Esprit d’hiver de Laura Kasischke

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d’angoisse inexplicable. Rien n’est plus comme avant. Le blizzards s’est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant…

 

Esprit d’hiver de Laura Kasischke
Editions Le Livre de Poche
2014 – 302 pages
Sur Amazon
au format poche pour 7,10€

arabesque1

Et dire que j’avais acquis ce livre pour le lire en lecture commune sur le groupe « lecteurs compulsifs belges » au moment des fêtes de fin d’années et que je viens seulement de le refermer… J’en aurai mis du temps à me décider, alors que le titre me tentait depuis un bout de temps… Mais à force d’en entendre parler en termes élogieux, j’ai craqué…

Continuer à lire … « Esprit d’hiver de Laura Kasischke »

Ceux qui s’en sont allés de Nicci French

A 8 ans, on est encore un enfant. A 8 ans, on est encore innocent.
Et quand du jour au lendemain, la fille au pair disparaît, bientôt suivie par notre grande soeur, on pose des questions. Et quand papa répond : « Elles sont parties », on le croit, car papa, il est gentil et il ne ment jamais.
Oui, mais parfois, les apparences sont trompeuses et un père attentionné peut en cacher un autre…

Ceux qui s’en sont allés de Nicci French (2011)
Editions Pocket (Bilingue) – 2011 – 87 pages
Sur Amazon
au format poche pour 5.90€

arabesque1

Appréciant assez fortement la plume de ce duo d’auteurs que j’ai déjà eu l’occasion de lire, j’ai été ravie de tomber, un peu par hasard, sur le livre Ceux qui s’en sont allés. C’est une petite nouvelle, qui fait moins de 80 pages et encore, 40 pages en français seulement puisque c’est un livre en bilingue. Donc ne le cherchez pas dans un autre format, vous ne le trouverez pas.

Continuer à lire … « Ceux qui s’en sont allés de Nicci French »

Le journal d’Eleanore Druse de Eleanore Druse

Le Kingdom Hospital du Maine est la proie d’étranges phénomènes.
Pour ses médecins, il ne s’agit que des divagations d’esprits malades. Mais pour Eleanor Druse, une vieille dame aux talents de médium, fascinée par le paranormal, la menace est bien réelle. Entrée en contact avec l’esprit errant d’une petite fille, elle découvre alors l’horrible passé de l’hôpital construit sur les décombres d’une filature qui exploitait le travail des enfants pendant la Guerre de Sécession.
Se sentant en danger, Eleanor Druse a adressé les carnets de note de son enquête à Stephen King, autre habitant du Maine passionné par le surnaturel. Ils retracent étape par étape un remarquable travail sur la nature des esprits qui hantent l’au-delà. Jusqu’à leur terrifiante conclusion…

Le journal d’Eleanore Druse, de Eleanore Druse
Editions Albin Michel, 248 pages | Traduit par Valérie Malfroy
Sur Amazon au format broché (en occasion seulement)

arabesque1

Mon avis sur ce livre va être très rapide, je pense…
Pour vous situer un peu, j’ai craqué sur ce livre lors d’une vente privée Albin Michel, où j’ai été ravie de trouver pour 3€ un livre que je ne connaissais pas lié à l’univers de Stephen King.
En effet, en 2004 (si mes souvenirs sont bons) Stephen King a réalisé une série télé appelée Kingdom Hospital, et ce livre raconterait l’histoire d’une infirmière qui y aurait travaillé…
Il faut savoir que j’ai eu beaucoup de mal avec cette série, car j’ai trouvé ça brouillon et dur à suivre. J’étais donc ravie de trouver un livre qui, je le pensais, allait me donner une bonne base pour revoir la série ensuite…

(A noter malgré tout que Kingdom hospital est basé sur la série danoise L’hopital et ses fantômes… donc rien de novateur de la part de Stephen King…)

Bon, mais ce n’est pas tout ça, revenons en au livre Le journal d’Eleanore Druse

unnamedPremière chose: la typologie est juste atroce… c’est une horreur, une police difficile à lire (je trouve), hyper fatigante pour les yeux… je ne comprends vraiment pas ce choix qui pour moi, est juste une erreur monumentale… (pour voir la photo en plus grand, un petit clic dessus)

Point de vue contenu… là, j’ai un double avis…
Le style est intéressant, travaillé à l’ancienne, des termes recherchés, travaillés, qui donnent vraiment l’impression d’être immergé dans un texte d’époque, et j’ai vraiment apprécié cela.
Outre l’histoire en elle-même, il y a des petites notions d’histoire, de mythologie, parfois, et ça aussi, j’ai apprécié…
Mais en dehors de ça… L’histoire même d’Eleanore, je l’ai trouvée barbante… oui oui, carrément… car ce n’est pas qu’à certains moments je me suis ennuyée, mais j’ai attendu en vain qu’il se passe vraiment quelque chose de percutant, d’horrifique, qui m’en mettrait plein la vue, et je peux vous dire que j’ai tourné la dernière page du livre sans que ce moment ne soit arrivé… mais quelle déception…. ça m’apprendra à trop en attendre d’un livre, finalement, …

J’ai trouvé le tout long, et surtout très décousu (à l’image de la série télé, finalement), mais du coup, alors que ce « prélude » aurait dû introduire à la série, ben, je peux vous dire que ça fait, à mon humble avis, tout le contraire…

Point de vue des personnages, je n’ai accroché à aucun, car ils ne sont pas présentés de manière à ce qu’on les prenne en pitié ou en amitié, … ils sont là, point barre. Oui, on en apprend un peu sur la jeunesse d’Eleanore et sa copine, mais vraiment pas grand chose et surtout, ça ne donne pas envie d’en savoir spécialement plus, ça n’a éveillé aucune curiosité en moi… 

Au final, mon avis général…

2 sur 5
Une histoire qui au final n’a rien d’original, et encore moins d’horrifique… C’est long, c’est lent, et ça ne mène à rien… première déception de l’année, et de taille… dommage, j’en attendais beaucoup.

Lu dans le cadre des challenges et RDV suivants:

  

 

Le secret de Church Island de Lisa Jackson (2014)

Editions Mosaïc
507 pages
Sortie : 13 Novembre 2014

Genre: Thriller

Deux ans plus tôt, le petit Noah Garrisson a disparu. Et même si son corps n’a jamais été retrouvé, personne n’en doute : le petit garçon de deux ans est mort noyé dans l’océan Pacifique après être tombé d’un ponton. Personne, sauf sa mère, Ava, qui depuis cette nuit de cauchemar, a sombré dans une grave dépression.
Enfin de retour chez elle à Neptune’s Gate, le manoir de Church Island où elle vit avec son mari, Ava se met à avoir d’étranges et perturbantes visions : celles de Noah sur le ponton, dans la nurserie… Et si ces visions la font douter d’avoir encore toute sa raison, elles lui donnent aussi la force de continuer à croire que son fils est encore en vie. Cette intuition est si forte qu’elle s’en fait le serment : à présent qu’elle est revenue chez elle, elle va tout faire pour découvrir ce qui s’est réellement passé cette nuit-là, et pour percer les secrets que lui cache son entourage. Ce qu’elle ne sait pas encore, c’est à quel point est dangereuse, perturbante, la vérité qu’elle devine cachée derrière les brumes de Church Island, cette île coupée du monde…

Lu dans le cadre des challenges et RDV suivants:

  

Ma note

5 sur 5

 

arabesque1

avis 2Que vous dire: Un livre Mosaïc, de Lisa Jackson, avec une couverture où figure un phare et une histoire de disparition d’enfant… Je ne pouvais pas ne pas craquer pour ce livre…

Vous allez vous dire que je répète toujours la même chose pour les romans de Lisa Jackson, mais pourtant, c’est tellement ce qui la caractérise: une histoire prenante, qui nous accroche dès les premières pages, voire les premières lignes, pour ne plus lâcher le lecteur avant la dernière page….
Un style percutant, addictif, qui emmène là où elle le veut… d’indices en faux indices, de rebondissements en découvertes, de suspense en tension palpable…

Vous l’aurez compris, pour moi, elle caractérise tout ce qui me plait dans un thriller digne de ce nom… et a le don de me faire prendre des vessies pour des lanternes, me faire penser que j’ai découvert le pot aux roses depuis longtemps, et arriver à la chute du roman en me demandant si j’étais bien là tout du long car je n’ai rien vu venir… j’adore ça…

Point de vue de l’histoire… du suspense à toutes les pages, des meurtres qui viennent semer le trouble et le doute, bref, on est tellement pris dans l’histoire qu’on n’arrive pas à lâcher le livre et que les heures filent à une vitesse pas possible… et une fois que l’on commence à tenir le fil conducteur et voir exactement ce qu’il en est, c’est encore pire… on veut suivre le dénouement jusqu’au bout le plus vite possible, et on se rend compte à quel point l’auteur a le don pour nous mener en bateau.

Ava est une femme attachante, on ne peut qu’avoir de la peine pour elle, sachant qu’elle a perdu son fils tragiquement, deux ans plus tôt, le soir de Noël. Elle n’a pas eu la vie facile suite à cela, et j’avoue que malgré tout, elle a beaucoup de force en elle.
Sa famille… il faut bien démêler le vrai du faux pour savoir qui est de son côté et qui ajoute un peu de brouillard dans l’histoire… A vrai dire, à force, on en vient soi-même à douter de tout, de tout le monde, et de tout ce que l’on croit aussi… c’est hyper perturbant et prenant, au final.

L’ambiance sur l’île est lourde, pesante, assez sombre, et j’ai aimé ça…
les rebondissements sont là juste quand il faut, et les personnages sont bien amenés et agencés… que demander de plus?

 Un livre que je vous conseille, vous l’autre compris… 

Last call, de Lanto Onirina et Rémy Garcia

last-call

Editions Elenya
225 pages

Genre: Thriller
Mots clé: Suspense, meurtres, réseaux sociaux, obsession macabre

Éric se mit à naviguer dans les menus du téléphone pour tenter de trouver une information sur son propriétaire. Aucun appel n’avait été émis ou reçu.
Facebook était installé. L’écran familier du réseau social s’afficha. Il consulta le profil de la personne, puis sa liste d’amis.
Vide. Tout était vide.
Vous trouvez un téléphone dans le train ? Ne cherchez surtout pas à le rendre !

Ma note

3 sur 5

arabesque1

avis 9Je dois vous avouer qu’au départ, je n’attendais pas grand chose de cette lecture… Je suis tombée dessus un peu par hasard, et le résumé a fait sourire la navetteuse que je suis… Que ferais-je si je trouvais un portable dans le train… voilà une bonne question…

Pour vous résumer un peu plus l’histoire: Un homme trouve un GSM dans les transports en rentrant chez lui… Pas de contacts dans le répertoire, pas d’appels dans la liste d’appels, le téléphone semble neuf… juste un profil Facebook qui semble correspondre à une ado. Il décide de la demander en ami sur Facebook pour prendre contact avec elle et lui rendre son portable.
Mais elle ne répond pas a ses messages et pour le petit monsieur ça tourne l’obsession tout ça… Il ne pense plus qu’à retrouver la jeune fille!
Chose bizarre même après plusieurs jours la batterie de l’appareil est toujours pleine…

Voilà, le décor est planté.. Et là, je me suis dit que même si là comme ça, ça n’avait pas spécialement l’air de voler très haut comme livre, dans le sens où c’était assez « banal » comme situation, eh bien moi aussi j’avais envie d’en savoir plus sur la propriétaire du portable… Pari réussi pour l’auteur car je n’ai pas décrocher du roman.

Pendant tout le roman, les pages se sont tournées à une vitesse folle car j’avais envie de savoir le fin mot de l’histoire. Eric (le personnage principal) mais mon dieu que j’ai eu envie de le secouer un bon coup pour lui dire de se bouger un peu, que ce n’était qu’un portable et qu’il ne méritait pas toute l’attention qu’il lui donnait…

Dans l’histoire, on trouve donc l’intrigue autour de la propriétaire du portable, mais aussi des morts mystérieuses qui se succèdent et apportent un peu de suspense supplémentaire.

Par contre, la fin.. elle m’a vraiment laissée perplexe car je ne m’attendais pas du tout à ça… Je l’ai trouvée un peu vite expédiée d’une part, et surtout, complètement pas à propos avec le genre du livre.. elle détonne, et pas dans le bon sens du terme (du coup, heureusement peut-être qu’elle va très vite… ça évite une lente agonie)… Je l’ai trouvée plus « amusante » que « bam! ça explose plein les yeux » quand on découvre le fin mot de l’histoire… déçue sur le coup…

Bref, un roman qui se lit vite, où l’histoire est très addictive, je trouve (malgré la simplicité) mais où la fin gâche un peu tout… dommage.
Mais si vous chercher un livre idéal pour un voyage en train de quelques heures ou une transition entre deux livres plus conséquents, ça pourrait vous plaire…

Pour que tu n’oublies pas de Karen Rose

2014
Editions Harlequin (Mosaïc)
617 pages | Traduit par Françoise Nagel
Sortie : 1 Octobre 2014

Genre: thriller
Mots clé: enfant, enlèvement, vengeance, passé

Quand elle apprend que son fils de vingt ans a été enlevé, Daphné Montgomery, folle d’angoisse, pense aussitôt à une vengeance orchestrée par le criminel qu’en sa qualité de procureur de Baltimore elle vient de faire inculper pour meurtre. Une conviction qu’est loin de partager Joseph Carter, l’agent spécial du FBI chargé de l’enquête. Aux yeux de celui-ci, cette piste est trop simple, trop évidente. Tous deux se lancent alors dans une enquête complexe, terrifiante. Pour Daphné, il s’agit de sauver son fils, tout en faisant face aux souvenirs oppressants de l’enlèvement dont elle a elle-même été victime, enfant. Un traumatisme violent qui, elle le comprend peu à peu, pourrait être lié aux événements d’aujourd’hui. Se peut-il que son ravisseur d’autrefois, qu’on n’a jamais arrêté, soit mêlé à l’enlèvement de son fils ? Se peut-il qu’après toutes ces années il ait décidé de s’attaquer de nouveau à elle, à sa famille ? Aidée de Joseph Carter, cet homme qui l’attire depuis longtemps mais qu’elle se refuse à aimer, Daphné va devoir plonger dans le plus sombre des cauchemars pour trouver les réponses à ses questions.

Lu dans le cadre des challenges et RDV suivants:

 01ea1-abc2015

Ma note

5 sur 5

arabesque1

avis 3Est il besoin de vous rappeler que Karen Rose est à mes yeux une des auteurs phare de la collection Harlequin Mosaïc qui me ravit… ? C’est pourquoi je n’ai pas hésité une seule seconde à la vue de ce roman et de sa couverture plus qu’engageante …

Même si ce livre n’est pas un coup de cœur, j’en ai beaucoup apprécié la lecture. J’ai retrouvé avec grand plaisir la plume fluide, naturelle et tellement agréable de l’auteur, …

Ce qui est un peu « amusant» avec ses livres, c’est que d’un livre à l’autre, on retrouve certains personnages, et parfois, je mets un peu de temps à me dire « mais où je l’ai déjà rencontré, celui là ? ». Mais quoi qu’il en soit, comme les livres ne font pas une série à proprement parler, si vous n’avez pas encore lu d’autres livres de l’auteur, ça ne gênera en rien votre lecture, promis !

Le fait d’avoir plusieurs narrateurs au final, ça met encore un coup de pression… Mais l’alternance des points de vue, vous savez, ça me plait…

On suit l’histoire principalement « de la tête du méchant », histoire de bien s’imprégner de ses ressentis et de vivre les choses à travers ce côté obscure de la force pour encore plus de psychose et de suspense…  et ce que j’aime avec les livres de Karen Rose, c’est que même si on est persuadés, dès le départ, d’avoir compris, de tout savoir, eh bien non.. « Méfiez vous des apparences »… Car il faut le reconnaître, elle a un don pour nous perdre, nous faire douter de tout, et ce sans même que l’on ne s’en rende compte sur le moment… tout paraît tellement logique, tellement évident… Sauf que ce n’est finalement pas si simple, et c’est ce qui fait la richesse de sa plume.

Point de vue des personnages, sinon, j’ai aimé le fait de ne pas les voir qu’acteurs de l’action, mais bien présents et bien présentés… on apprend leur histoire, leur passé, leur personnalité… on apprend à les connaître… « c’est fin, ça se mange sans faim »… bref, que du bonheur à lire… (si on aime avoir l’impression qu’on connaît mieux ses personnages que nos propres voisins, bien entendu…)

Ne vous laissez pas surprendre (ou effrayer) par la brique que représente ce roman, car franchement, ça glisse tout seul, ça se lit hyper facilement car il n’y a pas de passages lourds et inutiles (à part peut-être un peu à la fin, histoire de faire durer le suspense…), les rebondissements sont là pour rythmer l’histoire et vous trouverez même un peu d’humour (pas de franche rigolade, soyons sérieux quand même) pour détendre un peu l’atmosphère avant de vous remettre un coup de stress.

Je l’ai lu en plus ou moins une semaine, à raison de deux/trois  heures par jour, à peu près…

Si je résume : une plume géniale, des personnages intéressants et aboutis, une intrigue rondement menée et cohérente…  FONCEZ… 

Bonne journée les petits loups…

Un hiver de glace de Daniel Woodrell

2007
Editions Rivages (Thriller)
192 pages | Traduit par Frank Reichert

Genre: Thriller
Mots clé: famille, hiver, disparition,

Jessup Dolly s’est éloigné au volant de sa Capri bleue sur la route creusée d’ornières en abandonnant à leur sort ses trois enfants et une épouse qui n’a plus toute sa tête. II a promis de revenir avec un sac bourré de billets. Or Jessup n’est jamais revenu. Dans la maison isolée, les placards sont vides et il fait froid. Ree, l’aînée âgée de seize ans, veille comme elle le peut sur le reste de la famille. Elle ne tarde pas à apprendre que son père a bénéficié d’une mise en liberté conditionnelle moyennant une hypothèque sur sa maison et ses terres. S’il ne se présente pas au tribunal le jour du jugement, les Dolly seront sans toit, au coeur de l’hiver. Alors, telle une héroïne de Dickens, Ree prend la route et affronte la neige, la nuit, le froid, et surtout l’hostilité des autres membres du clan Dolly qui n’aiment pas les questions. En quête de son père, ou de son cadavre. Peut-être est-ce effectivement un cadavre qu’elle cherche, car Jessup était  » le meilleur fabricant de blanche  » du coin et sa disparition doit être liée à ce douteux trafic.

Lu dans le cadre des challenges et RDV suivants:

Ma note

2 sur 5

arabesque1

avis 10 J’ai eu envie de lire ce livre car il collait bien au thème du Lire en thème de cette période… et je dois dire que pour un livre sur le thème de l’hiver, il m’a bien refroidie (oui, excusez le jeu de mots pourri… ça me prend de temps en temps…)

Pourtant, le résumé me tentait bien, ça avait l’air intéressant… puis bam… mon enthousiasme est retombé comme un soufflé…

Ce qui me tentait assez, c’était l’idée d’un semi huis clos dans un village isolé, perdu dans la neige… mais bon, je n’ai pas eu l’effet escompté au final…

J’ai vraiment eu horreur du style de l’auteur, du ton employé, etc… je l’ai trouvé un peu trop « bourrin », familier à l’extrême et vraiment limite grossier… je n’ai pas aimé du tout… De plus, il avait un côté assez brouillon qui là aussi, m’a déplu…

J’ai également trouvé que c’était d’une lenteur, mais d’une lenteur… pour la centaine de page (quasi la moitié du livre, quoi) que j’ai lue, je me suis ennuyée de A à Z

Point de vue des personnages j’ai trouvé Ree, la plus âgée, qui a 16 ans, vraiment désagréable, autoritaire avec sa famille, et franchement, alors que je pensais que j’aurais pu m’accrocher à elle – étant donné qu’elle est quand même le personnage central – eh bien non, elle m’a vite rebutée, et ça ne l’a pas fait..

L’un dans l’autre, je n’ai pas grand-chose à dire sur ce livre.. je n’ai pas aimé au point de ne pas le lire jusqu’au bout. J’ai tellement de lectures qui me tentent dans ma PAL que je ne vais pas perdre mon temps à forcer pour quelque chose qui ne passe pas… C’est peut être dommage, je passe peut-être à côté de quelque chose qui finit par se débloquer et être passionnant, mais tant pis…

 ***

19650807Allez, malgré tout, j’ai vu qu’il existait en film, et avait eu 4 nominations aux oscars en 2011… du coup, je vais voir si cela passe mieux en film !

Bonne journée

 

 

Dans les yeux du tueur de Maggie Shayne

Quarante-huit heures après la greffe de cornée dont elle a bénéficié, Rachel de Luca prend conscience qu’elle vit à la fois un miracle, et un cauchemar. Un miracle parce qu’elle a recouvré la vue alors qu’elle était aveugle depuis l’âge de 12 ans. Un cauchemar parce que, aussitôt après l’opération, elle a de terrifiantes visions mettant en scène des crimes atroces, des visions d’autant plus angoissantes que les crimes qu’elle voit ont bel et bien eu lieu dans la réalité, et qu’ils sont l’œuvre d’un serial killer.
Comprendre ce qui lui arrive, échapper à la menace sombre et diffuse qui se resserre un peu plus chaque jour autour d’elle… Face à l’urgence, face au danger, la seule personne à laquelle elle puisse s’adresser est l’inspecteur Mason Brown. Un homme secret, mystérieux, mais le seul, elle le sent, à pouvoir l’aider face au prédateur qui a pris possession de son esprit.
Dans les yeux du tueur  de Maggie Shayne
Editions Harlequin (Mosaïc), 29 Octobre 2014, 316 pages | Traduit par Carole Benton

 

Lu dans le cadre des challenges et RDV suivants:

Ma note

4 sur 5

 

arabesque1

avis 5Je dois vous avouer que le thème du livre m’a immédiatement attirée, étant donné que j’ai déjà eu la possibilité de voir quelques films sur ce thème… mais jamais lu de livres qui en traitaient…

Il s’agit donc d’une femme qui subit une greffe de cornée, et qui, suite à cette greffe, se met à avoir des « visions » qui se voudraient être celles d’un psychopathe de premier ordre, tueur en série, et j’en passe… (et vous savez que rien que de lire « tueur  en série », bam, je me fais avoir et je me laisse tenter…)

J’avoue que j’avais hâte de voir comment cela allait être abordé sans tomber dans le cliché ou l’abracadabrantesque (ça se dit ?) et au final, je ne suis pas déçue car j’ai passé un excellent moment (et je vous avoue qu’après la brique de Karen Rose, un thriller plus léger et plus court, j’ai apprécié malgré tout…)

Bref, venons-en à l’essentiel, mon avis sur le livre …

Si j’avais un petit bémol à formuler (ben oui, autant commencer par les réjouissances, non ?) c’est que pour un livre « court », puisqu’il ne fait que 315 pages (si mes souvenirs sont bons), l’action est hyper lente à démarrer… si je n’avais pas ma curiosité attirée par ce qui allait se passer grâce au résumé, je me serais certainement ennuyée. Mais heureusement, si les débuts sont laborieux, une fois que l’action commence, ça devient bien plus plaisant et on oublie vite les longueurs du début. On y retrouve des secrets, des mensonges, des meurtres, des cauchemars, … que du bonheur et la joie dans les cœurs (ou pas…)

Ce qui m’a énormément marqué, c’est le personnage de Rachel… Cette femme a une volonté et une force incroyables qui la rendent terriblement intéressante et attachante. Elle a un caractère bien trempé, ne prendra pas quatre chemins pour vous dire le fond de sa pensée, et a un « don » particulier pour en un clin d’œil, cerner les gens qui l’entourent ou qu’elle rencontre… Et bien qu’elle soit auteure de guides de développement personnel, elle a un cynisme accru sur la vie qui contrebalance les choses qu’elle écrit et auxquelles elle ne croit pas du tout… Elle est un personnage plein de surprises et de nuances, que j’ai aimé découvrir.

Sinon, pas grand-chose de plus à dire. Ce n’est pas LE roman de l’année, mais il est assez sympa même si sa « simplicité » pourrait en décevoir plus d’un si vous vous attendez à quelque chose de corsé… Je le mettrais dans la catégorie des « thrillers gentils pour moment de détente sympa »… Non, sans rire, … Un livre bien mené, qui saura vous accrocher si vous prenez le temps de dépasser les 50 premières pages sans vous ennuyer…

***

movie_49094 téléchargementUn film sur le même thème : The eye (2008). Sydney Wells, une jeune violoniste de talent, aveugle depuis l’âge de cinq ans, vient à peine de subir une opération de transplantation de cornée, qui lui permet de retrouver son sens perdu. Après un court moment de bonheur engendré par sa vision retrouvée, Sydney commence à voir d’horribles visions, est assaillie de violents cauchemars et découvre avec horreur que ses nouveaux yeux lui font voir les fantômes qui entourent les vivants. Rapidement, elle découvre le nom de la personne à qui appartenaient les yeux, Anna-Christina, et se rend au Mexique pour la retrouver…

 

 

 

Cette nuit-là de Linwood Barclay

Editions J’ai Lu (Thriller)
2011  – 474 pages

Genre: Thriller
Mots clé: Disparitions, souvenirs, meurtres, folie

Vous vous réveillez un matin, la maison est vide, votre famille a disparu…

Cynthia a 14 ans lorsqu’elle se réveille un matin dans une maison vide, ses parents et son frère disparus, sans un mot alors que sa mère ne quitte jamais le domicile sans une petite note pour sa fille. 25 ans plus tard, Cynthia ignore toujours ce qu’il s’est passé cette nuit-là. L’ont-ils abandonnée? Ont-ils été assassinés? Cynthia, aujourd’hui mariée et mère de famille, doit savoir. Très vite, des incidents étranges remettent l’enquête au goût du jour. Cynthia s’approche-t-elle de la vérité? Ou bien est-elle en train de perdre la tête?

Autres éditions
 

Ma note

5 sur 5

 

arabesque1

avis 1C’était ici ma seconde lecture de Linwood Barclay, et je dois dire que j’ai été encore plus embarquée que lors de la première, avec Celle qui en savait trop…  Je ne sais pas comment fait cet auteur, mais dès les premières pages, c’est l’immersion, c’est cette sensation qu’on ne pourra pas lâcher le livre avant la fin, c’est cette envie de continuer, page après page, pour découvrir la vérité…

Vous l’aurez compris, je n’ai que du positif à vous dire sur ce livre….

Dès le début, j’ai été plongée dans l’ambiance du livre…

L’écriture est simple, mais efficace… pas de fioritures inutiles, on se concentre sur l’essentiel, et ça marche… Ce livre est un page turner des plus efficaces, car une fois dans l’histoire, je n’ai pas réussi à le lâcher… L’histoire coule de source, on se pose des questions en cours de lecture, notre vision de l’histoire change, et rien n’y fait, on a envie de continuer, d’aller voir plus loin pour avoir le fin mot de l’histoire… on est entraîné dans le ce mélange d’incompréhension, de mensonges et de mystères.

L’histoire nous est narrée par le mari de Cynthia, et je dois dire que c’est selon moi une grande force dans le livre… Cela apporte beaucoup plus d’authenticité qu’un narrateur omniscient, et un côté moins pleurnichard et plus cynique que si c’était Cynthia qui nous racontait son histoire.
Au départ, je dois avouer que cela m’a surprise que ce soit lui qui nous raconte l’histoire, mais finalement, c’était utile et de bon choix.

Le personnage de Cynthia est assez déroutant, car tout du long de l’histoire, on ne sait pas exactement quel a été son rôle dans la disparition de ses parents… Une chose est certaine, elle ressent une très forte culpabilité face à ce qui s’est passé…

« Je voudrais que vous soyez morts ! » avait-elle hurlé avant de claquer sa porte. »

Le petit plus? Le personnage de Keisha Ceylon que j’ai déjà rencontré dans Celle qui en savait trop… j’ai adoré retrouvé ce personnage car cela donne une impression de « territoire connu » qui m’a encore plus accrochée à l’histoire.

Maintenant, sur le fond de l’histoire, … se dire qu’en 25 ans, il n’ y a pas eu l’ombre d’une piste sur la disparition de trois personnes, c’est quand même flippant… Se dire qu’à notre époque, avec les médias, les caméras dans tous les coins, … il n’y a AUCUNE trace de 3 individus en 25 ans… waouw… personnellement, c’est le genre de chose qui me glace le sang… je trouve ça terrible (mais là, je le reconnais, je sors du cadre de l’histoire)

Un autre point positif même si c’est insignifiant pour la plupart et que ça n’a rien à voir avec l’histoire en elle même: la référence à mon auteur chouchou 🙂 et qui plus est, un de mes livres préférés:

« Elle s’était endormie en lisant un exemplaire de poche en lambeaux de Misery, de Stephen King. La littérature n’étant pas sa matière principale, Cynthia avait le droit de lire ce que bon lui semblait, et trouvait parfois du réconfort à la lecture d’histoires pires que la sienne. »

C’est vraiment le genre de petit clin d’oeil que j’adore retrouver dans les livres…

Au final, ce livre n’est pas dans l’action… si c’est ce que vous attendez d’un thriller, passez votre tour… Ici, tout est dans la finesse, dans le psychologique, dans la réflexion…

En tous cas, une très bonne lecture… 

 chroniques à lire

 CajouTitePOmme (qui n’a pas aimé) – GrazouSoundandfuryStéphanie Plaisir de lire – 

Neige mortelle de Karen Harper

2014
Editions Harlequin (Best-sellers)
480 pages – Sortie : 1 Novembre 2014

Genre: Policier, romance légère
Mots clé: Communauté Amish, meurtre, vérité,

Un cadavre de femme, retrouvé enseveli sous la neige. Puis, quelques jours plus tard, une autre femme, découverte assassinée à deux pas de chez elle… Comme tous les autres habitants de la petite communauté de Home Valley où elle vit, Lydia Brand est bouleversée. Ces décès inexpliqués sont-ils de simples coïncidences ? Au plus profond de son cœur, Lydia est persuadée que non. Pire, elle éprouve le désagréable sentiment qu’ils sont intimement liés à l’enquête qu’elle mène pour retrouver ses parents biologiques… Cherche-t-on à l’empêcher de découvrir la vérité ?
Bien que gagnée peu à peu par la peur, Lydia se résout à vaincre ses réticences et à se confier à Josh Yoder, l’homme pour qui elle travaille… et qui fait battre son cœur en secret. Aussitôt sur le qui-vive, Josh lui en fait la promesse : il l’aidera à lever le voile sur ses origines, et la protégera de l’ennemi invisible qui la guette dans l’ombre.

Lu dans le cadre des challenges et RDV suivants:

 

Ma note

4 sur 5

 

arabesque1

avis 5On se retrouve ici face au tome 4 d’une série… et autant vous dire que quand j’ai choisi ce livre, je n’en savais rien… Quoi qu’il en soit, ça n’a pas gêné ma lecture, et que ce soit le tome 4 ou le 1er, ça n’a rien changé au final 🙂 sauf si on a envie de lire les autres livres home valley(les tomes précédents) de la série… car dans Neige Mortelle, il y a des petites références qui font qu’on pourrait s’auto spoiler sur les tomes précédents… (on retrouve entre autre, les mêmes, lieux et les mêmes personnages si j’ai bien compris au vu des résumés des autres tomes… ) je vous mets ici à droite les trois précédents tomes, que du coup, j’ai hâte de trouver en occasion…

J’ai adoré cette lecture principalement à cause de l’environnement, le milieu de l’action, justement : on se retrouve dans une communauté amish.. et vous savez, si vous me suivez régulièrement, que j’adore les livres qui se passent dans ces communautés, histoire d’en apprendre un peu plus sur elles.

J’ai adoré cette histoire, qui lie à la fois meurtres et secrets de famille (ici, par rapport au passé et à la famille de Lydia)… Bien que l’on retrouve souvent ce « schéma » dans la littérature Harlequin, je dois avouer que ce n’est jamais vraiment pareil, …

Et puis, faible que je suis, j’ai aussi craqué pour la couverture : une maison isolée au milieu de nulle part, sous la neige… j’aime ça 🙂

J’ai aimé Lydia, son caractère, sa détermination, et tout ce qu’elle va entreprendre pour découvrir la vérité dans ces deux mystères… Elle a eu une belle vie jusqu’ici avec ses parents, sa seconde famille, mais elle a toujours eu envie de savoir qui étaient ses « vrais » parents (je déteste ce terme, au final)… alors quand un cadavre retrouvé lui apprend que sa mère biologique serait toujours en vie… ça attise sa curiosité, et on le serait bien à moins.

Il y a énormément de suspense également, avec des rebondissements et révélations au bon moment qui permettent de garder toute l’attention du lecteur… Les choses avancent certes lentement, mais cela permet de n’apprécier que mieux les personnages, les lieux, et l’histoire. Ce livre est riche de traditions familiales, de valeurs un peu « old school », à la manière des Amish tout simplement, et s’y attarder un peu est très plaisant, je trouve.

Pour ceux qui craignent l’aspect romance, sachez qu’il n’y a pas de romance lourde et ennuyeuse…  cela reste très « doux », très pudique, je dirais et très discret. Elle ne prend donc pas le pas sur le côté policier/thriller, et c’est tant mieux.

Le style est plaisant à lire, c’est simple, sans fioriture, ça « glisse tout seul ». Donc oui, on n’est pas dans du grand thriller, mais c’est le genre de lectures que j’aime malgré tout… Et puis, je dois être bon public, car jusqu’à la fin, je me suis trompée sur le coupable 🙂

Si vous avez l’occasion de le découvrir, n’hésitez pas…

Le secret de Crickley Hall de James Herbert (2008)

Editions Milady
762 pages

Genre: Epouvante, thriller fantastique
Mots clé: maison hantée, enfants, disparitions, phénomènes paranormaux

Crickley Hall : une vieille demeure comme on n en trouve que dans les régions reculées de l Angleterre. Vaste et sinistre, elle a même l air un peu menaçant.
Lorsque Gabe et Eve Caleigh viennent s y installer avec leurs deux petites filles, ils espèrent y trouver la paix, et tourner la page sur le terrible malheur qui a frappé leur famille.
Mais quelque chose ne va pas… Bientôt des bruits inexplicables les arrachent au sommeil. Les enfants sont les seuls témoins d étranges apparitions. Et, chaque matin, la porte de la cave est entrouverte alors qu on l avait fermée la veille.
Cette maison est le dernier endroit que les Caleigh auraient dû choisir. L’horreur qui les y attend dépasse tout ce qu ils pouvaient imaginer.
Oserez-vous affronter le terrifiant secret de Crickley Hall ?

qui maime me suiveCe livre entre dans le cadre du RDV « Qui m’aime me suive » instauré par ma choupinette (oui, Bisounours power même pour Halloween) Caro Ver de livre sur sa chaîne YT
Les filles, si vous passez par là, laissez en commentaire le lien de votre chronique, svp… 😉

Ma note

5 sur 5

 

arabesque1

avis 2Il y a un petit temps que j’avais ce livre dans ma PAL numérique, mais je dois bien vous avouer que le nombre de pages, assez conséquent, me refroidissait un peu…

puis finalement, je ne me suis décidée à l’en sortir quand Caro Ver de livre a proposé de faire une sorte de lecture commune via son RDV/Challenge « qui m’aime me suive »… et finalement, j’ai bien de la suivre et lire ce livre en compagnie de Riz deux zzz, Caro VerdelivreSév, Sophie, Sarah, Isa, et Sabrina…

Point de vue du style de l’auteur… au départ, j’ai eu un peu peur des longues descriptions, presque interminables, en me demandant si j’allais vraiment accrocher ou pas. Car si vous me suivez régulièrement, vous savez que le descriptif lourd, je trouve ça rébarbatif…
Mais là, j’ai de suite accroché, finalement, et j’ai même trouvé que ces descriptions étaient à point nommé pour mettre dans l’ambiance glauque et inquiétante.

Gabe, à son retour deux mois plus tôt, s’était contenté de décrire ces eaux rapides hérissées de rochers comme un gros ruisseau paisible. Mais on était au mois d’août, alors ; à présent, les eaux bouillonnantes menaçaient de submerger les hautes berges. Le pont lui-même était constitué de madriers bruts encadrés, de part et d’autre, d’un treillis de fins rondins accrochés à deux garde-fous massifs.

Vous l’aurez compris, les « décors » à eux seuls feraient flipper plus d’un et ce n’est pas pour me déplaire. J’ai toujours un attrait pour ce genre de bâtisse, sombre, humide, inquiétante, inhabitée depuis longtemps, se nichant au milieu de nulle part, sans un voisin aux alentours, avec une histoire à vous faire froid dans le dos et où tout peut arriver, et surtout le pire…
Là, on est en plein dedans… avec des habitants qui cachent leurs petits secrets mais parlent à demi mots pour encore plus faire se poser plein de questions et imaginer plein de choses…

Ajoutez à cela un vocabulaire choisi avec soin, une manière de parler particulière, une écriture presque « ancienne », et cela plonge complètement dans l’univers fantastiquement génial de James Herbert.

Point de vue ambiance, on est dans l’intriguant, le flippant… surtout quand il est question d’esprits ou de choses paranormales…

La balançoire. La balançoire oscillait doucement, quoique d’un mouvement plus prononcé que lorsqu’ils étaient arrivés un peu plus tôt : en avant, en arrière, elle se balançait comme si quelqu’un – un enfant – y était assis. Mais le siège était vide, bien sûr. Ce doit être le vent, pensa Eve. Pourtant malgré la pluie, les feuilles et les branches des arbres étaient parfaitement immobiles, tout comme les arbustes et les touffes de hautes herbes. Il n’y avait pas de vent.

Pour les personnages, ce fut une autre paire de manches… Eve, la mère de famille, m’a profondément tapé sur le système… elle m’a clairement exaspérée, son comportement m’échappait totalement, je n’ai pas réussi à m’identifier à elle une seule seconde…
Gabe, le père, est resté un mystère pour moi aussi.. je l’ai trouvé « non impliqué » dans l’histoire, ou du moins pas assez à mon goût…

Heureusement, il y a Loren, la plus grande des filles du couple, qui apporte un vent de fraîcheur et plus de maturité que ses deux parents réunis. Je l’ai adorée.

Si ce livre n’est pas un coup de coeur, c’est pour une seule raison: une petite déception liée à l’histoire de Cam… Je ne peux pas vous en dire plus, pour ne pas vous spoiler, mais disons que j’aurai vu les choses autrement, je les aurais aimées différentes, pour plus d’impact…

Quoi qu’il en soit, je vous conseille grandement ce livre, c’est certes une brique, mais elle se lit de manière fluide, rapide, addictive et frissonnante…
James Herbert a un vrai don pour l’horreur..

 

Celle qui en savait trop de Linwood Barclay (2014)

Editions France Loisirs
301 pages | Traduit par Renaud Morin

Genre: Thriller
Mots clé: médium, disparition, voyance

 

Keisha est une charmante arnaqueuse. Cette fausse médium offre ses services moyennant finances à toutes les âmes en détresse, en particulier aux familles en quête d’un proche disparu…
Et justement, Wendell Garfield a perdu sa femme, partie un jeudi soir pour faire ses courses hebdomadaires, mais qui n’est jamais rentrée.
Quand Keisha vient frapper à la porte du mari désespéré pour lui proposer son aide, elle ne se doute pas que, pour une fois, ses « visions » vont frôler de très près la vérité. Alors pourquoi Garfield semble-t-il si violemment contrarié?
Keisha n’a décidément aucun don de voyance: elle vient de se jeter dans la gueule du loup

 

Ma note

4 sur 5

 

arabesque1

avis 5 Il y a un bout de temps que je voulais découvrir la plume de Linwood Barcley, et un jour, ne sachant pas quoi lire, je cherchais un livre pas trop long… et j’ai penché pour Celle qui en savait trop.

Je dois dire que pour une première approche de l’auteur, je ne suis pas déçue… Cela m’a permis de faire sa connaissance dans la simplicité et cela m’encourage à continuer… Par contre, j’ai eu beaucoup de mal à faire cette chronique, car je ne savais pas quoi dire du livre.. il est rare que cela m’arrive, mais ce fut le cas avec cette lecture.

« C’est ridicule, dit Marcia Taggart. Tu es en train de me dire que cette femme va deviner où est Justin rien qu’en touchant un objet qui lui appartient ? Tu te fous de moi ? Elle va établir une sorte de lien psychique avec lui en tripotant une de ses figurines de petit garçon ou en enlaçant son oreiller ? Tu me prends pour une imbécile ou quoi ? »

Le ton est donné… la fan de Médium que je suis a tilté et a eu son attention toute attirée par le récit. J’avais hâte de démêler le faux du vrai, et de voir comment cela allait évoluer.

«Il était convaincu que certaines personnes possédaient réellement cette faculté, sentaient des choses inaccessibles aux autres. Il regardait même les rediffusions de Ghost Whisperer, ce qui rendait sa mère folle. Marcia disait qu’elle pourrait probablement aussi inciter les morts à communiquer avec elle si elle se baladait tout le temps en robe courte dos nu comme Jennifer Love Machintruc. »

Et si en plus, on fait référence à ma série préférée qu’est Ghost Whisperer, c’est parfait, que demander de plus ?

Par contre, j’ai été un peu surprise par le manque de suspense durant la lecture. On m’avait vanté le don de l’auteur pour faire naître un suspense insoutenable, et là, par contre, cela n’a pas été le cas. Oui, il y a un peu de suspense, oui, on se pose pas mal de questions, oui, il y a de l’intrigue.. mais pas autant que je ne l’aurais souhaité, c’est un peu dommage.

Je ne sais pas si c’est dû au fait que le roman soit un peu plus court que les autres et  que du coup, il a été « plus à l’essentiel » en laissant certaines choses de côté… je ne sais pas…

Point de vue des personnages, sans vous en dire trop, j’ai vraiment apprécié le personnage de Keisha  et son évolution tout au long du roman…

Par contre, le personnage  de Kirk est détestable, le genre d’homme qu’on a envie de voir dégager au plus vite..

Point de vue thème, oui, il n’a rien de novateur, mais j’ai envie de dire que ça, je m’en fiche, du moment que c’est « efficace », et c’est le cas ici…

Sinon, dans l’ensemble, j’ai adoré la lecture, et moi qui « traînait la patte » dans mes lectures ces dernières semaines, là, je l’ai dévoré en deux jours, donc j’étais ravie.

Je n’ai qu’une hâte, découvrir un autre titre de l’auteur parmi ceux un peu plus conséquents, pour voir si le suspense y est plus présent et plus omniprésent, surtout…

En tous cas, si vous ne connaissez pas encore l’auteur, je vous conseille ce titre.. .

Ce livre s’inscrit dans le challenge Découverte d’auteurs, de mon amie Isa 🙂

 

 

A la dure de Stephen King

Editions Le Livre de Poche
Format : ePub – Sortie : 21 Mai 2014

Genre: Thriller, nouvelle

Bradley Franklin est un publicitaire au sommet de sa carrière. Il vit à New York avec sa femme Ellen, dans un bel appartement de l »Upper East Side baigné de soleil, et on pourrait dire de lui que c?est un homme accompli. Mais, ces derniers temps, Brad est fatigué. Il dort mal, fait toujours le même cauchemar qui le réveille en sursaut, se traîne au bureau. Son métier ne le passionne plus vraiment, il en fait le tour, et la relève est déjà arrivée. Et puis il s?inquiète pour Ellen. Elle est tombée malade récemment. Très malade. Les choses s?arrangent, mais elle semble toujours aussi faible?

Ma note

5 sur 5

 

arabesque1

avis 3Ahhhh que je suis contente de vous revenir avec du Stephen King… Ces derniers temps, je l’ai vraiment trop délaissé, et sa plume me manquait…
Alors, ni l’une ni deux, quand j’ai eu l’occasion de lire cette nouvelle, j’ai sauté sur l’occasion 🙂

Alors, je suis toujours un peu craintive avec les nouvelles, j’ai toujours peur que ce soit bâclé, que tout aille trop vite, etc… et ici, ce n’est pas le cas. Oui, on va à l’essentiel, on entre vite dans le vif du sujet, mais malgré tout, on en sait assez pour apprécier l’histoire et la vivre pleinement.

D’ailleurs, le narrateur qui s’adresse au lecteur en début de livre, ça a juste le don de m’accrocher directement… donc j’adore.

Bradley, le personnage central de l’histoire, est assez attachant même si un peu bizarre… On a un peu de mal à le cerner, au départ…

J’aime la manière dont Stephen King peut rendre effrayantes des choses banales du quotidien, faire voir les choses sous un autre angle, y poser un autre regard et se dire « mais bien sûr »…

Dans la plupart des livres, quand l’auteur nous balade je n’aime pas ça car on ne sait pas où l’auteur veut nous amener… Ni s’il nous amène réellement quelque part…
Avec Stephen king c’est différent… Il peut limite me balader tant qu’il veut, car je sais que la destination en vaut vraiment la peine…

Je ne peux pas vous en dire beaucoup sur le livre, il s’agit d’une nouvelle assez courte, donc je n’ai pas envie de prendre le risque de vous spoiler. Quoi qu’il en soit, un bon moment de lecture passé en compagnie de l’auteur, moins intense ou dans l’horreur que d’habitude, mais où le suspense psychologique est bien mené… Un bon interlude, je dirais 🙂

 chroniques à lire

 Gr3nouille2010 – Unlecteur

Les justes de Michael Wallace

Editions MA (Pôle noir)
2013
300 pages | Traduit par Patricia Barbe-Girault

Thriller
Mots clés: Communauté, Mormonts, meurtre, rituels

Par une froide nuit du désert de l’Utah, une jeune femme s’enfuit de chez elle, sa petite fille de trois ans endormie dans ses bras. Elle sera retrouvée morte, la gorge tranchée et la langue arrachée, quelques heures plus tard. La fillette, quant à elle, a été ramenée dans son lit saine et sauve. Les habitants de Blister Creek souhaitent que cette affaire soit résolue au plus vite, et en toute discrétion. Ils sont membres d’une communauté mormone dissidente dans laquelle la polygamie est de rigueur, et ne veulent, à aucun prix, que des informations sur leur mode de vie filtrent dans le « monde extérieur ». C’est un des leurs qui va mener l’enquête : Jacob Christianson, fils d’un patriarche respecté, et accessoirement cousin de la victime. Avec l’aide de sa sœur adolescente, Eliza, Jacob commence à enquêter sur ce meurtre. Il va bientôt mettre au jour un monstrueux secret, qui pourrait détruire les fondements même de leur église.

 

Autres éditions

Ma note

4 sur 5

 

arabesque1

avis 5Je dois avouer que quand j’ai vu que l’action se situait dans une communauté mormone, je ne me suis pas posée plus de questions que ça, et j’ai sauté sur le livre. Je ne sais pas pourquoi, mais les livres qui se passent dans les communautés de ce genre, qu’elle soit mormone, amish, … cela m’intéresse beaucoup car j’aime en découvrir plus sur leurs habitudes, leurs croyances, leurs « règles »… bref, vous avez compris.

Le style de l’auteur est assez sympa en soi.. ni trop simple, ni trop compliqué, il est juste bien pour ne pas que le livre nous semble trop facile, ni trop pompeux pour que l’on décroche.

Cela commence relativement sur les chapeaux de roues, on est directement plongé dans l’ambiance, et j’ai aimé ça… je n’aime pas les romans aux introductions bardées de descriptions lentes et ennuyeuses, j’aime quand ça y va fort dès le départ.
Par contre, j’ai trouvé que sur le milieu du livre, l’histoire s’essouffle pas mal. C’est dommage, car du coup, ça traîne en longueur, on a l’impression de tourner en rond, ça manque un peu de rebondissements… Heureusement que vers la fin, cela repart de plus belle,… De ce fait, tout est décrit comme si on y était, tout se tient, tout est crédible, et c’est important pour bien accrocher à l’histoire, je trouve.

Le réalisme de ce qui se passe dans ces communautés est respecté, il faut dire que l’auteur connaît vraiment bien son sujet puisqu’il a lui-même fait partie d’une telle communauté.

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Eliza, qui pour moi est mon coup de cœur de ce livre. Elle apporte un vent de fraîcheur non négligeable, et c’est très agréable. Elle sait remettre les choses en questions, que ce soient les préceptes de sa foi, ou ses propres choix. J’ai aimé suivre son évolution, son cheminement, tout au long du roman.

 ***

Ce que j’ai aimé aussi dans ce roman, même si c’est secondaire, me direz-vous, c’est la manière dont la condition de la femme est abordée. Je ne vous apprend rien que dans les communautés où la polygamie est de mise, comme ici, on a souvent pu voir que les femmes apparaissent comme des êtres limite incapables de réfléchir par elles-mêmes, totalement soumises, etc… et l’approche faite dans ce livre nous montre bien que contrairement aux apparences, et même parfois contrairement à ce que les membres masculins de la communauté peuvent penser, elles sont bien plus intelligentes et alertes qu’on ne le montre…
Même si au final, au sein de la communauté, leur rôle est restreint à la tenue de la maison et donner une progéniture, mais là, c’est un autre débat. Je pense que la foi est une affaire personnelle, donc loin de moi l’idée de vouloir les juger ou les critiquer.

Quoi qu’il en soit, un très bon thriller, un peu ralenti sur le milieu, mais très intéressant et prenant au demeurant, je vous le conseille.

 

 

L’ombre du mystère de Nora Roberts

Editions Harlequin (Mosaïc)
456 pages | Traduit par Diane Lejeune – Jeanne Deschamp

Sortie : 28 Août 2014

Mots clés: mystère, amour, trahison

Première partie :
En s’installant à Morganville, dans le Maryland, Maggie Fitzgerald pense avoir trouvé le havre de paix dont elle rêve. Aussi est-elle sous le choc quand des travaux dans son jardin mettent au jour le cadavre de l’ancien propriétaire des lieux, mystérieusement disparu dix ans plus tôt. Déstabilisée, Maggie se résout à plonger dans un passé trouble et violent. Un passé qui pourrait la mettre elle aussi en danger, comme semble le penser Cliff Delaney, l’architecte paysagiste qui a découvert le corps – un homme aussi mystérieux qu’envoûtant qui lui propose son aide pour découvrir la vérité. Mais peut-elle lui faire confiance, alors qu’il garde un silence obstiné sur les secrets des habitants de Morganville, et sur sa propre vie ?
Seconde partie :
Séjourner au château des Fairchild, c’est pour Adam Haines le moyen de mener une enquête discrète sur le maître des lieux, un peintre célèbre soupçonné d’être un faussaire. Mais en aucun cas il ne s’attendait à tomber sous le charme de la fille du peintre, Kirby, une artiste talentueuse, belle et flamboyante… Très vite, Adam se retrouve dans une situation impossible : non seulement à cause des indices inquiétants qui incriminent Philip Fairchild, son hôte, mais aussi parce que l’aventure sans lendemain qu’il imaginait avec Kirby se transforme rapidement en une véritable passion. Une passion qui pourrait bien compromettre son enquête et attirer sur lui le souffle du danger…

Ma note

4 sur 5

 

arabesque1

avis 5 Ahh Nora Roberts… je dois vous dire que je ne savais plus si j’avais déjà lu un de ses livres, je pense que oui, mais là comme ça, ma mémoire me fait défaut. Alors oui, comme tout le monde, j’en ai déjà entendu parler, notamment pour ses nombreux romans de douce romande, mais là, j’ai eu plaisir à la découvrir dans un autre registre.

Dans ce livre, on trouvait deux histoires qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre, mais qui finalement, ont la même particularité : celle de m’avoir plu au plus haut point…

Pour la première, Maggie, le personnage central, est un coup de cœur. J’ai adoré cette femme sure d’elle, qui tient tête, sait ce qu’elle veut et va au bout de ses idées. J’ai aimé m’identifier à elle et rêver à ce genre de vie… le squelette en moins, bien évidemment. Je suis fan de frissons, mais j’ai mes limites malgré tout.
Mais je dois reconnaître que les descriptions des lieux que l’auteure nous fait a su me ravir, et que cela fait rêvé, ce genre de lieux…

Pour l’écriture, rien à dire, elle est parfaite… ça se lit bien, on entre dans l’histoire sans trop de difficultés, et Nora Roberts sait nous tenir en alerte.

La tension monte petit à petit, le dénouement est parfaitement au point, juste excellent. Certes, il était un peu prévisible, mais vu le bon moment passé avec l’histoire, cela passe sans problème.

Dans la seconde histoire, on y fait la connaissance de Kirby, qui je dois dire m’a beaucoup moins touchée. Elle a un caractère assez particulier, et je n’y ai pas forcément attaché. Je l’ai trouvée à la limite exaspérante…

Il y a quelques coup d’éclats, quelques rebondissements, mais c’était bien moins attractif que dans la première histoire, c’est dommage. De plus, j’ai trouvé ici que l’évolution des sentiments et des relations étaient beaucoup trop à la va vite, dans cette histoire plus que dans la première.

Je me dis que le fait que ce soit centré sur le milieu de l’art m’a peut-être éloignée un peu aussi de l’histoire, je ne sais pas, je n’ai pas trop accroché. Pourtant, là aussi, les descriptions étaient fantastiques, en fermant les yeux, on pouvait sans peine se représenter les œuvres. J’aime les auteurs qui ont ce sens aigu de la description sans pour autant en faire quelque chose de lourd, de lassant, et qui vient ralentir le récit.

Bref, un bon moment lecture passé avec ces deux histoires, un peu plus avec la première, mais agréable malgré tout avec la seconde aussi.

 

 chroniques à lire