyage…

Super! J’aime j’aime j’aime..

Une excellente découverte pour un moment lecture des plus sympathiques…

Merci aux éditions Fleurus/Mango et au forum Accros et Mordus de lecture pour cette découverte :).

J’ai eu la chance de découvrir ce livre lors d’un partenariat avec le site « Accros et Mordus »… que je remercie… car j’ai passé un excellent moment 🙂

D’un premier abord, je me suis dit que ce système de blog d’une riche jeune fille de 16 ans, ça faisait très « gossip girl », mais pas du tout…

Je dois aussi avouer que je n’ai jamais vu le dessin animé de la Belle et la Bête, donc je n’avais pas d’histoire préconçue en tête.

  Je dois reconnaître que le style de l’auteur m’a étonnée… En effet, quand on lit sur la quatrième de couverture que l’on va découvrir le blog/journal intime d’une jeune demoiselle de 16 ans, il faut avouer que l’on s’attend à trouver du langage d’ado, voire SMS, des termes simples, limite niais… Et puis, la surprise fut bonne, car il n’en a rien été. La plume de l’auteur à donné à ce texte une vraie richesse de vocabulaire, sans pour autant tomber dans le pompeux. Les phrases sont construites avec soin, pour une lecture fluide, agréable et régulière. Le tout s’enchaînait de manière très naturelle et surtout, c’est important, cohérente… Ce fut très plaisant à lire.

    Au fil du livre, j’ai pu ressentir une certaine tension. Au plus on tourne les pages, et au plus on est impatients de savoir la suite… L’histoire est telle qu’une fois commencée, elle nous embarque irrémédiablement dans son univers.

Le système de blog, avec ses billets et ses commentaires, m’a beaucoup plu. Ça donne un certain rythme à l’histoire et lui confère également un souffle d’air frais… Je me suis vraiment sentie impliquée, comme si je suivais le blog sur le net, et pas seulement un livre entre mes mains.

L’histoire est également enrichie grâce aux commentaires des différents articles du blog, ce qui est un petit plus… (par exemple, j’ai trouvé que ce n’était pas du tout le cas dans « un blog trop mortel », où les commentaires n’apportaient rien au récit)

Petit à petit, la pression monte, l’histoire devient encore plus intrigante, et on ne peut plus lâcher le livre.

  La Belle, personnage central, est la personne qui tient le blog. J’avoue que je l’ai trouvée très attachante…

Il y a une phrase d’elle que j’ai beaucoup aimé:

« Pour ce qui me concerne, j’aurais adoré être la fille cadette d’un grand écrivain – ou d’un modeste auteur, ou même d’un simple prof de littérature – pour pouvoir grandir entourée de livres sans passer pour une nerd aux yeux des jeunes de mon âge. « 

Honnêtement, j’ai eu plus d’une fois le même ressenti étant jeune…l’impression de ne pas être comprise, de faire défaut dans une famille où les livres n’ont pas grande importance pour la plupart, à part moi… C’est ce qui, entre autre,  m’a fait aimer le personnage de Belle.

Malgré son jeune âge, elle fait preuve d’une certaine maturité et intelligence qu’on retrouve de moins en moins… Il faut dire aussi qu’elle a un humour hors du commun.

Par contre, on est un peu dans le cliché de la « pauvre petite fille riche »… Mais heureusement, elle n’est pas que ça, et c’est ce qui donne tant de richesse au récit.

Beaumont, personnage énigmatique, mais assez plaisant. Mon avis sur lui a fortement évolué tout au long du livre, passant de la personne à l’égo démesuré à celui que l’on prend en sympathie, voir en pitié…

Quant aux autres personnages? Bien qu’ils aient leur place dans l’histoire, je trouve qu’on ne les voit pas assez, ou du moins, on n’en apprend pas assez pour eux. C’est un peu dommage, mais c’est mieux que de tomber dans l’autre extrême, à savoir de noyer le lecteur sous une foule d’informations inutiles et barbantes.

 Mais malgré tout, Yuko et Arsenik m’ont bien fait rire 🙂

  La couverture est assez jolie, je trouve… elle donne bien le ton du livre, et est assez intrigante. J’adore cet amalgame entre les cheveux et la ville plongée dans le noir, donc elle ne pouvait que me plaire.

   Un livre, qui embarque le lecteur de manière dynamique, fraîche et étonnante.

Un très bon moment lecture qui donne une petite touche d’originalité à part…

CITRIQ

Ce livre entre dans le cadre du challenge « Jeunesse/YA »

[✎] Le Dernier jardin, tome 1 : Éphémère

Editions Castelmore

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 350 pages

Que faire de sa vie quand on connaît la date exacte de sa mort ?
Les scientifiques ont créé des enfants génétiquement parfaits, immunisés contre toutes les maladies. L’humanité a cru voir son avenir assuré…jusqu’au jour où le verdict accablant est tombé. Ces jeunes gens ont une espérance de vie incroyablement courte : 25 ans pour les hommes, 20 ans pour les femmes, sans exception. Dans ce monde désolé, des jeunes filles sont kidnappées et contraintes à des mariages polygames pour la survie de l’espèce.
Rhine, âgée de seize ans, a été enlevée de force à son frère. Elle se réveille enfermée dans une prison dorée, un manoir où des serviteurs veillent à ses moindres désirs. Malgré l’amour sincère de son mari et la confiance qui s’instaure petit à petit avec ses sœurs épouses, Rhine n’a qu’une idée en tête : s’enfuir de cet endroit.

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Je n’ai qu’une hâte, découvrir la suite!!! Des personnages géniaux, une ambiance particulièrement troublante, une intrigue qui semble sans issue au début mais offre de bons rétablissements…

Ahhh il y a bien longtemps que j’avais envie de découvrir ce livre, sans jamais trouver le moment opportun…

Il faut dire que les nombreuses personnes à l’avoir déjà lu ne tarissent pas d’éloges à son sujet. Mais donc, à lire trop de positif dessus, j’avais peur d’être déçue, mais je me suis finalement décidée…

Et je ne me suis pas trompée en sortant finalement de ma PAL d’ebooks… ce livre, c’est… waouw, un vrai coup de cœur.

Le dernier jardin… instinctivement, j’ai eu en tête le jardin d’Eden à l’aube de la vie… et le dernier jardin qui serait la dernière « demeure » de ces jeunes filles à l’avenir si court… belle analogie, je trouve…

La couverture, que dire, elle est superbe, même si je préfère celle de la version anglaise, que je trouve plus contrastée, plus clinquante, plus attirante et choquante… elles se ressemblent beaucoup, mais les contrastes plus prononcés renforcent le côté à part de ce « monde »…  le côté lumineux et le côté plus sombre apparaissaient mieux sur la couv’ de la version anglaise.

Pour parler du style de l’auteur… génial, prenant, envoûtant… un style très délicat, des mots choisis de manière posée et avec une grande justesse, aussi.. L’écriture est agréable, permettant une lecture aisée, fluide, … Au travers de sa plume, les sentiments mis en avant nous sont immanquablement transmis, on est connecté à ceux des différents personnages.

J’ai aimé le fait qu’on découvre en même temps que Rhine son environnement, et voir tout se mettre en place petit à petit. C’est tellement plus agréable que quand on est mis devant un fait accompli ou un décor déjà en place… cela permet de rentrer directement dans l’histoire, car on veut découvrir, on veut comprendre…

L’huis-clos du livre est assez surprenant, et assez flippant à vrai dire… j’ai vraiment eu l’impression d’être moi-même enfermée dans ce manoir et d’être perdue dans ses méandres… et je dois avouer qu’il est, dans l’absolu, dommage qu’un lieu qui semble si « beau » dans sa structure soit le théâtre de tant d’horreur. On s’imprègne de cette atmosphère qui s’en dégage  de manière inévitable.

Point de vue personnages, Rhine est incontestablement très attachante, … dès le départ, je l’ai prise en sympathie et m’y suis accrochée. Elle a un caractère très prononcé, et c’est sa force, c’est clair et net. Malgré son âge, elle nous montre une certaine maturité qui est assez intéressante à voir. C’est ce qui fait le charme et l’intérêt de son personnage. Elle m’a beaucoup touchée. J’ai aimé l’évolution de sa relation avec Rose, son attrait pour son refuge qu’est la bibliothèque, sa mentalité…

La petite Deirde, attachée à Rhine, fait elle aussi preuve d’une maturité étonnante pour son âge… on voit que cet univers si particulier où elle évolue ne la surprend même plus.

Jenna, c’est un peu son contraire: très douce, très calme, très posée. Elle n’arrive pas à se résoudre facilement à faire semblant…

Cécilia, quant à elle, c’est tout le contraire… finalement, elle est ravie d’être là, et veut tenir le rôle de femme telle qu’il est amené dans une perfection sans borne… elle  trouve même que cela ne se passe pas assez vite à son goût… La naïveté de ses 13 ans ressort à merveille dans son comportement et ses dires.

Gabriel, il m’a plu… il n’hésite pas à prendre des risques pour Rhine, à se lier à elle, s’ouvrir à elle…  Au début, je le voyais plus âgé qu’il ne l’est en réalité. J’ai été très étonnée… C’est un personnage très sympathique.

Linden par contre m’a laissée non pas indifférente, mais dans l’incompréhension la plus totale. Surtout au début.  Il m’a laissé complètement perplexe, j’ai eu du mal à le cerner. Maintenant, je trouve qu’on ne va pas assez en profondeur dans l’histoire passée de ce personnage. Peut –être le second tome sera-t-il plus fourni en ce sens, et me fera l’apprécier d’avantage… Il reste à mes yeux le personnage le plus troublant…

Quant à son père, je l’ai trouvé à la limite du détestable. Son comportement m’a déplu fortement. Certes, il a sans doute certaines obscures raisons d’agir de la sorte, mais bon… euh, non, quoi… je n’ai vraiment pas aimé ce personnage… rien n’y a fait…

En tous cas, pour un premier tome, c’est génial, … l’auteur a manié ça de main de maître, mettant en place une intrigue originale et qui tient la route, des personnages attachants, passionnants… Une action très « mentale », portée sur la réflexion, le psychologique…

Les dérives de la science telles qu’elles sont abordées dans ce roman sont vraiment intéressantes et effrayantes.

Je pensais tomber dans livre très « jeunesse », très niais, et finalement pas du tout, … je suis sous le charme.

J’ai hâte de pouvoir découvrir la suite. C’est un vrai coup de cœur. Je serais incapable de trouver un point négatif à ce roman, j’ai tout aimé, tout apprécié, tout dévoré des yeux et du cœur. Ce livre est à couper le souffle.

Une de mes premières dystopies, mais certainement pas la dernière.

Ce livre me permet également d’avancer dans mon challenge « jeunesse/young adult« .

Galléane, Jess,

CITRIQ