[✎] Le pacte boréal

Titre: Le pacte boréal
Auteur: Anna Jansson

Genre: Policier

Maison d’édition: Le livre de poche
Année d’édition:2012
Nombre de pages: 333 pages
Prix: 6,60 €

Dans les derniers jours de l’année, alors que le froid et la neige submergent la côte, la petite ville suédoise de Kronköping est soudain plongée dans la terreur. Des inconnus assassinés sont retrouvés pendus ou mutilés selon des méthodes qui rappellent les pires châtiments de la mythologie viking. Une secte serait-elle à l’oeuvre ? Pourquoi aurait-elle exécuté ces hommes et ces femmes sans histoires ? Ou bien s’agirait-il d’un tueur solitaire imprégné des traditions nordiques les plus sanglantes ?
La belle Maria Wern fait partie de l’équipe de policiers chargée de mener l’enquête. Elle va devoir sacrifier ses vacances de Noël pour comprendre au plus vite ce que cachent les signes étranges que les tueurs laissent sur les lieux de leurs crimes. Et si par malheur elle n’y parvenait pas, il ne fait aucun doute que les prochains sacrifices seront bien pires encore…

   Une histoire sans grands rebondissements, mais renforcée par l’aspect mythologique. Des personnages un peu plat, et une intrigue facilement décousue. Malgré tout, j’ai pris plaisir à aller au bout de cette lecture.

D’un premier coup d’œil, la couverture m’a déjà attirée… je l’ai trouvé tellement belle, inquiétante, … elle met bien dans l’ambiance qui ressortira du livre. Pour ceux qui ont vu l’autre édition francophone de ce roman, vous comprendrez que je préfère largement celle-ci qui, au moins, est en adéquation avec le roman.

J’ai aimé l’environnement créé par l’auteure. Kronköping, ville côtière, est assez bien décrite pour sembler tout ce qu’il y a de plus réelle… Sauf erreur de ma part, cette ville n’existe pourtant pas réellement, mais pourtant, on a l’impression que l’auteur y a passé son enfance, qu’elle en connaît tous les coins et recoins, et qu’elle nous la décrit de mémoire.

Les premières lignes, qui mettent une belle ambiance en scène je trouve…

Le 22 décembre

Les flocons de neige dansaient dans la lumière froide du crépuscule. Avec allégresse, ils tombaient vers le sol en virevoltant et se laissaient absorber par la terre humide. Le ciel gris noir semblait planer de manière menaçante au-dessus de la cime des arbres. L’obscurité entre les sapins était compacte. Lampe de poche à la main, Hartman, l’inspecteur de la criminelle, se frayait un chemin en direction des bruits de coups étouffés qui se faisaient entendre quelque part devant eux. Il était suivi de près par Edvin, un vieil homme vêtu d’un pantalon bleu, d’une casquette et d’un manteau de cuir râpé, à la respiration laborieuse et à la démarche mal assurée. Il tenait encore son chien mort dans ses bras. Il répétait le nom de l’animal dans un chuchotement tandis qu’il caressait de la main la fourrure blanche maculée de sang. L’agent de police Maria Wern marchait à côté du vieil homme, un bras autour de ses épaules osseuses. Sa longue tresse blonde lui cinglait le dos lorsqu’elle enjambait des pierres saillantes ou des racines sinueuses. Le cône de lumière projeté par la lampe de poche s’insinuait entre les arbres en direction du bruit qui allait en s’intensifiant et sonnait creux. Les branches nues des feuillus se détachaient contre la faible luminosité du ciel. Le vent semblait les faire s’enrouler sur elles-mêmes. Entre chien et loup, un dégradé de teintes grises avait succédé aux couleurs du crépuscule.

Le personnage central, à savoir Maria Wern,  est relativement classique et cliché… Une femme, mère de famille, normale, quoi, qui se donne à fond dans son travail de flic pour prouver qu’elle y a sa place… face à un patron macho qui ne lui facilite pas toujours les choses. J’ai cependant aimé le fait qu’on la découvre à mener sa vie de famille (pas toujours facile entre son époux, sa fille  Linda, sa belle-mère, … une vie normale, quoi) et sa vie de femme flic, milieu relativement masculin, macho et sans répit. J’ai aimé ce côté très humain, très « femme » qui lui est donné. Je trouve que les livres où les policiers nous sont montrés avec le côté vie privée en prime sont tellement rares, qui plus est lorsqu’il s’agit de femmes…

Elle se retrouve face à un crime épouvantable, mis en scène de manière rituelle viking, qui même si au départ ne semblait la mener nulle part, l’emmène finalement sur les trace d’un autre crime commis une dizaine d’années auparavant.

Mise à part cela, malheureusement, les autres personnages manquent totalement de profondeur, de relief.. C’est un petit peu dommage… Je crois que les travailler un peu plus en précision aurait été très bénéfique au roman…

J’ai aimé le côté découverte de la mythologie scandinave, car c’est quelque chose (la mythologie) qui m’a toujours intéressée, et amenée de cette manière, c’est encore plus prenant, je trouve… Cela renforce le côté plausible de l’histoire, ça le place dans l’histoire d’un pays, d’une région, et j’aime ça

J’ai aimé le style simple, épuré et sans fioriture de l’auteure. L’accent est mis sur l’histoire, pas sur des détails sans importance, et c’est ce qui fait qu’on suit ce livre avec passion… L’intrigue en elle-même est relativement classique, mais mise en scène de manière tellement intéressante qu’elle en devient très addictive. Même si on découvre très vite la logique qui guide le récit, même si très tôt, on se dit qu’on a découvert qui est le meurtrier, le livre n’en perd pas son intérêt, il reste dans la course.

Un livre sympathique, même si l’aspect mythologie est plus agréable que l’histoire en elle-même…

Je remercie Livraddict et les éditions Le livre de poche pour ce partenariat..

Ce livre est le second que je lis dans le cadre du challenge « je vide ma bibliothèque », organisé par Ayma…

Et dans le cadre du challenge de Crouton « 1 mois – 1000 pages » il fait également grimper mon compteur de 333 pages, ce qui me mène à …

 

[☀] Livre voyageur – Les filles au chocolat, tome 1 : Cœur Cerise

Coucou les petits loups,

Il y a une quinzaine de jours, j’ai eu la drôle de surprise de recevoir en SP un livre que j’avais déjà reçu une première fois, des Editions Nathan, et l’adorable attachée de presse qu’est Samia a accepté que je puisse faire profiter un/une autre blogueur/euse de cet exemplaire en double…

Mais voilà, … je me disais, pourquoi n’en faire profiter qu’une seule personne? C’est pourquoi j’ai donc décidé de lancer le livre en livre voyageur et ainsi, je l’espère, vous donner envie de découvrir et suivre cette saga vraiment géniale qu’est celle des Filles au chocolat…

C’est donc le premier tome que je propose de faire voyager…

Comment ça marche?

* Vous vous inscrivez, et je fais la liste des escales chez les personnes désireuses de participer… (pour ce premier livre, je limite à 6 personnes)

* J’envoie le livre à la première personne de la liste…

* Le 1er destinataire, à la fin de la lecture, envoie le livre au second lecteur. Et ainsi de suite jusqu’au dernier de la liste… Je vous enverrai l’adresse par email.

* Et à la fin, il revient chez moi… avec plein de souvenirs et de péripéties à me raconter…

Les conditions:

Je vous rassure, je ne demande rien de drastique… mais que ce soit par respect pour l’éditeur et les autres participants, ainsi que pour être certaine que tout se passe bien, des petites règles s’imposent malgré tout…

* Je n’accepte que les blogo-lecteurs que je connais et/ou côtoie régulièrement… C’est le premier livre que je lâche « dans la nature », je préfère rester prudente…

 * Si vous vous inscrivez pour participer à ce livre voyageur, vous vous engagez:

– à me prévenir dès la réception du livre, ainsi que dès que vous le renvoyez à la personne suivante…  afin qu’à tout moment je sache où se trouve le livre…

à lire le livre, et à le chroniquer sur votre blog dans un délai de 1 mois (le livre n’est pas très long, facile à lire, ce n’est pas la mer à boire je pense…). N’oubliez pas non plus de me communiquer, par mail ou sous cet article, le lien vers votre chronique…

à envoyer le livre au suivant dans la liste maximum 1 mois après que vous l’ayez reçu… (Je suppose qu’il n’est pas nécessaire de le préciser, mais je le fais quand même… l’envoi du livre se fait dans un emballage adéquat, qui le protège un minimum, et suffisamment affranchi. )

* Je prends grand soin de mes livres, je vous demande à en faire de même… Donc merci d’utiliser un marque-page plutôt que de plier la page pour marquer l’endroit où vous interrompez votre lecture, évitez les taches de gras, de chocolat, de café ou autre substance indéterminée…)

* Il y a un « petit plus » que j’aimerais vous demander… mais qui n’est en rien obligatoire…
J’adore, quand j’ouvre un livre, y voir soit une petite phrase de la personne qui me l’a offert, ou ce genre de choses, car cela me met toujours des souvenirs plein la tête, et j’aime ça…

Alors ici, si vous avez envie, je vous invite, lors de son passage chez vous, sur les pages blanches du début ou de la fin du livre, sur un post-it, le marque-page que vous avez utilisé (s’il a le verso non imprimé), une carte postale (même publicitaire) etc… de laisser une petite trace de son escale chez vous… le passage qui vous a plu, votre citation préférée, ou juste un petit mot sympa… N’oubliez pas de signer de votre pseudo et/ou prénom ! (et SVP si le/les précédentes personnes qui ont hébergé le livre ont mis un petit mot sur un support  autre que le livre en lui-même, veillez à laisser ces supports dans le livre pour qu’ils parviennent à destination une fois de retour chez moi à la fin de son périple)

Cela vous intéresse que le livre fasse escale chez vous? Rien de plus simple… 

Envoyez-moi un mail à mon adresse (hylyirio.books@gmail.com), avec comme sujet « Livre voyageur – Inscription » et les renseignements suivants:

– Pseudo sur la blogosphère (et éventuellement le(s) site(s) d’où on se connait)

– Nom et adresse (url) de votre blog

– Vos Coordonnées postales complètes (nom, prénom, adresse, pays)

– Acceptez-vous les envois vers l’étranger (Belgique si vous êtes de France, France si vous êtes de Belgique) ?

– Avez-vous une période dans les semaines/mois qui suivent où vous serez indisponible pour réceptionner/lire/renvoyer le livre?

Les escales prévues:

Isa1977 (Tribulations d’une lectrice)– Livre arrivé à bon port le 4 juin
Martine/Tortue (De tortues en aiguilles)
Marinette (Les lectures de Marinette)
Ayma (L’art en vrac)

(en attente d’email)

[✎] Fog

Titre: Fog
Auteur: James Herbert

Genre: Epouvante

Maison d’édition: Milady
Année d’édition: 2009
Nombre de pages: 288 pages
Prix: 6,10 €

Cela commença par un tremblement de terre. Dans la confusion, au milieu des cris des victimes, personne ne prêta vraiment attention à ce brouillard jaunâtre qui s’échappait de la terre éventrée et que le vent eut tôt fait d’emporter vers la campagne anglaise. Puis des massacres inexplicables, déments, furent signalés sur le passage de la nappe de brouillard. Elle se mit à croître, progressant inexorablement vers les zones les plus peuplées d’Angleterre…

L’histoire de fond est plaisante, mais le côté brouillon m’a un peu fait perdre le fil de l’histoire, à un moment. Sans compter que je n’ai pas eu l’occasion de m’attacher au moindre personnage…

Par contre, je voulais de l’horreur et du frisson, j’ai été servie 🙂

Qu’est ce que ce livre me démangeait depuis un petit temps ! Je suis contente d’avoir enfin pu le lire, mais par contre la déception est un peu au rendez-vous…

J’ai eu beaucoup de mal à avancer dans ma lecture, j’avais un peu l’impression de faire du sur place…

Bien que le style de l’auteur soit agréable à la lecture dans la phrasé, il faut reconnaître qu’il y a un côté « brouillon » qui m’a fortement embêtée, pour ne pas dire dérangée… On passe d’un personnage à l’autre sans démarcation réelle, d’un lieu à l’autre de la même manière, bref, je me suis sentie un peu perdue, et c’est ce qui m’a un peu ralentie dans ma lecture…

Par contre, ce que j’ai adoré, c’est que le style est direct, percutant…On est dans de l’horreur pure et on ne fait pas dans le détail…

« Les vaches galopaient autour de lui, les yeux exorbités, une bave écumeuse à la bouche. Elles le piétinaient l’une après l’autre, l’abattaient d’un coup de tête lorsqu’il tentait encore de se relever, s’enhardirent enfin à le mordre ; les doigts dont il voulut se protéger le visage furent successivement arrachés. Le hurlement qu’il poussa se noya dans un affreux gargouillis : un choc lui avait brisé la mâchoire et le sang ruisselait dans sa gorge. »

Point de vue de l’histoire, j’ai aimé son côté sombre, inquiétant, qui dès le départ nous met bien dans l’ambiance…

« Une sorte de brume qui s’élevait lentement en de molles ondulations, une brume jaunâtre autant qu’il pouvait en juger dans la pénombre. Apparemment, elle gagnait toute la crevasse, progressait jusqu’à atteindre sa poitrine. La fillette qui en était déjà baignée se mit à tousser et releva la tête ; ses plaintes redoublèrent à la vue de la brume. Holman la souleva de façon qu’elle ait la tête à hauteur de son épaule. L’odeur alors parvint à ses narines. Légèrement acide, désagréable sans être agressive. Il se remit à genoux, cherchant à l’identifier. Une odeur de gaz ? C’était peu vraisemblable, puisque le gaz est généralement incolore, au contraire de cette substance qui ressemblait à… à un brouillard, au fameux fog anglais précisément. Et qui avait du corps, et un ton jaunâtre, une odeur ténue mais indiscutable. Vapeur prisonnière depuis des siècles des entrailles de la terre, que l’explosion amenait enfin à la surface ? »

On a droit à des scènes limites choquantes, presque gores, mais malgré tout ce n’est pas « que cela », on reste dans un livre où il y a autre chose derrière le sanguinaire.

Un bon point, c’est que même si les descriptions sont détaillées et intéressantes, elles ne sont pas interminables et ennuyeuses comme celles que l’on peut parfois retrouver dans certains romans… James Herbert a bien compris que le but n’est pas d’endormir son lecteur, mais de lui en mettre « plein la vue », voir parfois plus que le lecteur n’en voudrait (enfin, dans mon cas j’ai aimé ça, mais âmes sensibles s’abstenir).

Pour les personnages, c’est une autre histoire, … Le côté brouillon et les nombreux personnages font que je n’ai pas réussi à m’attacher à l’un d’entre eux, et qu’ils ne m’ont pas spécialement marquée… L’histoire est prédominante sur les personnages. Puisque tout au long du livre, on suivra d’autres personnages, d’autres lieux, au gré de la progression de cet étrange nuage jaunâtre aux effets ravageurs et désastreux pour tout qui entre en contact avec lui..

Pourtant, même s’ils sont variés et un peu « insignifiants », les personnages ont leurs particularités, sont « typés », pas inédits, mais crédibles et bien intégrés au récit.

Bref, un avis en demi-teinte… le côté horreur bien présent, pour ça, la réussite est au rendez-vous, dommage pour le reste.

Je l’ai lu dans le cadre de deux challenges:

Je vide ma bibliothèque… il était temps que je m’y mette pour ce challenge… donc premier livre ce qui mène mon avancée à 1/25…

Lire en thème, sur le thème du frisson… et je peux vous dire qu’en terme de frissons, j’en ai eu à la pelle…

 

[✎] Maudite soit-elle

Titre: Maudite soit-elle
Auteur: Vincent Desombre

Genre: Thriller

Maison d’édition: Scrinéo
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 303 pages
Prix:  19,00 €

Marseille, vendredi 20 juin 1986

Nathalie alluma la télévision. Les informations commençaient.

– Torturé et brûlé vif pour lui dérober ses économies. Maurice Picon, un paisible retraité, a été assassiné sauvagement dans sa maison de Cassis, dans les Bouches-du-Rhône.

À ce moment, le visage de la victime apparut à l’écran. Une simple photo d »identité qui montrait un homme âgé, aux traits fins et au regard félin. Nathalie porta ses mains à sa bouche.

– Oh, mon Dieu !

Elle aurait voulu crier, mais aucun son ne sortit. Ses yeux étaient rivés sur la télévision. Ce visage, même trente ans plus tard, elle ne pouvait l’oublier. Cet homme avait marqué sa vie de façon irréversible. Un fantôme du passé resurgissait devant elle !

Trente ans plus tôt presque jour pour jour, Maurice Picon a été la dernière personne à parler à la mère de Nathalie. Deux heures plus tard, elle se suicidait. Pour comprendre et renouer avec ses souvenirs enfouis, Nathalie va retourner sur les traces de son enfance en Touraine.

Une enquête haletante, une histoire émouvante inspirée de deux faits réels qui ont défrayé la chronique de l’après-guerre. Le cahier documentaire en fin d’ouvrage revient sur ces dossiers, l’affaire Finlay et l’affaire Lecoz.

       Une excellente découverte ! J’ai adorer me plonger dans cette ambiance inquiétante, vibrante et émouvante.

Je ne regrette nullement ce partenariat et remercie les éditions Scrinéo et Livraddict…

Dès la lecture des premières pages, j’ai su que ce roman allait me plaire…

Le style de l’auteur est simple, agréable à lire, dans un langage accessible et très fluide. Le découpage de mise, en très courts chapitres, est vraiment plaisant, car cela rythme la lecture d’une part, et sépare bien les différentes scènes et informations d’autre part.

 Bien qu’il soit inspiré de faits réels, il s’agit d’un roman… De ce fait, je ne pensais pas y trouver autant de références réelles… et pour le coup, quand j’ai découvert ça, cela m’a fortement accrochée et ça m’a plu…

« L’hôtesse s’éloigna et elle put enfin reprendre la lecture de son journal. Un accident stupide. Michel Colucci s’était tué en percutant à pleine vitesse un camion. Coluche motard? Fan de vitesse? L’article rappelait qu’il avait battu le record du monde à moto de vitesse du kilomètre lancé: 252 kilomètres à l’heure. Elle n’en avait jamais entendu parler. Malgré cela, l’accident lui semblait louche et elle se demandait s’il n’y avait pas un complot derrière tout ça. Libé n’évoquait même pas cette possibilité et ce silence lui parut suspect. Le comique dérangeait. Sa mort arrangeait trop de monde. Sa candidature aux élections de 1981, les restos du cœur… Etrange, non? »

Ce que j’ai aimé, c’est que ce livre nous permet de voir l’envers du décor… l’aspect journalistique non pas tel qu’il nous est montré dans les journaux uniquement, mais aussi celui tel qu’il est en amont :  brut, arrangé, calculé…

« – D’après mes sources… commença-t-elle, en insistant bien sur le « mes », c’est un meurtre gratuit. Le vieux était un petit retraité sans histoire. On a certainement voulu prendre ses économies… A priori, le meurtrier était seul. Il n’y est pas allé de main morte: une vraie bouillie! Il s’est acharné sur le visage à coup de marteau… Les enquêteurs parlent de barbarie.

– Barbarie? C’est bon, ça, pour le titre. Lionel, pour les conséquences politiques? »

 Derrière ce roman, on sent toute la recherche et toute la documentation sous-jacente. C’est vraiment ce qui rend ce livre captivant, car on est lié à 200% avec la réalité… Par moment, j’ai eu du mal à me détacher du livre et me dire que non, ce n’était pas la réalité, mais un roman. Le style de l’auteur est tellement accrocheur et bien travaillé que tout se met en place d’une manière naturelle, fluide et plaisante.

 Les personnages ont ceci de particulier qu’ils sont authentiques, … J’ai vécu mon enfance dans un village, et je peux vous dire que ce livre n’en est en rien une caricature… L’aspect « solidarité de village », le côté « cancans », superstitions, le fait de ne pas trop aimer les personnes étrangères au coin ou dont la famille à mauvaise réputation, …

On en apprend beaucoup sur les personnages, leur passé, leur psychologique, et c’est ce qui a rendu la lecture si agréable… car on a finalement l’impression de les connaître et de les avoir déjà croisés.

J’ai aimé la détermination de Nathalie, sa manière d’appréhender les choses… Que ce soit le sang froid dont elle a pu faire preuve, sa manière d’avancer droit devant, peu importe les obstacles, son courage d’affronter le passer aussi… C’est vraiment un personnage fort et que j’ai adoré côtoyer le temps de cette quête…

J’ai lu ce roman sans le voir passer, parce que finalement, j’étais totalement prise dans l’histoire et que je voulais absolument tout savoir de ce terrible secret de famille…

 J’ai aimé le dossier documentaire présent à la fin du roman… cela donne une toute autre dimension au livre et le rend plus concret encore, plus réel, … c’est vraiment quelque chose que j’ai apprécié trouver.

 Bref, un très bon livre que je vous conseille ! C’est une formidable découverte qui m’a d’ailleurs fait découvrir un autre visage des éditions Scrinéo que je ne connaissais pas (je ne connaissais que la collection Jeunesse) !

 

[✎] Alaïss, tome 2 : Alaïss, l’immortelle

Titre: Alaïss, tome 2 : Alaïss, l’immortelle
Auteur: Geny Laffitte

Genre: POlicier, Surnaturel

Maison d’édition: Pierre Philippe
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 255 pages
Prix: 19,90 €

Alaïss, profileuse et dotée de dons exceptionnels, va être confrontée à une communauté vieille de plus de 2500 ans, « Les Arbazimes », qui pour se faire entendre et retrouver leurs droits et leur terre a choisi le terrorisme. Aux côtés de l’inspecteur Mathieu et de son équipe, nous voilà plongés dans une enquête mouvementée. Alaïss, échappant à un attentat, est kidnappée et doit déjouer les pièges d’un couple fanatique se faisant appeler le Maître et sa reine. La police est en effervescence. Un attentat est annoncé en plein coeur de Paris, mais où et quand ? Le temps presse. Aidée par des êtres chers, comme sa mère et « l’être bleu » dans le monde invisible, par ses coéquipiers, Alaïss va traverser un moment de vie unique qui l’amènera à se dépasser pour sauver des vies et défier la mort elle-même.

  Une histoire originale, des personnages attachants, des rebondissements et de l’action, le tout entremêlé d’amour et diverses émotions… un cocktail original et accrocheur.

J’ai eu la chance de découvrir le premier tome (dont vous trouverez la chronique ici) grâce aux Agents Littéraires, et j’avais été agréablement surprise par la plume de l’auteure…

Aussi, quand j’ai été contactée par la maison d’édition afin de pouvoir découvrir, avant sa parution, la suite de ce roman, j’ai été plus que ravie…

 La présentation du livre est toujours aussi agréable… lisible, aérée, rendant la lecture facile et fluide… Le découpage en courts chapitres permettant de donner un bon rythme au roman, à la manière des scènes d’un film que l’on suit avec intérêt, est vraiment judicieux. D’ailleurs, je l’ai lu d’une traite… je ne me suis pas arrêtée un seul instant de la première à la dernière page.

 Il faut savoir qu’il est nécessaire, selon moi, d’avoir lu le premier tome pour pouvoir apprécier pleinement le second tome… Pourquoi? Tout simplement parce que le livre entre directement dans le vif du sujet, mais que donc, ceux qui n’ont pas fait la connaissance d’Alaïss dans le premier tome, risquent de ne pas toujours comprendre les références, ou bien cerner certains personnages dès le début, etc… et donc, ne pourront pas profiter de l’histoire comme il se doit.

D’ailleurs à plusieurs endroits du livre, on fait référence, note de bas de page à l’appui, à des personnes ou scènes du premier tome… Mais honnêtement, les deux sont à découvrir !

 Point de vue de la plume de l’auteure, je l’ai retrouvée avec grand plaisir… à la fois douce et percutante, … Elle parvient à faire passer les émotions, les ressentis, avec une facilité hors du commun… On les ressent sans peine. Le style est bien travaillé dans ce sens…

 Par contre, alors que le premier tome m’avait donné l’impression d’une action totalement secondaire par rapport à l’ensemble du roman, il n’en est rien ici…Le suspense est très présent l’action également et on y est plongé de plein fouet.

 Ce que j’aime avec ce livre, c’est qu’au-delà de l’histoire en elle-même, le livre pousse à la réflexion, il interpelle, …

 « L’intolérance et l’ignorance des uns font le malheur des autres, répondit-elle. Le merveilleux crée le souffle unique, l’être humain les différences. Akim et ses amis n’ont pas trouvé leur place dans les sociétés occidentales, les regards posés sur eux leur semblent pétris de rejet et d’injustice. […] Les cohabitations ethniques doivent contribuer à l’évolution humaine et non pas à des guerres empoisonneuses d’âmes et perdues d’avance. »

 Point de vue des personnages, Alaïss est toujours fidèle à elle-même, à la fois forte mais pleine de fragilité… Ce personnage apporte une véritable force au livre, et lui donne tout son intérêt. Dans ce tome, on la retrouve encore plus dans sa vulnérabilité et cela la rend encore plus attachante.

Les autres personnages sont tout aussi hauts en couleurs, ayant une personnalité et une présence travaillée avec soin. On ne tombe pas dans la facilité des personnages clichés et quelconques.

 Si je devais regretter quelque chose? Le fait que la quatrième de couverture, selon moi, nous en dévoile un peu trop… Pour certaines choses, le livre gagnerait en intensité en n’étant pas dévoilées au lecteur dès le début, car du coup, l’effet de surprise n’est plus aussi présent, et l’évènement n’a pas l’impact escompté.

Bref vous l’aurez compris, j’ai aimé ce tome, même davantage que le précédent… ce livre, voire la saga, se démarque totalement de ce que j’ai pu lire ailleurs… Je serais incapable de la comparer à une autre histoire pour vous donner une idée, car cela ne ressemble en rien à ce que j’ai déjà pu lire…

  

[✎] Théodore et ses 13 fantômes, tome 2 – Doriâne

Titre VF : Théodore et ses 13 fantômes, tome 2 – Doriâne

Auteur: CARRE, Claude

Genre : Jeunesse, Epouvante

Maison d’édition: Nathan
Date de publication : février 2012

Pages : 91 pages
Prix : 5 €

Même s’il a réussi à se débarrasser de Côme, un fantôme bien encombrant, la vie de théodore reste toujours bousculée par ses 12 autres fantômes. Cette fois-ci, c’est Doriêne qui lui cause du souci. Tête en l’air, toujours à révâsser, elle aimerait tant rentrer chez elle !
Chez elle… Mais où ?
Théodore part étudier en bibliothèque tout ce qu’il y a à savoir sur les fantômes, dans l’espoir de trouver l’indice qui aidera Doriâne…

      Encore une fois, je ressors charmée de cette lecture… Ce second tome est même encore meilleur que le premier je dirais…

Une superbe saga pour les enfants 🙂

Vous aviez déjà pu faire la connaissance de Théodore dans cet article… où Théodore avait aidé Côme, le fantôme farceur et épouvanteur, à trouver sa place…

Dans ce tome, c’est la belle et douce Doriâne que Théodore va aider, et le fait que ce soit une fantômesse donne une tournure toute différente à ce texte…

Point de vue du style, on retrouve le texte à la première personne qui est très agréable, l’humour et la palette d’émotions qui envahit le lecteur en cours de lecture…

Mais le gros point fort de ce tome, c’est l’émotion qui se dégage du récit… On ressent toute la peine de Doriâne, sa tristesse, son sentiment de ne pas savoir où est sa place… Claude Carré nous le restitue à merveille, pour mon plus grand plaisir…

Si dans le premier tome, l’empathie était présente surtout pour Théodore, dans celui-ci, c’est pour son amie la fantômesse…

On reste dans un livre jeunesse abouti, travaillé tant dans le style que l’histoire, tout est fait pour plaire à l’enfant (et aux autres :p) …

J’ai eu également plaisir à retrouver les illustrations de monsieur Leyssenne, qui collent vraiment bien à l’ambiance du livre… Elles ponctuent le roman de manière très sympathique pour les enfants, et amènent une dimension visuelle parfaite pour les intéresser d’autant plus au récit…

 

[✎] Les Menteuses, tome 1 : Confidences

Titre:  Les Menteuses, tome 1 : Confidences
Auteur: Sara Shepard
Editeur:  Fleuve Noir
Nombre de pages : 294 pages
Prix: 8,50 €

Salut les filles… Surprise ! Vous savez qui vous parle ? Non, vraiment pas ? Il faut dire que depuis l’Affaire Jenna les pertes de mémoire vous arrangent bien… Mais moi je n’ai rien oublié et vous n’avez pas fini d’avoir de mes nouvelles. D’ailleurs j’espère que vous appréciez mes petits mails et textos amicaux qui vous rappellent que je suis là, tout près de vous… Car vous avez été de très très vilaines filles, Aria, Spencer, Emily et Hanna. Vous ne méritiez pas l’amitié d’Alison. Vous qui étiez comme les cinq doigts de la main, sa disparition ne semble pas vraiment vous avoir affectées… Il faut dire que vous lui aviez fait des confidences plutôt… compromettantes, hein ? Sa disparition vous est bien tombée pas vrai ?Mais maintenant c’est fini, vous allez payer… Je crois voir que vous perdez votre sourire les miss Perfection ! Il fallait y songer avant les filles, c’est pas beau de mentir ! – A Une nouvelle série pour les fans de Gossip Girl ! Un mélange de Desperate Housewives et Souviens-toi l’été dernier : le frisson assuré dans une ambiance très girly…


Un univers génial, des personnages attachants,

hauts en couleurs… que du bonheur…

En fait, avant de découvrir ce livre, j’ai découvert la série télévisée qui en est tirée… Enfin, j’avais déjà entendu parler des livres, mais je ne m’y étais pas attardée plus que ça.. Puis, en regardant « Pretty Little Liars », je suis tombée sous le charme de la série pleine d’humour, de suspense, de frissons, … et j’ai eu envie d’aller plus loin en découvrant aussi les livres…

Le style est très  simple, très fluide et très agréable.

Une narration à la troisième personne, certes, mais qui ici n’empêchent en rien d’accrocher dès le départ au récit. On se sent impliqués dans l’histoire, on se sent happés… j’ai adoré. A chaque fin de chapitre, impossible de refermer le livre, je voulais en savoir plus…Du coup, le livre s’est lu d’une traite, et mon seul regret fut de ne pas avoir la suite directement sous la main…

L’histoire est simple au départ… Un groupe d’amies… inséparables, … jusqu’au jour où l’une d’elle, celle qui était un peu la reine des abeilles, disparaît… peu à peu, le petit groupe se distance, et leur amitié n’est plus… On apprend alors que chacune d’entre elles a pas mal de cadavres dans le placard, ces petits secrets qu’une seule personne connaissait, et qui remontent peu à peu à la surface de manière assez surprenante et mystérieuse...

Il plane, tout au long du livre, une atmosphère particulière, une impression pesante, de toutes parts. On vogue entre secrets, mensonges, trahisons, méfiance, cachotteries, … et découvertes en tous genres….

On est dans un premier tome de saga, donc bien évidemment, il faut mettre en place les lieux et les personnages, mais ici, on les découvre progressivement, en même temps que l’action, ce qui fait que de ce fait ça n’a rien de lourd ou d’ennuyeux… que du contraire, tout est fait pour attiser la curiosité, et sur moi, en tous cas, ça a fonctionné à merveille 🙂

Les personnages, dans ce livre, sont variés… ils sont faits pour que l’on s’attache à eux, et que l’on puisse se retrouver dans l’une ou dans l’autre des filles…

Pour ma part, ma préférée et plus « proche de moi » est Aria.  Elle reste, et de  loin, celle qui me plait le plus. avec son style bobo, son attrait pour la littérature, sa simplicité, sa douceur… elle est pour moi la plus sincère de toutes, celle qui est la plus véritable, et j’ai aimé ça… sans compter pour son attirance pour le beau Ezra, mais chuuutt..

A côté de ça, il y a Hanna, que j’ai trouvé arrogante, qui selon moi se prend facilement la grosse tête, Spencer, l’intello de service prête à tout pour réussir, et Emily, jeune fille discrète, presque effacée…

Bien que disparue, le personnage d’Alison est omniprésent… et plus on en sait sur cette adolescente et plus on se rend compte que sous ses apparences de fille populaire et aimée de tous, elle cachait de nombreux secrets et que c’était une vraie garce….

J’ai été ravie de  voir qu’à part quelques détails presque sans importance (la couleur des cheveux d’Emily, par exemple), le livre et la série télé sont très proches l’une de l’autre. Et je crois que je suis définitivement accro aux deux 🙂

J’ai aimé… tout… des personnages intéressants, gros coup de coeur pour Aria, une histoire sur fond de Gossip Girl agrémenté de suspense et mystère…

 

L’avis de Selena

[✎] Les Rivières Pourpres

Les Rivières Pourpres
Jean-Christophe Grangé
Albin Michel
404 pages
21,50 €
Pierre Niémans, un commissaire aux méthodes musclées, est envoyé à Guernon, ville universitaire de l’Isère, pour élucider un meurtre atroce : un homme a été découvert nu, mutilé, coincé dans une paroi rocheuse en position foetale. Qui est l’auteur de cette mise en scène macabre ? Parallèlement, dans sa commune du Lot, le jeune lieutenant Karim Abdouf a de quoi s’occuper : l’école primaire a été visitée et le tombeau d’un enfant profané. Au départ bien distinctes et à des lieux l’une de l’autre, les deux enquêtes vont se recouper étrangement pour n’en faire qu’une, à la trame aussi hallucinante que terrifiante.

Frissons garantis 🙂

Au départ un peu par hasard, car je cherchais un livre rentrant dans un de mes challenges en cours. Puis, comme j’avais vu le film tiré de ce livre, et que j’avais adoré, je me suis dit pourquoi ne pas lire celui-là? et zou, me voilà 🙂

(Bon, entre temps, j’ai « démissionné »de mes challenges pour ne pas contraindre mes lectures, mais j’avais déjà entamé le livre…)

J’aime beaucoup le style de Jean-Christophe Grangé…! J’aurais tendance à dire « Waouw », quand je vois avec quelle facilité et quelle simplicité je suis entrée dans l’histoire, et à quel point j’ai eu du mal à relever le nez du roman avant d’arriver à la fin. En effet, ce roman est un peu comme une drogue: une fois que l’on a gouté au frisson qu’il procure, on devient irrémédiablement accro… Ce qui pourtant, n’était pas gagné étant donné que j’avais lu peu de thriller ces derniers temps, et n’était pas certaine d’encore adhérer à ce genre littéraire comme avant.

Il a le chic pour mettre en place une atmosphère pesante qui enferme peu à peu le lecteur dans son univers… pour le garder sous sa coupe tout au long des pages. On est quasi prisonnier du roman, tant il est du genre à agripper son lecteur.

Par contre, il faut reconnaître qu’il a une certaine propension aux scènes sanglantes, choquantes… qui certes sont sa marque de fabrique, mais peuvent heurter la sensibilité de certains.

Fidèle au style de Grangé, l’histoire est sombre et mystérieuse. elle ne manque pas de rebondissements, et les indices ne nous mènent pas toujours, voire rarement, là où l’on pense aller.

Au plus on avance dans les pages du roman, et au plus on a l’impression de s’embourber, l’impression de perdre le bon sens, de ne pas réussir à percer le mystère par soi-même avant la fin du livre.

Vols, mutilations, profanations de tombes, meurtres sanglants, mêlés à une pointe d’amour, voilà un cocktail détonnant pour un roman réussi.

Qui sème la haine récolte la violence, la vengeance, la mort…

Vous l’autre compris, tout du long, le rythme est insoutenable.

S’il y a une chose que je regrette un peu? Le nombre croissant de victimes… Je pense que le livre aurait pu être tout aussi attirant avec un peu moins de cadavres sanguinolents… car à la fin, je ne voyais pas « l’intérêt » pour l’histoire de certaines de ces morts.

Karim Abdouf et Pierre Niémans, les deux personnages principaux, n’ont rien en commun,à part qu’ils semblent tous les deux habités d’une rage de vaincre sans limite. a part ça, l’un est jeune, l’autre proche de la retraite, l’un veut faire ses preuves, l’autre les a malheureusement trop faites…

Personne ne peut comprendre un flic. Encore moins le juger. Nous évoluons dans un monde brutal, incohérent, fermé. Vous êtes en dehors, et vous ne pouvez plus le comprendre. Vous êtes en dedans, et vous perdez toute objectivité.

Ils enquêtent sur des affaires que rien ne semble lier, mais que finalement tout rapprochera, obligeant ces deux hommes à s’entrecroiser sans cesse.

Ce que j’aime avec les livres de Grangé, c’est que les personnages sont construits, travaillés, ils ont leur propre expérience, leur propre histoire, et que tout cela nous est présenté de manière attrayante et non lassante. On a juste les descriptions qu’il faut pour bien les appréciés sans se sentir oppressés…

Quant au dénouement, il nous est tenu secret jusqu’à la fin, pour ne rien gâcher… En tous cas, je ne vois jamais rien venir!

J’ai donc commencé par voir le film avant de lire le livre, mais je dois dire que contrairement à souvent, cela ne m’a pas dérangé. j’ai apprécié le livre autant que le film.

un style envoûtant, des frissons à gogo

le trop plein de cadavres… ça déssert un peu le roman

  Jean-Christophe Grangé est un journaliste, reporter international, écrivain, scénariste né le 15 juillet 1961 à Boulogne-Billancourt. Il est l’un des rares écrivains français dans le domaine du thriller à s’être fait un nom aux États-Unis.

En 1994, il écrit son premier roman Le Vol des cigognes, plus remarqué par les critiques littéraires (qui vantent son « imagination féconde ») que par le grand public.

Parallèlement à sa carrière de romancier, il continue à travailler pour le cinéma : outre l’adaptation des Rivières pourpres, il a également écrit le scénario de Vidocq (de Jean-Christophe Comar dit Pitof en 2001) et a collaboré à la plupart des réalisations ou projets tirés de ses romans.

Il y a d’autres livres de cet auteur qui sont dans ma PAL, notamment Miserere.

N’hésitez pas à découvrir le site des éditions Albin Michel sur l’auteur, ainsi que le site « les rivières pourpres » consacré à l’auteur par un fan.

[✎] La Baby-Sitter

La baby-sitter
Gudule
Bragelonne
  117 pages
  2,99 Euros en Kindle Edition (format électronique)
Étrange gouvernante pour de très bizarres enfants…
Et si la rassurante baby-sitter se laissait dominer peu à peu par la sauvage et sanglante violence que contiennent les contes de fées qu’elle lit le soir aux enfants ? Les deux gamins pourront-ils échapper à celle qui tout d’un coup se prend pour l’ogre et traque les chères têtes blondes ?
Le grand méchant loup se lèche les babines…


Ce roman est court, certes, mais il est surtout percutant, intriguant effrayant, et nous plonge dans un univers bien particulier et surprenant de terreur… (je ne serais pas étonnée de refaire des terreurs nocturnes, après ça 😉 )

  Parce que rien que le nom de l’auteur me fait sourire… Parce que dans ma PAL, j’avais déjà « la Bibliothécaire », et que j’ai vraiment eu envie de compléter cela avec « La baby-sitter »… Parce que la cover m’a intriguée, et le résumé également…

Et puis, pour une fois, le livre compte peu de pages, donc il se  lisait vite entre deux lectures plus conséquentes.

Je l’ai trouvée à la fois très belle et très intrigante… les couleurs m’ont directement attirées… je l’adore.

Le style de l’auteur est très agréable… enfin, entendons nous bien, vous le trouverez agréable si  vous aimer le choc, le cruel, le sadique, voir l’humour noir.

Par contre, si vous aimez les grandes descriptions et mise en place, passez votre chemin, car vous ne trouverez rien de tout cela ici… C’est du direct, on est plongé de plein fouet dans le cœur de l’histoire.

Dès le départ, je me suis sentie à l’aise avec sa plume, et elle a eu le don de me faire plonger dans le contexte… comme si j’y étais…

Il faut reconnaître que l’auteur a quelque peut l’esprit perturbé (dans le sens gentil du terme) pour nous écrire de telles choses… non mais sans rire, ça fait peur 🙂

Une multitude de flash-back viennent ponctuer l’histoire, afin d’entrer dans l’inconscient et les souvenirs de la baby-sitter… des souvenirs terrifiants…  J’ai eu un peu de mal au début avec cet effet de narration, cela m’a quelque peu perturbée, mais une fois que l’on s’y fait, on parvient à jongler avec le passé et le présent de manière aisée.

  En lisant le résumé, je me suis dit que ce n’était pas sans rappeler une des légendes urbainesdont je suis une inconditionnelle… C’est un peu pour ça aussi que j’ai craqué pour lui…

Alors même si l’histoire en elle-même est assez classique, elle ne m’a donné aucun goût de déjà vu.

 Imaginez, vous confiez vos enfants à une personne supposée être de confiance, qui peu à peu se révèle être totalement dérangée, limite psychopathe, dans sa manière de raconter les histoires…

 Tout au long du récit, la tension ne cesse de monter, on sent comme un piège qui se referme peu à peu sur nous et nous prend dans sa spirale infernale.

Le fait que l’histoire se passe dans un huis clos relatif n’arrange rien à l’histoire… on s’y sent pris au piège, comme si l’on était nous-mêmes en danger.

  Le personnage de Violette m’a conquise… je la trouve fraiche, divertissante, et du haut de ses neuf ans, elle a déjà des idées bien arrêtée… Par exemple, elle est une amoureuse des animaux… du coup, quand elle sera grande, elle sait déjà ce qu’elle veut faire… elle veut « faire » Brigitte Bardot, pour leur venir en aide.

Je la trouve adorable, et j’ai eu plaisir à retrouver de petites touches d’humour comme seuls les enfants peuvent nous transmettre.

La baby-sitter, Lucie, est sans aucun doute un personnage haut en couleurs. Elle a une manière à nulle autre pareille pour raconter les histoires, transformant un simple conte pour enfant en véritable pièce de théâtre, voire en film d’horreur… Complètement déjantée, je l’ai adorée, même si elle m’a fait frémir.

J’ai adoré le parallèle qui est fait, de manière omniprésente, entre les contes pour enfants, innocents et généralement apaisants, où la cruauté est présentée sous des formes plus douces, et les souvenirs de Lucie, qui eux, sont violents et cruels à souhait…

 J’ai vraiment apprécié que pour une fois, les choses ne se terminent pas bien… car les happy-end, c’est bien, mais au bout d’un moment, rester sur sa faim en matière de choses qui s’arrangent, c’est terriblement agréable.


Juste un conseil: la prochaine fois que vous aurez envie de jouir d’une soirée tranquille en amoureux, sans les enfants, et que vous devrez faire appel aux services d’une baby-sitter… repensez-y à deux fois…

un style décapant, des personnages terrifiants.

trop court.

Anne Duguël, nom de plume de Anne Liger-Belair, née à Ixelles (Bruxelles) le 1er août 1945, est un écrivain belge francophone. Elle écrit pour les enfants et pour les adultes et signe aussi sous les noms de Gudule, Anne Guduël, Anne Carali.

Son fantastique plonge ses racines dans l’enfance, ses peurs et ses angoisses et dans les dysfonctionnements psychiques de l’être humain. Ses histoires de possession, de jalousie, d’envoûtement, de transferts de personnalité, et de schizophrénie acquièrent en effet une structure solide, propre à porter, sans dérive externe, l’émotion fantastique.

La page facebook sur l’auteur (page dirigée par une lectrice)

CITRIQ

[✎] Carnages

Editions Pocket (Thriller)

Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 92 pages

« Harlem Est. 18 novembre. 8h28.
Ils sont tous là, dans le hall de l’entrée du lycée. Plus que quelques minutes avant le début des cours. Parmi les élèves, un adolescent prépare son arme. Le carnage peut commencer…
Quand l’inspecteur Lamar Gallineo arrive sur les lieux, c’est pour découvrir le cadavre du tueur qui a retourné son arme contre lui. L’affaire dépasse rapidement le fait divers : de nouvelles tueries ont lieu dans d’autres établissements.
Lamar doit à tout prix enrayer cette macabre épidémie. Mais les apparences sont trompeuses. Toujours. »

Chouette! Un livre sympa…j’ai aimé.

Pas mal, mais pas assez développé à mon gout.

Mais malgré tout, une nouvelle dans un style efficace et prenant..

Il s’agit donc ici d’une nouvelle, et qui dit nouvelle, dit nombre de pages assez restreint… dès lors, pas le temps de se confondre en descriptions et mise en confiance du lecteur… on entre directement dans le vif du sujet, par une fusillade digne du film Elephant, où deux jeunes font, eux aussi, un carnage dans leur lycée en tuant tous ceux qu’ils croiseront dans les couloirs.

L’écriture est elle aussi digne d’un Chattam, malgré tout… il nous démontre qu’il n’a pas besoin de superflu pour nous faire passer une histoire et les émotions terrifiantes qui vont avec.

L’atmosphère reste la même tout du long du roman: effrayante, palpable, mettant un suspense insoutenable au fil des pages, et ce jusqu’au dénouement… (excellent, d’ailleurs)

On retrouve ici tout le savoir-faire de l’auteur pour captiver le lecteur et lui donner l’envie de ne pas décrocher du livre avant la fin… Une entrée en matière des plus fracassantes… des rebondissements fréquents et choc… le tout prenant place dans des décors tellement « courants » ou fréquents IRL qu’il est inutile d’entrer dans des descriptions longues et ennuyeuses, car on se les représente sans peine…

Je pense sincèrement que cela pourrait faire une très bonne base, mais qu’il est très dommage de s’être arrêté en si bon chemin…

Cela aurait pu être un très bon roman à part entière, au lieu d’une nouvelle, si les choses avaient été un peu (beaucoup) plus développées.

Le dernier livre que j’avais lu de l’auteur m’avait un tant soit peu déçue, donc ici, c’est une bonne manière de renouer avec lui tout en douceur 🙂

[✎] Mémoire assassine

Editions Point Deux
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 507 pages

   L’équilibre apparent de la vie de Steve Farris se brise le jour où il rencontre Rebecca qui enquête sur les tueries familiales inexpliquées. Les souvenirs remontent : il n’avait que 7 ans quand il trouva sa mère, sa sœur et son grand frère sauvagement assassinés. Son père avait, lui, disparu. Qu’est-il devenu? Comment accepter l’inacceptable? Et comment échapper à son propre passé?

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Que dire de ce livre?  Thomas Cook est un de ces auteurs qui relèvent et réinventent le thriller noir avec brio…

   J’ai eu plaisir à découvrir un récit écrit à la première personne… cela donne, à mon sens, encore plus de poids au récit, et nous plonge encore plus dans l’univers de cet homme…

Par un style simple, épuré mais percutant, on est touché comme il faut, là où il faut, quant il le faut.

Les émotions nous sont merveilleusement transmise, que ce soit la tristesse, l’incompréhension, la haine, le déni, la rancoeur, la frustration, la peur… on passe par un panel impressionnant.

  Par des mots en apparence simple, l’histoire est sombre à souhait, on est dans le suspense qui plonge le lecteur dans une ambiance pesante, une atmosphère dérangeante, et bizarrement, malgré tout, j’ai eu beaucoup de mal à m’en détacher.. Le texte accroche le lecteur, et difficile de ne pas se dire « encore quelques pages, je veux savoir la suite ».

Il est terrible, finalement, de suivre le cheminement d’un homme dont toute la vie est basée sur une seule et unique question: « Comment construire une vie normale suite à des évènements tragiques qui nous marquent à vie? ». Comment  faire quand on se rend compte que nos souvenirs ne sont pas le réel reflet de la vérité?

L’histoire est construite de manière formidable, sans gros rebondissements spectaculaires, mais nous offrant de petits indices dissimulés ça et là, pour reconstruire, nous ici, le puzzle d’une vie…

Un thriller psychologique comme je les aime… tout en finesse.

  Steve, le narrateur, est indéniablement intéressant… C’est le puzzle de sa vie qui va se reconstruire sous nos yeux, et il évolue dans un passé qui semble aussi trouble pour lui qu’il ne l’est au départ pour nous.. Voir que sa vie n’est finalement pas celle dont on a la vision depuis des années…  Un poids de culpabilité, de se dire pourquoi eux et pas moi, …  J’ai vraiment ressenti de la tristesse pour lui tout au long du roman, imaginant ce que je ressentirais si j’étais à sa place…

Rebecca, qui écrit un livre sur les hommes qui ont, dans un coup de folie, massacré leur famille… Elle va finalement déclencher beaucoup plus que prévu… obligeant Steve à se remémorer un passé si difficile, et entraînant dans son sillage une multitude d’évènements imprévus et incontrôlables qui mèneront Steve à sa perte. J’ai eu beaucoup de mal à accrocher avec ce personnage. Je l’ai trouvée trop « inquisitrice » et déplacée, même si finalement, c’est son but au travers de son projet de livre.

  En ce qui concerne le format Point2, je dois avouer que la seconde expérience m’a ravit au plus haut point, contrairement à la première qui m’avait laissée un peu indécise… J’avais émis des réserves sur la finesse du papier, et sur le fait que le livre ne tenait pas vraiment ouvert tout seul…

Ici, j’ai vraiment apprécié le format, qui illustre bien le terme de « livre de poche » 🙂 et cette fois, j’ai masterisé dans la prise en main, ce qui n’avait pas été le cas la première fois…

J’apprécie donc de plus en ce petit format… le petit plus qui pourrait y être apporté? Un marque-page intégré, ce serait vraiment très pratique…

Et le prix reste malgré tout, à mon goût, un peu élevé, mais je me dis que c’est le temps d’ancrer le concept sur le marché… Peu à peu, la concurrence va sûrement rectifier le tir.

Je remercie d’une part les éditions Point2, mais également la communauté LIBFLY pour m’avoir permis de découvrir ce livre dans le cadre de l’opération Un Poche, Un(e) Mordu(e), Un(e) critique !

CITRIQ

[✎] Hantise

Editions Hachette (Black Moon)

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 402 pages

Quatrième de couverture: Heurtée de plein fouet par un chauffard, la jolie Jane est laissée pour morte dans un rosier. Elle ne se souvient pas de ce qui s’est passé, mais d’étranges messages laissés sur le miroir de l’hôpital et des menaces téléphoniques instillent en elle le doute : a-t-elle réellement été victime d’un accident, ou quelqu’un a-t-il vraiment tenté de la supprimer ? Qui ? Serait-elle en train de perdre la tête ? Et si le tueur était tout proche ?

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Un gros coup de cœur… tant point de vue de l’histoire que des personnages…

Pour commencer, j’aimerais vous parler de la couverture… je la trouve superbe, je ne sais pas pourquoi… mais je sais qu’avant tout, c’est elle qui m’a guidé vers ce livre… à la fois sombre et inquiétante, et pourtant, la photo de la jeune fille la rend lumineuse… vraiment superbe…

Seul bémol: la faute d’orthographe dans le prénom de l’auteur, je trouve ça terriblement dommage! C’est quand même important, non?

Point de vue de l’histoire, je m’attendais à une histoire vraiment trop YA, mais derrière tout ça, il y a une intrigue très prenante… l’histoire va d’intrigue en intrigue, de rebondissements en rebondissements… c’est très addictif, je trouve. Une fois le livre commencé, je ne me voyais pas arrêter pour lire autre chose… je voulais connaître la suite…

La plume de Michele Jaffe est superbement agréable. Tout se lit rapidement, tant on est pris dans l’histoire. On frémit au rythme des frémissements de Jane, on pleure de ses peines, on ressent sa détresse et on partage ses joies de par son évolution personnelle.

L’atmosphère est pesante de par le suspense, mais ponctuée de moments de joie malgré tout, de petits moments plus simples, plus « hors sujet »… ce qui a pour vocation de détendre l’atmosphère, relâcher légèrement la tension pour la faire repartir de plus belle juste après. J’ai aimé ce genre de chose.

Ce qui est vraiment intéressant dans ce livre, c’est que tout du long du roman, tous les personnages sont suspects, les uns après les autres, les uns avec les autres, … sous ses allures de fille super populaire et adorée de tous, finalement, Jane pourrait avoir plus d’ennemis qu’elle ne le pense, y compris elle-même… cela rend le suspense encore plus captivant.

Le personnage de Jane est vraiment plaisant… j’ai vraiment ressenti de l’empathie pour elle. Pourtant, au départ, rien n’était fait pour que je l’apprécie…: petite fille riche, aux allures « pourrie-gâtée », qui a tout pour elle, un petit ami de rêve que tout le monde lui envie, et qui malgré tout gâche le bonheur de sa mère en étant exécrable avec son futur beau-père.

Mais au fil du livre, j’ai vraiment appris à l’apprécier, peut-être en la voyant évoluer. Mais elle reste malgré tout un personnage très (trop) complexe, qui est une âme tourmentée on ne sait pourquoi (enfin, si, en cours de lecture, on l’apprend, mais je ne vais pas vous spoiler, non plus 😉 )

J’ai trouvé dommage que le personnage d’Annie, la petite sœur de Jane, ne soit pas plus présent malgré tout,… je l’ai trouvée adorable…  un vrai rayon de soleil dans la noirceur du roman et de son environnement… toujours le mot pour rire, pleine d’attentions adorables…

Celui de Pete m’a énormément plu, … le style mauvais garçon, rebelle, mais finalement au cœur tendre, j’adore ça…

David, le petit ami de Jane, m’a plutôt déplu, par contre… son côté possessif, macho et jaloux m’a un peu rebutée.

Ce qu’il faut reconnaître, c’est que outre le fait d’être tous des suspects potentiels, les personnages ont tous un autre point commun: un bagage émotif et émotionnel des plus sombres, et torturés malgré leur popularité relative.

Pour mieux cerner tous ces personnages, et tenir le lecteur en haleine, l’auteur joue à merveille des flash-back… on apprend ainsi à mieux connaître les personnages, à avoir un autre regard sur eux, et se faire un nouveau scénario de « l’accident »…

Ce que j’ai aimé, c’est qu’il s’agit d’un « one shot », à savoir qu’il n’y a pas de suite, on lit le livre, et une fois fini, pas besoin d’attendre le prochain tome pour connaître la fin de l’histoire… Avec toutes les saga Yong Adult qui fleurissent en ce moment, un livre unique fait du bien 🙂

Jess, The ChouilleRadicale,

Ce livre entre dans le cadre du challenge « jeunesse/YA » organisé par Mélo, Nodrey et Muti.

[✎] Un employé modèle

Editions Le Livre de Poche (Thriller)

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 476 pages

Quatrième de couverture: Christchurch, Nouvelle-Zélande. Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au département de police. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles de la ville. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un sérial-killer sanguinaire accusé d’avoir tué ces dernières semaines sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch.
Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête, afin de punir lui-même le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres. Ayant accès à toutes les données de la police, il va d’abord se concentrer sur cette « septième victime » pour tenter de connaître le mobile du tueur. Il lui faudra ensuite savoir comment l’homme qu’il cherche a pu avoir connaissance de son mode opératoire dans les moindres détails, au point de leurrer les forces de l’ordre. Se mettre dans la peau du tueur, en quelque sorte : ça, il connaît!

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Ce livre est juste un cocktail détonnant d’humour, de psychologie, de suspense, d’horreur… à ne pas manquer.

Quand ce partenariat a été proposé sur Livraddict, que je remercie, j’ai été tout de suite emballée…

Déjà, qu’on se le dise, j’adore la couverture.. Certes, elle n’a rien de clinquant, elle est simple, sobre, et c’est finalement ce qui laisse le plus vagabonder l’esprit… elle est bien représentative de ce qui nous attend.Ne jamais si fier aux apparences…

Et puis… le résumé… à la fois inquiétant et très prometteur… ce qui n’a pas manqué d’attiser encore un peu plus ma curiosité…

Point de vue de l’écriture, elle est sobre, elle aussi, et j’ai aimé ça… une intrigue bien ficelée, des rebondissements agréables… et quand on se dit qu’on a atteint le summum… et bien non… ça repart de plus belle, avec encore plus d’intensité, encore plus de stress, encore plus de tout!!

L’auteur a eu la très bonne idée de ponctuer le tout de petites touches d’humour noir qui tombent à pic pour venir détendre un tant soit peu l’atmosphère…

Le petit plus, voire le gros point positif du livre, c’est que pour une fois, on est dans la peau du tueur… Ce n’est pas négligeable, puisqu’il est malgré tout très rare, dans un livre thriller/policier, de voir les choses de ce point de vue, de A à Z…

Et donc, la fan de thriller que je suis n’a pas été en reste en découvrant cette nouvelle manière de faire… ce fut très plaisant.

Pour ce qui est de l’histoire… horrible, immonde, effroyable et pourtant on ne peut pas s’en détacher…

La pression psychologique est présente du début à la fin, sans relâche… et qu’est ce que j’aime ça… elle nous pousse à aller de l’avant dans le livre, inlassablement, une page en entraînant une autre pour nous emmener là où le veut l’auteur… ou le tueur?

Et puis, il y a les personnages

Joe… la perfection faite crime… Au début, à la lecture du résumé, ça m’a  fait un peu penser à Dexter… mais finalement, pas du tout, c’est  vraiment à part… autant il peut avoir une apparence impassible et calme aux yeux de tous, et passer pour un « bon à rien », autant à l’opposé, il est capable de choses des plus épouvantables et faire preuve d’une grande intelligence… et il faut reconnaitre que le fait de faire de ce livre un récit à la première personne en donnant la parole à Joe, c’est puissant!

 » Je ne suis pas un animal. Je ne tuerais pas quelqu’un juste parce qu’il passe par là. Je hais les types comme ça. C’est ce qui me distingue des autres. C’est mon humanité. « 

La relation de ce personnage avec sa mère m’a subjuguée… il y a tant d’ambigüité, allant allègrement de l’amour à la haine, du « je t’aime » à « je te déteste »… les sentiments qui les unissent sont vraiment à la hauteur de la dualité du personnage de Joe… aux antipodes les uns des autres.

D’ailleurs, cette mère est un personnage haut en couleurs que j’ai adoré… tour à tour insupportable, tyrannique, un poil déjantée… on comprend que son fils soit ce qu’il est…

Mélissa, je n’ai pas du tout accroché… je ne saurais expliquer pourquoi, mais elle m’a laissée complètement indifférente. Je l’ai trouvée dérangeante, disons le franchement. Et ce, même si son côté sociopathe est intéressant à voir.

Sally, quant à elle, m’a plu… La manière dont elle se rapproche de Joe, la manière dont lui perçoit la chose, … c’est assez amusant à lire  (malgré l’étrangeté de la situation). Mais il faut reconnaître que malgré tout, elle est d’une apparente naïveté flagrante.

Bref, dans tout ce flot, on y trouve de l’humour grinçant, et surtout, une bonne dose de psychologie des tueurs en série… ce que, je l’avoue, j’adore par-dessus tout… (je ne suis pas une inconditionnelle de la série télé « esprits criminels » pour rien… et ici, c’est le criminel lui-même qui nous « instruit », ne l’oublions pas… cela donne un tout autre regard sur la chose, on vit les choses « de l’intérieur »… on n’interprète pas les gestes d’un tueur, on les vit avec lui…

 » Une signature n’est pas évolutive. Le meurtre tout entier est contenu dans sa signature. C’est une gratification. Je n’en ai pas parce que je ne suis pas comme ces bâtards de pervers qui se mettent à buter des femmes par besoin sexuel. Je le fais pour m’amuser. Et ça fait une grosse différence. »

Cela change vraiment des livres de la même catégorie que l’on a l’habitude de lire, et cela le met loin devant les autres… Surtout si on aime les tueurs en série, les effusions de sang, et la violence gratuite à gogo…

Nul doute que je vais essayer d’approfondir avec cet auteur, et découvrir un autre roman de lui…

Cajou, Lasardine,

[✎] Au fil des morts

broché – 252 pages

Disponible sur ce site

Un mail, une pièce jointe: la photo d’une femme recroquevillée dans le coin d’une pièce sombre.
Un message l’accompagne: « Je t’offre celle-ci en cadeau. La prochaine… au chapitre suivant. »

Mike Carpenter, professeur de criminologie à l’université de Boston, connaît bien la noirceur de l’âme humaine pour l’avoir côtoyée pendant de longs mois. Son livre au titre évocateur, »Comment devient-on tueur en série ? », est un succès lors de sa sortie en librairie.
Mais il ne se doute pas que dans l’ombre, on étudie ses écrits avec minutie.
Le professeur va se retrouver au centre d’un jeu où les chapitres de son livre s’égrènent au fil des morts.
Le jeu commence. Les mots se transforment en cadavres.
La partie s’annonce sanglante.

Ce roman démarre sur les chapeaux de roue, et j’aime ça. Cela accroche directement le lecteur à l’histoire, ce qui n’est pas négligeable quand le livre fait moins de 200 pages…

Au départ, après le coup de théâtre des premières pages, je me suis dit que le livre allait ralentir, le suspense s’affaisser et l’intrigue retomber, comme c’est souvent le cas dans les thrillers qui commencent trop vite, mais ce sentiment est bien vite disparu, avec un rythme qui reprend de plus belle et qui emmène le lecteur dans une course folle…

On se demande parfois où l’auteure veut en venir, pourquoi elle se perd dans certaines descriptions, certains détails, … et puis tout d’un coup, tout devient limpide et se met en place.

L’histoire est bien ficelée, l’intrigue est cohérente et terriblement prenante et agréable à suivre. On ressent une tension palpable tout au long du livre, et plus enivrante au fur et à mesure que l’on se rapproche de l’issue de l’enquête…

Le style de l’auteure? Agréable, facile à lire, dans un langage familier, proche des conversations typiques de tout un chacun. sans trop de mots scientifiques comme j’ai déjà pu rencontrer dans des thrillers. Il y a juste assez de détails, pas trop, pour bien laisser au lecteur la possibilité de se faire sa propre idée et forger ses propres hypothèses.

Tout est amené en finesse, en suspense, un peu à la manière des enquêtes tournant autour d’Hannibal Lecter. L’aspect psychologique omniprésent est un pur bonheur…

Le tout aide à se prendre au jeu de l’enquête.

Ce que j’ai adoré, ce sont les petits « apartés » qui nous font rentrer dans la tête du tueur, dans son cheminement interne… C’est plaisant et donne une toute autre dimension au récit. On entre au cœur du cerveau dérangé du tueur en série, au cœur de son sadisme… On apprend à le connaître, à voir son évolution, mais aussi à connaître son passé et ce qui l’a amené là où il en est aujourd’hui, à devenir le psychopathe qu’il est…

Petit coup de cœur pour le passage où il nous explique que le premier livre qu’il a lu, c’est « simetierre » de Stephen King… (en tant que fan, je ne peux qu’aimer, mais chuuut).

La fin de l’histoire ne m’a pas laissée en reste…

Ce qui m’a un peu déplu?

Certaines tournures de phrases étaient parfois un peu particulières, mais rien de terriblement dérangeant… par exemple, page 6: « … ça va que vous n’êtes mariés que depuis six mois. »…

Par contre, la mise en page des dialogues est parfois chaotique… il faut s’habituer au fait que parfois, le changement de locuteur se faisait au milieu d’une ligne.

En bref?

Le milieu des tueurs en série est un univers qui me fascine et m’attire tout particulièrement, c’est ce qui m’avait fait pencher pour ce livre, et je dois bien avouer que je ne suis en rien déçue car ce roman est un bon représentant du genre.

Franchement, ce livre est une pure merveille qui m’a fait frissonner de la première à la dernière ligne… Bravo

 

[✎] L’Enfant d’Emma

Editions France Loisirs
Publié en 2009 ~ Langue : Française ~ 425 pages

En une seconde, la vie d’Emma bascule dans l’horreur. Les portes du métro se referment sur son fils de 13 mois et l’enfant disparaît aux côtés d’une inconnue. Emma a beau appeler à l’aide, la police refuse de la croire. A-t-elle vraiment un enfant ? L’a-t-on réellement enlevé ? Emma ne peut alors compter que sur elle-même pour tenter de retrouver son fils, quoi qu’il lui en coûte…

Ce livre entre, une fois de plus, dans cette catégorie de livres qui me touchent et m’interpellent: celle des enfants victimes, des enfants enlevés,disparus ou tués.

Ce thriller commence sur les chapeaux de roue, et dès ce départ, on se fait embarquer dans l’histoire terrible que vit cette mère, voyant son enfant s’éloigner, sans elle, dans le métro. Et on frissonne en se mettant à la place de cette femme qui se retrouve désemparée, désœuvrée, …

Les personnages n’ont rien d’originaux en soi: une mère de famille au bout du rouleau, un ex flic qui a démissionné pour protéger ses valeurs, d’autres flics qui ne prennent pas en considération les dires d’une femme qui leur parraît fragile psychologiquement…

Mais malgré tout, on prend les uns en sympathie, les autres en grippe, et l’un dans l’autre, on évolue agréablement dans l’histoire à leurs côtés.

Le personnage d’Emma est bouleversé et bouleversant. Qui ne serait pas touché par cette histoire? D’un autre côté, je me dis qu’elle a par moment un côté très naïf, au point de laisser son enfant à peine récupéré à une personne qu’elle ne connaît ni d’Eve, ni d’Adam.

On s’identifie facilement au personnage d’Emma… tout en priant de ne jamais connaître ce qu’elle connaît.

Point de vue du style, le livre est écrit de manière assez simple, mais reflétant à merveille les sentiments et les émotions ressenties… c’est comme si on y était. Ce qui rend le récit passionnant et captivant…les pages se tournent les unes après les autres, de manière fluide et régulière, … C’est plus fort que moi, je voulais connaître la suite, et ai donc lu les quelques 400 pages en moins de 2 jours.

L’histoire, elle est à la fois « commune » (dans le sens où le thème n’est pas novateur), terrifiante (de par son thème) et entraînante. On a de plus en plus envie de savoir ce qui s’est passer, et ce qui va se passer.

Les petits retours en arrière, dans le passé d’Emma et le père de Richie, permettent de mieux comprendre leur relation, et les réactions. Cela permet de mieux connaître Emma, et de la prendre encore plus en sympathie.

Il y a malgré tout certaines incohérences… comme le fait qu’on ne cesse d’insister sur le fait qu’Emma soit sans le sou, qu’elle peine à boucler les fins de mois et payer son loyer, mais pourtant, elle semble avoir un compte en banque qui se remplit tout seul: elle peut sans peine, du jour au lendemain, se payer deux billets d’avion pour la France, ou une chambre d’hôte à l’improviste pour passer la nuit après une virée à la mer improvisée… C’est malgré tout un peu contradictoire…

Mais cela n’a pas dérangé ma lecture plus que ça, j’ai vraiment adoré ce livre, même s’il m’a à de nombreuses reprises serré le coeur…

Dans l’ensemble, un très bon thriller à découvrir absolument. Emouvant, passionnant, intriguant… tout en simplicité et en émotions.