[✎] Un très gros mensonge

un très gros mensonge

Imaginez une jeune femme, en pleine possession de ses facultés mentales, qui décide de faire un gros mensonge, histoire d’être un tout petit peu aimée… Imaginez ensuite que cette même jeune femme prenne un joli feutre rose, et trace une petite ligne rose sur son test de grossesse. Vous me suivez ? Pas tout à fait ? Laissez-moi vous expliquer… Dans un moment d’égarement total, Jane annonce à la Terre entière qu’elle est… enceinte ! Et c’est là que les ennuis commencent réellement pour elle : les collègues aux questions gênantes, les parents surprotecteurs, le petit ami bizarre, les maux de ventre imaginaires, les rêves de bébés géants, les envies de crème Chantilly… Emportée dans le tourbillon d’une vraie-fausse grossesse, Jane en arrive à bluffer tout le monde ! A ce stade de la folie, vous vous demandez comme moi si, à force de raconter des craques, Jane n’est pas devenue complètement dingue. Et surtout, comment elle va pouvoir sortir de ce gros, GROS mensonge .

ce que j'en ense

Il y a très très longtemps que j’avais envie de lire ce livre, sans jamais trouver le temps pour l’ouvrir… Donc là, j’en ai eu l’occasion et je ne le regrette vraiment pas…

Ce livre, c’est un gros coup de cœur

Dans un style frais, agréable, amusant et détonnant, l’auteur m’a ravie et conquise… J’ai adoré le récit à la première personne, vous me connaissez, c’est quelque chose dont je suis fan…

« Quoique… A la réflexion, ceci n’est peut-être pas la meilleure façon d’entamer mon récit. Reprenons »

Dès le début, ça met dans l’ambiance,  ça me plonge dans l’intimité de Jane, et c’est franchement plaisant.

Et ici, alors que l’héroïne s’adresse à « moi » avec son humour hors paire, je succombe totalement…

« Vous avez du mal à suivre ? Alors remontons un peu en arrière. (La régie ! Rembobinage rapide, s’il vous plaît !) »

Tout le livre est de cette veine… un doux mélange de folie, de mensonges, de sentiments confus, d’amitié aussi… le tout dosé de manière à rythmer le récit et emmener le lecteur dans un tourbillon qui fait qu’on n’a pas envie de lâcher le livre avant la fin, …

D’ailleurs, en parlant de fin… comment la décrire sans vous la raconter… Elle est époustouflante… Très honnêtement, je me suis imaginé 1001 fins possibles à ce roman en cours de lecture, mais certainement pas celle-là… je suis restée scotchée, et je me suis juste dit « Waouw, il me faut la suite« …

Je ne vais pas vous en dire plus sur l’histoire, le résumé en dresse un parfait portrait, et c’est du plaisir à l’état brut…

Le personnage de Jane est juste un phénomène à elle toute seule… Un brin égocentrique et égoïste, elle aime qu’on s’occupe d’elle, être le centre d’intérêt, … sans doute le reliquat de son éternelle compétition avec sa sœur… Elle se lance dans une histoire pas possible dont elle a du mal à se défaire, et elle déborde d’imagination pour mener son « projet » à terme. Elle est parfois franchement énervante, tant son comportement est inacceptable par moment… On a juste envie de filer des claques pour lui remettre les idées en place et lui dire « mais réveille toi, tu n’es pas le centre du monde »… En dehors de ça, je l’ai trouvée très attachante malgré tout, car elle a réussi à m’émouvoir et me surprendre.

David, c’est le meilleur ami que toutes les femmes (ou presque) rêvent d’avoir… homosexuel bien dans sa peau, heureux en amour, là pour ses amis… même quand Jane lui fait la misère… Il la soutient, l’accompagne dans son délire tout en essayant de la remettre dans le droit chemin, et il fait preuve d’une patience à toute épreuve avec elle… Il est l’exemple type de ce qui s’appelle accepté ses amis avec leurs qualités, mais surtout leurs défauts. Il est adorable, et il est vraiment mon personnage coup de cœur de ce roman…

Que dire de plus, si ce n’est que je vous conseille grandement ce roman… Il me tarde de découvrir la suite…

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[✎] Night School, tome 1

Night school, tome 1

Qui croire quand tout le monde vous ment ?

Allie Sheridan déteste son lycée. Son grand frère a disparu. Elle vient d’être arrêtée. Une énième fois. C’en est trop pour ses parents qui l’envoient dans un internat aux règles quasi militaire.
Contre toute attente, Allie s’y plaît. Elle se fait des amis et rencontre Carter, un garçon solitaire et ténébreux, aussi fascinant que difficile à apprivoiser…
Mais l’école privée Cimmeria n’a vraiment rien d’ordinaire. L’établissement est fréquenté par un fascinant mélange de surdoués, de rebelles et d’enfants de millionnaires. Plus étrange, certains élèves sont recrutés par le très discrète « Night School », dont les dangereuses activités et les rituels nocturnes demeurent un mystère pour qui n’y participe pas.
Allie en est convaincue : ses camarades, ses professeurs, et peut être même ses parents, lui cachent d’inavouables secrets. Elle devra vite choisi à qui se fier, et surtout qui aimer.

ce que j'en ense

Je dois dire que la lecture de ce livre me laisse un peu perplexe…

Dans un premier temps, il faut savoir que j’ai adoré ma lecture, et que sans aucun doute, je lirai la suite car l’auteure a su aiguiser ma curiosité… Mais malgré tout, je l’ai trouvé « plat »… Je vous expliquerai tout ça un peu plus loin…

Le style de l’auteur est vraiment génial… Il a le don de nous emporter dans l’histoire dès le départ, d’une plus aisée, simple, mais efficace. Elle manie avec brio le fait de laisser une grosse zone d’ombre sur le récit.

Ce qui m’a déçue? Le manque d’action… Alors oui, il y a eu des péripéties, des petits rebondissements, ça, je vous le concède, mais il n’y a pas eu LA grande révélation, LE gros chamboulement… ou du moins, je m’attendais à mieux… A moins qu’à force de lire des livres « de ce genre », je sois blasée… je ne sais pas trop… Mais en tous cas, le spectaculaire et l’incroyable m’a manqué… J’espère le trouver dans le prochain tome…

La fin est certes un peu plus « mouvementée », et ouvre plein de perspectives quant au second tome.

Maintenant, c’est peut être là la « technique » de l’auteure pour tenir son lecteur en haleine que de tout base sur le mystère plus que sur l’action… si c’est le cas, c’est réussi…

Point de vue des « décors »… je pense que j’aurais adoré être dans un environnement tel que celui de Cimmeria durant mon adolescence (la magie et les problèmes en moins, cela va sans dire)… Une espèce de manoir perdu au milieu de la nature… le rêve… Et ce qui ne gâche rien, c’est que le livre nous rend bien les lieux, à savoir que l’on a vraiment bien l’impression de s’y promener, de découvrir les lieux « en vrai »…

Les personnages nous sont présentés, dans un premier temps, assez rapidement, mais on apprend à les connaître tout au long de l’aventure.

J’ai adoré celui de Allie, car   elle est à la fois fragile sous son apparence forte, mais elle reste surtout fidèle à elle-même… Elle est clairement un ado à problème, d’ailleurs au départ, pour peu, on lui filerait une bonne claque pour lui remettre les idées en place… Alors oui, elle a des circonstances atténuantes vu le drame arrivé à sa famille (la disparition de son frère ainé), mais de là à virer ado rebelle et délinquante… Du coup, en dépit, ne sachant plus quoi faire, ses parents décident de l’envoyer à Cimmeria…

Même si au départ, elle est contre cet endroit « bizarre » où ses parents l’ont inscrite, je trouve qu’elle s’y fait drôlement vite quand même… Elle parvient assez bien, point de vue des filles, à voir qui sont celles à éviter… (pour les garçons, c’est une autre histoire, mais bon…). Même si elle reste méfiante et un tant soit peu sur ses gardes, elle prend rapidement ses marques.

Une fois dans son nouvel environnement, elle n’est plus vraiment celle qu’on nous dépeint au départ, et on se dit que finalement, la solution n’était pas compliquée pour qu’elle se sente bien… il fallait juste la mettre au bon endroit, dans un lieu « fait pour elle ». Elle parviendra même à décupler ses forces morales, pour ne pas se décourager devant la méchanceté de certaines, les évènements troublants, et les « abandons d’amitiés »…

J’ai détesté le personnage de Sylvain, son côté « je suis irrésistible mais tu ne le sais pas encore », ça m’a franchement exaspérée…

Carter, par contre, j’ai adoré ce personnage… le côté rebel, bad boy et considéré comme étant à éviter comme la peste… tout ce que j’aime… J’ai toujours eu de l’affection pour le côté « vilain petit canard », que voulez vous.

Les personnages ont un côté mystérieux prépondérant dans l’histoire, et l’auteure aime se jouer du lecteur en le faisant douter tantôt de l’un, tantôt de l’autre… J’ai adoré ça…

Ce n’est pas vraiment un coup de cœur, mais cela s’en rapproche grandement… J’ai longtemps hésité, c’est pourquoi je le mets à mi chemin entre le très bon livre et le coup de coeur…

Vivement le second tome pour aller plus en profondeur de ce que l’on a appris dans ce premier opus.

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[✎] Dans le ventre des mères (Marin Ledun)

dans le ventre des mères

Janvier 2008. Une explosion anéantit un village ardéchois. Dans un décor apocalyptique, les sauveteurs exhument un charnier. Les cadavres, véritables cobayes humains, ont subi des mutations génétiques. Une femme apparaît dans les décombres : Laure Dahan, 29 ans. Ses jours sont comptés. Son obsession : sa fille qu’elle n’a jamais connue. Elle doit la mettre à l’abri avant qu’il ne soit trop tard. Pour cela, elle est prête à tout et n’hésite pas à semer la désolation sur son passage. Les meurtres se succèdent, mystérieusement reliés, au fil de l’enquête du commandant Vincent Auger. De Grenoble à Berlin, de Zagreb à la Sicile, une course-poursuite s’engage entre Laure et Vincent. Quel rapport entre elle et les cobayes humains ? Dans un monde où s’effritent les frontières entre le bien et le mal, Vincent Auger devra choisir son camp.

ce que j'en ense

La première chose qui m’a interpellée dans ce livre, c’est sa couverture… Brutale, forte, atypique surtout, … La photo scindée de l’enfant sans visage, armé de surcroît  cela inquiète et intrigue.

Elle m’a attiré l’œil, et m’a incitée à aller voir plus loin…

Ce flou aussi présent renforce l’ambiance  limite glauque, ce qui correspond finalement bien au contenu du livre…

Je dois avouer que ma toute première impression concernant le livre, ça aurait été de ne pas le qualifier de polar mais de science fiction… car ce qu’on lit à l’air sorti tout droit de l’apocalypse et de l’imagination débordante de l’auteur… Mais au fur et à mesure qu’on avance dans le livre, on comprend l’enjeu, on suit l’enquête, et on se dit « finalement, oui, on voit où l’auteur voulait en venir avec son polar« .

 Le style de l’auteur est  vraiment agréable… il est percutant, direct… Les mots sont forts et agressifs parfois, mais bien à propos…

On est face à une narration à la troisième personne… Je dois dire que j’ai trouvé ça un peu dommage.. j’aurais aimé une alternance avec une narration à la première personne qui aurait renforcé le lien avec les personnages.

On entre directement dans le vif du sujet… l’action est présente dès les premières pages, pour donner le ton… Et à partir de ce moment là, on est dans le suspense total, doublé d’un doigt de « folie scientifique » sur fond de manipulations génétiques, d’horreur et de massacres.

L’histoire est très prenante… pour vous dire, généralement, au retour du boulot, sur un trajet d’1h10, je lis 10 minutes et m’assoupis… Là, j’ai commencé le livre sur le quai de la gare de départ, et n’en ai décroché qu’au moment de descendre du train… Pour peu, je ratais mon arrêt tant j’étais dans l’histoire. Elle est vraiment très addictive. Je n’ai pas constaté de longueurs, pas de temps mort, chaque chapitre apportant sa pierre à l’édifice dans l’ascension de l’histoire.

Point de vue des personnages, j’ai regretté de ne pas réussir à plus m’attacher à eux, ou à un en particulier. Je suis restée spectatrice de l’histoire sans m’impliquer avec eux…

Laure, on la découvre déterminée,  forte même si fragilisée par son état… un peu perdue. A la recherche de sa fille qu’elle n’a pas connue, elle est prête à tout risquer. Sa détermination n’a d’égal que dans l’amour qu’elle porte à sa fille malgré tout.

Vincent Auger est un individu complexe. Sa vie professionnelle lui tient à cœur et cette enquête l’écœure au vu de l’horreur devant laquelle il se trouve. En plus de ça, il se trouve dace à des difficultés dans sa vie personnelle, ce qui ne lui facilite pas les choses. Sa compagne est très « omniprésente », étouffante et maladivement dépendante. Ça ne l’aide pas. J’ai malgré mon manque « d’attachement » beaucoup apprécié ce personnage.

En conclusion, je dirais que ce roman est une étrange chose par le contexte, l’ambiance générale… Mais j’ai adoré ça. On est dans un polar hors du commun, dans une enquête addictive et vraiment bien  amenée.

Je remercie les éditions  de m’avoir permis de découvrir ce roman d’un auteur que je ne connaissais pas du tout, mais que j’ai hâte de découvrir dans d’autres ouvrages, pour le coup.

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[✎] L’agenda

L'agenda

L’agenda était épais. J’ai regardé autour de moi, j’étais seul. Je l’ai ouvert au hasard. Waoouuhh ! Son ou sa propriétaire avait ajouté plein de trucs. Des messages à l’encre rose, violette, jaune fluo. Des cœurs, des photos, une guirlande, des étiquettes ornées de motifs colorés… C’est sûr, il était à une fille ! Mais qui ? J’ai fourré l’agenda dans mon sac.

ce que j'en ense

J’avais besoin d’une petite lecture, simple, facile, avant de commencer un thriller plus « corsé »… Ce livre était parfait…

Il faut reconnaître qu’il est très jeunesse… donc si vous n’aimez pas ce qui est trop « jeunesse/simple » passez votre chemin… la couverture donne bien le ton… d’ailleurs, c’est elle qui m’a donné envie d’ouvrir le livre avec ses couleurs vives et ses petites illustrations très sympa, très girly…

Le style est très simple, comme ce qu’un ado d’une douzaine d’année aurait pu écrire, finalement… Ca donne l’avantage que le livre se lit très facilement et très vite, idéal pour une transition entre deux autres plus conséquents.

L’histoire est tout aussi simple… un ado trouve un agenda, et sa curiosité aidant, il va l’ouvrir et y découvrir des choses qu’il n’aurait jamais dû voir, des choses intimes, personnelles…

Le personnage central, un ado, est bien imaginé et fidèle à un ado de son âge… mais pas le genre populaire, à son grand regret…

« Mais ce n’était pas un film, juste moi, Jérémie, douze ans presque treize, élève de cinquième B au collège Albert-Camus et, quand je repense à ce moment, c’est bien moi que je vois, c’est le bruit de mes pas sur le sol que j’entends, et je ressens à nouveau ce délicieux sentiment de solitude que j’ai alors éprouvé. »

Il fait attention au regard des autres, et est curieux de tout… c’est cette curiosité qui le pousse à découvrir le contenu de l’agenda et de tout mettre en œuvre pour découvrir qui est la mystérieuse inconnue qui a perdu son agenda…

Ce qu’il découvre d’elle, le portrait dont il s’en fait, c’est celui d’une fille hyper populaire, avec plein d’amis, plein d’activités, une vie bien remplie qu’il envie franchement… Jusqu’à ce qu’il découvre… (eh ben non, ne comptez pas sur moi pour vous le raconter… à vous de le lire pour le découvrir…)

Ce livre est vraiment surprenant, car sous ses apparences légères et amusantes, il y a une très jolie histoire derrière, une histoire passionnante, émouvante, touchante, que j’ai beaucoup aimée…

« Les grandes décisions, c’est vraiment des trucs qu’on prend dans les moments où on ne réfléchit pas. »

On y redécouvre  la souffrance du deuil et du rejet quand on est adolescent, cette dure période de la vie faite de changements en tous genres mais aussi d’apprentissage.

« Les médecins qui prétendent qu’il y en a pour quelques mois, l’espoir semble possible en tout cas, quelques mois cela paraît long, on peut faire des tas de trucs en quelques mois, guérir, pourquoi pas, ça arrive aussi, hein, ce genre de retournement extraordinaire, et puis tout s’accélère. »

Ce livre m’a pris par le cœur, par les sentiments, alors que je ne m’y attendais pas du tout…

La fin est juste est juste phénoménale, franchement, elle retourne complètement le lecteur et pour ma part, elle m’a vraiment surprise, je n’ai rien vu venir… J’ai bien évidemment terminé ma lecture en larmes…

Ce n’est pas un coup de cœur, car les personnages comme les évènements ne sont que survolés, rien n’est vu en profondeur, mais il vaut malgré tout la peine que l’on s’y attarde et qu’on le découvre.

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[✎] Tu seras à moi

tu seras à moi

Pour Ava Bixby, conseillère dans une association de défense des droits des victimes, aider Kalyna Harter à confondre son violeur est une priorité absolue. Mais très vite, Ava découvre dans cette affaire de trop nombreuses zones d’ombres. Au point de douter que Kalyna est bien la victime qu’elle prétend être.
Taraudée par ses soupçons et profondément désorientée par cette histoire qui la ramène aux pires souvenirs de son passé, Ava préfère se dessaisir du dossier, même si toutes les preuves matérielles semblent confirmer le récit de Kalyna. Malgré tout, cette affaire continue de l’obséder, jour et nuit, jusqu’à la pousser à rencontrer Luke Trussell, le capitaine de l’US Air Force que Kalyna a désigné comme son agresseur, et qui risque de se retrouver bientôt derrière les barreaux.
Hélas, loin de lui rendre le sommeil, cette confrontation, aussi saisissante que troublante, se révèle des plus dangereuses pour Ava.

ce que j'en ense

Je dois dire que je suis de plus en plus agréablement surprise par la plume de Brenda Novak.

Son style est toujours aussi percutant, et toujours aussi addictif. On embarque dans l’histoire, et ensuite, c’est un turn-over fantastique… Pour peu, les doigts n’iraient pas assez vite pour tourner les pages au rythme endiablé de la lecture. En tous cas, c’est l’impression que j’en ai eu…

Le rythme est vraiment très rapide, les rebondissements s’enchaînent quasi sans temps mort, et c’est agréable.

Elle revisite ici l’obsession, cette perversion de l’âme humaine, avec brio. J’ai beaucoup aimé ce thème… Car il est toujours intéressant, selon moi, de voir où la folie humaine peut mener, dans quelle mesure une personne peut aller au bout de son obsession et faire d’une vie un enfer.

Ce que j’aime chez elle, c’est que le personnage « méchant », néfaste de ses romans est toujours réellement dévastateur. Elle ne fait pas dans la demie-mesure.

D’ailleurs, dès le départ, on sait qui il est, et le principal n’est donc pas tant sa découverte, mais de comprendre son mécanisme, son machiavélisme… C’est vraiment axé sur le psychologique, gratter la surface pour accéder au mal profond qui se cache sous la surface des »monstres ». Et ce que j’aime, c’est le fait qu’on se laisse surprendre à ce que ces « monstres » soient en fait des gens comme on en croise tous les jours, des personnes « comme les autres », dont on ne soupçonnerait pas les travers. On découvre les tréfonds de la manipulation.

Le thème général du livre m’a beaucoup plu, à savoir la lutte contre la maltraitance des femmes. Ce thème est rarement abordé de cette manière dans les livres, où généralement, on le tourne plus au drame qu’au thriller. Cela montre aussi l’évolution des mentalités, quand il y a quelques décénies, avouer un viol était considéré comme honteux, on le taisait, alors que maintenant certaines personnes n’hésitent pas à le crier sur tous les toits, à tord et sans raison, juste pour détruire d’autres personnes.

Ava Bixby, quant à elle, est du côté des victimes. Mais elle prend son travail très à cœur et est bien déterminée à ne pas se laisser marcher sur les pieds. On sent que son passé fait sa force, et ça en fait un personnage très intéressant.

De révélations surprenantes en détails chocs, Brenda Novak nous entraine pour une histoire palpitante et intriguante.

Bien que s’inscrivant dans une série (ce livre étant, dans sa version originale, le cinquième opus de la série Last Stand », si je ne me trompe, mais je ne sais pas si tous les titres sont sortis en français), ce livre peut très bien se lire indépendamment des autres.

Le premier livre que j’ai lu d’elle, c’était un vieil harlequin trouvé au fond d’un vide grenier… Et je dois dire que quand je compare les deux, on voit que l’auteur a grandi, qu’elle a murit, elle a enfin trouvé le style qui lui va si bien, pour le plus grand plaisir des lecteurs.

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lu en part avec la ME Vous pouvez retrouver plus d’infos sur les auteurs publiés dans cette collection sur le blog consacré à la collection Mosaïc.

La fiche consacrée à ce livre…

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[Avis express] Les Démons d’Alexia, tome 2 : Stigma Diabolicum (Benoit Ers)

les démons d'alexia 2

Centre de Recherche des Phénomènes Surnaturels, est une institution discrète qui lutte contre les évènements paranormaux qui menacent l’équilibre de notre monde.
Alexia, jeune exorciste, s’engage corps et âme dans ce difficile combat, au risque de se laisser dévorer par ses propres pouvoirs.

ce que j'en ense

Tout comme le premier tome, celui-ci est une vraie merveille…

Je suis de plus en plus accro, que ce soit à l’histoire ou aux personnages…

On en apprend un peu plus sur Alexia, sur sa mission, sur ce qu’elle est, et c’est vraiment plaisant.

Les « décors » sont toujours aussi sombres et inquiétants, et on y retrouve avec plaisirs mystères, sorcières et démons… mais ce qui est génial, c’est que l’intrigue devient double: d’un côté, la chasse aux démons, et de l’autre, la découverte, en même temps qu’Alexia, de ses nouveaux pouvoirs surprenants et inquiétants…

Si vous n’avez pas encore craqué pour cette saga, et que les thèmes abordés vous plaisent, n’hésitez pas, vous ne regretterez pas la découverte, je pense…

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[✎] Time Riders, tome 4 : La guerre éternelle

time riders 4

Liam aurait dû mourir en mer en 1912, Maddy d’un accident d’avion en 2010, Sal dans un incendie en 2026. Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne détruisent l’Histoire.
Or un nouveau bouleversement survient dans le cours du temps : Abraham Lincoln disparaît subitement de l’Histoire ! Maddy, Liam et Sal doivent le retrouver de toute urgence, car, en son absence, la Guerre de Sécession ne s’est jamais achevée !

ce que j'en ense

Quand j’ai terminé le tome trois, je me suis dit « ok, j’ai ma dose, je crois que les voyages dans le temps, j’ai donné« … Bref, j’avais été déçue, ça m’avait franchement saoulé, et je ne pensais franchement pas continué la lecture de cette saga…

Puis finalement, je me suis dit qu’il serait dommage de rester sur une mauvaise impression et ai décidé de tenter le coup avec le quatrième tome… et j’ai bien fait.

Le style de l’auteur est pourtant toujours aussi addictif, un vrai turn-over qui fait qu’on se dit constamment « encore quelques pages puis j’arrête, mais que l’on arrête pas forcément.

Contrairement au tome précédent (qui m’avait franchement gavé), l’action est mieux présente, mieux répartie… Il y a très peu de temps morts, on va de rebondissement en rebondissement… ce qui nous tient bien en haleine et qui fait que l’on veut à tout prix savoir ce qui va se passer… Car on le sait, que quelque chose va se passer au chapitre suivant :)…

On se retrouve dans un monde qui n’aurait pas dû exister, dans le sens où l’histoire a pris des tournants hors du commun, et que tout l’avenir du monde a été chamboulé. Que ce soit point de vue humain ou technologique, on est dans un univers à part de celui que l’on connait, sorte de « vue alternative » de ce qu’aurait été notre monde il y a 12 ans si l’histoire avait pris une toute autre route et si certains personnages de l’histoire n’avaient pas fait leur apparition.

Le monde qui s’offre à nos yeux dans ce roman

Point de vue des personnages… On fait ici la connaissance de nouveaux personnages… Ca donne un peu de punch au récit, et on a moins l’impression de tourner en rond. Je regrette juste que l’on n’en aie pas appris plus sur Sal.

Ceux que l’on connaissait déjà restent toujours aussi sympathiques, et les nouveaux sont pour le moins hors du commun.

Ce qui fait que j’ai peut-être un peu moins accroché, c’est peut être que la guerre de Sécession n’est pas forcément la période de l’histoire qui me passionne le plus…

Alex Scarrow romance ici une question que beaucoup se sont déjà posée: Si tel personnage de l’histoire n’avait pas existé, qu’en serait-il de notre monde actuel? Comment le monde aurait-il évolué?

Un très bon roman que je vous conseille vivement… Si vous avez été déçus par le troisième tome comme j’ai pu l’être, ne vous en faites pas, celui-ci n’a rien à voir, et il est génialement bien imaginé…

Si vous n’avez pas lu les trois tomes précédents, vous pouvez très bien vous contenter de celui-ci, cela ne vous empêchera pas de suivre l’histoire, mais vous risquez cependant d’avoir un certain « manque » par rapport aux protagonistes principaux, sur leur passé, sur leur histoire, …

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[✎] Le Doux venin des abeilles (Lisa O’Donnell)

Genre : Drame
Nombre de pages : 362 pages

Maison d’édition : Michel Lafon
Année d’édition : 2013

« Aujourd’hui, c’est la veille de Noël. Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Aujourd’hui, j’ai quinze ans. Aujourd’hui, j’ai enterré mes parents dans le jardin. Personne ne les regrettera. »

Après la mort brutale de leurs parents, Marnie, quinze ans, et sa petite sœur Nelly décident de poursuivre leur vie comme si de rien n’était, bien que chacune d’elle soupçonne l’autre de les avoir assassinés. Personne ne semble se douter de leur sort. Excepté Lennie, l’homme qui vit dans la maison voisine. À force d’observer leurs faits et gestes, il finit par remarquer que les deux jeunes filles sont livrées à elles-mêmes, et les prend sous son aile. Au fil des mois, amis, voisins et autorités – sans compter le dealer du coin qui en a toujours après leur père – commencent à poser des questions. Et un mensonge en entraînant un autre, Marnie et Nelly s’embourbent dans une aventure qui pourrait leur coûter bien plus qu’elles ne peuvent payer. D’une plume incisive et percutante, Lisa O’Donnell nous livre un roman à trois voix envoûtant et inoubliable. Le Doux venin des abeilles est l’histoire comiquement macabre d’âmes en perdition, dont le seul espoir de rédemption est de se tourner les unes vers les autres.

La première chose qui m’a attirée dans ce livre, c’est sa couverture… Je l’ai trouvée très douce, très chaleureuse, … Bref, ça m’a plu… Puis, j’ai découvert le résumé… en totale opposition avec ladite couverture… et j’ai trouvé ça encore plus intriguant…

Et au final? Ce livre me laisse une impression très mitigée… Ou plutôt, une bonne impression, mais avec un « mais » non négligeable…

A vrai dire, sur le fond, j’ai adoré… L’auteur a le chic pour compliquer les choses au fur et à mesure que l’on tourne les pages, et pour faire monter la tension petit à petit. On se demande où tout cela va nous mener, et c’est très addictif. J’ai d’ailleurs dévoré ce roman à la vitesse de l’éclair 🙂

On va évoluer dans un univers de mensonges, de dangers, d’histoires parfois rocambolesques, inquiétantes, mais également un monde d’émotions… Ce livre prend aux tripes, et il est difficile de le déposer, une fois la dernière page tournée, et de passer directement à autre chose… Il donne lieu à tellement de réflexions, je trouve… Et j’aime beaucoup ça…

Mais sur la forme… ce fut une autre histoire…

J’ai aimé l’alternance des personnages narratifs, qui de ce fait nous avons une alternance de points de vues, donnés à la première personne donc, très intéressant… cela donne une certaine force au roman, et un aspect plus complet de la situation… Chaque petit chapitre est étiqueté au nom de  la personne qui « prend la parole », ce qui permet de ne pas se perdre et mélanger les personnages/narrateurs. De plus chaque personnage avait son propre style, sa propre manière de s’exprimer, ce qui renforce leur différence de caractère et rythmait le récit.

Quel était le problème, alors? L’absence de négation ! Il n’y a rien à faire, dès le départ, quand Marnie prenait la parole, j’étais excédée et terriblement dérangée par cette absence totale de négation dans sa manière de s’exprimer… (« Et évidemment, elle veut pas le voir« … « Il arrête pas de nous demander si on a besoin de quelque chose« … « J’ai pas compris ce qui se passait« ). Je sais qu’il y en a qui s’en fichent, mais personnellement, ça a vraiment entravé ma lecture. Je n’ai pas réussi à m’y faire, et c’est pour moi le gros point négatif du roman…

Les personnages sont vraiment très intéressants, et l’alternance narrative permet de bien appréhender les subtilités de chaque personnage. Ça permet également de mieux s’attacher aux personnages, et j’ai aimé ça…

Nelly et Marnie, ce sont deux sœurs que tout oppose… mais alors, tout… Si ce n’est qu’elles ont le désir commun de ne pas être séparées suite au décès de leurs parents… C’est pourquoi elles vont enterrer les corps…

Personnellement, j’ai beaucoup aimé le personnage de Nelly… Je n’y peux rien, j’ai toujours adoré les personnages atypiques, un peu reclus et à l’écart… Elle s’exprime de manière posée et pourtant, par moment assez naïve… c’est vraiment un personnage coup de cœur pour moi…

Celui de Marnie, je l’ai trouvé un peu trop mature pour son âge, ou plutôt trop avancée dans certains (mauvais) domaines… Le genre ado à problèmes, je dirais. Sa manière de s’exprimer le représentait bien, abordant un style très direct, très « sauvage »…

Au final? Je dirais que ce livre est un très très bon roman (Merci Camille, des Editions Michel Lafon, de m’avoir permis de le découvrir)… Une « belle » histoire, prenante, envoutante, passionnante, … des personnages hauts en couleurs, avec des caractères bien particuliers et bien trempés, … Dommage pour l’absence relative de négation, mais je sais que beaucoup n’en tiendront pas rigueur… Je vous conseille vivement ce livre explosif.

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[✎] Merlin, tome 1 : Les années oubliées – T. A. Barron (2013)

Genre : Jeunesse Fantasy
Nombre de pages : 360 pages

Maison d’édition : Nathan
Année d’édition : 2013

Le jeune Emrys ignore tout de son identité. Ses premiers souvenirs remontent à l’âge de sept ans, lorsqu’il s’est réveillé sur une plage…
Une femme guérisseuse, Branwen, prétend être sa mère. Mais il refuse de la croire.
Aujourd’hui adolescent, Emrys est déterminéà découvrir qui il est. D’autant qu’il s’est mis à développer des pouvoirs hors du commun, qu’il ne parvient pas à contrôler.
Sa quête le mène sur la mystérieuse île de Fyncaria, peuplée de créatures aussi merveilleuses qu’inquiétantes.

avis express merlin

Je dois avouer que j’ai hésité avant de me lancer à la découverte de ce livre, car j’avais peur que ce soit trop loin de mon univers, beaucoup trop fantasy pour moi… Puis je me suis laissé convaincre par le fait que c’était du Jeunesse, et que donc, ce serait quand même plus léger que de la fantasy adulte.

Bref… je me suis lancée…

Et au final? Je suis déçue… ou plutôt comme je le craignais, l’univers n’était pas vraiment le mien, et j’ai eu du mal à m’y laisser emporter et y évoluer au gré du récit.

Globalement, on peut dire que le roman regorge d’originalité car même si Merlin a déjà été vu et revu sous toutes les coutures, je ne me souviens pas que ce « côté », cette tranche de son existence ait déjà été abordée ailleurs. C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à ouvrir ce livre, l’aspect novateur du point de vue.

Point de vue de l’ambiance générale, je ne vais pas vais  faire un dessin… On est quand même dans l’univers de Merlin, et donc, on baigne dans le mystérieux, dans le magique, dans l’impensable… et bien sûr, avec les créatures imaginaires qui l’accompagnent.

L’écriture est simple, jeunesse malgré tout, mais pas trop, on ne tombe pas dans le niais… (un bon point, non?) Cette simplicité permet de lire le livre quasi d’une traite, car il y a également un bon rythme tout au long du roman… J’ai aimé que les chapitres ne soient pas trop longs, car cela permet de ne pas trop avoir une impression que certains passages tirent en longueur. Parce que c’est là que le bat blesse pour moi… Je ne sais pas si c’est typique de la fantasy, mais en tous cas, quasi tous les livres de fantasy que j’ai lus avaient, à mes yeux, ce même défaut: ils tiraient en longueur sur les descriptions, que ce soit par rapport aux lieux, aux personnages, … et les longues descriptions cela m’ennuie, je préfère largement l’action et les rebondissements. (Maintenant, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, il y a de l’action et des rebondissements quand même dans ce livre, mais voilà, quoi…)

Alors certains diront que cela permet de mieux cerner le tout, mais personnellement, c’est un peu le contraire, ça me met une distance pas croyable entre l’histoire, les personnages et moi, et là, c’est le drame, la rupture est irréversible.

Point de vue du personnage de Emrys/Merlin, il a donc été plaisant de voir son évolution et de découvrir ses « origines » en même temps que lui. Je lui ai trouvé un « caractère » assez particulier… d’un côté, la fragilité et l’innocence de l’enfance, et pourtant déjà tant de zones d’ombres et de blessures qui lui donnent un je ne sais quoi de mystérieux, solide et ayant un regard bien particulier sur le monde qui l’entoure. On le voit évoluer, et c’est vraiment plaisant.

Vous l’aurez compris, même si j’ai trouvé, sur la forme et l’idée de base, beaucoup de positif à ce livre, j’en ressors mitigée voire déçue… Mais bon, on ne peut pas toujours accrocher à tout…

    

Tiboux, Ptitelfe, Chookette, Titisse, Lyly, Bykiss/Charabistouilles

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Une chose que je n’avais pas vue, et que j’ai découverte grâce à mon amie Tiboux: Cette saga est en 12 tomes… tout de suite, cela me refroidit encore plus… Je ne me vois pas aller plus loin dans cette saga, au final…

[✎] Séquestrée (Stevens, Chevy)

Genre : Thriller, Drame
Nombre de pages : 335 pages

Maison d’édition : L’Archipel
Année d’édition : 2011

Ce dimanche-là, Annie, agent immobilier de 32 ans, avait prévu de vendre une maison grâce à une journée portes ouvertes. Mais son dernier client, un homme qui prétend s’appeler David, la fait monter de force dans sa camionnette. Annie vient d’être enlevée. Son ravisseur l’emmène au cœur de la forêt et l’emprisonne dans une cabane. Son calvaire va commencer…

Ahh ce livre.. je l’avais déjà repéré depuis un petit temps, sans jamais trouver le temps pour l’intercaler dans mes lectures, puis finalement, la tentation a été plus forte que la raison… et je l’ai entamé…

Que dire, si ce n’est que moins de 24h plus tard, je l’avais déjà terminé, à mon grand regret… car il faut le dire, j’ai été directement embarquée dans l’histoire, et impossible pour moi de lâcher le livre avant la fin…

Rien que la couverture m’avait emballée, je ne saurais dire pour quoi, mais ces contrastes de couleurs, tout ça, ça me faisait envie et cela su, à l’aide du résumé, aiguiser ma curiosité déjà forte…

Le style narratif est vraiment intéressant… Une narration à la première personne… divisée entre la vue quotidienne d’une part de l’enfermement, de toute la durée de la captivité, et d’autre part son « après », la reprise d’une vie qui se voudrait être normale mais qui ne le sera plus jamais…

Un style à la fois touchant et fracassant…

Et le lecteur dans tout cela ? L’auteur s’adresse à lui comme s’il était le psy, comme si nous étions directement impliqués dans l’histoire, … du coup, on s’accroche, on compatit, on souffre et on réalise la détresse d’Annie…

D’ailleurs, parlons-en d’Annie… Au début du roman, quand elle nous raconte sa manière d’être, on la sent sûre d’elle, déterminée… puis au fil du temps, on la découvre écorchée vive, endurcie, mais tout autant déterminée au final. Elle nous raconte son calvaire sans détour, et cela touche en plein dans le mil. On ressent sa terreur, ses craintes, et la lourdeur des souvenirs…

On peut facilement compatir avec la Annie du « pendant ».. Celle qui à force de ne voir que son tyran, finissait pourtant par ne plus pouvoir s’en passer…

« Tout en le haïssant, je n’en pouvais plus de son absence. C’est dire à quel point j’étais devenue dépendante de lui. »

Ce que j’ai aimé, c’est que sans être lourd de description, on a malgré tout eu, vu le huis clos, une bonne représentation du lieu de séquestration… pour peu, on aurait pu en dessiner les plan avec exactitude… les descriptions étaient disséminées ça et là, au fil des pages, pour nous permettre de découvrir cette cabane en même temps qu’Annie, finalement… Ce qui nous rapprochait encore d’elle, de plus en plus…

Et que dire de la fin… Elle est terrible, étonnante, terrifiante même… Elle a l’effet d’une bombe qui bouleverse tout sur son passage.

J’ai beau chercher, je ne trouve rien de négatif à dire sur ce livre… rien ne m’a déplu… Le thème de l’enlèvement et de la séquestration est ici revu et abordé de manière originale, surprenante, explosive… Une vraie réussite qui prend aux tripes tout au long du roman, et ne laisse pas le lecteur indemne, …

Ce livre est vraiment bouleversant. Une fois refermé, une fois la dernière page tournée, il m’a été impossible d’en commencer un autre dans la foulée… Plus d’une fois, il m’a retourné le cœur et l’âme, et je sais que je le relirai de temps en temps, juste pour le plaisir de retrouver cette histoire pourtant terrible.

 

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[✎] Les Démons d’Alexia, tome 1 : L’Héritage (Benoit Ers & Dugomier)

Genre : BD, fantastique

Nombre de pages : 48 pages

Maison d’édition : Dupuis
Année d’édition : 2004

Seule face aux forces du mal !Le Centre de Recherche des Phénomènes Surnaturels est une institution discrète qui a pour mission de lutter contre les phénomènes occultes qui se manifestent un peu partout sur notre planète. Le jour où la jeune Alexia débarque au C. R. P. S., sa vie va en être bouleversée. Exorciste débutante mais surdouée, elle maîtrise mal ses pouvoirs qui vont pourtant devenir son principal outil de travail… mais aussi la source de ses ennuis! Entourée des meilleurs spécialistes en sciences occultes, notre héroïne va mener de véritables enquêtes policières… où les criminels classiques sont remplacés par les forces du mal ! Pour mieux lutter contre ses ennemis, Alexia devra se rendre à Yorthopia, pays mythique rassemblant toutes les connaissances occultes. Seul petit problème : l’unique accès connu se trouve dans la « Zone 85 », un bâtiment du C. R. P. S. victime d’un terrible envoûtement…

Je ne suis généralement pas très branchée bande dessinée, mais là le thème m’a franchement emballée et je me suis dit, pourquoi pas…

Et finalement? C’est un big coup de coeur, et je n’arrive pas à lâcher cette saga…

Les dessins sont assez simples, mais qu’importe… Ils permettent malgré tout de suivre l’ histoire de manière agréable et de se plonger dans l’ambiance…

On y retrouve les thèmes des démons, de la magie, des exorcismes, des phénomènes paranormaux… tout ce que j’aime, quoi 🙂

L’histoire, d’ailleurs, est assez sympa… une demoiselle d’apparence fragile, en réalité exorciste, qui se lance dans une « guerre » contre les démons… Au départ, j’ai eu un peu de mal à la prendre au sérieux, et surtout, je la trouvais franchement désagréable, mais on apprend à l’apprécier au fil des pages…

Les autres personnages aussi sont hauts en couleurs, et surtout, ils ont chacun leur particularité, tantôt amusante, tantôt inquiétante, voire carrément flippante.

Je trouve que ça se tient bien, ça se lit facilement, mais pas trop vite, et surtout, on est vite entraîné dans le truc… pour ne plus le lâcher.

J’aime beaucoup cette BD, et je compte bien continuer à découvrir cette saga, car le tome  1 nous laisse dans l’expectative de pas mal de choses, et j’ai hâte de voir la suite des évènements….

  

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[✎] Indéfendable – Pamela Callow

Genre : Thriller
Nombre de pages : 459 pages

Maison d’édition : Harlequin (Mosaic)
Année d’édition : 2012

Kate Lange, jeune avocate, sort tout juste d’une période personnelle très noire dont elle garde de profondes cicatrices. Elle sait ce que c’est que de vivre un cauchemar, aussi accepte-t-elle de défendre Randall Barrett, son patron – mais également un être très cher -, soupçonné du meurtre de sa femme. Elle découvre alors un dossier complexe, car Randall est le suspect idéal. En apparence, tout l’accuse : son ex-femme l’a trompé, il a la réputation d’être un homme impulsif et violent, il s’est disputé avec la victime quelques heures avant sa mort…
Confrontée à une famille hostile, meurtrie par le doute et les conflits, Kate sait qu’elle n’a rien à attendre non plus des légistes d’Halifax. Ceux-ci préfèrent à l’évidence voir Randall en prison, plutôt que de défendre l’indéfendable. Et elle est désormais la seule à pouvoir prouver l’innoncence de Randall. Il y a urgence, car dans l’ombre, un personnage silencieux attend le moment propice pour porter le coup fatal

Je dois dire que c’est le premier livre de cette collection qui me ravit moins que les autres, … C’est peut-être mon état moral du moment qui fait que j’accroche un peu moins aux thrillers, je ne sais pas..

La première grosse déception pour moi, ce fut la couverture… Alors que d’ordinaire, les livres de cette collections m’attirent au premier regard, celui-ci, c’est tout le contraire… Je ne le trouve pas joli du tout, et que voulez-vous, ça me fait partir avec un petit  a priori au départ…..

L’histoire en elle-même… J’ai trouvé le côté judiciaire trop présent… Et alors que dans Défendre Jacob, cela ne m’avait pas du tout dérangé, dans ce livre-ci, j’ai trouvé ça trop oppressant… Je ne sais vraiment pas expliquer pourquoi cela m’a déplu…

Par contre, j’ai vraiment apprécié le côté « histoires de familles » difficiles à démêler .. C’est ce qui m’a vraiment donné envie d’aller plus loin dans la lecture.

Le style du livre, outre l’aspect purement judiciaire, est assez sympa malgré tout,… ça se lit assez vite, et on se laisse embarquer dans l’histoire, on veut savoir la suite, c’est clair…

Il est rythmé de façon très agréable… il n’y a pas de temps mort, mais certains moments un peu plus lents qui permettent de relancer l’histoire d’un « simple » petit rebondissement. L’auteure a le chic pour faire monter le stress et mettre le lecteur en haleine.

Le seul bémol c’est qu’il est assez lent à démarrer, malgré tout,… J’aime quand on entre directement dans le vif du sujet, mais là, ce n’était pas le cas.

Généralement, je suis un peu moins fan de la narration à la troisième personne, mais ici, cela ne ‘a pas dérangé, et ne m’a pas empêché d’adhérer à l’histoire.

Kate Lange, l’héroïne, est un personnage sommes toutes complexe… On la sent fragilisée et touchée, on comprend bien vite que son passé professionnel lui a laissé des traces indélébiles qui lui gachent bien la vie. Mais malgré tout, elle reste très courageuse et s’accroche. J’aime son caractère. Elle a une certaine humanité et une grande bonté qui émanent d’elle… C’est très agréable. Elle a une détermination à toute épreuve, et c’est vraiment ce qui fait sa force.

Ce livre est le second d’une série la mettant en scène, donc il y a des choses qui font référence au premier livre, mais heureusement, ce n’est pas perturbant et cela n’empêche pas de suivre le cours de l’histoire… Au contraire, cela permet à ceux qui n’ont pas lu ce premier opus de bien cerner le personnage principal, de bien la connaître et bien comprendre son fonctionnement personnel…

Un avis en demi-teinte…

Une histoire assez sympa, un peu trop judiciaire pour moi, mais qui embarque malgré tout…
Si vous aimez tout ce qui tourne autour de la justice, je vous le conseille…

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[✎] Nos étoiles contraires (John Green)

Genre : Romance Jeunesse
Nombre de pages : 324

Maison d’édition : Nathan
Année d’édition : 2013

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie

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Avant toute chose, je voudrais m’excuser si cette chronique semble bourillon, décousue et tout.. mais j’ai déjà refait cet article trois fois, sans arriver à faire mieux…

Il faut savoir que l’environnement de ce livre, à savoir le cancer, la maladie, me touche de très près, ce qui explique cela… c’est vraiment quelque chose de très personnel à mes yeux, et j’ai du mal, du coup, à mettre des mots sur ce que je ressens…

J’ai passé la moitié du livre les larmes au bord des yeux…

Point de vue du style, le livre est très agréable à la lecture, avec une narration à la première personne qui touche et implique directement le lecteur (dans mon cas en tous cas)… l’écriture est simple, comme le serait celle d’une ado finalement, puisque c’est ici les cas…

L’écriture à ceci d’extraordinaire qu’elle est à la fois « tragique » et poignante, de par l’aspect de la maladie, mais également tellement fraîche de par la détermination et la rage de vivre de Hazel. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est une leçon de vie à elle toute seule… Elle a cependant une vision très froide et très crue sur sa maladie, c’est ce qui m’a le plus surprise et presque heurtée…

Et puis, il y a Augustus, qui est lui aussi un véritable rayon de soleil et un souffle d’air frais dans ce récit, je trouve… Il parvient à bousculer les idées préconçues, et également bousculer les règles que Hazel s’est imposée… Personnellement, c’est mon personnage préféré dans le livre… c’est lui qui m’a le plus émue…

Sinon, que dire de plus… Une histoire émouvante, poignante, qui serre le cœur, met les larmes au bord des yeux et donne une leçon de vie incroyable…

Le livre n’est pas un coup de cœur, car malgré tout, j’ai mis une certaine distance entre lui et moi pour ne pas me laisser submerger, mais je vous conseille vivement de le lire, il en vaut largement la peine…

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[Avis express] Les fonctionnaires, tome 01 : Métro, dodo, dodo… (Bloz & M’duc)

Genre : BD
Nombre de pages : 46 pages

Maison d’édition : Bamboo
Année d’édition : 2001

Qui a dit que les fonctionnaires étaient des privilégiés, sans ambitions et prêts à tout pour en faire le moins possible ? En tout cas, avec Bloz et M’Duc, on ne peut pas leur reprocher de manquer d’humour ! Tous deux issus de la fonction publique, ils croquent – toujours avec pertinence mais jamais avec méchanceté – les petits défauts de ceux que l’on critiquent parfois… et que l’on envie souvent !

Ahh cette BD… tout un programme…

Je ne connaissais pas du tout avant de tomber dessus par hasard, mais au vu de mon nouveau boulot, je ne pouvais pas passer à côté 🙂

Alors, qu’on se le dise, certes,  les images sont simples et pas super travaillées… mais ça, c’est vraiment secondaire…

Les préjugés et clichés sur les fonctionnaires vont bon train, ce n’est pas nouveau… mais là,  les voir en images, ça leur donne encore plus de force et franchement, ça m’a bien fait rire…

Je vous mets quelques passages pour vous donner une idée, mais sincèrement, si vous aimez les BD du genre « Les blondes », vous adorerez « Les fonctionnaires »…

lesfonctionnaires1

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[✎] Ce que cachent les murs (Lisa Jackson)

Genre : Thriller
Nombre de pages : 568 pages

Maison d’édition : Harlequin (Mosaïc)
Année d’édition : 2012

Depuis le meurtre tragique de son père, Julia Farentino s’est juré de veiller sur sa demi-sœur, Shaylee, qui après ce drame a plongé dans une spirale de violence. Et même l’admission de Shaylee à Blue Rock Academy, un pensionnat pour adolescentes difficiles dans l’Oregon, est loin de la rassurer. Car les méthodes d’éducation de Blue Rock sont controversées et des bruits alarmants courent sur la disparition mystérieuse d’une des internes. Une rumeur d’autant plus inquiétante que, très vite, Julia reçoit un appel à l’aide de Shaylee, paniquée et convaincue d’être en danger. Pour en avoir le cœur net, Julia se fait engager comme enseignante dans l’établissement. Or à peine est-elle arrivée qu’elle apprend qu’une élève a été retrouvée morte. Désormais, il n’y a plus de doute : une menace plane sur Blue Rock et personne, derrière les hauts murs de la vénérable institution, ne semble vouloir l’affronter. Personne, excepté Cooper Trent, un professeur en qui Julia trouve un allié précieux et inattendu-tandis que l’enquête de police piétine. Avec lui, elle espère faire la lumière sur les sinistres évènements qui bouleversent le pensionnat. C’est alors qu’une violente tempête de neige se lève, les isolant totalement du reste du monde…

Lire un extrait… clic

Quand j’ai vu la liste des livres disponibles dans les nouveautés Mosaïc du mois de Novembre, celui-ci m’a directement attirée rien que de par sa couverture et le titre… et vous me connaissez, de ce point de vue, il n’en faut pas plus pour me faire craquer 😉

Lisa Jackson est surnommée la Reine du Crime, et je dois dire que ce surnom lui va bien… car elle en manie l’art et la manière de façon époustouflante. Bien que j’en aie déjà entendu parler depuis longtemps, je n’avais pas encore eu l’occasion de découvrir une de ses œuvres, et voilà qui est chose faite. Et ce qui est certain, c’est que les autres suivront certainement, car je suis agréablement surprise par cette lecture.

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Point de vue du style, je dois dire que la plume de Lisa Jackson fait glisser les mots sous l’œil du lecteur. Une fois le livre ouvert, on est tellement embarqué dans l’histoire, et celle-ci se déroule sous nos yeux de manière si naturelle qu’on ne peut que continuer la lecture sans s’en rendre compte… Vous savez, les célèbres « Je finis le chapitre puis dors » ou « Encore quelques pages, puis je me mets en route« ? Avec ce livre, oubliez-les, car le chapitre se transforme en trois ou quatre chapitres, et les « quelques pages » en une centaine 🙂 pour mon plus grand plaisir, je dois dire…

Elle manie la description de manière très plaisante: suffisamment pour nous permettre de ben nous représenter les lieux comme si l’on y était, sans pour autant ennuyer le lecteur par des phases descriptives trop longues. Le tout est savamment dosé…

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L’histoire est passionnante, même si parfois, certaines « coïncidences » sont un peu trop téléphonées… mais cependant, cela tient la route, et c’est un plaisir de suivre le cours de l’histoire en se laissant surprendre par les différents rebondissements de l’histoire. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Lisa Jackson a le chic pour tenir son lecteur en haleine. La fin est également à couper le souffle, et   termine à merveille la course effrénée qu’est le roman…

Le seul bémol que je pourrais trouver, c’est que certaines des motivations des meurtres n’ont pas, selon moi, été assez exploitées, elles restent un peu trop dans le flou et n’ont pas été suffisamment développées, même si cela n’empêche pas de comprendre le roman et ce qui motive l’histoire.

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J’ai aimé le fait que l’auteur ne se contente pas de poser les personnages dans un décor et les laisser évoluer à leur guise. Ils ont un passé, une psychologique propre, que l’on apprend à connaître petit à petit et qui explique le comportement des personnages et leurs relations interpersonnelles.

Shaylee est certes une « ado à problèmes », mais on peut comprendre pourquoi: retrouver son beau-père mort, assassiné, ça laisse des traces… Sa mère, qui en a marre de devoir assumer sa fille, et suite à une décision judiciaire, l’envoie donc dans un encadrement spécialisé et hyper catho pour essayer de la remettre dans le droit chemin… Elle n’a pas un caractère facile… mais on la voit évoluer et tirer des leçons des différentes situations.

Julia, sa grande sœur, est assez difficile à cerner… Très suspicieuse sur le nouvel environnement de Shay, on la sent très déterminée vis-à-vis de sa demi-sœur, qui pourtant, ne la porte pas dans son cœur… elle est à la fois forte et pourtant très fragile. On la sent constamment sur la tangente. Pourtant, elle n’hésite pas à se mettre en danger pour le bien de Shaylee. Par contre, sa tendance à toujours tout dramatiser et à toujours paniquer pour tout a eu tendance à me taper un peu sur les nerfs… Par moment, j’avais juste envie de la secouer un bon coup pour qu’elle se reprenne 🙂

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Du suspense, un décor magnifique, des rebondissements saisissants et un style agréable, décidément, Lisa Jackson a su réunir tout ce qui me plait dans un thriller…

 J’espère pouvoir découvrir d’autres de ses livres prochainement.

Un roman surprenant, à découvrir sans attendre …

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