L’enfant aux cailloux de Sophie Loubière

Editions Pocket (Thriller)
345 pages

Elsa Préau est une retraitée bien ordinaire. De ces vieilles dames trop seules et qui s’ennuient tellement – surtout le dimanche – qu’elles finissent par observer ce qui se passe chez leurs voisins. Elsa, justement, connaît tout des habitudes de la famille qui vient de s’installer à côté de chez elle. Et très vite, elle est persuadée que quelque chose ne va pas.
Les deux enfants ont beau être en parfaite santé, un autre petit garçon apparaît de temps en temps – triste, maigre, visiblement maltraité. Un enfant qui semble l’appeler à l’aide. Un enfant qui lui en rappelle un autre…
Armée de son courage et de ses certitudes, Elsa n’a plus qu’une obsession : aider ce petit garçon qui n’apparaît ni dans le registre de l’école, ni dans le livret de famille des voisins.
Mais que peut-elle contre les services sociaux et la police qui lui affirment que cet enfant n’existe pas ?

 

Ma note

5 sur 5

 

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avis 1Je suis vraiment ravie de pouvoir vous parler de ce livre, car c’est un gros coup de cœur pour moi.. voilà, la couleur est annoncée J

La perspective de lire une histoire mystérieuse d’enfant battu, j’avoue que ça me branchait pas mal… C’est un sujet assez troublant que de voir un enfant potentiellement maltraité et que tout le monde prétende que l’enfant n’existe pas… ça m’a interpellée et intriguée…

La personne qui a les soupçons, c’est Elsa préau, une ancienne institutrice et directrice d’école qui, il faut le dire, est typiquement la « mamy casse-pieds »…

Pendant le 1er quart du livre, on apprend à connaître Elsa, depuis son enfance, et cela nous permet de  bien cerner les personnage et bien voir à quel genre de personne on est confronté. On en dresse bien le portrait, et je dois avouer que j’ai aimé apprendre à la connaître ainsi. De plus, cela permet d’encore plus douter tout au long du roman de ce qui pourra se passer… j’ai adoré…

Elle se mèle de tout, tout le temps, elle écrit à tout le monde et n’importe qui pour se plaindre de tout, et elle est tellement envahissante que même son fils s’éloigne d’elle (bon, il y a d’autres raisons, mais je vous laisse les découvrir)… alors à force, elle s’ennuie tellement qu’elle commence à épier ses voisins d’en face. Cela devient une vraie obsession pour elle, surtout quand elle croit apercevoir un enfant maltraité dans leur jardin.

Malgré le sujet assez sensible en soi, il y a de grandes touches d’humour tout au long du livre, notamment par les missives qu’Elsa envoie ça et là… Cela apporte une certaine fraîcheur et un peu de répit par rapport au reste.

Par rapport à l’enfant aux cailloux, comme elle aime l’appeler, les doutes et la pression montent de plus en plus. L’auteur sait bien instaurer le suspense et la confusion chez son lecteur, et c’est ce qui fait que ce livre est un coup de cœur pour moi…

La fin, je l’ai trouvée explosive à plus d’un titre… mais à vous de la découvrir.

Un thriller psychologique certes lent mais très très intense et prenant malgré tout… Une belle réussite…

 

La disparue d’Amsterdam de Antoinette van Heugten

Editions Harlequin
La fiche chez l’éditeur
368 pages – Sortie : 2 Juin 2014

Prix: en papier : 13.90€ – en ebook : 9.99 €

Alors qu’elle rentre chez elle après une journée de travail, le Dr Nora de Jong, spécialiste de chirurgie pédiatrique à Houston, découvre, horrifiée, que sa mère est morte assassinée, et que sa fille Rose, un bébé de six mois, a disparu. En état de choc, hantée par une angoisse folle, elle est dès lors obsédée par les mêmes questions : qui a tué sa mère ? Et surtout, surtout, où se trouve sa fille ? Très vite, Nora comprend que l’enlèvement de sa petite Rose est inextricablement lié à l’histoire de sa famille, une histoire sombre et complexe dont elle ignorait tout jusqu’à présent. Pour retrouver sa fille, elle va devoir se rendre à Amsterdam, où tout s’est autrefois passé. Là, il lui faudra à tout prix percer de tragiques secrets cachés depuis des décennies…

Ma note

4 sur 5

 

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avis 5J’avais déjà eu la chance de lire un livre de cette auteure, et je dois dire qu’il m’avait beaucoup plu. Du coup, quand j’ai eu l’opportunité de découvrir « La disparue d’Amsterdam », je n’ai pas hésité une seule seconde…

Et j’ai bien fait…

L’écriture est toute aussi agréable, elle coule de source, et fait qu’on a juste l’impression d’assister aux événements, de partager les sensations, les émotions et les ressentis des protagonistes, et c’est ce que j’aime.

L’histoire commence en force, on est directement dans l’action, dans le suspense, dans l’expectative, et on ne lâche rien jusqu’à la fin… C’est juste prenant, envoûtant, et j’ai adoré. On est dans un roman fort, on est dans une histoire passionnante et qui fait remonter tant des sujets « secrets de famille » que des sujets plus sensibles tels que le nazisme…

Les pages se tournent les unes après les autres, je n’ai pas pu lutter contre l’envie de savoir la suite…

J’ai vite pris Nora en affection… que ce soit par son caractère, son histoire, ses réactions…. c’est un personnage que j’ai énormément apprécié…
On en apprend beaucoup aussi sur sa mère, puisque l’on se retrouve plongée dans son passé, et ce ne fut pas pour me déplaire.

Le livre tire plus du drame que du thriller, et tout est savamment dosé, que ce soit les sentiments, l’historique, le « dramatique », le suspense… cela fait un mélange exceptionnel, qui vaut vraiment le détour…

photoLe petit plus?

Des expressions et petits passages en Néerlandais que j’ai adoré retrouver 🙂 cela a apporter une petite touche de je ne sais quoi qui m’a encore mieux plongée dans l’atmosphère et l’ambiance du livre… on s’y croirait…

Vous l’aurez compris, si vous n’avez pas encore découvert la plume d’Antoinette Van Heugten, je vous le conseille fortement, ça mérite qu’on s’y intéresse…

 

Mauvais Augures de Kelley Armstrong

Editions Bragelonne
528 pages | Traduit par Cogne Florence
Sortie : 18 Juin 2014

fiche de la maison d’édition
Prix: 23 €

Le monde d’Olivia Taylor-Jones, fille unique d’une riche et célèbre famille, bascule lorsqu’elle apprend qu’elle a été adoptée… et que ses vrais parents sont un couple de tueurs en série ! Une nouvelle qui jette son entourage dans un indésirable tourbillon médiatique.
Contrainte de fuir, Olivia se retrouve à Cainsville, une mystérieuse petite ville dont les habitants semblaient attendre sa venue. Elle y rencontre l’ancien avocat de sa mère, qui souhaite l’aider à découvrir la vérité sur ses origines. Mais alors qu’ils commencent à enquêter, Olivia se surprend à utiliser des capacités enfouies depuis son enfance, des dons qui font d’elle un apport précieux pour cette communauté recluse…

Ma note

3 sur 5

 

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avis 10Ah la la, par où commencer pour cette chronique… je crois que la chronique sera aussi laborieuse que la lecture…

Au début, ce livre et moi, ce fut le coup de cœur…

Le style d’écriture est assez sympa, les pages glissent sous les yeux, ça se laisse lire facilement si comme moi, on accroche bien au livre dès le départ, et que le thème nous embarque… donc pour un début, c’est juste nickel… pour les 200 premières pages, je dirais…

Un narrateur omniscient par moment, un narrateur « actif » à d’autres, j’adore ça car on agrandit son champ de vision, et on ne se lasse pas…

Comme le résumé le suggère, l’histoire a des fonds de « fantastique », de superstitions, et ça, j’adore… Je suis quelqu’un qui adore les légendes urbaines, les superstitions, les choses comme ça, donc là, j’étais dans un élément qui m’a vraiment intéressée… j’ai franchement adoré avoir, tout au long du récit, des petites superstitions glissées ça et là…

« L’une des ouvertures de mes taies d’oreillers était tournée vers l’intérieur. Je m’assurais toujours que la mienne le soit vers l’extérieur. J’aurais pu argumenter que c’était pour des raisons esthétiques, mais en vérité, il s’agissait d’une superstition de plus : si l’ouverture n’est pas visible, les cauchemars sont coincés et perturbent votre sommeil. C’était insensé, mais je savais pertinemment que je ne l’avais pas disposée ainsi. »

Mais à côté de ça… il arrive vite quelques longueurs qui peuvent décourager si on n’accroche pas directement à l’histoire… et qui à force, sont venues me décrocher alors que j’ai adoré le début… Je trouvais ça un peu lent, mais malgré tout, j’aimais ce que je lisais. Mais passée la moitié du lire, c’est juste devenu lourd, on tournait un peu en rond, et le « suspense » lié à l’histoire principale devenait inexistant, insignifiant… Le livre a pour moi au final été un peu bâclé. Et je n’ai pas eu le final explosif que j’espérais…

Il y a eu très peu de vrais rebondissements en fait… voire quasi pas, et c’est ce qui m’a un peu manqué car cela donne un côté plat et inabouti au livre.

Maintenant, je sais qu’il s’agit d’un tome un, qu’il ne fallait pas tout dire de suite… Mais alors, quand on veut faire des pages pour faire des pages, pour faire une saga… non quoi… on fait un one shot et on fait ça bien…

Bref, j’ai aimé la lecture, mais mon engouement du départ est vite retombé, et je m’ennuyais J’aurai plaisir à lire la suite pour voir si ce que j’attendais comme fin dans le premier tome arrivera ou pas, mais j’espère surtout qu’il y aura plus de rebondissements que dans le premier tome.

 part livraddict

 chroniques à lire

 Ly Titisse 

[Avis express] Walking dead, tome 2 : Cette vie derrière nous

Editions Delcourt – 2007

Prix:13.95€
le trouver sur Amazon

Un fléau a transformé les morts en zombies errants à la recherche des derniers humains pour s’en repaître. Un groupe de rescapés, menés par Rick – ancien policier de son état – tente de s’en sortir dans ce monde devenu fou où une seule règle prévaut dorénavant : survivre à tout prix. Fuyant les zones urbaines infestées, les rescapés trouvent refuge dans une ferme aux ressources providentielles, mais qui recèle également de nouveaux dangers.

Ma note

5 sur 5

 

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avis 2 Bon, j’avoue, j’ai hésité à vous faire une chronique sur ce livre, car je ne trouve pas grand chose à dire de plus que sur le premier tome, si ce n’est… que…

Plus j’avance dans la lecture de cette saga comics, et plus j’adore ce que j’ai devant les yeux… Les dessins, toujours de la même veine, toujours aussi superbes… rien à dire…

L’histoire, je suis plus que ravie de voir qu’elle fait sa propre vie, j’entends pas là que bien que nous ayons, chéri et moi, regardé les 4 saisons de la série télé sur un mois, rien n’est redondant, ce n’est pas vraiment la même histoire, il y a pas mal de disparités qui font que l’on n’a pas cette notion de déjà vu et de « je m’ennuie, là, je le sais déjà tout ça« … Et ça, j’aime j’aime j’aime…

Je compte bien continuer cette saga, j’ai déjà les 3 prochains tomes qui m’attendent (oui, je sais, j’avais dit un par mois, mais euh… pas ma faute… je suis passée avec mon chéri et ma maman chez BD World, près de chez maman, et je ne pouvais pas les laisser là, du coup, j’ai adopté les 4 et 5 🙂 ) 

Bref, une saga que je vous conseille si vous ne connaissez pas encore et que les zombies, vous aimez (car oui, clairement, on ne fait pas dans la dentelle, là…)

Bonne journée

 

Fais-le pour maman ( François-Xavier Dillard )

Titre : Fais-le pour maman
Auteur :  François-Xavier Dillard
Maison d’édition : Fleuve noir
Sortie : 13 Mars 2014
# de pages : 281 pages
Genre : Thriller

Au début des années 70, Sébastien, 7 ans, vit seul avec sa mère et sa sœur adolescente, Valérie. Leur mère arrive tant bien que mal à joindre les deux bouts, malgré ses deux emplois qui lui prennent tout son temps et toute son énergie. Une dispute de trop avec sa fille qui dégénère, et c’est le drame familial. Valérie survivra à ses blessures mais la police ne croit pas à la version de la mère accusant son petit garçon d’avoir blessé sa soeur. La mère prendra 5 ans de prison. Des années plus tard, et grâce à ses parents adoptifs, Sébastien mène une vie « normale », alors que sa sœur vit dans un institut spécialisé et que sa mère n’est jamais reparue après sa sortie de prison. Sébastien est devenu un père et un médecin exemplaires. Jusqu’à de mystérieux décès d’enfants parmi ses patients et avec eux, le retour funeste des voix du passé…

Un très bon fil conducteur et des personnages au TOP

 J’ai eu envie de lire ce livre dès sa sortie…

Je dois avouer qu’au début, j’ai été captivée par le roman…
J’ai vu plusieurs personnes se plaindre d’un rythme lent, d’un manque de suspense… J’ai envie de dire que ces personnes sont partie sur la mauvaise pente en pensant trouver ça dans ce livre, car effectivement, l’accent n’est pas mis sur l’action… et c’est ce que j’ai aimé…

Dans une plume affirmée et sûre, l’auteur nous embarque dans un thriller psychologique intense… Car c’est bien là que se trouve  la force du roman, dans la psychologie des personnages… et là, c’est manié de main de maître…

Les chapitres sont courts, et rythme bien le récit… surtout parce que chaque changement de chapitre apporte un changement de narrateur…

L’histoire comprend plusieurs « points de vue »… celui de Sébastien enfant, celui de Sébastien adulte, et celui de Claire,… même si l’histoire de cette dernier m’a, je l’avoue, beaucoup moins plu et moins captivé. Il y a aussi le point de vue de Léa, la plus grande des filles de Sébastien… Je la trouve vraiment touchante et attachante, j’ai eu un vrai coup de cœur pour cette gamine.

L’histoire de Sébastien, quant à elle, est vraiment effrayante et flippante, dans le sens où quand on voit l’horreur qu’il a vécue, on se demande comment il a pu « presque » surmonter ça et fonder à son tour une famille et voir deux gamines aussi adorables. J’ai adoré découvrir son histoire au fur et à mesure du roman, découvrir ses blessures, ses fractures, celles qu’il essaie d’oublier, de cacher, mais qui tôt ou tard refont surface.
D’ailleurs, je dois vous avouer que les flashbacks de son enfance sont sans conteste les parties qui m’ont le plus captivées…

Bref, une lecture que personnellement j’ai adoré… avec des personnages psychopathes, d’autres blessés un peu comme un « vilain petit canard » (et je craque toujours pour ce genre de personnages meurtris), des enfants qui apportent une touche de fraîcheur dans l’histoire et un fil conducteur du tonnerre…

Un petit plus? Je ne peux que vous conseiller de lire cette interview de l’auteur 🙂

Quatorze minutes de Svetlana Kirilina

Editions Hélène Jacob
voir la page sur le site de la ME
182 pages – Sortie : 2 Juin 2014

  sur Amazon

On regrette tous quelque chose.

On se demande pourquoi on a pris un chemin plutôt qu’un autre. On se demande pourquoi on n’a pas fait d’autres choix. On se demande à quoi aurait pu ressembler notre vie si seulement on avait fait les choses différemment.

Pourtant, ça ne sert à rien de se demander tout ça. Ce n’est pas comme si on allait y changer quelque chose. Ce n’est pas comme si on pouvait y changer quelque chose.

Je le sais, tout ça.

Mais quand il ne reste plus que quelques minutes à vivre, qu’est-ce qu’il reste, sinon ces questions ? Qu’est-ce qu’il reste, sinon des regrets ?

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2 - je m'attendais à beaucoup mieuxJe dois vous dire que c’est la couverture de ce livre qui m’a tenté en premier… puis après avoir lu la quatrième de couverture, je me suis dit pourquoi pas…

Et finalement, ce fut une déception 😦

J’ai trouvé que le suspense n’était pas au rendez-vous, car certes, on a un compte à rebours par chaque début de chapitre qui nous met dans le présent, mais en dehors de ça, bof quoi…

j’ai trouvé que la majeure partie du livre était plus une complainte de la part de l’héroïne, qui nous raconte son passé… et très franchement je me suis ennuyée de A à Z… au point que j’ai du me forcer pour le terminer…

Pourtant, il faut dire que le concept de base était intéressant.. découvrir les 14 dernières minutes de vie de quelqu’un… Alors oui, je veux bien qu’on nous dit que dans ces cas là, on voit sa vie défiler devant soi, mais là, c’était franchement mou du genou…

On passe finalement le livre à la voir faire le relevé de ses erreurs du passé, et je m’attendais à une histoire plus punchy et plus accrocheuse, ce ne fut pas le cas.

Du coup, je n’ai pas accroché du tout non plus aux personnages, le style ne cassait pas trois pattes à un canard, autant vous dire qu’à mes yeux, ce livre n’a rien pour lui malheureusement si ce n’est sa cover…

Je pense sincèrement que le récit à double temps (décompte des 14 minutes d’une part, et flash back d’autre part) aurait pu être une bonne idée s’il avait été mieux exploité, peut être en mettant un peu plus en avant les 14 minutes que le passé, ou du moins, moitié moitié…

 

 chroniques à lire

Jess Swann – Nbsjof

 

Walking Dead, tome 01 : Passé décomposé de Robert Kirkman & Charlie Adlard

Editions Delcourt
142 pages – Sortie : 6 juin 2007

  Sur Amazon

Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus.

Mais ils errent à la recherche des derniers humains pour s’en repaître. Il n’a alors plus qu’une idée en tête : retrouver sa femme et son fils, en espérant qu’ils soient rescapés de ce monde devenu fou. Un monde où plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut : survivre à tout prix.

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5 - un ptit coup de coeur pour cette lectureOh  la la, oh la la, oh la la…
Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, j’ai KIFFE cette lecture comme jamais…

Je dois vous avouer que si vous m’aviez dit, il y a quelques mois d’ici, que je lirais ce genre de comics ou lirait ce genre de livres, je vous aurais ris au nez en vous disant que les zombies, c’est pas mon truc…

Puis, ma belle-mère nous a conseillé malgré tout la série télé The walking dead, et ce fut un vrai coup de coeur pour moi… (pour vous dire, on s’est fait les 4 premières saisons sur moins d’un mois avec mon chéri) et je n’ai eu qu’une envie, lire les comics.

Première chose: la couverture… mais qu’est ce qu’elle est belle!!! Je la trouve divine et elle m’a donné envie de découvrir le reste encore plus vite… mais j’ai dû prendre mon mal en patience vu que j’avais une autre lecture en cours… autant vous dire que ça a été de la torture de le voir me narguer sur mon bureau…

Point de vue du scénario, certaines choses sont parfois tirées par les cheveux, mais après tout, un livre où le monde se transforme en repère de morts vivants dans tous les coins, je ne suis pas certaine qu’on lui demande beaucoup de crédibilité dans l’histoire, on n’est pas là pour ça, mais pour vibrer pour les personnages… en tous cas, c’est comme ça que je vois la chose.

En parlant de personnages, j’ai aimé qu’ils soient assez différents les uns des autres, chacun avec sa sensibilité, sa manière d’appréhender la situation, … cela permet, en fonction de son propre caractère, de s’identifier à l’un ou à l’autre pour « vivre » l’histoire… j’adore ça…

Et j’ai adoré… On retrouve la même ambiance « glauque », même plus encore que dans la série télé…

Les dessins sont comme l’ambiance: hard, bruts de décoffrage, limite agressifs. J’ai vraiment adoré les dessins en pleine page…

Si je devais avoir un regret, c’est celui d’avoir vu la série avant… car du coup, j’ai parfois l’impression « qu’il manque des pages » au comics, qu’il y a des passages manquants.. mais bon, ce n’est pas grave, car malgré tout, qu’est ce que j’ai aimé ça 🙂

Vous l’aurez compris, si vous aimez un tant soit peu les comics et les zombies, FONCEZ…

ps: même si c’est un détail, j’aime qu’il y ait des différences entre le comics et la série télé, comme ça, on garde le suspense et de l’intrigue 😀

 chroniques à lire

 Thalyssa – ThaliaArvalor – 

Le Retour des morts de John Ajvide Lindqvist

Editions Pocket (Science-fiction)
410 pages – Sortie : 9 Janvier 2014

Stockholm, le 13 août 2002… un orage électrique terrasse les vivants… et fait se lever les morts.

Tous ceux qui ont disparu depuis deux mois reviennent à la vie.
Dans quel état ? Dans quel but ?
Au coeur de toutes les familles, l’espoir et l’horreur se mêlent bientôt.
Inextricablement.

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4 - une excellente lecture  Je dois avouer que je ne suis pas de ces personnes qui attendent impatiemment la sortie d’un livre, qui trépignent d’avance, etc… parce que je pars du principe que j’ai déjà tellement de livres dans ma PAL que cela ne vient pas à un livre près certes, mais surtout que je ne reste pas sans lecture et que donc, ça peut attendre.

Pourtant, je dois dire que pour Le retour des morts, non seulement j’ai été impatiente de sa sortie, mais en plus, je l’avais précommandé – une première pour moi.

Et au final, je suis ravie d’avoir fait cet achat. Alors, autant vous le dire tout de suite, ce livre n’est pas un coup de coeur, je vous explique ci-dessous pourquoi, et honnêtement, je n’aurais pas fait ça si ce n’était pas une sortie au format poche…

John Ajvide Lindqvist me tentait déjà avec mon livre Laisse moi entrer, mais je n’avais pas encore pris le temps d’ouvrir ce livre, et au final, c’est donc avec Le retour des morts que je découvre son écriture. Et qu’en dire? J’adore son style. D’un premier abord, il peut paraître simple, sans chichi, mais quand on y regarde de plus près, il est juste étonnant… Mine de rien, il embarque le lecteur dans un scénario pourtant invraisemblable, et le pire? Pour peu, on y croirait, et on entre dans le jeu de l’histoire.

Pour que l’on puisse se représenter sans peine scènes et personnages, l’auteur ne nous ménage pas et n’hésite pas à nous donner tous les détails nécessaires – mêmes les plus horribles – dans ses descriptions.

Ce que j’ai trouvé très surprenant, c’est qu’alors que l’histoire semble durer des jours et des jours quand on la lit, tout se passe en fait sur seulement 5 jours. Mais l’alternance des histoires des différents personnages donne une impression de temps étendu, du moins, je l’ai ressenti comme tel.

Bien qu’il y ait quelques longueurs dans le livre, des passages un peu moins accrocheurs, j’ai toujours eu l’envie d’aller plus loin dans le roman, pour savoir ce qui s’était passé d’une part, et ce qui allait arriver d’autre part. C’est vraiment une histoire prenante et intrigante.

Même s’ils ont tous en commun la même chose – soit être un revivant, soit une famille de revivant – les personnages sont pourtant tous différents, travaillés avec soin et bien exploités. Ils ne sont pas survolés ou placés là au hasard, et j’ai eu la surprise de voir que même si on est dans de l’épouvante, j’ai pu facilement l’attacher aux personnages, ce qui est malgré tout assez rare pour dans un livre de « morts-vivants »… et c’est sans doute parce qu’on est loin des zombies clichés que l’on peut voir un peu partout.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai été conquise et convaincue par ce roman, que je vous conseille vraiment si vous aimez les livres thrillers épouvante. L’auteur réussit à donner une toute autre dimension aux romans du genre, et c’est une très bonne découverte.

L’impossible s’est produit la nuit dernière. Deux mille Suédois, ayant soit été déclarés morts soit été enterrés, sont revenus à la vie. Il reste à voir comment cela est possible et c qui va se produire, mais une question fondamentale peut d’ores et déjà être posée : après ça, pouvons-nous considérer la mort comme une fin ? Probablement pas

 

 

 

Les fondus, tome 04 : Les fondus de la cuisine de Christophe Cazenove & Hervé Richez & Olivier Saive

Editions Bamboo
48 pages – sorti en 2008

Des gags gratinés et des thèmes savoureux : la première BD qui donne faim !

Pour faire un bon « Fondus de la cuisine », prenez quelques épicuriens en situation, ouverts à toutes les cuisines… dans la même journée ; ajoutez-y des cuistots du dimanche, qui peinent à réchauffer une boîte de raviolis ; assaisonnez de quelques conseils pour que la cuisine du monde ne tourne pas en cuisine immonde. Et pour des repas vraiment conviviaux, arrosez le tout avec les meilleurs crus de l’humour. 
À consommer sans modération !

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 3 J’avais choisi cette petite BD pour me changer un peu les idées, changer de mes lectures habituelles, et reprendre en douceur avec les BD… Et puis, mon chéri aimant ce genre de lecture, je me suis dit que pour un livre acheté, cela ferait deux heureux à la maison 🙂

Les dessins n’ont rien d’extraordinaires, et à bien y penser le « scénario » non plus (une page = une anecdote) mais malgré tout, j’ai passé un bon moment lecture.

Ca se lit sans peine, on peut l’interrompre, y revenir plus tard sans aucun problème, c’est l’avantage.

Une petite chose qui m’a plu, et je vous le met, car ça me fait vraiment penser à un dîner presque parfait… A vous de trouver le menu (simple) qui correspond à ceci:

« Ce soir, je vous ai préparé du délice d’escargots, puis je vous servirai en même temps la tentation du lapin à la rosée matinale…
Viendra un émincé de parmentier, sauce à l’huile chaude qui accompagnera le plat principal…
un succulent mélange aromatisé aux herbes hachées menu d’animaux porcins dans sa peau naturelle… »

Alors, vous avez trouvé?

Bref, pas mal de stéréotypes, mais de l’humour à gogo, à découvrir si vous en avez l’occasion…

 

Le silence de la peur de Karen Rose (2011)

Editions Harlequin (Mosaïc)
535 pages – sortie: 02 avril 2014

Cela fait sept ans que Mary Grace Winters vit sous une fausse identité à Chicago avec son fils Tom. Sept ans que, chaque matin, elle redoute que son secret ne soit dévoilé et que son mari, un policier violent qui la maltraitait avant qu’elle ne prenne la fuite avec son petit garçon, la retrouve. Malgré ses peurs, à Chicago, Mary Grace a repris goût à la vie et elle est déterminée à laisser son douloureux passé derrière elle. Au point de se laisser aller à une relation amoureuse avec son nouveau collègue, Max Hunter. Max, le seul homme en qui elle devine une blessure ancienne et profonde qui fait écho à la sienne. Pourtant, Mary Grace l’ignore encore, son passé est plus que jamais sur le point de resurgir et de faire voler en éclats la vie paisible qu’elle s’est construite. Car son mari est sur sa trace. Pas à pas, il se rapproche…

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4J’ai eu envie de lire ce livre après avoir vu la chronique de Mycoton,  car elle a su me tenter comme rarement.

Et puis, si vous me suivez depuis un moment, vous devez savoir que je suis assez  sensible / réceptive / intéressée / tentée /… (*biffez les mentions inutiles) aux histoires de femmes battues. La violence conjugale ne me laisse jamais indifférente, que ce soit IRL ou dans les romans.

On suit donc l’histoire de Mary Grace, qui a changé d’identité pour fuir son mari, et s’appelle à présent Caroline. Les émotions qu’elle peut ressentir sont vraiment très bien décrites, « on s’y croirait »… elles sont réalistes, touchantes, palpables, et m’ont serré la gorge comme jamais. C’est comme si j’y assistais…

Les chapitres font un compte à rebours qui augmente le suspense, fait monter la tension…
Au fil des pages, cela grimpe crescendo, on se demande comment cela va se terminer. Le mari de Mary Grace se rapproche, petit à petit, et on crains pour elle. va-t-il la retrouver ou pas? Que va-t-il se passer? Le style de l’auteur est vraiment percutant pour ce genre d’histoire, dont elle manie l’écriture avec brio.

Le personnage de Mary Grace/Caroline m’a beaucoup émue, que ce soit par sa force, sa détermination, son courage ou son évolution au fil des pages.
Son fils, Tom, est aussi particulièrement touchant dans le rôle de protecteur qu’il s’est donné vis-à-vis de sa mère.
Est-il besoin de vous dire que j’ai détesté l’ex mari, qui est ce genre de personnes tellement détestable qu’on a juste envie de le voir disparaître du paysage…

L’histoire est criante de vérité, tout reste cohérent, réaliste, bien amené et bien agencé. C’est ce qui fait qu’on est embarqué dans l’histoire et qu’on la suite de manière à ce que l’on puisse tout se représenter comme si on y était,  que ce soit dans un rôle ou dans l’autre. Personnellement, je n’ai eu aucun mal à m’identifier à Caroline…

Alors oui, certains diront que c’est une histoire qui n’a rien d’extraordinaire, qu’elle n’a rien d’original, que c’est du déjà vu, mais elle fait partie de celles qui me plaisent, de celles qui me touchent, de celles qui m’embarquent et me font passer une très bonne lecture.

Je vous le conseille.

Chers voisins, tome 1 de Collectif

Editions J’ai Lu (Humour)
142 pages – sorti en 2013

Un jour, leur voisin s’est plaint du bruit. Il a collé un mot. Ils ont trouvé ça drôle et ont commencé à photographier les mots affichés dans les halls d’immeubles.

Les petites mots doux & petites querelles de voisinage.

Tout ce qu’on rêve de dire à son voisin !

Ils n’avaient pas choisi leurs voisins… Et vous ?

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3 Comment vous dire… si vous aimez les livres sérieux, passez votre chemin… Ce livre est pour moi un condensé de bonne humeur, parfois de bêtise humaine, mais pourtant, plein de vérité.

Le principe de ce livre est simple: au fil de balades anodines, des photos prises sur le vif de mots laissés dans les hall d’immeubles, sur les devantures de maisons, ou dans une cage d’escalier ou d’ascenseur…

Il n’y a pas de « style » à ce livre, puisque tout le contenu est fait de photos, mais par contre, l’humour est présent de A à Z, et je crois que c’est justement le réalisme du contenu qui le rend si drôle, car cela fait tellement marcher l’imagination pour essayer de se représenter les personnes qui ont écrit ces mots, leur quotidien, parfois leur ras le bol, que cela en devient succulent… mais parfois effrayant, comme ce pauvre concierge qui a du demander à ses locataires de ne pas jeter de lapin vivant avec sa litière dans le vide ordures de l’immeuble, …

Pour tout vous dire, c’est mon chéri qui m’a ramené ce livre en rentrant des courses, et pour passer un dimanche après midi tout en douceur, j’en ai commencé directement la lecture: en une demie heure, il était lu, mais cela en valait la peine 🙂 anti coup de cafard garanti, la bonne humeur est au rendez-vous pour vous faire rire et sourire. Et puis, on se rend compte que finalement, nos voisins ne sont pas si mal que ça 🙂 on peut toujours tomber sur pire 🙂

Franchement, si vous aimez la petite série « nos chers voisins » sur TF1, vous allez adorer ce livre 🙂 Son seul défaut est d’être trop court à mon goût 🙂

 

Une mystérieuse identité, de Carla Cassidy

Editions Harlequin (Black Rose)
432 pages – Sortie : 1 Mai 2014

Amnésique… Terrifiant, suffocant, le mot tourne comme une spirale sans fin dans l’esprit de Jane. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Impossible de s’en souvenir. Tout ce qu’elle sait, c’est que, sans l’aide de Lucas Washington, l’homme qui l’a recueillie chez lui après l’avoir trouvée, errant seule en pleine nuit, elle serait en grand danger. Qui est responsable des traces de coups qu’elle porte ? Lucas lui a promis de le découvrir… Hors de question de se bercer d’illusions à son sujet, cependant. Car si Lucas, avec son charme brut et ténébreux, l’a immédiatement séduite, elle sait aussi qu’il disparaîtra de sa vie sitôt qu’elle aura retrouvé ses souvenirs… et le père de l’enfant qu’elle porte.

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3 - Contente de l'avoir terminé

Bon bon bon… même si je sais, en ouvrant un Harlequin Black Rose, que ce n’est pas aussi travaillé qu’un livre policier ordinaire, je dois avouer qu’ici, on est ici très en dessous de ce qu’ils ont eu l’habitude de proposer…

Dans un premier temps, il y a très peu de mises en conditions (mais ça c’est habituel… ) C’est un roman rapide et efficace, on entre très vite dans le vif du sujet… En deux pages, la situation est placée et le déroulement commencé…

C’est caractéristique des roman black rose, et c’est ce qui me plait… On va à l’essentiel simplement, posément, sans s’encombrer de superflu

J’aime ce genre de lectures pour mes nuits d’insomnie, quand mes jambes et mon dos me font trop souffrir que pour laisser le sommeil venir facilement. Ces histoires se lisent d’une traité, en deux ou trois heures… donc là, parfait…

Point de vue des personnages, on s’y attache assez vite : que ce soit la femme enceinte amnésique ou le bon samaritain « trop parfait pour exister réellement », ils transpirent la sympathie et l’envie d’en savoir plus sur eux… Ils ne sont pas hyper travaillés, laissent place à l’imagination, aux suppositions… Chacun peut un peu les voir à sa façon, j’ai l’impression, seul l’essentiel nous est dit, ce qui peut servir l’histoire.

Après, l’aspect légèrement à l’eau de rose on aime ou on aime pas… Ici ce n’était pas encore trop prononcé ou trop niais, malgré tout, même si peu crédible, mais on s’y attend avec ce genre de livres donc pas de surprise et pas de déception

Vous vous demandez ce qui ne m’a pas plu, du coup, si l’histoire et les personnages, c’était bien ?

Eh bien tout simplement le style de l’auteur… C’était vraiment trop répétitif.. On avait parfois les mêmes infos, les mêmes descriptions, qui reviennent toutes les 5 ou 10 pages… là, je n’adhère vraiment pas par contre.. car c’est vraiment très très lassant et alourdi un peu le style léger de ce genre de romans.

Si je devais comparer ces petits romans à quelque chose, je dirais aux téléfilms qui passent sur TF1 ou ab3 l’après-midi.. Ils font passer un bon moment lecture, on se laisse embarquer le temps que cela dure, mais une fois le livre referme on l’oublie assez vite…

 

 

 

 

Âmes Egarées de Christopher Pike

J’ai froid. J’ouvre les yeux. Je suis allongée sur le sol, au bord d’un étang. La pleine lune brille dans le ciel.
À moins de trois mètres, j’aperçois une fille blonde couchée sur le dos. Dans l’herbe près de moi, un couteau. Un couteau rouge de sang. Je ne connais pas cette fille. Je ne sais même pas où je suis. Affolée, j’essaie de me souvenir de ce que j’ai fait la veille. Rien. J’ai tout oublié.
J’ignore même qui je suis.

ce que j'en ense

3 - Contente de l'avoir terminé

Après avoir lu un premier livre du même genre et du même auteur, à savoir Monstres,  j’avais vraiment envie de continuer à découvrir d’autres écrits de l’auteur.
et là, la déception est un peu au rendez-vous…

Bon, déjà, rien à voir, mais qu’est ce que la couverture est horrible… Vous me direz, il y a pire, mais quand même, elle n’engage pas trop à la lecture, je trouve.

Point de vue de l’histoire, au début de ma lecture, j’étais vraiment emballée, je trouvais l’histoire assez intriguante, mais malheureusement, même si elle démarre assez bien , elle s’essouffle très rapidement… Pourtant, l’intrigue reste, mais le manque de rythme est tel qu’on se détache complètement de tout… c’est dommage.

Le personnage de Jennifer est vraiment attachant, car on ressent toute sa détresse, ses angoisses par le fait de ne plus savoir ce qui s’est passé, … On se prend vraiment au jeu des émotions avec ce personnage. Il est dommage que ce personnage n’ait pas été plus exploité dans le détail…
Son frère aussi est tout adorable, il amenait une touche de fraîcheur et de jeunesse dans le roman, j’ai beaucoup aimé. Heureusement qu’il était là, je dirais, pour m’empêcher de fermer le livre en plein milieu…

Le style reste agréable à lire quand même, on est toujours dans de la littérature ado, mais sans tomber dans le nunuche le plus total, donc ça passe.

Par contre, si vous aimez les histoires crédibles, passez votre chemin, car RIEN ne tient la route dans ce roman…  et la fin pas plus que le reste. Je l’ai trouvée vraiment … nulle…

Bref, je ne conseillerai pas trop ce livre, … l’auteur en a quand même de bien meilleurs à son actif.

d'autes l'ont lu

     

Après la fin de Barbara Abel

Attention, spoilers possibles dans le résumé  (mis en gris) si vous n’avez pas lu « Derrière la haine »… mais pas dans ma chronique 🙂 

Tiphaine et Sylvain vivent ensemble depuis presque 20 ans. Ils ont connu des moments merveilleux et ont surmonté main dans la main des épreuves difficiles. Comme tant d’autres époux… Aujourd’hui leur couple bat de l’aile et élever Milo, leur fils de 15 ans, n’est pas une partie de plaisir. Une situation qui pourrait être très classique… Si Milo n’était pas leur fils adoptif. Si Milo n’était pas le fils de leur ancien voisin David qui s’est suicidé dans sa propre maison. Si Milo n’était pas le meilleur ami de Maxime, leur fils, décédé brutalement à l’âge de 7 ans. Si Milo n’avait pas hérité de la maison de son père dans laquelle vit désormais la nouvelle famille recomposée. Et si une nouvelle voisine n’était pas venue s’installer précisément dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie, avec un petit garçon de 7 ans… La fin de Derrière la haine nous a tous bouleversés. Barbara Abel n’en reste pas là. Que deviennent Tiphaine, Sylvain et Milo, ces trois personnages qui ont vécu l’horreur et qui ont inconsciemment choisi de s’imposer l’enfer quotidien en restant dans une maison qui a abrité tant de drames ? Et juste à côté d’une autre maison qui, dès qu’ils en rouvriront la porte, laissera ressortir tous les fantômes du passé ?

ce que j'en ense

5 - un ptit coup de coeur pour cette lecture J’avais déjà adoré le premier tome que j’avais dévoré, et que dire de ce second opus si ce n’est  qu’il est tout aussi génial…

Alors, avant toute chose, il est certain qu’il faut avoir lu le premier livre, Derrière la haine, avant d’entreprendre la lecture de celui-ci.
En effet, cela permet de bien comprendre d’une part la psychologie des personnages, et d’autre part les tenants et les aboutissants de cette histoire.

Point de vue de l’écriture, je dois dire que j’ai retrouvé avec grand plaisir la plume de Barbara Abel…. Une plume franche, percutante, et pourtant simple. Elle m’a accroché dès le départ, et j’ai presque été triste d’être déjà arrivée à la fin.

L’histoire est toute aussi prenante. On est vraiment dans la continuité, 8 ans après, de là où on en est resté dans le premier « tome ». Et la tension redevient tout de suite palpable. On connaît certains des protagonistes principaux pour avoir fait leur connaissance dans le premier livre, et on sait que fatalement, ça va partir, tôt ou tard, en sucette… Les premières pages nous permettent de retrouver le quotidien de la famille que l’on a quitté dans le premier tome, et de faire connaissance des nouveaux habitants de la maison d’à côté. Un quotidien sans chichi, tout à fait normal, qui pourra sembler lent à certains, mais quand on connaît la plume de l’auteure, on sait que ce n’est que « reculer pour mieux sauter » et que rien ne restera serein bien longtemps.

Alors, pour le déclencheur de la « psychose » (je ne vous le dis pas clairement pour ne pas spoiler), on le voir venir, on se doute de ce qui va se passer, mais ici, le but n’est pas de deviner l’histoire, mais de savourer la montée de la pression et l’ascension vers l’horreur des deux familles, chacune à leur manière, chacune avec son passé, ses secrets et ses démons… et je peux vous dire que c’est ici un délice sans nom

Point de vue des personnages, même si le premier tome nous avait mis dans le bain pour certains, leur « normalité » apparente est toujours aussi surprenante et terrifiante (dans le sens où cela pourrait être vos voisins, vos amis, ou même vous) Cela rend le récit toujours/davantage crédible et criant de vérité.

Vous l’aurez compris, ce roman est plein de suspense, de drames, de faux semblants, d’horreur aussi quand on voit ce dont l’être humain est capable pour préserver son semblant de bonheur ou sa famille.

Et vous, connaissez-vous bien vos voisins? 

d'autes l'ont lu

     

 

Des enfants trop parfaits de Peter James

John et Naomi n’arrivent pas à se remettre de la mort de leur fils, emporté par une maladie génétique rare à l’âge de quatre ans. Lorsqu’ils rencontrent le mystérieux docteur Leo Dettore, ils voient en lui l’homme providentiel. Le généticien connaît en effet une méthode infaillible pour que leur prochain enfant ne soit pas atteint de la même pathologie. Comment résister à la promesse d’un bébé en bonne santé ? John et Naomi décident de tenter l’expérience. Ils auraient pourtant dû comprendre que quelque chose clochait quand ils ont vu la liste : choix de la couleur des yeux, des cheveux, des traits de caractère, des aptitudes sportives… Leo Dettore crée des enfants sur mesure ! Trop tard pour faire marche arrière. Naomi est enceinte, et déjà quelque chose ne tourne pas rond…

ce que j'en ense

5 - un ptit coup de coeur pour cette lecture

Qu’on se le dise, j’ai toujours considéré Peter James comme mon « Stephen King du thriller »… Autrement dit, pour moi, il excelle dans ce qu’il fait et parvient toujours à me surprendre.

Ce livre ne fait pas exception et il est pour moi un vrai coup de cœur…

Tout m’a plu…

Déjà, je dois dire que le thème me tentait vraiment beaucoup… La procréation assistée, les manipulations génétiques,  … Ce sont des thèmes qui au-delà de leur aspect « fantastique »,  montrent bien les dérives de la science et ce que cela peut apporter en bien ou en mal dans le monde actuel ou à venir.

Ce qui est génial, par contre, c’est qu’il a pu amener les choses de manière tellement surprenante de réalisme que ça rend les choses « terrifiantes ». C’est raconté de telle manière qu’on pourrait limite se poser la question de savoir si l’un de nos voisins ou de nos amis n’a pas eu recours à cette technique… bref, j’ai trouvé ça génial…

Le livre se lit de manière assez facile malgré tout, car le style est simple (pas trop pompeux que pour perdre le lecteur, mais pas niais non plus… On est dans une écriture affirmée, correcte, agréable et toute en rondeurs. On peut aisément se représenter les scènes, les personnages, leur psychologie, rien n’est fait au hasard, et c’est juste super.

Les personnages, pour en revenir à eux, sont aux antipodes les uns des autres… entre un médecin que l’on déteste quasi de suite, des parents que l’on prend directement en « amitié » de par leur désarroi dans la perte d’un enfant et la crainte de la procréation et de voir le terrible drame se répéter, des enfants qui laissent assez perplexes, … chacun a eu droit à un soin particulier de la part de l’auteur pour avoir une place de choix dans le roman, avoir son rôle à jouer sans être trop ou trop peu présent…

Concernant John et Naomi, les parents, j’avoue avoir vécu cette histoire « à leurs côtés »… Leurs émotions étant tellement bien exprimées qu’on les ressentait avec eux… depuis l’espoir, aux craintes, au désespoir… tout y passe.

Bref, vous l’aurez compris, un livre que je vous conseille, qui au-delà du thriller amène beaucoup de question dans le chef du lecteur concernant les avancées scientifiques et les dérives possibles, le fanatisme religieux, …. Un livre comme je les aime…

d'autes l'ont lu