[✎] Placebo

Titre: Placebo
Auteur: Lucille néflier

Genre: fantastique

Maison d’édition: Amalthée
Année d’édition: 2011

Nombre de pages: 327 pages
Prix: 21,50  €

   Il arrive toujours un moment dans la vie où le sablier du temps semble vous jouer des tours… Où il semble figé, comme si votre grain de sable était collé au verre et regardait les autres se presser, se bousculer…
Ningyô, recueillie mourante par Alexandre, est persuadée que son temps s’est arrêté, qu’elle n’est rien d’autre qu’une poupée. Laure voit en Alban plus qu’un fou et se bat pour lui octroyer un semblant de liberté. Maël est fasciné par sa voisine qui l’aide à gérer sa transformation en vampire. Antoine, touché par Aurianne, prisonnière de son passé, tente de l’en sortir. Isaline, perdue dans l’écriture de ses romans, y invite Alinéor. Karine recherche un ange…
Suivez quelques grains de sable en décalage pour savoir si le temps est le remède de l’âme ou s’il suffit d’un grain pour tout chambouler…

    Alexandre déambulait dans les rues désertes. Sa blouse de chimie, qu’il portait encore, jetait sur le sol une ombre géométrique. Tache sombre sur les pavés encore glissants de la récente pluie, elle se dédoublait de temps à autres à la lueur d’un lampadaire. Que faisait-il là, alors que la lune avait évincé le soleil? Il n’en savait rien lui-même. A peine sorti de son université il s’était mis à marcher droit devant lui. Il savait qu’aucune lumière n’était allumée chez lui, ses parents ne rentreraient que très tard… comme tous les jours.

La nuit s’était abattue sur le monde telle un rapace, la lueur blafarde des lumières humaines ne pouvait la faire reculer. Au contraire, cela lui procurait mille yeux n’en rendant l’oiseau que plus effrayant. La nuit se plaisait à refléter ses ombres sur les goutes d’eau encore prisonnières de la surface de ses plumes, lui donnant l’apparence d’une créature tout droit sortie d’une marée noire.

  Parce que Ayma m’en avait vanté les mérites, et qu’à force d’en entendre parler, j’ai été ravie de pouvoir le découvrir…

Le livre m’a un peu laissée perplexe au début… en effet, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, je ne sais pas expliquer pourquoi…

 

Pourtant, le style m’a beaucoup plu… Ce qui est étonnant avec celui-ci, c’est toute la douceur et la sensibilité qui s’en dégage…

Les nuances émotionnelles sont merveilleusement écrites, et nous sont transmises de manière fluide, cohérente et passionnée… C’est d’ailleurs ce qui m’a fait finalement accrocher au récit.

 « Si on peut se noyer dans un goutte d’eau, on peut aussi se noyer dans une larme »

 Le découpage des chapitres donne une bonne dynamique au roman dans le sens où cela alterne les histoires pour mieux les imbriquer les unes aux autres…

Du coup, on a l’impression que c’est un peu décousu, que on ne va pas où on va, …

Puis peu à peu, alors que l’on se demande où tout cela va nous mener, tout se met en place pour que chaque pièce fasse partie intégrante du puzzle, même si malgré tout, j’ai trouvé certaines parties de l’histoire un peu inconcevables, mais pour une fois, cela ne m’a pas dérangé outre mesure.  .

 

Malgré tout, malheureusement, j’ai trouvé l’histoire un peu trop lourde, un peu trop chargée… J’ai eu du mal à avancer dans le livre. Mon état d’esprit actuel n’y est sans doute pas étranger, mais c’est dommage, car j’ai lu tellement de bien sur ce livre que j’ai l’impression de ne pas avoir su l’apprécier à sa juste valeur.

Les personnages sont très différents les uns des autres, mais aussi très complexes. Ils sont travaillés, recherchés, ont leur psychologie propre, et leur quotient émotionnel également. C’est vraiment leur gros point fort, je trouve. L’un est sensible à l’extrême, l’autre transpire le désespoir et la renonciation, un autre a une empathie hors du commun, … et c’est cette diversité dans les personnages qui rend l’histoire intéressante…

 Par contre, impossible pour moi de m’attacher à eux, voire à l’un d’entre eux. Sans doute parce qu’il y a beaucoup trop de personnages principaux à mon goût… c’est ce qui à mes yeux a donné un peu de lourdeur au récit. Paradoxalement, ils étaient pourtant tous nécessaires…

C’est sans doute dommage, mais j’ai vraiment du mal avec les livres où les personnages principaux sont trop nombreux, je préfère les histoires plus intimistes, avec moins de monde mis en avant d’un coup…

Quant à la fin… elle me laisse assez perplexe, je ne vais pas vous en dire plus, pour ne pas en dire trop, mais elle me laisse dans l’expectative.

   Sans nul doute, je retenterai la lecture de ce livre plus tard, car je n’aime pas rester sur une impression aussi mitigée…

 J’espère vraiment avoir l’occasion de (re)découvrir la plume de Lucille Néflier dans une autre histoire, dans un autre contexte, moins complexe, peut-être…

Ce livre a été lu en partenariat avec le forum Dark Ambiance, Lucille Néflier et la maison d’édition Amatlhée

samlor, isa1977

 

[✎] L’écho des silences

Titre: L’écho des silences
Auteur: Heather Gudenkauf

Genre: Drame, psychologique

Maison d’édition: Harlequin (Mosaïc)
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 328 pages
Prix: 16,85 €

Allison Glenn a tout fait pour cacher ce qui s’est passé cette nuit-là… mais elle a échoué. Après cinq années passées en prison pour avoir commis l’irréparable, Allison est libérée sur parole à l’âge de vingt et un ans. Plus que tout au monde, elle espère renouer avec Brynn, sa petite soeur, et avec ses proches. Pourtant, elle le sait, à Linden Falls personne ne l’attend. Car, depuis sa condamnation, elle a été rejetée par tous ceux qui la prenaient jusque-là pour une jeune fille parfaite : ses parents l’ont reniée, ses anciennes amies l’ont abandonnée et, pire que tout, Brynn – la timide et silencieuse Brynn – n’a pas supporté de devoir porter le fardeau du crime dont Allison a été accusée.
Aussi, le coeur déchiré, Allison redoute-t-elle maintenant que ceux qu’elle aime tant ne parviennent jamais à lui pardonner et la rejettent. Enfin libre, elle se sent plus prisonnière que jamais. Prisonnière de la peur mais aussi des secrets et des silences liés à la nuit du drame qu’elle n’a jamais dévoilés et qui ont aujourd’hui plus que jamais le pouvoir de détruire des vies.

    Devin Keneally vient d’arriver, vêtue de son sempiternel tailleur jupe gris d’avocate, ses hauts talons claquant contre le sol carrelé. Prenant une longue inspiration, je saisis le petit sac contenant mes maigres effets et me lève pour la suivre.

Devin est venue me chercher pour m’emmener à Linden Falls, dans le foyer de réinsertion où je dois résider durant les six prochains mois. C’est là que l’on va tester mon aptitude à me débrouiller seule, à conserver un travail, à éviter les problèmes. Après cinq ans, je suis enfin libre de quitter Cravenville. Je jette un coup d’œil par-dessus l’épaule de Devin, avec le vague espoir d’apercevoir mes parents, même si je sais qu’ils ne viendront pas.

— Bonjour, Allison, lance Devin d’une voix chaleureuse. Tu es prête ?

— Oui, je suis prête, lui dis-je d’un ton faussement assuré.

Que puis-je répondre ? Je pars vivre dans une maison inconnue que je partagerai avec des inconnues. Je n’ai pas d’argent, pas de travail, pas d’amis, et ma famille m’a reniée, mais je suis prête. Je n’ai pas le choix.

Devin saisit ma main et la presse gentiment en me regardant droit dans les yeux.

— Ça va aller. Tu le sais ?

J’avale ma salive et j’acquiesce en silence. Pour la première fois depuis ce jour où on m’a condamnée à dix ans de réclusion criminelle à Cravenville, je sens des larmes me brûler les paupières.

— Je ne dis pas que ça va être facile, poursuit Devin en passant son bras autour de mes épaules.

Je la domine de toute ma hauteur. Elle est petite, avec une voix douce, mais elle a une volonté de fer, et c’est entre autres choses ce que j’aime chez elle. Elle m’avait promis de faire le maximum pour m’aider, et elle a tenu parole. Elle a tout de suite établi clairement que sa cliente, c’était moi, même si mes parents payaient la note. Du reste, elle est la seule personne qui ose remettre mes parents à leur place. Au cours de notre deuxième entrevue avec elle — la première avait eu lieu quand j’étais encore à l’hôpital —, nous nous sommes assis tous les quatre autour d’une table, dans un petit parloir de la prison du comté. Ma mère a tenté, comme toujours, de prendre le dessus. Elle n’acceptait pas mon arrestation, elle était persuadée qu’il s’agissait d’une grave erreur judiciaire, elle voulait que j’aille jusqu’au procès, que je plaide non coupable, que je réfute les charges qui pesaient contre moi. Elle voulait laver le nom de notre famille.

    Quand j’ai lu la quatrième de couverture, l’histoire m’a tout de suite attirée. Dès que l’on parle déjà de crimes commis par des ados, qui apparemment ne serait pas la seule impliquée, de secrets de famille, etc… mes sens se mettent en éveil…

Avant de commencer, je dois vous dire que ce roman est assez difficile à classifier… Comme pour les précédents livres de la collection Mosaïc que j’ai pu lire, je m’attendais à un thriller, mais je ne pense pas que ce livre y entre vraiment… Il est plus axé comme « drame psychologique », je dirais. Pourtant, le suspense est présent du début à la fin. Quoi qu’il en soit, c’est une lecture que j’ai adorée.

 J’ai été surprise de la vitesse à laquelle j’ai pu lire ce livre… Généralement, j’avance un peu moins rapidement dans les livres où l’histoire est pleine d’émotions, car je me laisse facilement envahir par les sentiments, ayant une facilité déconcertante et parfois énervante à me représenter les choses et à ressentir une empathie des plus fortes. Et là, ce roman se prête vraiment bien à ce genre d’exercice !

 

Le style de l’auteur est vraiment particulier mais agréable. Le rythme du livre est déterminé par de nombreux chapitres très courts, de cinq pages maximum,  où l’on découvre tour à tour 4 personnages en alternance: Allison, Brynn, Charm et Claire. Ce qui est le plus étonnant, c’est qu’alors que ceux de Claire et  Charm sont écrits à la troisième personne, permettant une vision plus générale des choses, ceux d’Allison et Brynn sont écrits à la première personne, nous donnant alors une vision beaucoup plus intimiste des choses, une vision beaucoup plus personnelle des évènements.

Je dois avouer que cette alternance de style de narration, bien que surprenant dans un premier temps, se révèle au final bien agréable., car cela donne un je ne sais quoi au roman qui le rend plus vivant et pas du tout tirant en longueur. Cela donne un souffle nouveau à chaque alternance de narration.

 

L’histoire en elle-même est vraiment intéressante. Bien construite, elle happe le lecteur dès le départ, et ne le lâche pas une seconde. Les rebondissements vont bon train, et c’est vraiment prenant.

L’auteur à l’art de nous faire croire dur comme fer à certains éléments, pour ensuite venir tout bousculer en amenant de nouveaux faits qui détruisent toutes les théories que l’on a pu construire.

Par contre, certains évènements sont parfois franchement exagérés et invraisemblables    , qui, même si ce n’est pas foncièrement dérangeant, est un peu déstabilisant.

 

En ce qui concerne les personnages… Ils sont bien imaginés, mais malheureusement, sont un peu trop survolés… surtout Allison.

Allison, je dois reconnaître que j’aime ce personnage. A sa sortie d’enfermement, elle est perdue, doit tout réapprendre… C’est une nouvelle vie qui s’offre à elle, et l’appréhender n’est pas des plus faciles…

 « Mes quelques affaires tiennent dans un seul tiroir de la commode, et encore, il reste de la place. Par certains côtés, Gertrude House me rappelle les camps de vacances d’été de mes onze ans. Je suis dans une chambre avec des lits superposés et, d’après ce que m’a expliqué Olene, nous respectons des horaires stricts que j’ai vus affichés dans la pièce qui sert de lieu de réunion. Entre l’heure où nous nous levons — 5 h 30 — et celle de l’extinction des lumières — 22 h 30 —, notre journée est une succession de tâches ménagères et de groupes de parole portant sur des thèmes qui vont de la gestion des finances à celle de la colère, en passant par les façons de réussir un entretien d’embauche. »

On la sent fragile, vulnérable, mais qui ne le serait pas?

Il est vraiment dommage qu’elle ne soit pas plus « développée », qu’on n’en sache pas plus sur elle, alors qu’elle est quand même le personnage déterminant de l’histoire.

 Par contre, je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai eu parfois l’impression que les noms de certains personnages étaient mélangés, ce qui rendait parfois la lecture un peu confuse…

   Malgré les personnages survolés et les quelques incohérences, j’ai passé un très bon moment de lecture et je suis contente d’avoir lu ce livre. L’histoire est vraiment « sympathique », et je ne serais pas étonnée que d’ici quelques temps, elle soit adaptée en téléfilm.

Aux fans de thrillers  qui seraient à la recherche d’un livre du genre mais plus « léger », aux personnes qui aiment les secrets de familles, les drames familiaux, ces livres où le passé revient en pleine figure quand on ne s’y attend pas. Car finalement, même si pour moi le dramatique est plus présent, il y a quand même un fameux suspense.

Je sais  que j’ai tendance à me répéter en disant cela, mais cette collection Mosaïc est vraiment géniale. Elle bouscule toutes les idées reçues sur les romans Harlequin, que beaucoup identifient comme n’étant que des romans à l’eau de rose. Détrompez-vous cette époque est révolue, et les thrillers de cette collection le prouvent bien…

Si vous n’avez pas encore sauté le pas, n’hésitez pas.

     

[✎] La promesse éternelle

Titre: La promesse éternelle
Auteur: Lisséha Luneblanche

Genre: fantasy

Maison d’édition: Persée
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 144 pages
Prix: 12,17 €

   Nina, jeune héritière de la famille Heart, découvre le jour de son mariage que tout ce en quoi elle croyait jusqu’alors est faussé. Son grand-père qui l’a élevée lui a caché ses origines. Décidée à aller à l’encontre de la prophétie qui depuis toujours régit sa vie, elle se laisse guidée jusqu’au mystérieux château de Sunmoon où un univers magique l’attend. Entourée de bien des dangers et des nombreux secrets que recèle l’édifice, Nina découvrira les mystères de sa naissance. Intégrée aux Loups noirs, la jeune femme prendra toute la mesure de l’amour et de l’amitié mais également du pouvoir de la magie: quand cette dernière fait partie de votre vie, tout n’est qu’illusion.

   La neige tombe à gros flocons. Les élèves de l’école maternelle du village de Freedom, situé dans le nord de l’Irlande, jouent dans leur salle de classe sous le regard bienveillant de Miss Sophia, leur institutrice. Un petite fille aux cheveux noirs, retenus en deux couettes basses par deux rubans verts, est à l’écart des autres enfants de son âge. Cette petite fille tient entre ses bras un ours en peluche blanc avec un ruban noir autour du cou. Sur celui-ci est brodé en lettres d’or : SOURIRE. Sans doute est-ce le nom que la fillette a donné à son ours. L’enfant, dont une main est posée sur la baie vitrée donnant sur la cour de récré, semble fixer quelque chose qu’elle est la seule à voir. Ses yeux vert émeraude ne semblent pas vouloir se détacher de ce qu’elle voit.

    Pour reprendre un rythme de lecture normal, j’avais envie d’un petit livre, pas trop épais, pas prise de tête, qui m’emmènerait dans son univers…
J’avais reçu celui-ci de l’éditeur, et je me suis dit pourquoi pas…
Je dois avouer que le nom de l’auteur et la couverture m’ont bien plu… 🙂 il ne m’en fallait pas plus…

Alors, en deux heures ce livre était lu…

La quatrième de couverture nous promet un monde plein de magie, de mystère, de secrets bien enfouis, et je dois avouer que j’adore ça… C’est donc pleine d’espoir que j’ai entamé la lecture de ce livre…

 

Une chose que je reproche un peu au style de l’auteur, c’est que les descriptions sont faites de manière plutôt mécanique, ce qui enlève tout naturel et toute fluidité lors de la lecture.

Mais en dehors de ça, les courts chapitres rythment bien la lecture.

 

L’histoire est bien amenée, et bien menée… Il y a une petite intrigue qui incite le lecteur à continuer son avancée dans le livre… C’est parfois un peu prévisible, mais il ne faut pas oublier  qu’on est dans de la fantasy, pas dans un thriller haletant, non plus 😉

Certains questions restent un peu en suspend, mais il ne faut pas perdre de vue qu’on n’est qu’au livre 1, et que donc, suite il y aura pour, je l’espère, y répondre.

L’univers mis en place est assez plaisant. Peuplé par nombreuses créatures assez particulières et fantastiques qu’elle rencontrera, allant du dragon, aux licornes, en passant par les fantômes… A la rigueur, il y a presque trop de créatures pour un roman si court, c’est à la limite du trop chargé , plus aurait été trop. (Je trouve que dans les petits romans ou nouvelles, l’affluence de personnages n’est pas une bonne chose… mais c’est un avis personnel.)

 

Point de vue des personnages…

Chacun des personnages présents dans le livre n’y est pas par hasard… ils y sont toujours pour une bonne raison, même si on ne le voit pas tout de suite.

Nina est un personnage vraiment attachant. Dès le départ, on la sent un peu considéré comme un vilain petit canard, et c’est plus fort que moi, je m’attache très vite à ce genre de personnages un peu « laissés pour compte ». Par contre, elle n’est pas très mature pour son âge… mais c’est sans doute voulu.

Elle a eu une enfance qui n’a pas été des plus faciles et des plus heureuses, puisque le livre commence sur la mort tragique de ses parents dans un accident de voiture… Ce sera pour elle le début d’une vie pleine de non-dits, de secrets et de manipulation… On découvrira sa vie petit à petit, et cette approche est bien faite.

J’aurais juste apprécié que sa découverte de la magie soit un peu plus détaillée plutôt que d’être juste « exposée », mais ce sera peut-être le cas dans le livre 2 😉

    Un livre assez sympa, une bonne surprise pour moi… Je ne regrette pas du tout la découverte de ce roman 🙂

Aux personnes qui cherchent une lecture pas prise de tête du tout, juste de quoi s’évader durant deux ou trois heures…

Sinon, dans l’absolu, je conseillerais ce livre plutôt aux lecteurs d’une quinzaine d’années. Ce n’est pas vraiment du Young adult, pas vraiment du tout du jeunesse, c’est entre les deux.

Merci aux éditions Persée pour cette découverte…

Titisse, Gr3nouille2010, Cln

 

[✎] Kidnappée

Titre: Kidnappée
Auteur: Brenda NOVAK

Genre: Thriller

Maison d’édition: Harlequin (Mosaïc)
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 457 pages
Prix: 18,90 €

Un déchirement absolu, irréductible. C’est ce que ressent Zoé Duncan depuis que Samantha, sa fille adorée, a disparu. Déchirement, révolte aussi. Car elle refuse de croire un instant à une fugue, hypothèse que la police de Sacramento s’obstine pourtant à avancer. Certes, Sam traverse une crise d’adolescence difficile, mais elle ne serait jamais partie comme ça. Cela n’a pas le moindre sens.
Persuadée que quelque chose de grave est arrivé à sa fille, Zoé est prête à tout pour la retrouver. Même si elle doit pour cela perdre son nouveau fiancé, son travail, sa splendide maison de Rocklin. Même s’il lui faut revenir sur son passé douloureux et dévoiler ses secrets les plus intimes à Jonathan Stivers, le détective privé à la réputation hors du commun qu’elle a engagé. Jonathan, le seul homme qui a accepté de se lancer avec elle dans cette bataille éperdue pour sauver Sam – et où chaque minute qui passe joue contre eux.

     Un bruit sourd s’échappa du coffre. Horrifiée, Tiffany fit une brutale embardée sur la droite, évitant de justesse une des maisons situées en bord de route. Que se passait-il ? « Rover », comme son mari et elle l’avaient baptisé, était censé être mort. Que ferait-elle, s’il ne l’était pas ?

Elle crispa les mains sur le volant. Il fallait qu’elle s’arrête pour évaluer la situation. Un mort pouvait-il revenir à la vie ? C’était manifestement le cas. Rover venait de reprendre conscience. Il était en proie à la panique, enfermé dans cet espace sombre et confiné. Peut-être cognait-il pour essayer de casser le feu arrière et attirer ainsi l’attention de la voiture qui les suivait ?

Impossible. Il n’avait que quatorze ans, bon sang ! Où aurait-il pêché l’énergie et la lucidité nécessaires pour exécuter un tel plan ? Sans compter qu’il devait être bien trop effrayé pour les défier… Mais il savait désormais que sa vie ne tenait qu’à un fil. N’était-ce pas suffisant pour tenter le tout pour le tout ?

Elle n’arrivait pas à y croire. Les gamins que son mari ramenait à la maison étaient si timides, si malléables ! Elle s’en étonnait toujours, d’ailleurs. Mais Colin avait l’œil pour les choisir. Il repérait ceux qu’il pouvait enlever.

Elle sursauta tandis qu’un autre coup faisait trembler le coffre de la voiture. Ses mains moites glissèrent sur le volant. Bon sang ! Cela n’aurait pas dû se passer comme ça.

    Haaaaa je suis de plus en plus accro à la collection Mosaïc ! Les livres que j’en ai déjà découverts sont géniaux, et j’ai eu envie de continuer sur ma lancée.

Et la quatrième de couverture m’a vraiment alléchée.

J’avais déjà trois autres livres de cette auteur dans ma bibliothèque, mais je n’avais pas encore franchi le pas de les lire… Eh bien je peux vous dire que je regrette de ne pas avoir découvert cette auteur plus tôt ! Elle est tout simplement géniale !

Son style est vraiment… envoûtant… J’ai commencé la lecture de ce livre en début de soirée, et quand j’ai relevée le nez, il était plus de trois heures du matin ! je n’ai pas vu le temps passer, et je me suis régalée.

 

La particularité de ce livre, c’est qu’il est écrit un peu la manière des épisodes de la série Columbo, pour ceux qui connaissent. Pour les autres, je vous explique 🙂

Le suspense ne réside pas sur la découverte de l’assassin, mais sur les détails de l’enquête et de l’enlèvement… Les coupables nous sont livrés  dès les premières pages. Certains pourraient penser que du coup, le livre va être ennuyeux, mais loin s’en faut, c’est tout le contraire… les rebondissements vont bon train, on apprend beaucoup de choses, et on est à fond dans l’histoire.

On va voir évoluer les choses selon deux angles, celui de l’enlèvement, et celui de l’enquête, ce que j’ai trouvé très intéressant. J’aime vraiment les livres où on ne se confine pas dans un seul point de vue, je préfère ceux, comme celui-ci, où on a une vue d’ensemble sur l’histoire.

 

Les personnages sont  vraiment bien travaillés… Ils ne sont pas juste survolés, on apprend vraiment bien à les connaître, à découvrir tant leur vie que leur psychologie,  et à les apprécier (ou au contraire, les détester).

Zoé, la mère, n’a pas vraiment ce qu’on peut appeler une vie facile. Des parents indignes, une agression sexuelle  lors de son adolescence, une grossesse imprévue et pourtant, Samantha, sa fille, est tout ce qu’elle a de plus cher.  Et c’est d’ailleurs ce qui fait sa force… Elle est prête à tout pour son enfant, aussi quand Samantha disparaît, son monde s’écroule mais elle refuse de se résigner à l’avis général, et décide de se battre.

Jonathan, c’est un détective privé. Il est le seul à croire à l’histoire de Zoé et de partager avec elle le fait que sa fille a bien été kidnappée. Il est cependant très difficile à cerner, je trouve, et même une fois le livre refermé, j’avais encore des zones d’ombre par rapport à ce personnage.

Les kidnappeurs, quant à eux, vont vraiment bien ensemble… bien qu’un peu clichés : un homme macho, sûr de lui, manipulateur, fourbe, intelligent, prêt  à tout, … une femme réservée, soumise, obéissante, et totalement sous sa coupe. A eux deux, ils forment un duo remarquable.

Les personnages secondaires, quant à eux, sont aussi très « présents », à savoir qu’ils ont bien leur place dans l’histoire. Ils sont travaillés avec autant de soin que les personnages principaux et que l’histoire.

     L’auteur frappe fort! Un coup de maître en matière de thriller… Elle parvient à donner un souffle original à une histoire plutôt « banale » au départ. Son écriture est tout simplement fascinante.

    Aux fans de thrillers, à ceux qui aiment quand l’angoisse prend aux tripes et que la lumière est mise d’avantage sur la méthodologie que sur les faits en eux-mêmes.

Je remercie les éditions Harlequin pour m’avoir permis, une fois de plus, de découvrir un titre génial… Décidément, cette collection Mosaïc est bien loin des clichés Harlequin qui en rebutent plus d’un, alors foncez 🙂

Gr3nouille2010

       

[✎] Les pays

Titre: Les pays
Auteur: Marie-Hélène Lafon

Genre: Contemporaine

Maison d’édition: Buchet/Chastel
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 208 pages
Prix: 15,00 €

Fille de paysans, Claire monte à Paris pour étudier. Elle n’oublie rien du monde premier et apprend la ville où elle fera sa vie.
Les pays raconte ces années de passage.

J’ai découvert ce livre dans le cadre de l’opération « On vous lit tout« , organisé par Libfly et le « Furet du Nord ». Pour rappel, le but de l’opération est de permettre à des blogueurs de découvrir, en avant première, des livres de la rentrée littéraire de 2012…

Le premier titre lu avait été une déception, et j’espérais franchement avoir plus de chance avec le second… Ce ne fut malheureusement pas le cas 😦

Dès les premières pages, quelque chose m’a interpellé dans le style de l’auteur: elle est adepte des phrases très longues. Personnellement, c’est quelque chose qui m’a fortement dérangée pour ma lecture. Les phrases interminables, dont on ne voit pas le bout, c’est très désagréable. Cela casse aussi le rythme de lecture, car certaines phrases doivent être relues deux ou trois fois pour bien comprendre toutes les infos qui y sont.

De plus, un « mauvais » usage de la ponctuation rend cette lecture encore plus compliquée et désagréable.

« Toujours, il fallait suivre la cadence, rester dans la course; à la banque, au Crédit, ils disaient qu’il fallait avoir un taux d’investissement proportionnel, on ne comprenait pas exactement à quoi le taux d’investissement devait être proportionnel; il devait s’arranger de ça et du reste. Or; et le père, les mains immobiles le buste raide, d’expliquer ce que Suzanne savait déjà mais ne se lassait pas d’entendre et de ruminer; or, très vite on l’avait senti, et comment faire, comment s’arrêter, quand on est lancé, à fond, très vite, on avait à peine trente ans, on l’avait senti, donc, et su que l’on ne pourrait plus vivre comme avaient vécus les parents et les parents des parents et tant d’autres avant eux; le vent des ville soufflait, le monde était vaste autour et se mettait à exister, dans la télévision dans le journal mais aussi dans les papiers de la banque, et les règlements les normes les primes les charges, on finissait, on était les derniers. »

La contrepartie positive aux longues phrases (il en faut bien une), c’est qu’il y a beaucoup de descriptions, ce qui fait qu’on peut aisément se représenter les scènes, comme si elles se déroulaient sous nos yeux.

Le livre est écrit à la troisième personne du singulier… Quand on lit un livre qui s’apparente à l’histoire d’une vie, je m’attendais plutôt à quelque chose à la première personne qui aurait accroché le lecteur, donné un poids plus réaliste au récit… puis là, non… De même, le vocabulaire est recherché, pas trop simpliste… cela contraste un peu avec un récit de vie.

Les « personnes » rencontréesil y en a eu trop pour pouvoir s’attacher à l’une d’entre elles, et parfois, elles semblaient sorties de nulle part…

L’histoire en elle-même m’a semblé très plate, morne, sans action du tout. Ce qui, combiné aux choses sus-citées, m’a rendu la lecture très longue, pénible, et pas du tout motivante. Mais je tenais quand même à aller au bout… je ne vous cache pas que ce fut difficile.

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai accroché à rien… ni au style, ni à l’histoire, ni aux personnages… un coup dans l’eau, cela arrive.

Je remercie néanmoins les organisateurs de l’évènement, car c’est une expérience très chouette, et j’espère pouvoir y reparticiper avec grand plaisir l’an prochain.

  

[✎] Never Sky

Titre: Never Sky
Auteur: Veronica Rossi

Genre: Sci Fi / Dystopie / YA

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 384 pages
Prix:16,50 €

Les mondes les ont tenus séparés.
Le destin les a réunis.
Aria a vécu toute sa vie dans le dôme de protection de la Contemplation. Son monde entier a été confiné à ces lieux, elle n’a jamais pensé à rêver de ce qui se trouve au-delà de ces portes. Alors, quand sa mère disparait, Aria sait que ses chances de survivre dans ce désert à l’extérieur assez longtemps pour la retrouver sont minces. Aria rencontre ensuite un étranger nommé Perry qui est aussi à la recherche de quelqu’un. C’est aussi un sauvage mais il pourrait être son meilleur espoir de rester en vie. S’ils peuvent survivre, ils sont le meilleur espoir de l’un l’autre pour trouver des réponses.

Par delà  l’enceinte de la Capsule, ils appelaient ce monde l’Usine de la Mort. On pouvait y mourir de mille et une façons. Aria n’aurait jamais cru s’en approcher d’aussi près.

Elle se mordit les lèvres en contemplant la lourde porte métallique qui se dressait devant elle. Un écran numérique affichait en lettres rouges fluo : AGRICULTURE 6 – DEFENSE D’ENTRER;

AG6 n’était rien d’autre qu’un dôme de maintenance, se dit Aria. Des dizaines d’autres dômes alimentaient Rêverie en nourriture, en eau, en oxygène.. tout ce dont une cité sous cloche avait besoin. Une récente tempête avait endommagé AG6 mais apparemment les dégats n’étaient pas importants. Apparemment.

Déjà, parce que j’ai eu la chance de le recevoir… oui bon… Et puis je dois dire que l’histoire me plaisait beaucoup. A vrai dire, à une ou deux exceptions près, toutes les dystopies de chez Nathan de ces derniers mois m’ont beaucoup plus car ils me permettaient de bien m’évader, et celui-ci était donc dans ma wishlist pour septembre… (même si finalement, j’ai pu le découvrir un peu plus tôt)…

Ahhhhh faut que je vous le dise : Un gros coup de cœur… oui, encore, mais ces derniers temps, j’ai beaucoup de très belles surprises littéraires, et  cela me ravit.

Le style est agréable, recherché, pas niais du tout comme on peut le retrouver parfois dans des livres Young Adult.

 Une narration à la troisième personne mais oscillant tour à tour autour du point de vue de Aria et celui de Peregrine (Perry), permettant de s’immerger dans cette histoire sous deux facettes différentes… D’un côté, je me dis que l’histoire y aurait gagné à être racontée à la première personne, mais d’un autre côté, la troisième personne permet d’aborder un point de vue plus large que celui du seul personnage narrateur.. donc c’est un mal pour un bien… Au moins, on a une vision globale de tout ce qui se passe, et on n’est pas confiné à un seul point de vue.

 

D’ailleurs, en parlant de personnages, ce que j’ai aimé, c’est qu’on ne se retrouve pas avec un panel hallucinant de personnages différents, il n’y en a qu’une petite poignée qui sont importants (5 ou 6 je dirais) et ça permet de mieux les suivre, mieux les apprécier…

Parmi eux, donc, Aria, que j’ai beaucoup appréciée. Même si au départ, je l’ai trouvée un peu « molle », craintive et relativement effacée, j’ai trouvé que l’évolution du personnage est intéressante et sympathique, la rendant plus attachante à la fin qu’au début… On en apprend plus sur sa vie passée en même temps qu’elle, on s’y attache, on l’apprécie de plus en plus, on la voir « grandir » à bien  des points de vue. C’est bien plaisant.

 

Point de vue de l’histoire, je me suis laissée complètement emportée… magique 🙂

Les rebondissements sont assez spectaculaires, même si parfois, on peut retrouver certaines longueurs (mais pas ennuyeuses, c’est ce qui est bien…)

Une fois le livre commencé, je dois vous avouer que je n’ai pu le lacher qu’une fois refermé… (à part une petite pause pour aller voir la maman d’une amie une petite demie-heure, mais sinon…à peine rentrée, à peine replongée dedans… )

J’étais complètement dedans, et n’ai pas vu le temps passer… en une après midi et soirée, zou, c’était lu… (pour peu, je l’aurais presque trouvé trop court tant je me plaisait dans cet univers particulier et atypique)

 

L’univers mis en place est, dans un premier temps, assez complexe et difficile à comprendre…  J’ai relu certains passages plusieurs fois pour être certaine de bien tout comprendre, et pour me familiariser d’avantage  aux termes utilisés par l’auteur dans son univers…

Il faut un peu de temps pour bien tout assimiler, mais une fois que c’est fait, on peut en profiter pleinement. On est à mi-chemin entre le monde sur-réaliste et le monde post-apocalypse, je dirais… mais les deux se marient très bien…

Il se divise en deux mondes bien distincts, un où tout se passe relativement, et un en totale opposition au premier ou presque (bon, c’est résumé de manière très abrupte, mais je n’ai pas envie de trop vous en dire, de trop entrer dans le détail et vous spoiler ou gâcher la découverte).

Il n’y a pas de grandes descriptions, cela reste assez vague même si on en sait largement assez pour tout nous représenter sans aucun soucis. L’univers est vraiment fascinant.

 

Arrivée à la fin du roman, certaines de mes  questions n’ont pas encore trouvé réponse, mais si tel était le cas, pas besoin d’un second tome, donc ça tombe bien, je dirais…

Le livre laisse également une atmosphère propice à la réflexion, ce que j’aime dans ces dystopie…

 

Le seul point négatif? Il faut attendre longtemps pour la sortie du tome deux, attendu pour 2013…

Un roman surprenant, hallucinant, riche en mystères et en découvertes.

Aux fans de Divergents, ou de dystopies en général… A  ceux qui aiment les ambiances post-apocalyptiques, qui aiment quand les univers rencontrés sont semblables à nul autres…

Tiboux, LiliFlower66, Mycoton32, karline05, Dehlicate, Belledenuit

     

[✎] J’ai douze ans … et je vis enfermé dans la soupente

Titre: J’ai douze ans … et je vis enfermé dans la soupente
Auteur: Inès de Kertanguy

Genre: Témoignage

Maison d’édition: Hugo et cie
Année d’édition: 2011

Nombre de pages: 158 pages
Prix: 14,90 €

Comment est-ce possible ? Enfermer un enfant dans un grenier pendant deux ans, le nourrir par un passe-plat dans la porte cadenassée, le laisser dans sa crasse… Et pas à l’autre bout du monde, ni au XIXe siècle. Ici, en France, aujourd’hui. Simplement parce qu’un beau-père ne le supporte pas !

Je suis le Petit Poucet qui a chaussé les bottes de sept lieues, les bottes de l’ogre. D’un pas je franchis les rivières, les collines, les forêts, d’un saut les villages, les montagnes. Je ne marche pas, je vole et, à ma grande surprise, je m’aperçois que je ne suis pas le Petit Poucet mais un géant, une sorte de Gulliver. De ma hauteur, le monde me paraît minuscule. Quand je veux m’asseoir, je dois faire très attention car, pour moi, les vaches sont plus petites que des souris. Pour m’amuser, j’en soulève une par la queue, je la regarde, je l’écoute meugler et je la repose, mais avec précaution car je suis un bon géant. Entre mes jambes écartées, deux chevaux caracolent. J’en prends un, il piaffe, il rue, ses sabots frappent le creux de ma main, mais je ne sens que de légers picotements, presque des chatouillements.

Quand je suis debout, je peux toucher les nuages avec la main. Si je pointe un doigt et que je le tourne lentement, toujours dans le même sens, le nuage s’y enroule comme une barbe à papa. J’ai goûté tous les nuages : les blancs sont à la vanille, les gris à la réglisse. Je préfère les roses, mais ceux-là je ne les trouve qu’au lever ou au coucher du soleil. Ils ont le goût de la fraise, quelquefois de la cerise, mais seulement quand ils se colorent de rouge les jours de grand vent. Les plus rares sont les nuages d’orage, mauves parfumés à la violette, ils sont mes préférés.

Je suis un géant et un géant heureux. Vus d’en haut, le monde, les gens ne me font plus peur. Je m’amuse à les regarder s’agiter, des vrais pantins ! Je cherche un village et dans ce village une maison ; quand je la trouverai, j’en soulèverai le toit comme un couvercle pour regarder ce qui se passe à l’intérieur et je délivrerai le garçon qui est enfermé dans la soupente, tout en haut de la maison. Je regarde autour de moi, par ici les villages se ressemblent, mais celui-là je le reconnaîtrai entre tous. Je cherche… soudain il me semble apercevoir le clocher, la place et, un peu à l’écart, en bordure d’un champ, la maison.

Je me penche, je retiens ma respiration, j’avance la main, délicatement entre mes deux doigts je pince le toit…

Un volet claque, j’ouvre un œil : d’un seul coup, toute ma misère me tombe dessus. Depuis un an, je fais le même rêve. Et jamais je n’ai été si près de retrouver la liberté.

Parce que j’ai toujours eu une grande attirance pour ce genre de livres qui nous  ramènent un peu à la réalité des choses, à savoir que nous avons beaucoup de chance malgré nos déboires de la vie quotidienne… Parce que j’aime ce genre de livres qui apportent en même temps l’espoir d’un demain meilleur qu’aujourd’hui… Par ce que je trouve important que chacun lise ce genre de livres pour ouvrir les yeux sur le fait que parfois, on est vraiment aveugle sur ce qui peut se passer comme choses terribles juste à côté de nous…

Ce livre m’a laissé très perplexe…

Ce qui m’a vraiment déplu, c’est le style de l’auteur… Car le livre est raconté à la première personne… Généralement, cela permet de se sentir concernés, de bien intégrer l’histoire, de se sentir touché…

Eh bien là, pas du tout !

Je n’ai pas aimé la manière dont les choses sont racontées, j’ai eu du mal à trouver un fil conducteur au départ, j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de zones d’ombres, et ça m’a gâché un peu la lecture…

 

Mais au-delà de ça, le thème du livre et le message qu’il veut faire passer a pris le dessus, ce qui fait que j’ai continué cette lecture envers et contre tout ce que je peux reprocher à la manière dont le récit nous est livré.

Par rapport à l’histoire… vous l’aurez compris, c’est un huis clos assez poignant malgré tout !

C’est terrible! Comment peut-on affliger cela à un enfant? Comment une mère peut laisser son enfant comme ça, pendant un an, dans une soupente à peine vivable? Sans se soucier de lui, sans l’aimer, sans le défendre, …

« En face de la porte se trouve un matelas posé à même le sol et que je roule dans la journée pour avoir un peu de place, contre le mur un lavabo avec son unique robinet d’eau froide, dans l’angle un chiotte (broyeur, s’il vous plaît) qui fait un bruit d’enfer quand je tire la chasse, à côté une table qui me sert de bureau et au-dessus une étagère posée de travers : ma bibliothèque. C’est tout. Ah non ! J’allais oublier, il faut ajouter une chaise trouée qui, par en dessous, perd sa paille et deux boîtes à chaussures où j’entasse tous mes trésors. Voilà mon univers. « 

Mais quelle horreur, pour cet enfant?

L’histoire, oui, est poignante, est terrible, est effrayante aussi, car personne qui sur un an ne s’étonne de la disparition de cet enfant de sa famille, de l’école, etc… Mais comment est-ce possible?

 

Et cet enfant au courage incroyable, qui se raccroche comme il peut à ce qu’il a, même le plus improbable… Il perd un peu le sens des réalités, mais qui pourrait lui en vouloir?

« Eh bien oui, depuis un an je n’ai plus reçu de coups. Au début, cela me faisait un drôle d’effet ! C’était comme si j’étais en manque, un vrai drogué. Tous les jours, je regardais mes bras, mes jambes : mes bleus s’effaçaient petit à petit et je trouvais injuste qu’ils disparaissent. Parce que ces bleus, ils étaient à moi, je les avais gagnés, ils étaient mon trophée, même si je les cachais, j’en étais fier. »

Par rapport aux autres personnages… on apprend à voir les relations de cet enfant avec sa mère, son beau-père (bien que peu présent pendant la plupart du livre, il est un élément important), son demi-frère (que j’ai eu beaucoup de mal à cerner)…

Il y a une phrase de cet enfant que j’ai vraiment aimé… une phrase qui est  vraiment parlante, pleine de sens, pleine de sincérité, de tristesse à la fois… mais qui pourtant, est tellement réelle…

Pour m’occuper, je prends mon dictionnaire. Je cherche le mot « heureux » et je m’aperçois qu’il compte trente-cinq synonymes. Maintenant je cherche le mot triste ; il se définit par chagrin, sombre, découragé, maussade… La liste est longue, très longue, il compte à lui seul quatre-vingt-huit synonymes. J’en conclus que sur la Terre on parle plus de malheur que de bonheur.

Je me rends compte que vous livrer mon avis sur ce livre n’est pas évident… dans un tel livre, il est difficile de juger l’histoire, de juger les personnes et leur construction, puisqu’il ne s’agit pas d’imaginaire, mais de la dure réalité de la vie pour ces enfants…

J’espère juste que les extraits que j’ai pu vous mettre vous donneront envie de découvrir ce livre, qui même s’il n’est pas facile à lire de par l’horreur qu’il décrit, mérite d’être lu…

A tout le monde ! Pour que ce genre de situations n’arrivent plus, que le monde ouvre les yeux sur tous ces enfants de l’ombre qui méritent qu’on pense à eux et vienne les sauver du malheur qu’ils n’ont pas demandé et certainement pas mérité…

petit-lips, Gr3nouille2010, x-livres-passion-x

     

[✎] La blonde en béton

Titre: La blonde en béton
Auteur: Michael CONNELLY

Genre: Thriller

Maison d’édition: Points
Année d’édition: 2012

Nombre de pages: 463 pages
Prix: 7,90 €

    L’inspecteur Harry Bosch en est persuadé : Church, l’homme qu’il a abattu quatre ans plus tôt était bien le Dollmaker, le tueur en série de blondes qu’il maquillait après les avoir assassinées. Le procès intenté par la veuve de Church échoue et l’inspecteur est réhabilité. Tout semble être terminé lorsqu’Harry reçoit une lettre qui semble une parfaite imitation des messages du Dollmaker. Et on retrouve une blonde sous la plaque de béton d’un immeuble de Los Angeles. Le tueur aurait-il fait un disciple ou Harry Bosch a-t-il abattu un innocent ? L’inspecteur doit résoudre cette énigme le plus vite possible et pas seulement pour prouver qu’il a raison !

  La maison de Silverlake était plongée dans l’obscurité, ses fenêtres aussi éteintes que les yeux d’un mort. C’était une vieille construction « California Craftsman », avec une véranda vitrée et deux lucarnes encastrées dans la longue descente du toit. Mais aucune lumière ne brillait derrière les vitres, pas même au-dessus de la porte d’entrée. En revanche, la bâtisse projetait autour d’elle une obscurité inquiétante que même la lueur du lampadaire dans la rue ne parvenait pas à percer. Un homme pouvait fort bien se trouver dans la véranda sans qu’il soit possible de le voir, et ça, Bosch le savait.
– Vous êtes sûre que c’est ici ? demanda-t-il.
– C’est pas cette maison, répondit-elle. C’est derrière. Le garage.

  J’avais repéré ce livre dans les partenariats proposés sur LA,  et je m’étais dit que bien qu’ayant super envie de me remettre aux  thrillers (ce que je fais avec plaisir, d’ailleurs), je n’en avais jamais lu de cet auteur qui pourtant, a l’air d’être un incontournable dans le genre…

Le style de l’auteur est très percutant… Il ne mâche pas ses mots, et arrive à merveille à nous faire passer son ressenti, quel qu’il soit.
Les faits et évènements sont également savamment utilisés pour laisser le lecteur dans le doute, dans l’ignorance totale du dénouement jusqu’à la fin…

 

L’histoire et le thème de l’histoire sont très ben exploités. On assiste à une véritable guerre judiciaire, un débat  cinglant sur la justice américaine et les défauts qu’elle peut avoir… Et au milieu de cette ambiance assez orageuse, les doutes se font violence, le passé va resurgir mine de rien, et les rebondissements vont bon train… Moi qui adore tout ce qui touche à l’envers du décor de la justice, je peux vous dire que c’est un vrai régal.

La tension est présente du début à la fin, ce qui fait qu’on est vraiment pris dans une spirale infernale dont on n’arrive pas à sortir avant la dernière page. On est pris au piège du livre, et c’est ce qui fait la richesse du roman.

Au-delà de la vision assez coriace du milieu judiciaire, on peut aussi appréhender les vices et défauts de la grande ville, et ce qui en découle de plein fouet ou par effet domino. On y aborde la violence (gratuite parfois), la pauvreté accrue, les vengeances et le pouvoir de l’argent. Je dois reconnaître que cet aspect est vraiment bien travaillé également…

 

Point de vue personnagesJ’ai trouvé qu’on en apprenait moins sur l’inspecteur Harry Bosh que je n’aurais aimé, mais par contre, comme ce livre s’inscrit dans une série policière, je me dis que cette impression m’est amenée par le fait qu’on a certainement eu l’occasion d’en apprendre plus sur lui dans les autres ouvrages ayant précédé  celui-ci… (euh, je suis claire, là?) Disons que les choses que l’on apprend sur lui sont certainement dans la continuité de ce que l’on aurait appris dans les deux autres tomes qui précèdent, mais sans les avoir lus, on est un peu largués parfois, il faut le reconnaître.

On le sent malgré tout très tourmenté, très esseulé également… à la limite, ça me fait presque de la peine pour lui.

– Je vais te confier un secret , Harry…Sur cette terre , personne n’est ce qu’il prétend etre . Personne . Des qu’on se retrouve seul chez soi , derriere la porte fermée et vérrouillée…Et , quoi qu’on en pense , personne ne connait personne . Dans le meilleur des cas , on peut seulement esperer se connaitre soi-meme . Et parfois , quand on y parvient , quand on découvre sa vraie nature, on est obligé de détourner le regard…

En dehors de ça, les personnages sont bien imaginés, bien travaillés, ils ont un charisme et une identité forte qui leur donnent toute leur importance. Ils ne sont pas là par hasard, et certainement pas pour faire tapisserie.

 

Que ce soit à tous point de vue, la cohérence se tient, l’histoire suit son fil de manière soutenue et agréablement  surprenante pour le lecteur

  Même si ce n’est certainement pas LE thriller de l’année, ce livre est un très bon représentant du genre…

Il m’a vraiment encouragée à tenter d’autres livres de cet auteur !

Aux fans de thrillers qui aiment les intriguent bien ficelées… A celles et ceux qui accordent plus d’importance à  l’histoire qu’aux personnages en eux-mêmes.

Mais par contre,  je vous conseille vraiment d’avoir lu les autres de la série « Bosch » pour ne pas vous retrouver, comme moi, avec un sentiment d’inachevé point de vue des personnages.

Ce livre s’inscrit dans le cadre du Dark Challenge, organisé sur le forum Dark Ambiance. Comme c’est le premier livre que je lis de cet auteur, ça me fait 5 points 🙂

        

[✎] Repas éternel

Titre: Repas éternel
Auteur: GUDULE

Genre: Horreur / Nouvelle

Maison d’édition: Bragelonne
Année d’édition: 2011

Nombre de pages: Ebook
Prix: 2,99 € (Fnac, Amazon)

  Oyez, bonnes gens, le club des petites filles mortes ouvre ses portes. Au menu: sang frais, frissons, peurs bleues et nuits blanches à gogo. Avis aux amateurs ! Car ces gamines, elles en ont, de belles et terribles choses à vous raconter… Des contes modernes, effrayants et bouleversants, où elles se vengent des adultes avec une cruelle innocence. Avec un humour qui arrache le sourire et un style incisif unique en son genre, teinté de poésie et d’émotion. Bienvenue dans l’horreur des contes de fées qui ont mal tourné, au pays des enfances brisées dont les rescapées sont d’autant plus attachantes qu’elles peuvent devenir très, très méchantes…

   La salle d’attente de la gare, dont d’épais rideaux masquent les fenêtres, ressemble au fumoir d’un club britannique : divans et fauteuils de cuir matelassé, guéridons pourvus des journaux du jour, lumières tamisées, et même, en ce froid matin de novembre, un feu de cheminée. Virtuel, bien entendu, mais plus vrai que nature. Et répandant, par souci de confort autant que d’authenticité, une bonne chaleur rassurante.

Cette pièce est réservée aux voyageurs de première classe. Exclusivement. La musique douce et stéréophonique qu’y diffusent deux haut-parleurs emplit l’espace d’une myriade de notes feutrées.

— Nana na nanana na na…

Mme Blum fredonne en même temps que les instruments, histoire de se donner une contenance.

Elle est arrivée en avance, comme toujours. Vieux réflexe de commerçante. Son mari, ses enfants et ses petits-enfants l’ont accompagnée au guichet et, après les traditionnelles embrassades, sont repartis en larmes. Que ces adieux sur les quais de gare sont donc éprouvants ! L’ambiance se prête aux épanchements outranciers et exacerbe les sensibleries. Mme Blum a insisté pour qu’on abrège. Elle a même omis d’embrasser Jonathan, le petit dernier de sa fille aînée…

J’ai eu envie de tenter ce livre car depuis que j’ai goûté à la plume de Gudule, elle est devenue pour moi un incontournable en matière d’horreur…

Et comme j’étais à la recherche d’un petit livre pas trop contraignant, lisible en ebook, donc parfait pour moi lire le soir sous la couette… je n’ai pas été plus loin 🙂

Haaaa j’étais si contente de replonger dans un livre de Gudule, qui m’enchantent à chaque fois… Pourtant, cette fois, ce fut une demi-déception… ça arrive…

Le style de Gudule est toujours dans la veine de ce qui lui est propre: la plume franche,  brutale, le verbe aiguisé, acerbe, avec des mots crus pour choquer le lecteur et le percuter de plein fouet…

S’aidant les uns les autres, se hissant mutuellement, les malheureux finissent bon an mal an par embarquer. Non sans quelques bavures, comme d’habitude, un « homme en rouge » trop zélé ayant, dans sa hâte, éclaté la tête d’un gamin estropié qui tentait de s’enfuir, et une jeune aveugle s’étant, par mégarde, fourvoyée sur la voie au moment où l’on accrochait les wagons. Écrabouillée entre les butoirs, elle est à présent répandue sur les rails, telle une harde vermeille. Sa tête, intacte, a roulé de côté : un joli visage aux yeux blancs que le choc a extrait aux trois-quarts des orbites, où l’ahurissement s’est plaqué comme un masque…

Le vocabulaire est recherché.. Les mots sont choisis avec soin, car même si on est dans l’horreur, ce n’est pas pour autant que la langue française et la beauté de ses mots doivent être mis de côté.

Cependant, j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livre, car j’ai trouvé les débuts laborieux et très décousus. Je dois avouer que ma déception vient de là… la forme ne rend pas hommage à ce que le fond du livre pourrait apporter… Le fil conducteur de l’histoire m’a semblé très hasardeux, très fragile… j’avoue que ce livre sera donc l’exception à la règle dans mon amour inconditionnel des livres de Gudule…

 

Du point de vue de l’histoire, on est plongé dans un univers assez particulier. Un monde post-apocalyptique où toutes les valeurs sont bouleversées, chamboulées, … Les personnes sans emploi, sans domicile, les personnes âgées, les handicapés, … sont considérés comme des déchets de la société (le mot est faible, mais je ne peux pas trop vous en dire),

Voici celle, difforme et boitillante, du nain jaune, bambin de cauchemar que les facéties de la génétique maintiennent, depuis plus de quarante ans, dans un simulacre d’enfance. Au Moyen Âge, son anomalie lui eût valu la protection d’un prince. Au vingt et unième siècle, c’est un paria. La HCR l’a condamné à mort pour crime de dégénérescence. La clandestinité lui accorde un sursis. Il y a cinq ans qu’il n’a pas vu le jour

Dans ce monde, la nourriture manque cruellement, au point que celle telle que nous la connaissons n’existe plus, elle est totalement épuisée…  (je prends le « risque » de vous le dire, car bien qu’étant le fond de l’histoire en premier plan, ce n’est que la base de l’ambiance, de l’environnement, … donc ne criez pas « au spoil » 😀 ) Dès lors, le gouvernement a dû mettre en place certaines mesures vouées à trouver, malgré tout, une source de nourriture pour continuer à alimenter la population… surtout les plus nantis, cela va de soi…

Eh non, mon gars, pas des gens. Mais quand leur saleté de pollution a pourri toute la terre, l’a bien fallu grailler, n’est-ce pas ! On a commencé par boulotter nos morts, puis on s’est organisés…

Pour les personnages… Ouch, là aussi… J’ai trouvé que pour une nouvelle, donc un court récit par essence, il y a beaucoup trop de personnages différents qui sont mis en avant… Du coup, je n’ai pas réussi à m’attacher à eux, et c’est toujours embêtant à mes yeux dans une lecture, car cela me donne un gout d’inachevé, de manque…

Une histoire de fond intéressante, un univers surprenant, dérangeant, comme je les aime…

Dommage pour l’aspect brouillon et le trop plein de personnages qui ont fait de cette histoire une déception.

  A ceux qui aiment le brut, le violent, le gore. A ceux qui aiment se poser des questions sur la société et ses dérives (même si ici, on atteint l’impensable)…

  Ce livre me permet de gagner 5 points dans le Dark Challenge,

BookHystericLove  (attention, risque de spoilers)

     

[✎] Faith

Titre: Faith
Auteur: Peter JAMES

Genre: Thriller

Maison d’édition: Milady
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 576 pages
Prix: 8,70 €

Pour Ross Ransome, la perfection est plus qu’un idéal : c’est son gagne-pain.
En effet, Ransome est chirurgien esthétique, l’un des plus réputés et l’un des plus riches. Même sa femme est parfaite : après tout, il a passé des heures à l’opérer. Alors quand elle tombe malade et tourne le dos à la médecine traditionnelle, puis à son mari pour demander de l’aide à un thérapeute charismatique, Ransome se sent profondément trahi. Pour lui, si rationnel, c’est une question de logique : s’il ne peut avoir sa femme, alors personne ne l’aura…

Un Peter James comme je les aime: passionnant, captivant, prenant…

Qu’on se le dise, mon amour pour les livres de Peter James est presque aussi grand que celui que je voue aux ouvrages de Stephen King, et ce n’est pas peu dire…

Du coup, dès que j’ai vu qu’un nouveau livre de cet auteur allait paraître aux éditions Milady (I love them), mon impatience était grandissante…

Ahh j’ai retrouvé avec un énorme plaisir la plume de l’auteur… fidèle à lui-même, il manie les mots de manière habile, il mène d’une main de maître l’art du suspense et la gestion de la tension chez son lecteur… Qu’est ce que j’aime ça.

De plus, ce que j’aime chez Peter James, c’est qu’il fait évoluer l’histoire de manière très naturelle, où tout coule de source, où les évènements arrivent au bon moment, de manière simple et opportune.

J’aime aussi le fait que l’on n’entre pas dans des phases descriptives extrêmes et ennuyeuses… Cela permet d’avancer dans le récit facilement, sans trop de contraintes.

L’histoire est bien montée… très cohérente, riche en rebondissements, action et suspense. Certaines choses vont peut-être parfois un peu trop vite, ou sont parfois un peu trop évidentes, mais ce n’est vraiment pas dérangeant du tout (et puis si on est comme moi, on a beau avoir l’évidence devant les yeux, on ne comprend pas tout de suite, et c’est quand je lis noir sur blanc que je me dis « mais ouiii c’est bien sûr, comment j’ai pas eu la puce à l’oreille il y a deux chapitres de ça? » 😀)

Le rythme est assez soutenu, ce qui fait qu’on est vraiment entraînés par l’histoire et son déroulement. Il y a beaucoup de courts chapitres (108 au total), ce qui rythme le récit et lui donne une bonne structure.

Par rapport aux personnages… Là aussi Peter James a ses habitudes…  Il met en scènes des personnages comme tout le monde, presque comme vous et moi, .. et ce livre n’y fait pas exception. Pourquoi je trouve ça intéressant? Car cela permet de mieux s’identifier et s’attacher aux personnages, car on se dit que ça pourrait arriver à notre voisin, notre collègue, ou la boulangère du coin… ça donne un réalisme plus présent au récit.

Par contre, ces personnages, il n’y a pas de demie mesure… soit on les adore, soit on les déteste… il n’y a pas de juste milieu.

Ici, on se retrouve face à un couple d’apparence sans histoires, genre famille idéale aux yeux de tous, composée du père (chirurgien esthétique), de la mère, et d’un petit garçon. Mais au-delà des apparences, les choses sont bien différentes… Le petit garçon ressent toute la tension qui existe entre ses parents, la femme n’est pas heureuse, et le père est à tendance un peu autoritaire… bien des déboires, finalement…

Faith, la mère, bien sous tous rapports, sauf qu’elle a un amant… mais il faut dire qu’au vu de ce que son mari lui fait subir, on la comprendrait presque (j’ai dit presque, ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit.) Puis, de retour d’un voyage en Thaïlande, elle découvre qu’elle a une maladie dont l’issue est catastrophique: 80 % de mortalité, et une échéance à moins d’un an…

Le Dr Oliver Cabot tient une clinique de de médecine alternative à Londres. C’est lui qui détournera Faith de la médecine traditionnelle d’une part, et de son mari d’autre part. Il va lui faire tester un traitement encore au stade expérimental.

Vous vous en doutez, les relations entre les deux hommes sont plus que houleuses.

Le thème de la médecine est souvent abordé par l’auteur, et ici, c’est par son aspect de la maladie, de la mort à court terme, des changements que cela opère chez les personnes qui souffrent et sont condamnées. On côtoie le désespoir, l’espoir, le doute… mélange d’émotions qui pousse parfois à faire tout et n’importe quoi

Vous l’aurez compris, je vous le recommande chaudement…

*Enjoy*

Un énooorme merci à Aurélia, des éditions Milady, de m’avoir permis de découvrir ce livre qui me conforte d’une part dans mon attirance pour les livres de Peter James, et d’autre part dans mon amour pour les éditions Milady et leur collection Terreur 🙂 Tout de suite, ma PAL et ma wishList sont moins heureuses de cet attrait, mais je m’en fiche 🙂

     

[✎] Lucky Harbor, tome 2 : Tendrement

Titre: Lucky Harbor, tome 2 : Tendrement
Auteur: Jill Shalvis

Genre: Romance

Maison d’édition: Milady
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 364
Prix: 7,60 €

Dix-sept ans après un été mémorable passé à Lucky Harbor, Tara est de retour dans cette petite station balnéaire, où sa mère lui a légué, ainsi qu’à ses sœurs, un hôtel qu’elles ont décidé de retaper. Alors qu’elle tente de résister à son attirance pour le beau Ford Walker, son amour de jeunesse, les conséquences de ce qu’ils ont partagé tant d’années auparavant ressurgissent. Pour mieux les réunir ?

   Si je devais qualifier ce livre, je dirais que c’est un formidable rayon de soleil qui passe au travers la grisaille du temps et du moral …

« Cette journée de ta vie ne reviendra pas. Ne la gâche pas ».

Le style de ce second tome est tout aussi bien que le premier: dynamique, agréable à la lecture, délassant, relaxant…

Il se lit facilement, et une fois commencé, c’est un vrai « page turner »… pas moyen de le lâcher… En une journée, je l’avais terminé (oui, toute une journée quand même, parce qu’il faut reconnaître que par contre, c’est écrit vraiment tout petit et que mes petits yeux ont eu du mal à suivre, au bout d’un moment…)

D’une plume alliant l’humour, la tendresse, l’émotion, … dans un style travaillé et agréable, Jill Shalvis nous embarque dans une histoire tendre et pleine de charme.

 L’histoire se passe toujours à Lucky Harbor (bah oui, on y est si bien, on ne va pas partir), … On y retrouve des personnages du premier tome qui sont bien attachants: Lucille, Maddie, …

Dans cette histoire, les choses avancent lentement mais sûrement, avec plus de retenue dans un premier temps… Voir l’évolution entre les personnages est vraiment plaisant. De plus, je ne sais pas l’expliquer, mais je trouve qu’on se retrouve face à une relation plus adulte, plus réfléchie, plus posée…

Tara, c’est un vrai phénomène à elle toute seule… assez « stricte », limite bourgeoise et au caractère vraiment affirmé, elle est assez particulière, je dois dire 🙂 Elle fait tout pour cacher ses émotions, n’aime pas montrer ses sentiments, et ce à qui que ce soit. Elle ne tient pas à laisser quiconque briser l’apparente carapace qu’elle s’est construite.

Ford, homme « parfait », très sexy, à la virilité affirmée, ayant les pieds sur terre, et aspirant à un bonheur sans limite…

« Dans la vie, il ne s’agit pas de se trouver, mais de se créer ».

Entre eux, l’attirance physique est palpable, pleine de sensualité, de désir, d’impatience, de passion… c’est d’ailleurs une attirance qui n’est pas nouvelle, mais les sentiments et les émotions réveillées par cette nouvelle rencontre est plus intense que jamais… Pourtant, le problème est de taille: ils n’ont pas les mêmes attentes de la vie, ils ne voient pas les choses de la même manière, et cela va poser bien des problèmes, au départ… Ford veut du sérieux, Tara beaucoup moins…

Alors oui, il s’agit d’histoire d’amour un peu cliché, oui, il y a des choses qui vont un peu trop vite, mais on s’en fiche, car le livre nous fait passer un excellent moment, et c’est que du bonheur…

« Souviens-toi que tu es unique. Comme tout le monde. »

J’ai hâte de voir arriver le prochain tome, où on pourra découvrir l’histoire de Chloé  et de Sawyer Thompson …

Une saga surprenante et excellente pour l’été… n’hésitez pas 🙂

Merci aux éditions Milady de me permettre de découvrir cette saga…

Ce livre me fait avancer de 363 pages dans le challenge 1 mois 1000 pages…

      

[✎] Les filles au chocolat, tome 3 : Coeur Mandarine

Titre: Les filles au chocolat, tome 3 : Coeur Mandarine
Auteur: Cathy Cassidy

Genre:  Jeunesse

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 300
Prix : 14,50 €

Summer, 12 ans, voit son rêve d’être danseuse devenir réalité : elle est sélectionnée pour les examens d’entrée dans une prestigieuse école de danse ! Mais, pour elle qui a l’habitude d’être la soeur parfaite aux yeux de sa jumelle Skye, la pression monte. Et ni sa grand-mère, aux commandes de la famille pendant que Paddy et sa mère sont en lune de miel, ni sa grande soeur Honey, en pleine crise d’ado, ne se rendent compte que Summer est envahie par le stress. Le seul qui y prête attention, c’est son ami Alfie…

Un coup de coeur de plus pour cette merveilleuse saga…

Est-il encore nécessaire de vous parler des magnifiques couvertures de cette saga? Oui? Alors on y va… De la même veine que les deux précédentes, je trouve que celle-ci apporte le petit plus de par les couleurs magnifiques qui donnent une sensation de chaleur, de soleil, d’été, quoi 🙂 donc elle est on ne peut plus dans l’ère du temps vu la période de l’année… elle apporte à elle seule la contrepartie du temps pourri que l’on a pour l’instant, malgré tout 🙂

Bien que faisant partie d’une saga, il faut savoir que les différents tomes peuvent être lus indépendamment les uns des autres. Ceci dit, je trouverais dommage de risquer de passer à côté d’une de ces merveilles…

Car oui, qu’on se le dise, ce tome m’a plus tout autant que les précédents 🙂

De plus, le fait de les avoir tous lus permet d’avoir une vue d’ensemble, et de voir les personnages sous un autre jour d’un tome à l’autre…

Ici, on retrouve Summer, jeune fille touchante et émouvante… Dans le second tome, elle apparaissait comme une personne parfaite, pour qui tout est facile, que tout réussit… Dans ce tome, on voit l’envers du décor. Elle a tendance à se renfermer sur elle-même, face à ses problèmes, et finalement, cela lui joue des tours, car cela la ronge.

Elle n’a qu’une passion, une obsession: celle de la danse… elle est prête à tout pour que sa passion devienne plus que ça, et pour ça, n’hésite pas à risquer sa santé.

A force, je trouve qu’elle est beaucoup plus mature que son âge, on a l’impression qu’elle a grandit un peu trop vite, qu’elle met de côté sa vie d’enfant/d’adolescente pour atteindre son but ultime. Sa détermination fait parfois peur à voir.

« Je ne me nourris plus que de feuilles de salade et de quartiers de pomme, mais la sensation de faim a presque disparu. Je me sens plus légère et pleine d’énergie. Je passe mes journées à l’école de danse. Le travail finit toujours par payer. Il faut juste garder la foi. »

Ce que j’aime dans ces livres, c’est que au-delà de la simple histoire d’adolescentes, on y aborde des thèmes plus sérieux, qui dont réfléchir: l’amour, l’amitié, la famille, l’anorexie, …

Cela donne un côté très authentique au livre, et les rend d’autant plus intéressant.

Le style de l’auteur est fidèle à lui-même… Simple, entraînant (une fois le livre commencé, on a tellement envie de savoir comment cela va se terminer qu’on ne le lâche plus), adapté pour les jeunes filles, mais plaisant pour les adultes aussi… Oui, on est dans de la lecture jeunesse, mais pas « que »… Parce que sous les allures de livre léger pour adolescentes, il y a bien plus que ça, un livre poignant, qui peut aider les jeunes ados à ne pas tomber dans le même cercle infernal que Summer.

Plus je lis cette saga, et plus je suis sous le charme… A chaque tome, je me dis « c’est le meilleur de la série que j’ai eu la chance de lire« … jusqu’au suivant.

Point de vue des petites recettes à la fin de chaque livre, je craque complètement, car la plupart sont à base de fruits, cette fois 🙂 tout en restant gourmande, bien entendu 🙂

En conclusion: encore une superbe lecture, très émouvante une fois encore, peut-être parce que cela touche à quelque chose d’encore plus personnel que les autres tomes, je trouve.

Je remercie Samia, des éditions Nathan, pour ce petit moment de bonheur livresque.

ce livre me fait grimper de 300 pages pour atteindre mon objectif de 3000 pour ce mois de juillet… 🙂

Ceux de HanaPouletta, MyaRosa, Soleya,

      

[✎] Zoé tout court, tome 7 : Vive la mariée

Titre: Zoé tout court, tome 7 : Vive la mariée
Auteur: CM Harper

Genre: Jeunesse

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 256 pages
Prix: 9 €

Augustine Dupré se marie ! Malgré sa joie, Zoé ne peut cacher qu’elle est déçue: ce n’est pas elle qui distribuera les fleurs le grand jour. Mais elle a tout de même envie d’offrir un superbe cadeau de mariage à sa voisine qu’elle aime tant. Et pour ça, elle doit imaginer tout un stratagème qui comprendra un chat, un chien, des croquettes, un petit frère qui aime les crackers… et beaucoup de fleurs !

  Un livre sympa, mais trop jeunesse à mon gout…

J’ai été très surprise de découvrir ce livre dans ma BAL. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, mais d’emblée, j’ai trouvé la couverture assez sympa pour un livre destin aux petites filles…

Le format et la présentation générale du livre sont d’ailleurs très sympas également, ça donne un côté entraînant qui donne envie d’ouvrir le livre.

 L’histoire en elle-même est simple, mais l’humour qui y est présent rend vraiment ce livre très sympathique…

Les personnages sont hauts en couleurs: Zoé, vraiment amusante comme petite fille, bien que très extravagante pour son âge, sa maman, les amis de Zoé, Mimi, Alex, Sammy… sur qui elle peut compter quand elle en a besoin…

« Un truc pas facile, c’est de dire non à un ami.Il faut choisir les bons mots pour ne pas lui faire de peine. »

Le style est adapté pour les  enfants de 9 ou 10 ans, est bien écrit et entrainant, ce qui  permet de contrecarrer le fait que le nombre de pages puisse « effrayer » un peu les enfants. Par contre, je pense qu’il s’adresse exclusivement à un public féminin 🙂

Le livre, tout du long, est mis en dessins par des illustrations sympathiques, qui mettent un peu de vie dans le livre si tant est qu’il en ait besoin. La typographie variée rend le livre très dynamique et rend le livre plus attirant pour l’œil.

Les dialogues sont génialement réalisés, et le langage utilisé est bien enfantin et entraînant… on croirait entendre Zoé parler 🙂

« Quand quelqu’un vous montre une photo de son « presque-mari », normalement, on doit faire des compliments. C’est très impoli de ne pas dire un truc gentil. Même moi, je le sais. »

A côté de ça, il faut reconnaître qu’on est dans un livre relativement niais, qui est vraiment ciblé, et qui plaira difficilement aux adultes (contrairement à d’autres livres jeunesse)…

Bref, lecture sympathique, que je recommande pour les petites filles, mais qui en dehors de ça, ne m’a pas emportée plus que ça…

Par contre, je vais le faire passer à une amie pour sa fille à qui il plaira à coup sûr…

  

[✎] Opération Trio, Tome 10 : Le trésor du pirate

Titre: Opération Trio, Tome 10 : Le trésor du pirate
Auteur: Marc CANTIN

Genre: Jeunesse

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 96 pages
Prix: 5 €

Le trio, envoyé au 18ème siècle aux Bahamas, doit numériser un vase qui appartenait à un pirate. Mathis, Mina et Robin se lancent dans une véritable chasse au trésor ! Mais d’autres pirates convoitent le même objet qu’eux… dont la terrible Anne Bonny, flibustière sans scrupule qui fait trembler les hommes ! Entre les adolescents et la pirate, une course s’engage…

  Ahhh je prends vraiment goût à cette petite saga 🙂

Me voici pour vous parler du dixième tome de cette saga de Opération trio, qui reprend les aventures de Mathis, Robin et Mina qui, avec l’aide de Rose, l’intelligence artificielle, voyagent dans le temps.

Pour rappel, ils ne peuvent rester qu’un court laps de temps dans chaque époque, de peur d’y rester définitivement bloqués.

Pour rappel, même s’ils ont un certain fil conducteur de l’un à l’autre, les livres peuvent se lire indépendamment les uns des autres, et donc, dans l’ordre que l’on veut… chaque tome nous embarquant dans un nouveau voyage dans le temps à la découverte d’une nouvelle époque.

Cette fois-ci, on se retrouve en 1720, où nos jeunes héros doivent retrouver le vase  de Barbe Noire, sur l’ile de Highborne aux Bahamas…

J’ai aimé ce tome, où il y a rebondissements, action, un peu d’humour… très sympa pour les petits loups…

Etant donné que les périodes visitées sont toujours différentes, la série ne s’essouffle pas, et cela fait voyager les enfants tant au travers de la géo que l’histoire. Un moyen intéressant, et ludique, de les intéresser à ces matières qui en rebutent beaucoup généralement, moi la première.

Il est difficile de parler de cette série sans se répéter, puisque le style de l’auteur reste fidèle à lui-même, les personnages aussi, et vu que le livre est assez court, même vous en dire peu, c’est risquer de vous spoiler complètement sur l’histoire, ce qui serait dommage.

En tous cas, si vous avez des enfants de 8 ans ou presque (à mon avis, 7 ans, c’est bon aussi), je vous conseille cette saga …

Merci aux éditions Nathan et Samia

Crunches

  

[✎] Visions nocturnes

Titre: Visions nocturnes
Auteur: Nathalie SIWEK

Genre: Fantastique / Thriller

Maison d’édition: Persée
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 346 pages
Prix: 21,50 €

Lulubelle subit régulièrement les moqueries de ses camarades de classe. Pour échapper à sa solitude et sa condition de souffre-douleur, elle s’est inventé une amie imaginaire, Faustine. Mais cette dernière s’avère bien réelle, et n’hésite pas à employer la manière forte pour se venger de ceux qui ont le malheur de s’en prendre à sa copine.

Prudence se met à rêver chaque nuit de ces deux étranges fillettes et voit défiler leur vie comme un film. Elle découvre qu’elles ont un lien direct avec la mort de plusieurs gamines dont les meurtres d’une cruauté inouïe n’ont jamais été résolus.

En enquêtant sur cette affaire criminelle qui a débuté dans les années soixante-dix et tout en mettant ses dons de voyance à contribution, la jeune femme va plonger dans l’horreur où fantômes et sorcières vont se croiser dans un bain de sang.

Ce livre est une vraie bombe littéraire… un vrai coup de coeur pour moi…

Rien que la couverture du livre est superbe… (la photo ne lui rend pas honneur, car en réalité, les couleurs sont plus éclatantes que ça, déjà… L’image est vraiment superbe, et je l’ai trouvée très attirante). Quant à la quatrième de couverture, il n’y a pas à dire, tout est fait pour rendre le livre attirant 🙂 Je n’avais qu’une envie, le commencer au plus vite… et je ne regrette pas le voyage…

L’écriture est très fluide, très agréable à lire… les lignes et les mots glissent sous le regard, tant on vit l’histoire.

On entre directement dans l’histoire, et au plus on avance dans le récit, et au plus on est incapable de décrocher du livre. Au plus la tension monte, au plus le rythme devient intense…

J’ai aimé le fait de voir les rêves de Prudence bien décrits, vraiment comme si on les vivait en même temps qu’elle. Le changement de police, ou du moins, la mise en italique, desdits rêves permet de ne pas créer d’amalgame entre le rêvé et le vécu, ce qui est vraiment agréable. On peut clairement distinguer ce qui est réel et ce qui ne l’est pas vraiment.

Point de vue de l’histoire, … Dans le fond, c’est dans la lignée de Ghost Whisperer, ou Médium… tout ce que j’aime quoi… et ce n’est pas sans me rappeler le film 11:11 pour ce qui concerne Lulubelle et Faustine…

(synopsis du film: Sara n’a que 7 ans lorsqu’elle assiste, impuissante, au meurtre de ses parents par deux criminels qui se sont évadés de prison. Dix-huit ans plus tard, Sara est étudiante et étudie les phénomènes paranormaux. Mais la jeune femme est hantée par la vision cauchemardesque des nombres « 11:11 » écrits dans le sang, à côté du corps de ses parents. Sara est également hantée par la vision de sa mère tentant de lui faire comprendre quelque chose. Bientôt, des phénomènes étranges et effrayants surviennent : la tante de Sara et des amis à elle meurent de façon étrange. (Source : Allociné))

Dans ce film, tout au long de sa vie, Sara est « accompagnée » par une amie « imaginaire », rousse, qui la défend et fait payer aux vilains méchants pas gentils le mal fait à sa copine… (je ne vous l’ai pas encore dit, mais ce film fait partie de mes préférés…)

Bref. Revenons-en au livre…

Pour les personnages… vraiment géniaux…

Lulubelle… Ahh Lulubelle… dès les premières pages, on la prend en pitié, et on s’attache à elle plus que de raison. Souffre-douleur à l’école, à la maison aussi, aux proies à un père violent qui ne ménage pas sa mère et rejette la petite fille… un vrai vilain petit canard. Elle n’a pas une vie des plus évidentes, et au début du roman, on comprend pourquoi elle a senti le besoin de se « créer » une amie pour prendre soin d’elle, l’écouter, la réconforter… On est immanquablement triste pour elle… de voir que personne ne l’apprécie à part sa tante Gaby… aucune enfant ne mérite une telle vie.

Faustine, l’amie faussement imaginaire de Lulubelle, est un personnage des plus marquants. Au départ, et pendant presque tout le récit, on se dit qu’on la déteste, qu’elle n’est qu’une peste méchante et machiavélique. Ce n’est que dans le dernier quart du livre qu’on en apprend un peu plus et qu’on commence à comprendre le pourquoi du comment et de la voir un peu d’un autre œil… mais chuuuuut, je ne vous en dis pas trop.

Prudence, c’est la voyante… elle apparaît dès le début comme une personne au lourd passé, surtout du point de vue affectif. On la sent blasée… Son don spirituel lui permettant de communiquer avec les morts lui pèse beaucoup également, elle a du mal à l’accepter et à s’y faire.

Elle me rappelle également beaucoup Mélinda Gordon (Ghost Wisperer) par ses principaux traits de caractère. Malgré tout ce que son passé a pu lui apporter de malheur (dont le décès de son époux), la blesser, la détruire, on sent qu’elle est restée une personne très douce, très compatissante pour tout un chacun. Elle est très touchante de par la compassion, la douceur et l’humanité et la bienveillance qui se dégagent d’elle…

La seule chose que j’ai à lui « reprocher », c’est que je trouve qu’elle accepte un peu trop facilement l’explication du pourquoi de ses cauchemars concernant Lulu et Faustine.

Les autres personnages, tout en étant secondaires, sont recherchés et travaillés. Aucun d’eux n’est laissé au hasard, aucun n’est inutile, et ils sont bien exploités. Et au fur et à mesure des pages, on se rend compte du rôle de chacun, de la place qu’il occupe dans l’histoire, et de leur importance.

Au début, j’ai eu du mal à cerner la relation entre les rêves de Prudence et sa vie réelle… j’avais un peu de mal à voir l’intérêt de nous faire suivre les deux histoires de front comme ça… Puis au fil des pages, tout s’éclaire, toutes les questions trouvent une réponse, toutes les pièces du puzzle s’emboîtent les unes aux autres d’une plume menée de main de maître. C’est au final un choix très judicieux que de nous livrer l’histoire de la sorte.

Le seul point vraiment négatif que je peux trouver au livre, ce sont les fautes d’orthographe ou de grammaire qui ont échappé à la correction.. Il y en a une cinquantaine dans le livre, et je trouve ça un peu dommage, même si cela reste un détail face à la génialissime histoire et à la plume délicate de l’auteur. (et puis, ma fois, c’est rattrapable dans les rééditions…)

Je remercie vraiment les éditions Persée pour ce SP qui m’a permis de découvrir un livre génial d’une auteur de talent…

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