[✎] Elles étaient jeunes et belles

Elles étaient jeunes et belles
Karen ROSE

Genre: Thriller romance

Maison d’édition: Harlequin (Mosaïc)
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 592 pages
Prix: 18,73 €

Jeunes, belles et brunes. Nuit après nuit, des lycéennes disparaissent de leur chambre. L’un après l’autre, leur corps est retrouvé quelques jours plus tard, sans vie…
Révolté par l’horreur de ces meurtres qui terrorisent Raleigh, en Caroline du Nord, l’agent spécial Steven Thatcher n’a plus qu’un but : mettre le tueur en série sous les verrous. Hélas, celui-ci a méticuleusement effacé tous les indices, l’enquête piétine. Jusqu’à ce que la ravissante Jenna, un des professeurs de son fils aîné Brad, ne commence à recevoir d’inquiétantes et sombres menaces. De crainte qu’elle ne soit la prochaine cible du tueur, Steven se jure de la protéger. Car comme toutes les victimes de l’assassin, Jenna est jeune, belle et brune…

  Une très bonne intrigue, une romance agréable et pas trop imposante.. dommage qu’il y ait eu deux points qui m’aient déçue: un lent démarrage et un triangle amoureux … mais une très bonne lecture !

Pour ne rien vous cacher, je crois que c’est LE livre qui me tentait le plus dans toutes les sorties de ce mois de juin !

Par contre, je dois vous avouer autre chose… si le côté thriller et l’enquête m’intriguaient beaucoup, le côté romance me faisait un peu peur, car j’avais peur que justement, le côté romantique l’emporte sur le suspense… eh bien pas du tout, le tout est savamment dosé, et cela apporte un autre regard sur l’histoire.

La plume est assez intéressante. Le livre se lit facilement, mais les choses ne sont pas juste survolées… Mais malgré le nombre de pages imposant, il ne m’a pas fallu un temps interminable pour le lire. Le rythme de l’histoire n’y est pas pour rien non plus.

 Le fil conducteur du livre est des plus captivants…

Par contre, il faut reconnaître que le livre est, selon moi, un peu lent à démarrer… il m’a fallut entre un cinquième et un quart du livre pour vraiment rentrer dans l’histoire, mais une fois dedans, je n’avais qu’une hâte: avoir le fin mot de l’histoire, avancer encore et encore dans l’histoire… D’ailleurs, j’ai quasi passé une nuit blanche dessus… Je ne vous dis pas la tête le lendemain matin !

 Ces jeunes filles qui disparaissent de manière étrange, il n’en faut pas plus pour être sur les traces d’un tueur en série (et vous me connaissez, les tueurs en série et moi, c’est une véritable histoire d’amour)…

Ce que j’ai aimé, c’est que jusqu’à la fin, le suspense reste intacte, ou alors, c’est que j’ai vraiment perdu de mon flair en matière de thriller 🙂

Concernant les personnages… Au départ, j’ai été un peu déroutée… En effet, j’ai été très étonnée de la romance entre Steven Thatcher (imparfait, réaliste, intelligent, intègre, compatissant mais un peu angoissé à l’extrême) et Jenna Marshall (intelligente, talentueuse, belle, indépendante)… Pourtant, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a quand même commis pas mal d’erreurs au départ vis-à-vis de la belle… Les débuts ont donc été des plus houleux… mais faire avec le passé et le présent de chacun n’est pas chose facile… (mais je ne vais pas tout vous dire, non plus 😉 )

Ce que j’ai aimé aussi, c’est que pour une fois, les personnages secondaires ne sont pas laissés pour compte… en effet, ils sont intéressants, construits et tout… ce qui est bien agréable et ajoute une autre profondeur à l’histoire.

Par contre, je n’ai pas apprécié le côté triangle amoureux (je ne vous dit pas avec qui, à vous de le découvrir) qui, certes, apporte un nouvel éclairage à l’affaire, mais il m’a malgré tout déplu. Que voulez vous, j’ai une certaine aversion pour les triangles amoureux, on ne se refait pas.

Donc à part le triangle amoureux et la lenteur du début, j’ai adoré ma lecture, et ne regrette vraiment pas cette découverte. Un tout grand merci aux éditions Harlequin !

Si vous aimez les livres à l’action intensive, au suspense grandissant, où les pages se tournent sans compter, avec une petite histoire d’amour incluse, vous ne pourrez qu’aimer ce livre. Je vous le conseille fortement.

Si j’ai bien compris, ce livre s’inscrit dans une saga des aventures de cet inspecteur… Si le premier est de la même plume, j’ai hâte de le découvrir.

J’en profite également pour ajouter ce livre dans le challenge 1 mois, 1000 pages pour ce mois de juin, qui me fait faire un bon en avant…

[✎] Opération trio, tome 08 : Prophéties en Grèce

Titre: Opération trio, tome 08 : Prophéties en Grèce
Auteur: Marc Cantin

Genre: Jeunesse, aventure

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 96 pages
Prix: 5 €

L’ordinateur Rose a envoyé Mina, Mathis et Robin dans la Grèce antique pour numériser un objet appartenant à une prophétesse chargée d’entrer en contact avec les dieux. Si les enfants parviennent à pénétrer aisément dans le temple, ils découvrent un garde bien inhabituel qui les empêche d’en sortir: une oie! Heureusement, ils peuvent compter sur l’astuce de Mina pour les sortir de ce mauvais pas…

   Pas entièrement convaincue par ce premier tome, même si le principe du livre est très intéressant, les personnages attachants, mais je l’ai trouvé un peu trop irréaliste.

Je ne connaissais pas du tout cette série de livre, donc je suis partie avec un petit désavantage: je ne connaissais pas du tout nos trois héros, et donc, je ne savais pas à quoi m’attendre.

Je trouve le concept très sympa, ces jeunes, Mina, Mathias et Robin (qui est persuadé d’être aidé par les astres, croit dur comme fer à son horoscope), qui peuvent voyager dans le temps grâce à une machine, mais ne pouvant rester qu’un court laps de temps dans chaque époque.

Par contre, je suis un peu déçue: je trouve que l’histoire en elle-même est un peu trop invraisemblable, ce qui fait que j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à l’histoire, ou aux personnages. Mais je me dis que pour les enfants, c’est justement ce côté totalement hallucinant qui devrait leur plaire…

Je ne sais pas si les autres tomes de la saga sont aussi « irréalistes », je le verrai bien avec les deux autres tomes que j’ai à la maison.

En dehors de ça, le livre est très bien écrit, il se lit facilement, il y a plein d’action, de rebondissements, peut-être même un peu trop à mon gout pour le peu de temps que dure l’histoire…

Le thème du voyage en Grèce Antique, des prophéties, de la communication avec les Dieux, etc… par contre, cela m’a bien plu. J’ai trouvé ça bien amené et intéressant pour les petits loups… et pour moi 🙂

Et le côté « morale » à la fin de l’histoire, je trouve ça chouette… C’est important à mes yeux dans les livres pour enfants.

En conclusion, je ne suis pas entièrement convaincue par cette saga, pour l’instant… Non pas qu’elle m’ait déplu, mais elle ne fait as partie de mes préférées des  éditions Nathan… J’attends de lire la suite pour voir si on reste sur la tendance ou si c’était juste pour ce tome-ci.

Je remercie SAmia des éditions Nathan pour l’envoi de ce livre… j’ai hâte malgré tout de découvrir la suite, pour ne pas rester sur cette impression mitigée…

 

[✎] Le parfum du thé glacé

Titre: Le parfum du thé glacé
Auteur: Emilie Richards

Genre: romance

Maison d’édition: Harlequin / Mosaïc
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 528 pages
Prix: 19,90 €

Alors qu’une tempête menace les rivages coralliens de la presqu’île de Happiness Key, cinq femmes vont mettre à l’épreuve leur amitié et, en chemin, découvrir l’amour.La vie amoureuse de Tracy Deloche, ancienne jet-setteuse, traverse une sérieuse zone de turbulences… Mais heureusement pour elle, elle a le soutien complice de quatre de ses amies, qui louent les petits pavillons qu’elle possède en bord de mer. Il y a la pétulante Wanda, toujours prête à rire, qui régale tout le monde de ses pâtisseries décadentes. Mais aussi Janya, la jeune et superbe Indienne qui, malgré un mariage arrangé compliqué, rêve de devenir mère. Ainsi qu’Alice, la courageuse Alice, qui élève seule sa petite-fille bientôt adolescente. Sans oublier Maggie, l’ex-policière et discrète fille de Wanda, dont la vie sentimentale chaotique n’a rien à envier à celle de Tracy.
Et tandis qu’histoires d’amour et de famille s’enchevêtrent avec tumulte, une tempête tropicale se prépare, rabattant en rafales secrets et surprises vers les rives de Happiness Key. Pour les cinq amies, c’est l’occasion de découvrir qu’elles ont plus que jamais besoin les unes des autres…

Vous pourrez lire un extrait du livre ici

   Un pur moment de bonheur livresque, tout en douceur, tout en émotion, tout en simplicité et en décontraction…

Des personnages hyper attachants, une histoire calme, mais agréable… Une belle découverte.

Quand j’ai té contactée pour découvrir cette nouvelle collection des éditions Harlequin, j’étais aux anges.  En effet, depuis que je me suis penchée d’un peu plus près sur cette maison d’édition et la large gamme de ses collections, je suis sous le charme. Donc il était tout naturel pour moi d’avoir envie de découvrir cette nouvelle collection appelée Mosaïc.

En ce qui concerne le livre « Le parfum du thé glacé », le titre m’a immédiatement emballée… Il fait rêver, penser aux vacances, bref, parfait pour contrer la grisaille actuelle du temps…

La couverture ne m’a pas laissée en reste, puisqu’elle reste bien dans le même ton, dans la même optique: elle invite à la détente, au voyage, à l’évasion…

Puis, j’ai ouvert le livre, et me suis régalée…

Le style est frais, agréable, facile à lire, … Il se lit rapidement, presque sans que l’on ne s’en rende compte… Les 500 pages passées m’ont fait un peu peur au départ, puis finalement, en trois « séances de lectures » de plus ou moins deux heures, elles étaient lues…

Le seul bémol: même s’il est tout à fait possible de lire ce roman « tout seul », j’étais étonnée de voir qu’il y avait pas mal de références à des évènements qui, annoncés comme ils le sont, devraient nous êtres familiers. Hors, ce n’était en rien le cas, du coup, j’ai fait quelques petites recherches…

Et en fait, en y regardant de plus près sur le site de l’éditeur, il apparaît que ce roman est le troisième d’une trilogie, ce qui explique cela… maintenant, il faut savoir que si on n’a pas lu les deux précédents, cela n’entache en rien la lecture agréable de ce troisième tome… les histoires sont malgré tout assez distantes, donc à part pour les quelques références faites, cela ne vous empêchera pas de profiter au mieux de la lecture.

Par contre, ce roman se savoure… il n’y a pas de rythme effréné, ou haletant, pas de gros rebondissements qui changent le cours de l’histoire… non, rien de tout ça, mais une histoire qui coule au goutte à goutte comme échappée d’un sablier, dans un style tendre, doux, amusant, pour que l’on puisse en profiter en toute simplicité, … et c’est ce qui fait sa force.

Le petit côté « enquête » vient mettre un peu d’action, mais sans pousser le lecteur dans un état de stresse ou de tension… On est là pour se détendre, pas pour s’inquiéter…

Les personnages, je les ai adoré… on découvre les 5 amies, d’âge mûr, qui sont à la fois étonnantes et attachantes. Elles ont toutes leur caractère propre, leur vision de la vie et des émotions, et ce sont ces différences qui font qu’elles s’entendent, se rapprochent, et s’entendent si bien, au fil des petits aléas de la vie. Elles allient toutes une force de caractère et une fragilité cachée, ce qui donne un beau panel d’émotions. On arrive facilement à s’attacher à elles, et s’identifier à l’une d’elles en fonction de notre propre caractère.

Même si le nombre de page peut en effrayer certaines, ne vous fiez pas aux apparences, il n’y a pas de longueurs dans ce livre, et il se  lit plus facilement et rapidement qu’il n’y paraît. Il est parfait pour emporter avec soi en vacances, que ce soit au bord de la plage ou dans le jardin sur son transat…

 

Je remercie les éditions Harlequin pour cette découverte. N’hésitez pas à aller visiter le site de cette nouvelle collection Mosaïc.

 

[✎] Time Riders, tome 2 : Le Jour du prédateur

Titre: Time Riders, tome 2 : Le Jour du prédateur
Auteur: Alex Scarrow

Genre: Fantastique

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 444 pages
Prix: 15,50 €

Ne jouez pas avec le temps…

Liam aurait dû mourir en mer en 1912. Maddy aurait dû mourir d’un accident d’avion en 2010. Sal aurait dû mourir dans un incendie en 2026. Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne détruisent l’Histoire.
Suite à une erreur de Maddy, Liam se retrouve bloqué 65 millions d’années en arrière, sur le terrain de chasse de dinosaures plus féroces les uns que les autres. Le garçon doit trouver un moyen de contacter Maddy et Sal au plus vite, s’il veut éviter d’être mis en pièces. Mais ne risque-t-il pas s’endommager l’Histoire et de créer une nouvelle – et terrifiante – réalité ?

Ce livre est vraiment génial: des personnages attachants, une histoire originale et prenante, de l’humour présent à petite dose pour dédramatiser le tout… j’adore !

Ahhh ce livre, qu’est ce que je l’attendais, et en attendais… Quand j’ai découvert le premier tome, j’étais sous le charme… et donc, il était plus que vital pour moi de lire la suite (bon, j’exagère un peu, mais j’étais très très impatiente de savoir la suite des aventures)…

 Rien que la couverture est une merveille à elle seule: elle est superbe, et est vraiment alléchante… Entre les couleurs et les petits détails, elle est vraiment réalisée avec soin et attention… tout y est pensé…

Point de vue du style, l’auteur est fidèle à lui-même… ça se lit facilement, ça se lit intensément, et presque sans s’en rendre compte. Une plume agréable, qui nous emmène dès le départ dans l’univers particulier du livre.

Ce qui est passionnant, c’est que contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas « encore une histoire de voyage dans le temps« … car souvent, les suites s’essoufflent parce qu’il est difficile de se renouveler, de trouver de quoi accrocher le lecteur, mais ici, Alex Scarrow y parvient sans peine…

Comment? En nous projetant dans un monde passé, très passé, la préhistoire… ce qui est ma foi assez orignal, peu usité je pense (du moins de ce que j’ai pu lire, je n’ai pas le souvenir d’un autre livre alliant voyage dans le temps et dinosaures), et donc ça captive dès le départ. En tous cas, je n’avais jamais rien lu de comparable, et je trouve que l’auteur s’en sort de main de maître…

Car au-delà de l’aspect fantastique, je trouve que tout se tient, qu’il y a un vrai travail de recherche afin de nous livrer une histoire la plus crédible possible, et j’ai vraiment adoré ça…

Ajoutez à cela une action omniprésente, où le lecteur n’a pas le temps de dire ouf, de s’ennuyer, ou de se laisser détourner du livre. Le rythme est intense, imposant, enivrant…

Les rebondissements et les révélations sont bien présentes, et c’est un bonheur que de suivre l’aventure, car jusqu’au bout, je me suis demandée comment les personnages allaient faire pour s’en sortir, car ils étaient vraiment mal partis.

Je reste toujours sur mon coup de cœur pour Liam, qui est vraiment le personnage que je préfère dans cette saga (Titanic addict? Je ne sais pas, mais il est celui que je trouve le plus touchant et le plus intéressant)… D’ailleurs j’ai adoré les petites situations assez amusantes que l’on peut rencontrer entre lui et Becks, la nouvelle auxiliaire de mission…

 En dehors de ça, un peu dommage que les personnages ne soient pas un tant soit peu plus exploités, plus approfondis, mais honnêtement, comme c’est l’action qui est prédominante sur les personnages, cela ne gène pas du tout la lecture (en tous cas, ça ne m’a pas dérangé outre mesure, …)

Bref vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre ! et j’ai hâte de pouvoir lire la suite (bon, je sais , il faut attendre … mais on peut rêver, non? )

Si vous n’avez pas encore découvert cette saga, je vous la conseille vraiment, elle vaut le détour.

Merci à Samia, des éditions Nathan, pour cette lecture qui m’a enchantée…

 

[✎] Organes à tous les coups

Titre: Organes à tous les coups
Auteur: Denis Almercery

Genre: Thriller

Maison d’édition: Scrinéo
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 300
Prix: 19,00 €

Après avoir déjoué l’opération Goliath, Arno Fugiers revient, plus fort, plus beau et plus intelligent que jamais !

Une fois encore, il se retrouve embarqué, malgré lui dans une aventure dans laquelle il devra déjouer les plans macabres de réseaux criminels internationaux. Pour quelle raison ces mexicains avec lesquels il a eu le malheur de jouer au poker ne le lâchent-ils pas d »une semelle ? Avec une équipe de choc constituée de Gino, le mafieux sicilien plein de ressources, d’Anna, agent secret espagnol « rejeton issu d »une nuit d’amour trop arrosée entre Obélix et une pelleteuse Caterpillar », et la charmante commandant Moreau, agent de la DGSE (Fugiers aurait-il trouvé plus forte tête que lui ?), notre superhéros va-t-il réussir à déjouer tous les pièges que lui tendent les truands ?

  Je dois avouer que je ne suis pas très réceptive à l’humour dans les thrillers…

D’une plume agréable, facile à lire, l’auteur nous emporte dans son univers. Oui mais…

Le style de l’auteur a ceci de surprenant qu’il manie la langue française de manière assez particulière… jeux de mots, métaphores, humour sont présents, savamment dosés, pour apporter au lecture une décontraction inhabituelle dans les thrillers.

A la lecture c’était agréable, mais cela enlève une partie du tragique que j’aime trouver dans les thrillers, c’est un peu dommage. Pour moi, un thriller doit rester inquiétant, sombre, tragique à la rigueur, mais l’humour n’y a que peu sa place si je veux pouvoir m’y investir correctement et apprécier l’histoire à sa juste valeur, et ce ne fut pas le cas ici, malheureusement.

D’ailleurs, l’histoire est un peu simple aussi… On dénoue rapidement le fil de l’intrigue, on sait dès le départ discerner avec certitude qui sont les bons ou les méchants, et tout se déroule donc sans grandes surprises. Les choses se déroulent de manière fluide, un peu trop peut-être, car les rebondissements ont malgré tout parut assez fades.

 Le personnage principal, Arno Fugiers, est assez particulier… Il cumule les addictions en tous genres… l’alcool, la drogue dure, les femmes de petite vertu, etc… Il a son caractère de personne qui n’aime pas se laisser marcher sur les pieds ou diriger. On est loin du héros vertueux, mais on tombe malgré tout dans les clichés.

« David venait de me décevoir. Je n’aimais pas cette façon de lâcher ses hommes quand ils étaient dans le bourbier. J’avais été élevé au biberon de la solidarité, des unités qui avançaient main dans la main, et des frères d’armes pour qui on était prêt à mourir. Les méthodes d’anguille de David et de son ministre me gonflaient sérieusement, je n’avais pas l’habitude qu’on se serve de moi comme ça. Viel pouvait toujours se brosser pour que je l’appelle, c’était fini. Sur la première marche du podium de mes défauts, la rancune trônait depuis toujours. »

Il a un côté malgré tout très rustre auquel je n’ai pas accroché du tout.

 Le gros point positif de ce roman, pour moi, c’est son environnement. En effet, le roman se situe dans l’environnement parisien, et les lieux nous sont bien décrits, ce qui fait qu’on peut sans peine se les représenter, surtout si on a déjà visité la ville… c’est vraiment un aspect que j’ai adoré, car j’aime déjà beaucoup cette ville au départ, et donc ce fut un plaisir de la redécouvrir de la sorte.

Un  autre petit plus… qui devient à la mode aux éditions Scrinéo et que j’apprécie, c’est le petit dossier documentaire, à la fin du roman, qui nous présente les sources, références, et d’autres informations qui sont, je trouve, effrayantes de par leur véracité. Cela donne une authenticité à certains faits, et c’est vraiment surprenant.

Car c’est bien là l’attrait principal du livre: le trafic d’organes… Au départ, on se dit que ce n’est valable que dans certaines parties du monde, que ça ne se passera jamais chez nous, mais les documents de la fin exposent une autre version…

Le fond est très intéressant… la forme me plait beaucoup moins… c’est dommage, car le thème me plaisait bien.

Je pense qu’il plaira aux personnes pour qui l’humour dans le tragique n’est pas dérangeant…

Ce livre a été lu dans le cadre de l’évènement Masse Critique. Je remercie les éditions Scrinéo et Babélio pour cette découverte…

 

[✎] Lucky Harbor, tome 1 : Irrésistible

Titre: Lucky Harbor, tome 1 : Irrésistible
Auteur: Jill Shalvis

Genre: Romance

Maison d’édition: Milady
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 360 pages
Prix: 7,60 €

Maddie Moore a tout perdu ou presque : son mec, son job, et sa mère, Phoebe, qu’elle n’a jamais vraiment connue. Tout ce qu’il lui reste, c’est un ego en miettes, un goût prononcé pour les chips au vinaigre et un tiers de l’héritage que Phoebe a laissé à ses trois filles : un petit hôtel qui a vu des jours meilleurs, situé à Lucky Harbor. Alors que Tara et Chloe, ses deux demi-sœurs, ont hâte de vendre la propriété pour retourner à leur petite vie, Maddie se surprend à envisager un avenir dans cette petite ville située en bordure du Pacifique. La présence de l’irrésistible Jax, à qui elle a confié la rénovation de l’hôtel, y est sans doute pour quelque chose. En effet, celui-ci semble bien décidé à réveiller son cœur…

Des personnages attachants, une histoire où la romance est présente mais pas que, où la fraicheur et la douceur sont présentes pour accompagner la lecture. Je sens que je deviens accro 🙂

Second essai pour moi dans les nouveautés des éditions Milady, la romance…

Pour rappel, j’ai découvert cette nouvelle « gamme » par le titre « Les jeudis au parc« , qui fut une magnifique découverte…

Pour ce titre ci, la quatrième de couverture a immédiatement attiré mon attention… au-delà de la romance transparaissait l’humour, entre autres, ce qui m’a tout de suite plu… (je n’aime pas les histoire d’amour trop nian-nian… )

La plume de l’auteure est agréable. Facile à lire, elle permet de glisser entre les pages pour se laisser porter par l’histoire. Les scènes nous sont livrées de manière à ce que l’on se les représente bien, et c’est vraiment agréable.

Le lieu où l’histoire est située est fait, lui aussi, pour nous mettre en conditions: une ville comme on en rêverait, en bord de mer, … voilà qui est romantique à souhait, même si c’est un peu cliché… (à la rigueur, pour ce type de romans, je me fiche des clichés)…

J’ai aimé le fait que chaque début de chapitre soit ponctué d’une petite citation… je ne résiste pas à vous en mettre quelques unes, celles que j’ai préférées..

* Au moment où vous pensez avoir touché le fond, quelqu’un vous balancera une pelle pour que vous continuiez à creuser…

* Le bonheur, c’est une question d’état d’esprit.

 Point de vue des personnages: bien qu’ils soient attachants, je n’ai pas réussi à m’identifier à l’un d’eux, par contre…

Maddie, personnage central du roman, est très attachante. Elle a un passé pas facile, semé d’embuches, de coups dur… on la prendrait (presque) en pitié tant on sent qu’elle en a bavé. Elle a de superbes qualités humaines qui transparaissent  tout au long du roman: une générosité sans compter, une douceur et une tendresse formidables, une gentillesse parfois « trop » même… elle est malgré tout forte et pleine de bonne volonté là où d’autres auraient baissé les bras depuis longtemps.

Puis il y a ses deux sœurs, Chloé et Tara, qui sont vraiment aux antipodes l’une de l’autres. Chloé est un vrai souffle d’air frais, à l’aspect sauvage et indomptable. Elle a la langue bien pendue, et ne se laisse pas faire. Tara, quant à elle, est plus sérieuse, plus réservée, plus renfermée.

Et que serait une romance sans le beau mâle de service, Jax, qui au-delà de son physique attrayant a beaucoup de qualité de cœur également… il a tout pour plaire. Il en serait presque un peu trop parfait, mais bon, c’est le but de ces romans, non, nous faire rêver en nous présentant l’homme idéal?

Toujours dans les clichés, je trouve que l’histoire se déroule un peu trop facilement, qu’ils tombent un peu trop vite amoureux, … quelques difficultés supplémentaires ne m’auraient pas dérangée… mais bon, ici, on est dans la romance, pas dans les drames… donc ça passe relativement bien malgré tout. La fin est courue d’avance, mais quelle importance? Je pense que le but de ces romans est plus la détente que de créer le suspense et la surprise chez le lecteur… on vise l’émotion, et de ce point de vue, c’est réussi…

 Avant de vous laisser, il y a un extrait que j’ai envie de partager avec vous. (Chapitre 22, p 279)

JCBuilder: En plein boulot?
J’M le tricot: En pleine détente.
JCBuilder: je peux t’aider?
J’M le tricot: Tu peux… En me racontant quelque chose sur toi. Ton plus beau souvenir d’enfance, la plus grosse honte de ta vie, ce qui te motive dans la vie. N’importe quoi.
JCBuilder: Une glace mangée sur la grande roue, le jour où j’ai encastré mon premier camion dans la boite aux lettres de Lucille, profiter de l’instant présent. A toi.
J’M le tricot: Des marshmallows grillés autour d’un feu de camp sur un tournage avec mon père, chaque seconde de notre toute première rencontre, savoir que tout peut toujours s’arranger.
JCBuilder: Tout?
J’M le tricot: La vie. Tu as une recette de vie à me donner?
JCBuilder: Le courage?

J’aime ce passage, je ne saurais pas vous dire pourquoi… si ce  n’est la recette de vie, cette recette du bonheur tant convoité. Je crois qu’à la même question, j’aurais répondu garder l’espoir…

Honnêtement, je ne pensais pas accrocher à ce point à ce type de romans. La romance n’était pas vraiment ma tasse de thé, mais cette nouvelle collection Milady me plait vraiment beaucoup.

Un roman que je vous conseille pour lézarder au soleil cet été… Idéal pour se détendre et rêvasser…

Merci à Aurélia, des éditions Milady, pour cette découverte 🙂

 

[✎] Le pacte boréal

Titre: Le pacte boréal
Auteur: Anna Jansson

Genre: Policier

Maison d’édition: Le livre de poche
Année d’édition:2012
Nombre de pages: 333 pages
Prix: 6,60 €

Dans les derniers jours de l’année, alors que le froid et la neige submergent la côte, la petite ville suédoise de Kronköping est soudain plongée dans la terreur. Des inconnus assassinés sont retrouvés pendus ou mutilés selon des méthodes qui rappellent les pires châtiments de la mythologie viking. Une secte serait-elle à l’oeuvre ? Pourquoi aurait-elle exécuté ces hommes et ces femmes sans histoires ? Ou bien s’agirait-il d’un tueur solitaire imprégné des traditions nordiques les plus sanglantes ?
La belle Maria Wern fait partie de l’équipe de policiers chargée de mener l’enquête. Elle va devoir sacrifier ses vacances de Noël pour comprendre au plus vite ce que cachent les signes étranges que les tueurs laissent sur les lieux de leurs crimes. Et si par malheur elle n’y parvenait pas, il ne fait aucun doute que les prochains sacrifices seront bien pires encore…

   Une histoire sans grands rebondissements, mais renforcée par l’aspect mythologique. Des personnages un peu plat, et une intrigue facilement décousue. Malgré tout, j’ai pris plaisir à aller au bout de cette lecture.

D’un premier coup d’œil, la couverture m’a déjà attirée… je l’ai trouvé tellement belle, inquiétante, … elle met bien dans l’ambiance qui ressortira du livre. Pour ceux qui ont vu l’autre édition francophone de ce roman, vous comprendrez que je préfère largement celle-ci qui, au moins, est en adéquation avec le roman.

J’ai aimé l’environnement créé par l’auteure. Kronköping, ville côtière, est assez bien décrite pour sembler tout ce qu’il y a de plus réelle… Sauf erreur de ma part, cette ville n’existe pourtant pas réellement, mais pourtant, on a l’impression que l’auteur y a passé son enfance, qu’elle en connaît tous les coins et recoins, et qu’elle nous la décrit de mémoire.

Les premières lignes, qui mettent une belle ambiance en scène je trouve…

Le 22 décembre

Les flocons de neige dansaient dans la lumière froide du crépuscule. Avec allégresse, ils tombaient vers le sol en virevoltant et se laissaient absorber par la terre humide. Le ciel gris noir semblait planer de manière menaçante au-dessus de la cime des arbres. L’obscurité entre les sapins était compacte. Lampe de poche à la main, Hartman, l’inspecteur de la criminelle, se frayait un chemin en direction des bruits de coups étouffés qui se faisaient entendre quelque part devant eux. Il était suivi de près par Edvin, un vieil homme vêtu d’un pantalon bleu, d’une casquette et d’un manteau de cuir râpé, à la respiration laborieuse et à la démarche mal assurée. Il tenait encore son chien mort dans ses bras. Il répétait le nom de l’animal dans un chuchotement tandis qu’il caressait de la main la fourrure blanche maculée de sang. L’agent de police Maria Wern marchait à côté du vieil homme, un bras autour de ses épaules osseuses. Sa longue tresse blonde lui cinglait le dos lorsqu’elle enjambait des pierres saillantes ou des racines sinueuses. Le cône de lumière projeté par la lampe de poche s’insinuait entre les arbres en direction du bruit qui allait en s’intensifiant et sonnait creux. Les branches nues des feuillus se détachaient contre la faible luminosité du ciel. Le vent semblait les faire s’enrouler sur elles-mêmes. Entre chien et loup, un dégradé de teintes grises avait succédé aux couleurs du crépuscule.

Le personnage central, à savoir Maria Wern,  est relativement classique et cliché… Une femme, mère de famille, normale, quoi, qui se donne à fond dans son travail de flic pour prouver qu’elle y a sa place… face à un patron macho qui ne lui facilite pas toujours les choses. J’ai cependant aimé le fait qu’on la découvre à mener sa vie de famille (pas toujours facile entre son époux, sa fille  Linda, sa belle-mère, … une vie normale, quoi) et sa vie de femme flic, milieu relativement masculin, macho et sans répit. J’ai aimé ce côté très humain, très « femme » qui lui est donné. Je trouve que les livres où les policiers nous sont montrés avec le côté vie privée en prime sont tellement rares, qui plus est lorsqu’il s’agit de femmes…

Elle se retrouve face à un crime épouvantable, mis en scène de manière rituelle viking, qui même si au départ ne semblait la mener nulle part, l’emmène finalement sur les trace d’un autre crime commis une dizaine d’années auparavant.

Mise à part cela, malheureusement, les autres personnages manquent totalement de profondeur, de relief.. C’est un petit peu dommage… Je crois que les travailler un peu plus en précision aurait été très bénéfique au roman…

J’ai aimé le côté découverte de la mythologie scandinave, car c’est quelque chose (la mythologie) qui m’a toujours intéressée, et amenée de cette manière, c’est encore plus prenant, je trouve… Cela renforce le côté plausible de l’histoire, ça le place dans l’histoire d’un pays, d’une région, et j’aime ça

J’ai aimé le style simple, épuré et sans fioriture de l’auteure. L’accent est mis sur l’histoire, pas sur des détails sans importance, et c’est ce qui fait qu’on suit ce livre avec passion… L’intrigue en elle-même est relativement classique, mais mise en scène de manière tellement intéressante qu’elle en devient très addictive. Même si on découvre très vite la logique qui guide le récit, même si très tôt, on se dit qu’on a découvert qui est le meurtrier, le livre n’en perd pas son intérêt, il reste dans la course.

Un livre sympathique, même si l’aspect mythologie est plus agréable que l’histoire en elle-même…

Je remercie Livraddict et les éditions Le livre de poche pour ce partenariat..

Ce livre est le second que je lis dans le cadre du challenge « je vide ma bibliothèque », organisé par Ayma…

Et dans le cadre du challenge de Crouton « 1 mois – 1000 pages » il fait également grimper mon compteur de 333 pages, ce qui me mène à …

 

[✎] Maeve Regan, tome 1 : Rage de Dents

Titre: Maeve Regan, tome 1 : Rage de Dents
Auteur: Marika Gallman

Genre: Bit-Lit

Maison d’édition: Milady
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 397 pages
Prix:  7,60 €

Avant, ma vie était simple : l’université si j’en avais envie, les hommes quand j’en avais envie. Et je n’avais aucun problème qu’un barman ne puisse m’aider à résoudre.
Mais là, depuis un moment, rien ne va plus.
Le type sexy qui me draguait a rendu son déjeuner quand on a voulu concrétiser.
J’ai cassé le nez du copain de ma meilleure amie, et elle ne l’a pas très bien pris. Lui non plus, d’ailleurs.
Ensuite, je me suis mise à faire des cauchemars.
Et tout ça, c’était avant qu’une bande de vampires décide de redécorer mon appart et qu’un colosse me kidnappe.
Quand je vous dis que ce n’est pas ma semaine…

  Un livre très sympa, un très bon début de saga qui me donne vraiment envie de la continuer !

Il faut déjà savoir que je lis rarement de la bit-lit, car je trouve qu’on en voit tellement à toutes les sauces, en ce moment, qu’on ne sait plus où donner de la tête et que j’avais peur d’être déçue.

Cependant, quand on m’a proposé de découvrir cette nouvelle saga de chez Milady, j’ai accepté, tout simplement parce que la quatrième de couverture m’a plu. J’ai aimé le côté humoristique qui y est mis en avant, je trouve, et qui se démarque ainsi donc un peu des autres sagas…

Le style de l’auteur est très agréable… cohérent, travaillé… Je trouve que l’auteure s’y prend de main de maître pour mettre les bases solides en place pour la suite de la saga.

Un univers très bien construit, bien décrit, que l’on parvient sans mal à s’imaginer et donc, dans lequel on rentre dès le départ. Ce qui pour moi est essentiel dans ce genre de livres.

Les descriptions qui y sont faites le sont à bon escient, et pas juste là pour combler un vide. Elles sont faites de manière à bien exposer les faits et les personnages, et à aucun moment, elles ne m’ont ennuyée, à aucun moment, je n’ai eu de sensation de longueur.

J’ai été également surprise de la manière dont l’auteure aborde les émotions ressenties et parvient à nous les faire passer.

A côté de ça, l’histoire en elle-même est un peu décevante… (j’ai dit un peu, ne vous en faites pas)  Elle est sympathique, j’ai aimé la découvrir, mais je trouve qu’elle ne se sort pas spécialement du lot. Parfois, j’ai trouvé que cela manquait un peu d’action, que certaines scènes auraient pu être un peu plus travaillées.

Par contre, j’ai trouvé les personnages relativement recherchés aussi. Ils sont originaux, bien présentés, on parvient facilement à les apprécier.

Le personnage de Maeve… j’ai aimé son originalité et son punch.. Au premier regard, on pourrait la prendre pour une étudiante comme les autres: la semaine, elle va en cours, le week end, elle adore sortir avec ses amis, elle a une vie amoureuse tumultueuse comme tous les jeunes de son âge… Son soucis? Elle a une terrible colère en elle, qui surgit comme ça, sans prévenir, et lui fait faire des choses horribles. Bref, une vie d’apparence normal, jusqu’à ce que sa vie prenne un tournant tout particulier, mais ça, je ne vais pas tout vous dire, …

Elle a un sens de la répartie hors du commun, n’a pas la langue dans sa poche, et est vraiment cynique. Et j’ai adoré ça…

« – Tu plaides pas ta cause, là, lui dis-je. Donne-moi une bonne raison de ne pas vouloir qu’il te broie le cou.

Il me toisa avec un regard des plus charmeurs.

– Déjà, me broyer le cou ne me tuera pas, ma jolie, répondit-il d’une manière mutine. Et ensuite, c’est parce que, mort, je ne pourrais pas te faire toutes les choses que tu rêves que je te fasse.

La gifle était partie avant même qu’il n’ait fini sa phrase. J’étais bien consciente du fait qu’il n’avait probablement rien senti – ce n’était rien comparé à ce qu’il s’était ramassé tout à l’heure – et que j’étais la seule à m’être fait mal. Mais c’était pour la forme.

– Du caractère, j’aime, dit-il en se caressant la joue amoureusement.

Je le jaugeai un moment, puis lui fis un grand sourire.

– Tu sais quoi? Tue-le, lâchai-je alors en m’adressant à l’Indien sans quitter Lukas des yeux. Un vampire mort de plus ou de moins ne va plus changer la déco de mon salon à ce stade. « 

Je n’ai pas beaucoup de points de comparaison en matière de bit-lit et de personnages masculins, mais j’ai également trouvé Lukas assez surprenant… à la fois un côté macho, et un côté plus « doux ». J’ai aimé lire la tenson palpable qu’il y a entre Maeve et lui.

Par contre, ce que j’ai franchement aimé, c’est qu’il n’y a pas de scènes de « sexe pour le sexe »… c’est un côté de la bit-lit que je déteste en général, et donc, je suis ravie que Marika Gallman ne soit pas tombée dans ce piège facile qui m’aurait profondément rebutée.

L’un dans l’autre, j’ai trouvé ce premier tome bien sympathique, et vais garder cette saga à l’œil, car elle mérite qu’on s’y intéresse. Et puis, je me dis que le premier tome est souvent moins « actif » que le second, car il faut le temps de mettre tout l’univers en place.

Une chose est certaine, si c’est pour découvrir ce genre de livre, je veux bien me réconcilier avec la Bit-lit plus souvent 🙂

Merci à Aurélia, des éditions Milady, pour m’avoir donné l’opportunité de découvrir ce livre. Il est loin de ce que je lis habituellement, mais je suis vraiment ravie de ne pas être passée à côté.

   

[✎] Les filles au chocolat, tome 2 : Coeur guimauve

Titre: Les filles au chocolat, tome 2 : Coeur guimauve
Auteur: Cathy Cassidy

Genre: Jeunesse

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 295 pages
Prix: 14,50 €

Skye et Summer Tanberry sont des jumelles identiques, et Skye aime sa soeur Summer plus que quiconque au monde. Elles font tout ensemble; mais récemment, Skye a eu envie d’être aussi cool que sa soeur. C’est l’histoire de sa vie. Et quand son ami Alfie lui avoue être tombé amoureux non pas d’elle mais de Summer, cela la blesse.
Skye veut avoir sa propre personnalité, mais avec une jumelle aussi cool, comment peut elle faire?
Est ce que Skye réussira à sortir de l’ombre de sa soeur et a trouver sa propre manière de briller?

Un second tome encore mieux que le premier… un énooorme coup de coeur au goût de chocolat…

Après le coup de cœur que j’ai eu pour le premier tome, j’avais vraiment hâte de pouvoir découvrir la suite. Ahhh je suis ravie d’avoir eu la chance de découvrir ce second tome de la saga « les filles au chocolat »…

Déjà, la couverture me fait toujours autant rêver… Elle est vraiment superbe… Girly, gourmande, colorée… géniale, quoi… Rien qu’à la regarder, on a envie de se pelotonner dans un bon fauteuil, enveloppée dans une couverture toute douce, une tasse de chocolat chaud et un paquet de marshmallows, à portée de  main…

Dans ce tome, on fait la connaissance plus approfondie de Skye, rêveuse, fan de vintage, romantique, et très, voire trop, sensible… (là, je me reconnais complètement en elle, mais en moins jeune)… Elle a beaucoup de mal à trouver sa place dans la famille, et surtout vis-à-vis de Summer sa sœur jumelle, à l’ombre de qui elle a l’impression de vivre. J’ai vraiment adoré ce personnage, et je pense que c’est la fille de la famille à laquelle je m’identifie le plus… J’ai eu un peu l’impression de Skye n’était pas née à la bonne époque, elle non plus… C’est vraiment un personnage touchant.

J’ai aimé son amour pour l’histoire, pour le passé, pour les fringues vintages, … C’est vraiment une jeune fille attachante. Je l’ai également trouvée relativement mature pour son âge

Ce tome abordera donc des thèmes très d’actualité pour les jeunes filles: l‘amour, l’amitié, l’acceptation de soi, la manière de trouver sa place dans la famille, à l’école, … Ils sont amenés d’une manière très douce et accrocheuse.

Il apportera aussi son lot d’émotion avec la recherche du passé, les rêves de Skye, etc… j’ai vraiment aimé ça.

Le style d’écriture est frais, amusant et émouvant… on y ressent  une certaine douceur, plein de tendresse et d’amour… Les choses nous sont contées avec une plume relativement poétique, fluide, légère… un peu moment de plaisir… Il est aussi doux et sucré qu’un marshmallow dans la bouche…

Ce qui est bien c’est que pour découvrir ce second tome, même si la lecture du premier est préférable, elle n’est pas obligatoire… « L’intrigue » du livre étant centrée sur une jeune fille différente pour chaque tome, ils peuvent se lire indépendamment les uns des autres.

Je ressors donc, une fois de plus, comblée par cette lecture divertissante et terriblement sympathique.

Un tout grand merci à Samia, des éditions Nathan, pour cette magnifique découverte !

 

[✎] Les jeudis au parc

Titre: Les jeudis au parc
Auteur: Hilary Boyd

Genre: Romance

Maison d’édition: Milady
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 358 pages
Prix: 7,60 €

Jeanie va bientôt fêter ses soixante ans. Elle mène une vie tranquille, entre sa petite boutique d’alimentation bio et les jeudis au parc avec Ellie, son adorable petite-fille. Elle serait parfaitement épanouie si son mari, George, n’était pas devenu, avec les années, un étranger plaisant mais distant. Lorsque celui-ci décide de quitter Londres pour la campagne, Jeanie sent qu’il est temps de prendre son destin en main. Et il se peut que Ray, cet homme charmant qu’elle a rencontré au parc, soit justement l’allié qu’il lui faut pour trouver la force de se rebeller.

Un livre magnifique… il va bien au delà de la simple romance, il fait réfléchir… Une belle découverte.

Alors, il faut savoir que ce livre est le premier livre de romance pure que je lis… Généralement, ils ne m’attirent pas du tout, et là, je dois remercier les éditions Milady et plus particulièrement Aurélia pour avoir réussi à me faire aimer ça et en redemander ! Le pari n’était pas gagné d’avance, mais il est brillamment réussi… j’ai dévoré ce livre en très peu de temps, et étais presque triste d’en voir la fin déjà arrivée.

Point de vue présentation du livre… Je suis en amour devant la couverture, j’aime tout en elle.. les couleurs, le graphisme, … c’est une invitation à la lecture à elle toute seule…

Le grand point positif, également, de cette collection Vendôme, c’est qu’elle s’adresse, dans la logique, à un public sensiblement plus âgé que les autres collections, et tout à été pensé en ce sens: la police d’écriture est plus grande que d’habitude, ce qui est, il faut bien le dire, génial. N’ayant pas une très bonne vue, ma passion pour les collections Milady m’a valut de nombreuses migraines… Ici, pas de soucis, c’est plus grand, plus lisible, génial quoi…

Le style de l’auteur est également très agréable. On sent que l’on s’adresse à un public d’âge mûr, car il est adapté, et le vocabulaire l’est aussi… ressent une écriture mature, une plume recherchée, et très agréable. Je me suis sentie directement embarquée dans l’histoire, et j’ai aimé ça…

L’histoire est très prenante, et elle se lit vite. A chaque page, je n’avais qu’une hâte: celle de savoir la suite sans attendre.

Le récit est passionnant et émouvant. Il nous est livré avec toute la délicatesse possible pour l’apprécier.

Point de  vue des personnages, s’il y en a bien un d’attachant, c’est celui de Jeanie. Dès le départ, on ressent sa détresse, la solitude qu’elle ressent dans son couple, et on la comprend,… Je dois avouer qu’au départ, je me suis demandée comment elle ne s’était pas secouée un peu plus tôt, et puis, finalement, je me suis dit que si j’avais été à sa place, j’aurais sans doute fait comme elle et serait restée toutes ces années avec George, malgré tout. L’amour ne s’explique pas…

J’ai malgré tout ressenti un soulagement quand elle a arrêté de s’effacer systématiquement pour le bonheur des autres, et a appris à penser à elle, à son bonheur…

George, quant à lui, est le genre d’homme détestable…Il ne pense qu’à lui, à ce que lui veut, … Il pense qu’il peut diriger la vie de sa femme comme bon lui semble, qu’elle n’a qu’à se plier à ses exigences, et qu’il est seul apte à prendre des décisions. Il est également persuadé que la vie s’arrête à 60 ans… que l’on n’est plus bons à rien, et qu’il faut arrêter de vouloir avoir une vie normale après cet âge.

Un autre point grandement positif: au-delà de la simple romance, ce livre est, à mes yeux, une merveilleuse leçon de vie, une belle preuve de féminisme, et que le fait que la vie ne s’arrête pas avec le poids des années. Dans une société parfois encore un peu trop rigide vis-à-vis des codes en la matière, où l’âge semble avoir une importance pour tout, ce livre brise les tabous et démontre que la vie, elle est faite de ce que l’on veut en faire, et ce quelque soit l’âge. Qu’une femme est capable de diriger sa vie sans être sous la coupe de son époux. Que ce n’est pas parce que l’on a quelques rides aux coins des yeux que la vie est finie et que l’on n’a plus le droit au bonheur comme on l’entend.

Puis il y a Ray… l’homme que Jeanie va rencontrer. La seule chose qui m’a dérangée, c’est le fait qu’il y ait eu quelque chose entre eux alors que Jeanie est mariée… Avoir droit au bonheur à tout âge est une chose, devenir adultère en est une autre. Mais cela, c’est lié à mes convictions et cela n’enlève rien à l’attrait du roman. C’est juste qu’au début, j’ai eu beaucoup de mal à m’y faire. C’est pourtant lui qui lui ouvrira les yeux, et qui l’aidera à ouvrir son cœur également.

Une chose qui m’a un peu surprise, et je ne sais pas si c’est lié au fait que ce soit destiné à un tout autre public, mais il s’agit d’un one shot, et non d’une saga… Je dois avouer que cela m’a fait plaisir, car au moins, pour une fois, j’ai directement la fin de l’histoire sans être frustrée de ne pas avoir la suite sous la main…

Une grande réussite donc pour ce roman d’une des nouvelles collections romances de chez Milady. Franchement, si vous n’avez pas encore sauté le pas, n’hésitez pas… Et ne vous fiez pas aux apparences, car même s’il s’adresse aux quadragénaires avant tout, je suis certaine qu’il ne manquera pas de toucher des femmes de tous âges.

 

[✎] Time Riders, tome 1

Titre: Time Riders, tome 1
Auteur: Alex Scarrow

Genre: Fantastique

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 445 pages
Prix: 15,50 €

Ne jouez pas avec le temps…
Liam O’Connor aurait dû mourir en mer en 1912.
Maddy Carter aurait dû mourir en avion en 2010.
Sal Vikram aurait dû mourir dans un incendie en 2026.

Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter.
Désormais, ils sont des Time Riders. Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne changent l’Histoire.

      Le gros coup de coeur…

Un roman qui court à 100 à l’heure, qui embarque le lecteur dans une histoire incroyable,pleine de rebondissements, de découvertes, le tout agrémenté de personnages passionnants.

J’ai toujours été intriguée par les voyages dans le temps, la théorie de l’effet papillon selon laquelle le moindre de nos actes peut avoir des répercutions que l’on ne soupçonne même pas, à l’autre bout du monde… C’est pourquoi ce livre m’attirait énormément…

Les hommes n’auraient jamais dû jouer avec le temps. Jamais ! Seulement, maintenant que nous savons comment faire, il est nécessaire de veiller à ce que personne n’y touche plus. Et si un inconscient décide de remonter le cours de l’Histoire, alors quelqu’un doit réparer les dégâts au plus vite.

[…]

Voyager dans le temps est une arme redoutable, bien plus puissante que tout ce qu’on a inverté auparavant. L’humanité n’est pas préparée à un tel savoir. Elle est pareille à un enfant qui jouerait innocemment à la balle avec une bombe atomique.

De plus, il faut reconnaître que l’aspect visuel n’y est pas pour rien non plus… Je trouve la couverture superbe !  Et il faut savoir que c’est le genre de chose qui a une grande influence pour moi, car généralement, c’est une des premières choses qui m’attirent et me donnent envie d’aller en savoir plus sur un roman…

Et une fois le livre ouvert… waouw, …

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le livre commence sur les chapeaux de roue… Pas le temps de s’ennuyer, on rentre direct dans le vif du sujet, et l’action ne se fait pas attendre. Et une fois que l’on a commencé, on n’a qu’une envie, celle de lire la suite, encore, et encore, et c’est ainsi que l’on passe une nuit blanche à lire ce livre tellement on est pris dans l’histoire …

L’histoire est vraiment prenante et fascinante… Même si le voyage dans le temps a déjà été évoqué de nombreuses fois dans la littérature, Alex Scarrow lui donne ici une toute autre dimension, un souffle nouveau, qui n’est pas pour déplaire.

Point de vue du style de l’auteur… il est très très addictif ! Une fois le livre ouvert, impossible de le refermer, il sait comment tenir son lecteur par le bout du nez pour ne pas le lâcher avant la dernière page…

Les choses sont relativement bien amenées, on a l’impression que tout coule de source, que tout s’enchaîne de manière logique, dans une continuité « naturelle » et fluide. La crédibilité aussi, est bien menée dans ce livre. On ne tombe pas dans les clichés et caricatures liées aux différentes périodes.

Ce que j’ai adoré dans ce livre c’est que pour ce qui est de l’action, des rebondissements, … je n’ai rien vu venir. Contrairement à beaucoup de livres que j’ai pu lire dernièrement, celui-ci n’a rien de prévisible, je trouve. On est livré à l’histoire, on la découvre au fur et à mesure, sans deviner ce que l’on pourra trouver à la page suivante…

La lecture se passe donc dans une atmosphère lourde de pression, d’attentes, et de découvertes. Un rythme soutenu, pour que le lecteur n’ait pas le temps de dire ouf ou de s’ennuyer…

La seule objection est que certains éléments, certaines descriptions ou explications, sont un peu survolées, on aimerait en savoir plus, entrer plus dans le détail… mais qui sait, peut-être aura-t-on la suite, un approfondissement, dans le tome suivant…

Un autre gros point fort du roman, selon moi, ce sont les personnages… Ils ne sont pas bâclés, on sent leur fort potentiel et on apprend peu à peu à découvrir leur caractère tout au long du roman.

La seule chose que je regrette un peu, c’est que l’on n’en sache pas un peu plus sur leur passé à eux, sur ceux qu’ils étaient « avant »… Bien sûr, cela ne gène pas la lecture du livre, mais je trouve qu’il aurait été plaisant d’approfondir un peu cette partie d’eux.

J’ai adoré les voir évoluer côte à côte alors que leurs différences d’origine temporelles met une certaine distance entre eux, place un fossé d’incompréhension parfois… C’est très amusant…

J’ai adoré Liam O’Connor, complètement décalé puisque la plupart des évènements qui sont relatés dans le livre ont eu lieu « après son époque » et qu’il ne les a donc pas connus…  et puis, le petit clin d’œil au Titanic, j’aime j’aime j’aime… vous connaissez (ou pas) mon attachement à tout ce qui tourne autour de l’histoire de ce bateau, que ce soit réel ou imaginaire… bref, c’est mon personnage coup de cœur.

Et Bob,  j’ai adoré par l’humour et la fraicheur qu’il apporte.

Le principe évoqué ici dans Time Riders n’est pas sans me rappeler, de loin, sa série de films « l’effet papillon », où, suite à des voyages dans le temps,  un tout petit changement réalisé dans le passé pouvait changer du tout au tout le futur de plusieurs personnes… parfois de manière assez catastrophique d’ailleurs. J’aimais beaucoup ces films, d’ailleurs, qui mettaient bien en avant la « philosophie » selon laquelle le moindre de nos actes a des répercutions sur l’avenir

Ce livre fait se poser pas mal de questions, je trouve, et c’est ce que j’aime.

Quand on y pense, la « mission », qui leur est proposée, le contrat, la proposition qui leur est faite, est quand même à double tranchant… il faut avoir un sacré caractère pour relever ce genre de défi, je trouve.

J’ai vraiment hâte de découvrir la suite de cette saga, qui pour moi est un véritable coup de cœur…

Merci Samia, des éditions Nathan, pour ce moment de pur bonheur livresque 🙂

 

[✎] Maudite soit-elle

Titre: Maudite soit-elle
Auteur: Vincent Desombre

Genre: Thriller

Maison d’édition: Scrinéo
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 303 pages
Prix:  19,00 €

Marseille, vendredi 20 juin 1986

Nathalie alluma la télévision. Les informations commençaient.

– Torturé et brûlé vif pour lui dérober ses économies. Maurice Picon, un paisible retraité, a été assassiné sauvagement dans sa maison de Cassis, dans les Bouches-du-Rhône.

À ce moment, le visage de la victime apparut à l’écran. Une simple photo d »identité qui montrait un homme âgé, aux traits fins et au regard félin. Nathalie porta ses mains à sa bouche.

– Oh, mon Dieu !

Elle aurait voulu crier, mais aucun son ne sortit. Ses yeux étaient rivés sur la télévision. Ce visage, même trente ans plus tard, elle ne pouvait l’oublier. Cet homme avait marqué sa vie de façon irréversible. Un fantôme du passé resurgissait devant elle !

Trente ans plus tôt presque jour pour jour, Maurice Picon a été la dernière personne à parler à la mère de Nathalie. Deux heures plus tard, elle se suicidait. Pour comprendre et renouer avec ses souvenirs enfouis, Nathalie va retourner sur les traces de son enfance en Touraine.

Une enquête haletante, une histoire émouvante inspirée de deux faits réels qui ont défrayé la chronique de l’après-guerre. Le cahier documentaire en fin d’ouvrage revient sur ces dossiers, l’affaire Finlay et l’affaire Lecoz.

       Une excellente découverte ! J’ai adorer me plonger dans cette ambiance inquiétante, vibrante et émouvante.

Je ne regrette nullement ce partenariat et remercie les éditions Scrinéo et Livraddict…

Dès la lecture des premières pages, j’ai su que ce roman allait me plaire…

Le style de l’auteur est simple, agréable à lire, dans un langage accessible et très fluide. Le découpage de mise, en très courts chapitres, est vraiment plaisant, car cela rythme la lecture d’une part, et sépare bien les différentes scènes et informations d’autre part.

 Bien qu’il soit inspiré de faits réels, il s’agit d’un roman… De ce fait, je ne pensais pas y trouver autant de références réelles… et pour le coup, quand j’ai découvert ça, cela m’a fortement accrochée et ça m’a plu…

« L’hôtesse s’éloigna et elle put enfin reprendre la lecture de son journal. Un accident stupide. Michel Colucci s’était tué en percutant à pleine vitesse un camion. Coluche motard? Fan de vitesse? L’article rappelait qu’il avait battu le record du monde à moto de vitesse du kilomètre lancé: 252 kilomètres à l’heure. Elle n’en avait jamais entendu parler. Malgré cela, l’accident lui semblait louche et elle se demandait s’il n’y avait pas un complot derrière tout ça. Libé n’évoquait même pas cette possibilité et ce silence lui parut suspect. Le comique dérangeait. Sa mort arrangeait trop de monde. Sa candidature aux élections de 1981, les restos du cœur… Etrange, non? »

Ce que j’ai aimé, c’est que ce livre nous permet de voir l’envers du décor… l’aspect journalistique non pas tel qu’il nous est montré dans les journaux uniquement, mais aussi celui tel qu’il est en amont :  brut, arrangé, calculé…

« – D’après mes sources… commença-t-elle, en insistant bien sur le « mes », c’est un meurtre gratuit. Le vieux était un petit retraité sans histoire. On a certainement voulu prendre ses économies… A priori, le meurtrier était seul. Il n’y est pas allé de main morte: une vraie bouillie! Il s’est acharné sur le visage à coup de marteau… Les enquêteurs parlent de barbarie.

– Barbarie? C’est bon, ça, pour le titre. Lionel, pour les conséquences politiques? »

 Derrière ce roman, on sent toute la recherche et toute la documentation sous-jacente. C’est vraiment ce qui rend ce livre captivant, car on est lié à 200% avec la réalité… Par moment, j’ai eu du mal à me détacher du livre et me dire que non, ce n’était pas la réalité, mais un roman. Le style de l’auteur est tellement accrocheur et bien travaillé que tout se met en place d’une manière naturelle, fluide et plaisante.

 Les personnages ont ceci de particulier qu’ils sont authentiques, … J’ai vécu mon enfance dans un village, et je peux vous dire que ce livre n’en est en rien une caricature… L’aspect « solidarité de village », le côté « cancans », superstitions, le fait de ne pas trop aimer les personnes étrangères au coin ou dont la famille à mauvaise réputation, …

On en apprend beaucoup sur les personnages, leur passé, leur psychologique, et c’est ce qui a rendu la lecture si agréable… car on a finalement l’impression de les connaître et de les avoir déjà croisés.

J’ai aimé la détermination de Nathalie, sa manière d’appréhender les choses… Que ce soit le sang froid dont elle a pu faire preuve, sa manière d’avancer droit devant, peu importe les obstacles, son courage d’affronter le passer aussi… C’est vraiment un personnage fort et que j’ai adoré côtoyer le temps de cette quête…

J’ai lu ce roman sans le voir passer, parce que finalement, j’étais totalement prise dans l’histoire et que je voulais absolument tout savoir de ce terrible secret de famille…

 J’ai aimé le dossier documentaire présent à la fin du roman… cela donne une toute autre dimension au livre et le rend plus concret encore, plus réel, … c’est vraiment quelque chose que j’ai apprécié trouver.

 Bref, un très bon livre que je vous conseille ! C’est une formidable découverte qui m’a d’ailleurs fait découvrir un autre visage des éditions Scrinéo que je ne connaissais pas (je ne connaissais que la collection Jeunesse) !

 

[✎] Beyonders, tome 1 : Vers l’autre monde

Titre: Beyonders, tome 1 : Vers l’autre monde
Auteur: Brandon Mull

Genre: Fantasy

Maison d’édition: Nathan
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 548 pages
Prix: 16,50 €

Jason aurait pu être un garçon comme les autres mais il se retrouve accidentellement projeté à Lyrian, un empire soumis au règne cruel du sorcier Maldor. Il comprend très vite, que la seule façon de rentrer chez lui est de renverser ce terrible despote grâce à un mot magique. Le voilà désormais face à son incroyable destin : être le héros qui devra sauver ce monde en péril !

Un livre qui laisse un peu perplexe par l’effet yo-yo qu’il m’a laissé, entre les moments plus plats et ceux pleins d’action… lus de constance dans le récit aurait été bienvenue. Par contre, l’imagination de l’auteur point de vue des personnages et sa manière de nous plonger dans l’univers qu’il a créé me ravissent.

J’avais déjà entendu beaucoup de bien de ce livre, donc il me tardait de pouvoir le découvrir par moi-même…

Et je ne regrette nullement la découverte…

Tout l’univers développé par l’auteur est vraiment génial… Les créatures que l’on y rencontre sont justes fascinantes…

La plume de l’auteur est elle aussi très intéressante. Elle nous emmène où elle veut, nous fait décoller pour un voyage fantastique… L’écriture est telle que l’on peut sans peine se représenter ce que l’on lit, que ce soient les lieux ou les personnages… L’écriture est très imagée, ce qui permet de bien entrer dans le récit.

Jason est un personnage qui m’a beaucoup plu. Ce que j’ai aimé chez lui, entre autre, c’est son évolution tout au long du livre. Il a relativement la tête sur les épaules, et sait ce qu’on attend de lui. Il gagne en maturité tout au long du livre.

 

« Jason réfléchit.
– Je ne sais pas. Je suis arrivé à Lyran par accident. J’ai trouvé ce livre stupide par accident. Puis j’ai rencontré Galloran, qui m’a expliqué au sujet de Maldor. Même après l’avoir quitté, ce qui m’intéressait surtout était de rentrer chez moi.
– Pourquoi ne pas en faire votre but ? demanda Ferrin d’un ton encourageant. Ceci n’est pas votre monde. Ce n’est pas votre combat.
Jason fronça les sourcils.
– Ça devient ma bataille. Ce monde n’est peut-être pas le mien, mais c’est un monde. Un monde entier. Avec des gens innocents qui vivent dans la peur et à qui il arrive des choses terribles sans raison. Aster a été tué et Franny a eu sa vie dévastée, juste parce qu’ils avaient été gentils avec moi. Norval a donné sa vie pour moi. Plus j’observe ceux qui travaillent pour Maldor, et plus je rencontre ceux qui essaient de s’opposer à lui, plus je me dis que c’est le combat du Bien contre le Mal. Et le Bien perd. Or nous pouvons peut-être changer ça ».

J’ai adoré tous les autres, cependant, par rapport à leur originalité, leur aspect complètement atypique et parfois un peu « déjanté », …  Par moment, ils prennent vraiment le pas sur les personnages centraux, ce qui est un peu dommage, mais ils sont vraiment exceptionnels, j’ai vraiment aimé les découvrir.  Les différentes « races » ou « espèces » sorties de l’imaginaire de l’auteur sont absolument réussies et ça donne un panel de personnages hors du commun.

 Point de vue de l’action, je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, ou plutôt, je l’ai trouvée un peu lente au début… Il y a bien un peu d’action, mais rien de vraiment transcendantal et bouleversant, je dirais…

Heureusement, cette « lenteur », cela ne dure qu’un temps du livre, et après, c’est juste génial.

 D’ailleurs, à partir de ce moment, les pages se tournent à une vitesse folle tant on a envie de savoir ce qui va se passer… L’intensité du récit monte crescendo, la pression ne cesse d’augmenter, jusqu’à la fin de l’histoire.

L’imagination de l’auteur est sans borne, il parvient à nous surprendre à tous points de vue.

 En parlant de fin de l’histoire, il faut aussi dire que tout y est fait pour que le lecteur soit tenu en haleine jusqu’au second tome 🙂

 Ce que j’ai vraiment adoré à la lecture de ce livre, c’est que l’auteur va bien au-delà du simple divertissement, je trouve. Il n’hésite pas à ébranler le lecteur sur des sujets tels que l’amitié, le courage, la fidélité à sa cause, l’adolescence et ses « dangers » ou difficultés…

 » Écoutez moi bien: un héros se sacrifie pour le bien supérieur. Un héros ou une héroïne est fidèle à sa conscience. En bref, l’héroïsme signifie faire la chose juste quelles que soient les conséquences. Même si n’importe qui pourrait correspondre à cette description, très peu le font. Choisissez ce jour pour être l’un deux »

Il force le lecteur à réfléchir, à se poser des questions, et je crois qu’il est vraiment à conseiller aux ados.

Je remercie les éditions Nathan pour cette découverte !

 

[✎] Alaïss, tome 2 : Alaïss, l’immortelle

Titre: Alaïss, tome 2 : Alaïss, l’immortelle
Auteur: Geny Laffitte

Genre: POlicier, Surnaturel

Maison d’édition: Pierre Philippe
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 255 pages
Prix: 19,90 €

Alaïss, profileuse et dotée de dons exceptionnels, va être confrontée à une communauté vieille de plus de 2500 ans, « Les Arbazimes », qui pour se faire entendre et retrouver leurs droits et leur terre a choisi le terrorisme. Aux côtés de l’inspecteur Mathieu et de son équipe, nous voilà plongés dans une enquête mouvementée. Alaïss, échappant à un attentat, est kidnappée et doit déjouer les pièges d’un couple fanatique se faisant appeler le Maître et sa reine. La police est en effervescence. Un attentat est annoncé en plein coeur de Paris, mais où et quand ? Le temps presse. Aidée par des êtres chers, comme sa mère et « l’être bleu » dans le monde invisible, par ses coéquipiers, Alaïss va traverser un moment de vie unique qui l’amènera à se dépasser pour sauver des vies et défier la mort elle-même.

  Une histoire originale, des personnages attachants, des rebondissements et de l’action, le tout entremêlé d’amour et diverses émotions… un cocktail original et accrocheur.

J’ai eu la chance de découvrir le premier tome (dont vous trouverez la chronique ici) grâce aux Agents Littéraires, et j’avais été agréablement surprise par la plume de l’auteure…

Aussi, quand j’ai été contactée par la maison d’édition afin de pouvoir découvrir, avant sa parution, la suite de ce roman, j’ai été plus que ravie…

 La présentation du livre est toujours aussi agréable… lisible, aérée, rendant la lecture facile et fluide… Le découpage en courts chapitres permettant de donner un bon rythme au roman, à la manière des scènes d’un film que l’on suit avec intérêt, est vraiment judicieux. D’ailleurs, je l’ai lu d’une traite… je ne me suis pas arrêtée un seul instant de la première à la dernière page.

 Il faut savoir qu’il est nécessaire, selon moi, d’avoir lu le premier tome pour pouvoir apprécier pleinement le second tome… Pourquoi? Tout simplement parce que le livre entre directement dans le vif du sujet, mais que donc, ceux qui n’ont pas fait la connaissance d’Alaïss dans le premier tome, risquent de ne pas toujours comprendre les références, ou bien cerner certains personnages dès le début, etc… et donc, ne pourront pas profiter de l’histoire comme il se doit.

D’ailleurs à plusieurs endroits du livre, on fait référence, note de bas de page à l’appui, à des personnes ou scènes du premier tome… Mais honnêtement, les deux sont à découvrir !

 Point de vue de la plume de l’auteure, je l’ai retrouvée avec grand plaisir… à la fois douce et percutante, … Elle parvient à faire passer les émotions, les ressentis, avec une facilité hors du commun… On les ressent sans peine. Le style est bien travaillé dans ce sens…

 Par contre, alors que le premier tome m’avait donné l’impression d’une action totalement secondaire par rapport à l’ensemble du roman, il n’en est rien ici…Le suspense est très présent l’action également et on y est plongé de plein fouet.

 Ce que j’aime avec ce livre, c’est qu’au-delà de l’histoire en elle-même, le livre pousse à la réflexion, il interpelle, …

 « L’intolérance et l’ignorance des uns font le malheur des autres, répondit-elle. Le merveilleux crée le souffle unique, l’être humain les différences. Akim et ses amis n’ont pas trouvé leur place dans les sociétés occidentales, les regards posés sur eux leur semblent pétris de rejet et d’injustice. […] Les cohabitations ethniques doivent contribuer à l’évolution humaine et non pas à des guerres empoisonneuses d’âmes et perdues d’avance. »

 Point de vue des personnages, Alaïss est toujours fidèle à elle-même, à la fois forte mais pleine de fragilité… Ce personnage apporte une véritable force au livre, et lui donne tout son intérêt. Dans ce tome, on la retrouve encore plus dans sa vulnérabilité et cela la rend encore plus attachante.

Les autres personnages sont tout aussi hauts en couleurs, ayant une personnalité et une présence travaillée avec soin. On ne tombe pas dans la facilité des personnages clichés et quelconques.

 Si je devais regretter quelque chose? Le fait que la quatrième de couverture, selon moi, nous en dévoile un peu trop… Pour certaines choses, le livre gagnerait en intensité en n’étant pas dévoilées au lecteur dès le début, car du coup, l’effet de surprise n’est plus aussi présent, et l’évènement n’a pas l’impact escompté.

Bref vous l’aurez compris, j’ai aimé ce tome, même davantage que le précédent… ce livre, voire la saga, se démarque totalement de ce que j’ai pu lire ailleurs… Je serais incapable de la comparer à une autre histoire pour vous donner une idée, car cela ne ressemble en rien à ce que j’ai déjà pu lire…

  

[✎] La Promesse de l’anneau

Titre: La promesse de l’anneau
Auteur: Olivier de Lagauserie

Genre: Historique, aventure, religieux

Maison d’édition: Salvator
Année d’édition: 2012
Nombre de pages: 384 pages
Prix: 21 €

En l’an de grâce 1311, le pape Clément V convoque un concile à Vienne, en France, afin d’en finir avec les Templiers, ces fameux moines-soldats qui gênent le pouvoir du roi Philippe Le Bel. L’enjeu est clair : « La condamnation et l’éradication des hérétiques de l’ordre du Temple. »
En cette époque de fer et de feu où la vie d’un homme ne vaut pas un sou, Mgr Pierre de Cahuzac, évêque de Lectoure, fin et sage lettré, accompagné par le jeune clerc Guilhem, se rend au concile. Ils appartiennent tous deux à une mystérieuse communauté. Leur périple dans les provinces françaises les mène à travers des villages décimés par la peste, ils croisent ermites et bandits de grand chemin, font face à d’obscurs complots ourdis par ceux qui cherchent à violer leur secret.
Au cours de leur épopée, Guilhem est initié au secret des reliques de Myriam. Disciple de Jésus de Nazareth au ier siècle, elle fut la première à Le voir après sa résurrection. Selon la rumeur, le détenteur des reliques deviendrait le chef légitime de l’Église universelle et de la France. Or le lieu où elles reposent depuis des siècles est révélé à Guilhem. Qu’en fera-t-il ? Au terme de son initiation spirituelle et du chemin personnel qu’il choisira, un horizon neuf et insoupçonné se découvrira devant lui…
Un roman historique d’initiation et d’aventure qui est à la fois une épopée romanesque historiquement juste et une subtile entrée dans la spiritualité chrétienne.

  Une histoire merveilleusement travaillée, très recherchée et bien amenée.

Un aspect religieux malheureusement un peu trop prononcé pour moi, ce qui m’a un peu distancée par rapport aux personnages et certaines « références ».

Ce roman me laisse un peu en demi-teinte…

Je dois d’ailleurs reconnaître que spontanément, je ne me serais sans doute pas tournée vers un tel roman… Mais je ne regrette vraiment pas d’avoir été contactée par la maison d’édition pour le découvrir… C’est l’un des aspects des SP que j’aime beaucoup la possibilité de découvrir des ouvrages qui sortent de mes habitudes livresques.

Ce qui m’a un peu plus « refroidie », c’est l’aspect religieux trop omniprésent, à l’extrême, je dirais, où j’ai un peu moins accroché ayant moi-même d’autres croyances que celles évoquées dans le livre… et donc par moment, cela m’a un peu dérangée…

Mais bien évidemment, cela n’engage que moi et est un point de vue totalement subjectif… Et je reste convaincue qu’il plaira à bon nombre de personnes et qu’il mérite d’être lu !

C’est sans doute aussi cet aspect religieux omniprésent qui explique peut-être que je n’aie pas réussi à m’attacher aux personnages, également, car j’ai gardé, malgré moi, une certaine distance face au roman. Ce que je regrette vraiment, car au-delà de ça, le livre est vraiment très intéressant.

En effet, l’histoire en elle-même, la quête spirituelle qui est présente dans le roman, est très bien amenée, dans un style agréable et cohérent, qui nous fait voyager dans le temps et l’espace.

Ce que j’ai aimé, c’est que l’on ressent que le livre  n’a pas été écrit « au hasard », on sent la recherche et le travail qu’il y a derrière l’écriture de ce livre, et qui lui donne toute sa crédibilité et sa cohérence au récit. On a face à nous de nombreuses références historiques et religieuses, qui embarquent d’autant plus le lecteur.

Par contre,il faut reconnaître que les informations qui y sont glissées sont parfois d’un niveau théologique trop élevé  pour une personne qui n’y connait pas grand chose… Il y a clairement des passages où j’ai été complètement larguée… Mais il faut dire que malgré mes 5 ans en école catholique, j’avais déjà d’autres convictions qui font que je n’ai sans doute pas le « bagage » nécessaire pour lire et apprécier pleinement ce roman.

Le style de l’auteur a ceci d’agréable que les faits et les lieux sont tellement bien décrits que l’on a l’impression d’y avoir soi-même été, soi-même vécu…

« Une servante vint réveiller le vieil homme. Seuls un petit brasero et une maigre torche donnaient un peu de lumière dans cette sombre caverne où les ombres dansaient sur les murs de la roche calcaire. Cette grotte avait été creusée de main d’homme, et une douzaine de personnes tout au plus pouvaient s’y réunir. Par l’entrée, on voyait la lune dont le reflet scintillait sur les flots. Le bruit des vagues au loin brisait le silence des lieux. « 

Le découpage en courts chapitres est agréable, permettant d’une part de donner du rythme au roman, mais également de bien séparer les différentes scènes. Chaque chapitre est introduit par un texte religieux illustrant en partie le chapitre qui va suivre, et invitant le lecteur à l’introspection et la pensée.

 Même sans être croyante, je me suis sentie impliquée dans le roman…

Comment je ressors de cette lecture? Dans un sens apaisée, sereine… D’un autre côté, ce livre pousse à la réflexion sur des sujets tels que la tolérance, la perte de certes valeurs essentielles, etc… ce qui, au-delà de toute croyance, restent des choses qui concernent tout un chacun peu importe les convictions.

Merci aux éditions Salvator pour leur confiance et pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

 

Chronique d’Avalon,