[✎] Ressacs

Editions Kirographaires
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 201 pages

   Entre poids des convenances – une époque, une famille – et passions ; tel est le dilemme de Louis. Il brisera les premières pour vivre pleinement les secondes. Mais à quel prix ?

Mouais… Un peu déçue!

Je pense sincèrement que ce livre est un bon livre, mais qui n’est pas fait pour moi… Je n’ai pas réussi à me détacher de mes valeurs familiales et morales durant ma lecture, ce qui m’a mis très mal à l’aise…

J’ai pu découvrir ce livre grâce au site « Les agents littéraires« , et aux éditions Kirographaires. Après m’avoir proposé plusieurs témoignages, Vincent m’a proposé un livre d’un autre genre…

Je dois avouer que la quatrième de couverture ne m’a pas beaucoup aidée pour savoir à quoi m’attendre… ce fut une totale découverte, et finalement, cela permet de ne partir avec aucun à priori sur le livre.

   Que dire du style de l’auteur…

Je dois bien  reconnaître qu’au départ, j’ai eu un peu de mal à m’y faire. Le langage est simple, familier, ce qui rend le livre agréable à lire, un peu à la manière d’un journal intime… mais… car oui, « mais » il y a… Par moment, l’auteur va encore un peu plus loin dans le familier pour entrer à la limite du vulgaire… il emploi des mots très crus, qui m’ont un peu refroidie… (il faut dire que je n’aime pas trop ça).

« Comme ce jour d’août. J’avais déposé Jeanne à la maternité et passé la nuit avec Amélie. Pour la première fois, ma maîtresse dormait chez moi. Une nuit sans sommeil. Une nuit à baiser. Dans la cuisine. Sur le lit. Debout. Vautré. Son cul. Ses seins. Mon foutre. Nos sueurs. Encore. Encore. Haletant, j’en redemandais sans cesse. Au petit jour, avant de quitter ma chambre, une dernière fellation. Je parvins encore à jouir dans sa bouche. Au même moment, et pour la troisième fois, ma compagne me donnait un enfant. »

Mais bon, à force, on passe outre cette manière de s’exprimer et l’on peut alors profiter du récit, de l’histoire en elle-même…

   Il faut dire que malgré tout, l’histoire est des plus entraînantes… car même si l’on n’apprécie pas l’homme, même si l’on n’apprécie pas ses manières, on ne peut qu’accrocher à l’histoire. On a envie de savoir, on veut voir ce qui va arriver… Les pages vont alors se tourner les unes après les autres, nous entrainant dans cette spirale infernale où le personnage principal se retrouve…

Le problème, c’est que ce livre m’a mis mal à l’aise du début à la fin… L’adultère est quelque chose qui me répugne fortement, que je ne peux tolérer, et le fait de lire ce livre qui finalement, parle de tromperie du début à la fin… ça m’a perturbée, je me suis sentie presque coupable…

Le point positif, c’est que l’on se sent impliqué dans l’histoire malgré tout… car j’ai eu l’impression d’être à mi chemin entre le voyeurisme très malsain, et cette impression de trahir une personne que l’on connaît… de la savoir trahie et de ne rien lui dire… c’est ce qui m’a vraiment « torturé » tout au long de ma lecture…

Et je dois dire que c’est vraiment dérangeant d’être mal à l’aise avec un récit, et malgré tout, ne pas pouvoir s’empêcher de continuer à le lire…

      Louis. C’est lui qui nous raconte l’histoire. Son histoire… Je dois avouer que dès le départ, je ne porte pas cet homme dans mon cœur, car dès les premières pages, il nous met au parfum: sa (seconde) femme est en train d’accoucher, et au lieu d’être près d’elle, il la trompe sous son propre toit… On est donc en plein dans le genre de comportement qui m’horripile, me dégoute, et me fait détester le personnage.

A côté de ça, il y a Elizabeth, sa première épouse… Leur mariage est un mariage arrangé qui n’arrange finalement ni l’un ni l’autre. Les sentiments ne sont pas réciproques, c’est un peu en dépit qu’il accepte de l’épouser…

« Ni belle,ni laide, Elizabeth avait le caractère agréable. Une bonne éducation et de bonnes manières. Pour un arrangement familial, j’aurais pu m’en accommoder. »

Jeanne, femme de ses fantasmes, celui-là même avec qui il trompait déjà Elizabeth avant leur mariage…

    Si je devais malgré tout émettre une autre petite remarque, je trouve, mais cela n’engage que moi, que la couverture pourrait être plus « attirante ». Je sais qu’en auto-édition, ou par de petits éditeurs, ce n’est pas toujours évident, mais ce bleu électrique est très « agressif »… Finalement, la couverture est un peu comme le contenu… dérangeante, choquante, elle interpelle.

Mais ne dit-on pas de ne pas juger un livre à sa couverture?

En conclusion, je dirais que c’est un avis en demi-teinte… je n’ai pas adhéré à fond au livre, mais j’ai finalement passé un « agréable » moment lecture avec lui…

Ce livre bouscule les valeurs familiales et morales, ça, il n’y a pas à dire.

[✎] Le prince des maudits, tome 2 : Emil le Clairvoyant

Editions Balivernes (Romans Ados)
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 336 pages

Alors qu’elle visitait les ruines d’un château allemand avec sa classe, Eva s’est trouvée mystérieusement projetée au Moyen Âge, au cœur d’une bataille médiévale. Elle s’est vue contrainte de fuir et de protéger le Prince aveugle Emil. Une prophétie la désigne comme la Fille de l’Araignée, celle qui doit sauver les Maudits, les partisans hors-la-loi du prince. Après avoir retrouvé Mike, un élève bien étrange mais si énervant de sa classe, elle devra affronter Michaël de Starkenburg qui a fait assassiner les parents d’Emil et envahi son domaine.

Le temps de la fuite est fini, il faut vaincre, sinon, le cours de l’Histoire sera changé, le futur d’Eva détruit et ses chances de retour dans son siècle anéanties…

Super! J’aime j’aime j’aime..

Un second tome dans la lignée du premier… génial!

J’ai eu la chance de découvrir le premier tome de cette saga (voir la chronique ICI) et je dois dire que j’avais adoré découvrir cet univers et ces personnages.

Autant vous dire que quand on m’a proposé la suite en service presse, je n’ai pas hésité une seconde… J’avais très envie de retrouver l’ambiance de ce livre.

  Le style de l’auteur est toujours aussi plaisant. Il est bien adapté au public ciblé, à savoir les enfants de 12-13 ans…

Fluide, intéressant, entraînant, il tient en haleine le lecteur par son style agréable.

Les descriptions sont présentes quand il le faut, mais pas à outrance, ce qui ne « gave » pas le lecteur, surtout les plus jeunes qui, de ce fait, ne seront pas noyés sous de l’information inutile ou plutôt trop condensée.

Les sentiments et ressentis des différents personnages ressortent à merveille. Lenia Major a vraiment le don de faire passer les émotions au travers de sa plume.

   Ce que j’aime dans ce livre, c’est qu’on ne s’ennuie pas! Pas un temps mort, le livre est blindé de rebondissements plus intéressants et entraînants les uns que les autres.

 On retrouve avec plaisir les paysages, et l’ambiance mise en place dans le premier tome.

Des combats avec des soldats vaillants et bien entraînés, une histoire d’amour d’ados, de la morale pour ceux qui savent lire entre les lignes… le tout avec un royaume, qui, il ne faut pas l’oublier, est en péril…

     Eva, un caractère bien trempé, fort. Elle va avec une apparente facilité faire face à des situations compliquées, qui l’obligeront à faire des choix parmi les plus difficiles. Son courage est exemplaire. Malgré tout, elle va protéger à la fois son propre destin, mais également veiller à protéger les siens, ce qui m’a plu. Son optimisme est aussi à toute épreuve…

 Quant à Emil, il reste également fidèle à lui-même. Il est relativement plus en retrait, dans ce tome, je trouve.

 Ce petit couple est à la fois émouvant et absolument pas pompeux… On laisse, ici encore, les amours d’adolescents à leur place, à savoir dans le sobre, le contenu, … on est loin de ce que l’on retrouve dans la majorité des livres actuels pour adolescents, où l’on prête des sentiments d’adultes à des gamins.

 Ce que j’aime aussi, c’est que dans cette saga, les personnages ne sont pas « parfaits ». Ils font des erreurs, mais s’en rendent compte et les assument.

   Je ne sais pas s’il en est de même pour vous, mais personnellement, je trouve la première de couverture vraiment splendide… ce château, ces couleurs, … superbe.

  J’ai adoré ce second et dernier tome autant que le premier! Une belle découverte.

Je vous le conseille vivement (après lecture du tome 1, bien entendu)

Merci aux éditions Balivernes  pour ces deux livres qui furent de belles découvertes…

Les premieres lignes

 Il était arrivé par-derrière. C’était sa marque de fabrique, à ce lâche. En 1490 comme en 2010, il était incapable de se comporter de manière franche.

Il ne m’avait même pas laissé deux minutes pour me reprendre, évacuer la peur de la nuit, effacer les images du carnage que nous avions perpétré à la sortie de la forêt, classer derrière une masse de neurones inutiles le visage brûlé de Cunrad, puis sa chute dans le Rhin, transpercé par les flèches ennemies. Non, non, non. C’était trop demander à monsieur que de me ficher la paix quelques instants, de me laisser croire que, sur cette rive, je pourrais souffler.

– T’en as mis un temps ! Purée, tés plus forte pour résoudre les équations avec des fractions que pour parcourir vingt malheureux kilomètres ! Deux jours que je t’attends. J’ai cru que tu n’arriverais jamais. Yo. Bon, sinon, ça va, l’Intell ?

Voilà ce que m’avait dit Mike, avec un grand sourire accroché à sa face niaise de chanteur de Boy’s Band.

Mike. Le même Mike qui m’avait poussée par-dessus la rambarde de l’Altes Schloss, perché sur les hauteurs de Baden-Baden, cinq jours auparavant. Enfin, cinq siècles et trente ans moins cinq jours auparavant, si l’on veut être tout à fait précis. Et j’aime être tout à fait précise, quelles que soient les circonstances, sinon après, ça me bloque, je ne pense plus qu’à rectifier mon imprécision et ça m’empêche d’accomplir d’autres tâches convenablement. Comme péter deux rotules par exemple. Ou arracher des oreilles et les faire avaler à leur propriétaire, accompagnées de petites lamelles de nez. Ou, pourquoi pas, pendre par les pieds un certain individu, lui ouvrir la panse, en sortir les boyaux, les accrocher à la selle de Noren et la lancer au grand galop d’une bonne claque sur la croupe.

Le même Mike, donc, à la mèche plaquée sur le front près, dont la vision me faisait venir à l’esprit des idées de tortures raffinées et des fringales de barbarie.

Ces charmantes scènes, ajoutées à la surprise de le trouver là, me maintinrent coite pendant plus d’une minute.

Il continuait à me dévisager, toujours souriant, espérant sans doute que j’allais lui sauter au cou, ravie de retrouver un visage familier dans ce Moyen Âge inconnu.

Ce livre s’inscrit dans le challenge « Jeunesse/Young adult » organisé par Mélo et ses copines…

[✎] Mieux qu’un jouet

Publié en 2007 ~ Langue : Française ~ 29 pages

Il y a très longtemps, je ne me souviens même plus quand, j’ai reçu un jouet extraordinaire. Ce merveilleux jouets peut presque tout faire. Laissez-moi vous présenter ce jouet unique…

Super! J’aime j’aime j’aime..

Une manière attendrissante et amusante de découvrir ce qui est « encore mieux qu’un jouet » 🙂

Avant toute chose, je tiens à vous dire que ce livre complète à merveille « mieux que dix fées » que je vous ai présenté il y a peu…

Un petit garçon, tout ce qu’il y a de plus adorable, nous raconte avec un enthousiasme non dissimulé tous les moments vraiment géniaux qu’il partage avec le jouet le plus extraordinaire qu’il ait jamais reçu.

De moments de jeux à celui de chasser les  monstres sous le lit, ce jouet hors du commun est indestructible et incroyable…

 

Comme dans son homologue « mieux que dix fées », ce livre offre aux enfants une histoire amusante, avec un vocabulaire varié, mais qui leur parle…

Ce qui est amusant aussi, c’est la typographie du texte: des courbes, des bosses et des fosses, des changements de police, de taille de texte, qui attire l’œil de l’enfant et l’intéresse d’avantage.

Complétez ce tableau par des illustrations douces, intimistes, plongeant dans l’imaginaire de l’enfant sans aucune difficulté… Les dessins sont doux, arrondis, dans des tonalités de couleurs variées mais choisies avec soin… chaque page nous gratifie d’un point de vue amusant ou touchant, mais vu comme un arrêt sur image sur un moment du quotidien de l’enfant.

Rajoutez à tout cela une pointe d’humour, beaucoup de tendresse et d’amour, et vous obtenez un album hors du commun.

Tout est fait pour un ouvrage agréable à lire, plein de magie et de tendresse.

A découvrir pour tout les petits loups…

Encore une merveille des éditions Balivernes.

[✎] Mémoire assassine

Editions Point Deux
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 507 pages

   L’équilibre apparent de la vie de Steve Farris se brise le jour où il rencontre Rebecca qui enquête sur les tueries familiales inexpliquées. Les souvenirs remontent : il n’avait que 7 ans quand il trouva sa mère, sa sœur et son grand frère sauvagement assassinés. Son père avait, lui, disparu. Qu’est-il devenu? Comment accepter l’inacceptable? Et comment échapper à son propre passé?

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Que dire de ce livre?  Thomas Cook est un de ces auteurs qui relèvent et réinventent le thriller noir avec brio…

   J’ai eu plaisir à découvrir un récit écrit à la première personne… cela donne, à mon sens, encore plus de poids au récit, et nous plonge encore plus dans l’univers de cet homme…

Par un style simple, épuré mais percutant, on est touché comme il faut, là où il faut, quant il le faut.

Les émotions nous sont merveilleusement transmise, que ce soit la tristesse, l’incompréhension, la haine, le déni, la rancoeur, la frustration, la peur… on passe par un panel impressionnant.

  Par des mots en apparence simple, l’histoire est sombre à souhait, on est dans le suspense qui plonge le lecteur dans une ambiance pesante, une atmosphère dérangeante, et bizarrement, malgré tout, j’ai eu beaucoup de mal à m’en détacher.. Le texte accroche le lecteur, et difficile de ne pas se dire « encore quelques pages, je veux savoir la suite ».

Il est terrible, finalement, de suivre le cheminement d’un homme dont toute la vie est basée sur une seule et unique question: « Comment construire une vie normale suite à des évènements tragiques qui nous marquent à vie? ». Comment  faire quand on se rend compte que nos souvenirs ne sont pas le réel reflet de la vérité?

L’histoire est construite de manière formidable, sans gros rebondissements spectaculaires, mais nous offrant de petits indices dissimulés ça et là, pour reconstruire, nous ici, le puzzle d’une vie…

Un thriller psychologique comme je les aime… tout en finesse.

  Steve, le narrateur, est indéniablement intéressant… C’est le puzzle de sa vie qui va se reconstruire sous nos yeux, et il évolue dans un passé qui semble aussi trouble pour lui qu’il ne l’est au départ pour nous.. Voir que sa vie n’est finalement pas celle dont on a la vision depuis des années…  Un poids de culpabilité, de se dire pourquoi eux et pas moi, …  J’ai vraiment ressenti de la tristesse pour lui tout au long du roman, imaginant ce que je ressentirais si j’étais à sa place…

Rebecca, qui écrit un livre sur les hommes qui ont, dans un coup de folie, massacré leur famille… Elle va finalement déclencher beaucoup plus que prévu… obligeant Steve à se remémorer un passé si difficile, et entraînant dans son sillage une multitude d’évènements imprévus et incontrôlables qui mèneront Steve à sa perte. J’ai eu beaucoup de mal à accrocher avec ce personnage. Je l’ai trouvée trop « inquisitrice » et déplacée, même si finalement, c’est son but au travers de son projet de livre.

  En ce qui concerne le format Point2, je dois avouer que la seconde expérience m’a ravit au plus haut point, contrairement à la première qui m’avait laissée un peu indécise… J’avais émis des réserves sur la finesse du papier, et sur le fait que le livre ne tenait pas vraiment ouvert tout seul…

Ici, j’ai vraiment apprécié le format, qui illustre bien le terme de « livre de poche » 🙂 et cette fois, j’ai masterisé dans la prise en main, ce qui n’avait pas été le cas la première fois…

J’apprécie donc de plus en ce petit format… le petit plus qui pourrait y être apporté? Un marque-page intégré, ce serait vraiment très pratique…

Et le prix reste malgré tout, à mon goût, un peu élevé, mais je me dis que c’est le temps d’ancrer le concept sur le marché… Peu à peu, la concurrence va sûrement rectifier le tir.

Je remercie d’une part les éditions Point2, mais également la communauté LIBFLY pour m’avoir permis de découvrir ce livre dans le cadre de l’opération Un Poche, Un(e) Mordu(e), Un(e) critique !

CITRIQ

[✎] Mieux que dix fées

Publié en 2007 ~ Langue : Française ~ 32 pages

Dix fées se succèdent avec chacune un don particulier. La première fée sème des petits bisous partout, la deuxième est la reine des chatouilles, la cinquième super forte en rangement… Mais quelqu’un possède tous ces dons réunis : une maman. Commentaire : Blonde, brune, châtain, les yeux bleus, verts ou marron, dix fées toutes différentes et plus jolies les unes que les autres sont dessinées dans leur univers de douceur aux couleurs tendres et définissent toutes les qualités d’une maman. Jouant sur les couleurs, la tenue de la ligne et la taille des caractères, le texte simple souligne le don décrit. Un petit livre enchanteur, au format très agréable, pour dire combien on aime sa maman. Couverture rigide, cahiers cousus.

 Excellent! J’en veut encore…

Comment ne pas aimer un livre aussi splendide!!

Je vous propose, une fois de plus, un petit voyage au pays des fées…

Je crois qu’il n’est plus à expliquer mon amour pour ces petits êtres…

J’ai chaque fois grand plaisir à découvrir des albums les mettant en scène, et celui-ci ne m’a pas laissée en reste…

En effet, avec ce livre, c’est encore une fois un monde merveilleux qui s’offre à nous… Chaque page est un délice, chaque fée une découverte et l’on va de surprise en surprise…

L’histoire nous raconte donc l’histoire de dix petites fées, et chacun a un talent bien particulier, un domaine où elle excelle… les calins, la cuisine, les chatouilles…

Mon coup de cœur? La dixième fée, celle des histoires… je suis tombée sous son charme, c’est certain…

 

On voit ainsi sous nos yeux « naître » dix fées, pour découvrir que toutes les qualités réunies de ces fées se retrouvent, finalement, dans une seule et même personne… mais chuuut…

Pourquoi j’ai aimé ce livre? Déjà, les illustrations sont… magiques, ou plutôt, féériques, devrais-je dire… les dessins sont d’une qualité exceptionnelle, d’une douceur attendrissante, d’une finesse rarissime…

Les textes, quant à eux, sont à la fois touchants, amusants, le vocabulaire, adapté aux plus petits, est cependant coloré et simple. Il s’adapte à merveille aux illustrations, à moins que ce ne soit l’inverse… le tout est indissociable, en fait… les deux se complètent superbement…

Alors, avez-vous deviné ce qui est mieux que dix fées?

[✎] À l’orée des fées

Editions Balivernes
Publié en 2006 ~ Langue : Française ~ 72 pages

Qui sont donc les Fées ?
Mystérieuses et bienveillantes beautés.
Elles sont présentes autour de nous à chaque instant.
Elles veillent sur notre destin et pourtant.
Nous ne les voyons presque jamais.
Ce livre vous révélera certains de leurs secrets.
Peut-être les avez-vous déjà croisées ?
Préparez-vous à les adorer !

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Plutôt deux fois qu’une, ce livre fait ressurgir mon âme d’enfant et me ravit… un diamant brut à découvrir de toute urgence avec vos enfants.. ou juste pour votre plaisir personnel…

Souvent, les enfants croient dur comme fer aux fées… puis en grandissant, ils perdent de cette naïveté infantile pour balayer d’un trait ce monde merveilleux des fées…

Pourtant, je dois reconnaitre que je suis de ces personnes qui croient encore, une fois adultes, aux fées, aux anges, au monde fantastique où ces créatures merveilleuses évoluent…

C’est ainsi que confortablement blottie dans la canapé, entourée d’une couverture toute douce et de mon chat tendrement lové à côté de moi, je suis partie à la rencontre de ces fées…

Dans « A l’orée des fées », on est irrémédiablement embarqué pour un voyage magnifique pour ce pays enchanté… De la première de couverture à la dernière page, on est comme envoûté..

Des dessins d’une douceur, d’une finesse et d’une délicatesse qu’aucun mot ne suffirait à décrire. D’ailleurs, je serais bien incapable de vous présenter celui qui m’a le plus touché, tant tous m’ont émerveillée, j’étais, en compagnie de ce livre, comme une petite fille dans une fête foraine: mes yeux brillaient, je ne savais où les poser tant j’avais envie de tout voir, tout découvrir, et tout garder en mémoire. J’étais prête pour une partie de cache-cache avec elles 🙂

Les textes, quant à eux, sont enchanteurs… les mots chantent de douces mélodies à mon oreille tout du long de ma lecture…

Ils nous transportent dans l’univers particulier de chaque fée, nous offrant un coup d’œil sur sa destinée, sa spécificité, …

Toutes ces fées découvertes étaient plus amusantes, douces, touchantes et merveilleuses les unes que les autres…

J’ai eu, cependant, un énooorme coup de cœur pour Céleste, fée de la nuit… D’une beauté époustouflante entourée de la Lune et ses étoiles.

Si je devais décrire en quelques mots ce petit bijou:  le résultat d’un talent extraordinaire…

Un livre tel que celui là donne envie d’être enfant pour encore quelques temps, pour partir rejoindre ces fées dans leur monde imaginaire …

J’ai toujours été passionnée par les fées et leur monde magique, même du haut de ma vie d’adulte… et ce livre est un coup de cœur énorme que je garderai toujours à portée de main…

Merci aux éditions Balivernes pour cette découverte merveilleuse…

Si vous ne connaissez pas encore cette maison d’édition, n’hésitez pas à vous rendre sur son site, vous en ressortirez conquis à coup sûr…

[✎] Lili, capricieuse petite sorcière

Editions Balivernes

Publié en 2006 ~ Langue : Française ~ 29 pages

Présentation du livre chez l’éditeur

Lili, la petite sorcière, ne veut pas ranger sa chambre.
Elle fait même un tel caprice qu’elle lance un sort sur ses parents. Mais bien vite, elle le regrette et part à leur recherche. Saura-t-elle se rappeler du mot magique pour les retrouver ?

 Excellent! J’en veut encore…

Ce livre est génial! Les enfants vont adorer…

Ce livre est le genre de petites merveilles que j’adore découvrir…

Point de vue des illustrations, elles sont attirantes pour les enfants, … les visages des personnages sont très expressifs, ils font passer à merveille le message lié au texte…

Les aquarelles présentes dans ce titre renforcent l’imaginaire et l’aspect enfantin. Cela sied à merveille au livre et la tranche d’âges concernée. J’aime les « imperfections », que l’on peut y trouver, telles qu’un manque de proportions par moment, ce qui touchera d’avantage l’enfant qu’un dessin « parfait » de ce point de vue mais sans âme… ici, tout respire l’enfance, pour que l’enfant soit « comme chez lui », qu’il s’y retrouve…

Le texte, lui, est vraiment bien écrit… des phrases courtes, pour bien toucher les enfants en allant à l’essentiel. Une histoire du quotidien, amenée de manière ludique mais efficace…

La morale dans ce livre est multiple: le fait qu’il faut écouter ses parents, que quand on est en colère, on peut dire ou faire des choses que l’on regrette très vite, et la plus importante de tous, savoir demander pardon pour ses fautes, et que même si on fait de grosses bêtises, les parents ne cessent pas de nous aimer, une fois que l’on demande pardon, les choses rentrent dans l’ordre… Toutes ces choses que les enfants se doivent d’apprendre, et qui est ici amené de manière très simple mais efficace…

Le personnage de Lili reflète bien la manière d’être des enfants, ce qui permettra à chacun d’entre eux de trouver leur place dans cette histoire, de facilement s’accrocher et s’identifier à la petite sorcière capricieuse. Le message présent dans l’album passera d’autant mieux.

Merci aux éditions Balivernes pour cette découverte. Une fois de plus, un livre jeunesse vraiment intéressant et enrichissant pour les enfants.

[✎] Le prince des maudits, tome 1 : La fille de l’araignée

Editions Balivernes
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 256 pages
Alors qu’elle visite les ruines d’un château allemand avec sa classe, Eva se trouve mystérieusement projetée dans le passé, au cœur d’une bataille médiévale. Elle se voit contrainte de fuir et de protéger le Prince Emil, dont le père a été assassiné. L’intelligence d’Eva lui sera aussi utile que sa pratique des arts martiaux pour vaincre les nombreuses embûches qui se dresseront sur leur chemin. Et dans ses rêves, on la surnomme la fille de l’Araignée, on l’appelle la Maudite. Que veulent dire ces voix ? Saura-t-elle dompter les forces occultes qui la guident ?

 Excellent! J’en veut encore…

Un livre étonnant, qui sous ses airs de fantastique/fantasy, est plein de bon sens. un régal pour les yeux 🙂

J’ai eu la chance de pouvoir découvrir ce livre grâce aux éditions BALIVERNES, que je remercie grandement.

Je me suis dit, au départ, que comme il s’agissait d’un livre jeunesse, je savais à quoi m’attendre… Et bien pas du tout! Ce livre fut vraiment une très bonne surprise que je suis contente d’avoir découvert!

L’auteur et sa plume? Un pur délice… Les tournures phrases sont agréables, les mots bien choisis, le rythme plaisant… tout est fait pour un moment lecture des plus fantastiques…

D’ailleurs, en parlant du rythme, je ne me suis même pas rendu compte de la vitesse à laquelle les pages se tournaient et l’histoire avançait… J’étais tellement prise dans l’action que tout se déroulait sous mes yeux de manière très naturelle. Je n’ai constaté aucun temps mort, ce qui rend la lecture très fluide.

Par contre, je dirais que pour les plus de 15 ans, ce livre risque d’être trop simple de par la manière dont les choses sont contées… donc il est vraiment bien prévu pour les 11-13 ans je dirais.

J’ai aimé le personnage d’Eva… il faut le reconnaître, beaucoup auraient flippé pour bien moins que ce qu’elle a eu à vivre, et pourtant, elle ne se démonte pas… Elle s’adapte facilement à la situation, est courageuse… J’ai aimé le fait que pour une fois, le « héros’ soit en fait une demoiselle… cela change vraiment de tous ces livres où les filles sont montrées comme de « pauvres âmes en détresse ».

Celui d’Emil n’est pas mal non plus, mais j’avoue que ce n’est pas lui qui a ma préférence dans ce livre, pour la raison évoquée dans le paragraphe précédent.

Et le gros point positif: malgré une attraction latente entre Eva et Emil, il n’y a pas d’histoire d’amour ennuyante, classique et  pleine de mièvreries. Cela reste dans le domaine du mignon… Au moins, cela remets les enfants/ados à la place qui est leur, sans les lancer à cœur perdu dans des relations amoureuses qui, selon moi, ne sont pas de leur âge, comme on peut très souvent le voir dans beaucoup de livres dits « jeunesse » ou pour adolescents.

Les décors sont plantés, mais pas de manière lassante et ennuyeuse… ici, pas de longues description, juste ce qu’il faut pour plonger le lecteur dans l’atmosphère voulue, et ensuite laisser son esprit vagabonder au gré de ses envies et de son imagination, …

On y retrouve donc de la fantasy, des personnages et des décors géniaux, de l’humour aussi, … mais pas que: le livre est plein de petits messages, de leçons de morale ou plutôt, leçons de vie: l’entraide, la solidarité, le non-jugement, la tolérance…

C’est ce que j’aime avec les Editions Balivernes… au-delà de l’aspect ludique, amusant et visuel des livres qu’ils éditent, il y a toujours un beau message sous-jacent… le petit plus qui fait du livre un véritable bonheur et un brin d’apprentissage au passage…

J’ai hâte de pouvoir découvrir la suite de cette saga, qui promet encore de bons instants lecture…

Ce livre rentre donc à la fois dans le RAT,  Mais aussi dans mon challenge « Jeunesse/Young adult« 

  

[✎] Tes yeux pleins de cendres

Editions Gael Bouron (autoédition)
Vous pouvez vous le procurer sur le site etat-végétatif.org
Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 199 pages
État végétatif : absence de toute activité consciente alors même que le sujet est éveillé. La personne en état végétatif est totalement paralysée, les yeux ouverts, dans l’incapacité d’exprimer, de comprendre, de ressentir. C’est le récit de ce handicap extrême que j’ai souhaité partager. Basé sur l’histoire personnelle de mon père, plongé dans un état végétatif depuis juillet 2009, j’aborde dans cet essai-témoignage, soutenu par une importante documentation scientifique et littéraire, des questions d’éthique médicale, telles l’acceptation du handicap ou l’euthanasie. Le récit est dépouillé, sans emphase. Derrière l’histoire d’un fils face à son père dans un état si dégradé, on peut ainsi approcher l’universalité de cet immense désarroi. Déjà plus vraiment vivantes et pas encore mortes, les personnes en état végétatif interrogent notre humanité.

 Excellent! J’en veut encore…

Un livre poignant, émouvant, portant outre l’aspect humain, un aspect scientifique, moral, et légal. Une belle lecture, un beau message du coeur

Je n’ai jamais eu l’occasion, par le passé, de lire sur le thème de l’état végétatif. C’était donc une grande première pour moi, et j’étais totalement novice en la matière. Certes, j’en avais déjà entendu parler, mais en dehors de ça, je n’en savais rien.

Le fait que le livre soit raconté par un homme est assez surprenant, et la manière de le raconter d’autant plus.

De la part d’un homme, on s’attend surtout (ou plutôt, on a généralement l’habitude) à s’éloigner du sentimental, on a une moins grande capacité/facilité à faire passer ses émotions, ses ressentis.

Et pourtant, dès le départ, à la première page, la première ligne, c’est l’émotion, c’est le cœur serré, c’est la douleur de voir son père ainsi allongé en réanimation.

Le fait d’avoir vu, dans d’autres circonstances, mon propre père en réa/soins intensifs également, avec tous les appareillages et tout ce qui va avec, m’a déjà laissé un souvenir terrifiant et inoubliable, à me glacer le sang, et cela renforce sans aucun doute ma sensibilité à ce témoignage. Même si la situation n’était pas la même (mon père n’a pas fait de coma), j’ai déjà un début de compréhension accrue sur ce que peut ressentir l’auteur.

D’une plume à la fois douce et sensible mais assurée, forte mais pleine d’amour, l’auteur ouvre la porte de son jardin intime de manière incroyable.

« Je n’avais jamais dit « je t’aime » à mon père, avant cette visite à son chevet. Pudeur dans les sentiments et tradition familiale qui se prête peu aux démonstrations affectives. » Page 12

Et puis, aux antipodes de l’aspect « plus humain » de la chose, on découvre un aspect plus scientifique, médical et historique de la maladie.

Et là, d’une manière sans pareille, le style de l’auteur change du tout au tout… des mots plus crus, plus durs, allant jusqu’à l’ironie ou l’humour noir.

« En tapant sur Google « coma », « Etat végétatif chronique », ou encore « Espérance de vie personne en état végétatif », je peux choisir entre deux boutons. Le premier s’intitule « recherche Google », et le second « J’ai de la chance ».

[…]

Est-ce qu’un suicidaire clique sur le bouton « I’m feeling Lucky » en libellant une recherche Internet pour trouver le moyen d’en finir? La fenêtre s’ouvre, le curseur est positionné dans le champ de recherche, et écrit « Comment se suicider facilement?  » et avec un regain d’optimisme, il clique sur le bouton « j’ai de la chance »… »  » page 21

Ce livre passe par tous les stades, toutes les éventualités, tous les ressentis. L’annonce, l’espoir, les doutes, la patience, les questions multiples trop souvent sans réponse, … Il pose aussi la lourde question de l’euthanasie, de la délivrance: quand? Pour qui? Pour quoi? Pourquoi?

Au-delà du « simple » témoignage, le livre offre aussi plein de pistes de réflexions, de références en littérature pour ceux qui, suite à leur lecture, on envie ou besoin d’aller plus en profondeur dans le sujet, d’aller au-delà du livre.

Au final, ce livre m’a tant arraché le cœur que les larmes et me laisse bouleversée, avec un sentiment de vide, d’impuissance, d’injustice aussi. Une profonde tristesse.

Je tire mon chapeau à Monsieur Bouron pour son combat d’une part, mais aussi de le partager avec nous, ce qui n’a certainement pas dû être chose facile et demande beaucoup de courage.

Je vous conseille vivement ce livre.

Et surtout, profitez de chaque instant avec vos proches,  la vie est précieuse, et on ne sait jamais de quoi demain est fait, et ce livre en est la preuve. Du jour au lendemain, tout peut basculer… ne gâchons pas ces précieux instants.

N’oubliez pas non plus de dire à vos proches que vous les aimez, ne partez pas du principe « qu’ils le savent », l’entendre, c’est essentiel, le dire est important.  

Merci au site « Les agents littéraires » pour m’avoir permis de découvrir ce livre poignant. Vincent a vraiment le « flair » pour proposer le bon livre à la bonne personne, et ainsi faire découvrir de merveilleuses oeuvres.

[✎] Éternels, tome 1 : Evermore

Editions Michel Lafon
Publié en 2009 ~ Langue : Française ~ 341 pages
Quatrième de couverture: Avant l’accident, Ever Boom était une adolescente comme les autres. Elle a perdu toute sa famille dans cet épisode tragique, et reçoit soudain un terrible don : celui de lire dans les pensées des gens, de voir leur aura et de connaître leur vie en les touchant. Elle se renferme alors sur elle-même et évite le contact. Les élèves du lycée la regardent comme une bizarrerie, la pointent du doigt… jusqu’au jour où elle rencontre Damen Auguste. Damen est mystérieux, plein de charme et terriblement beau. Toutes les filles du lycée se le disputent mais c’est à Ever qu’il s’intéresse. Or c’est le seul être dont elle ne peut pas découvrir les pensées. Et personne ne sait réellement qui il est ni d’où il vient. La seule chose dont Ever est sûre, c’est qu’elle est profondément et irrémédiablement amoureuse de lui.

 Excellent! J’en veut encore…

J’ai adoré, tant par son histoire, que son héroïne, que son univers et l’approche de la mort imminente et ses conséquence qui y est faite…

Dès le départ, je fus plongée dans l’histoire et l’univers du livre…

Bon, je vous l’accorde, au début, je me suis dit que cela ressemblait étrangement au profil de Twilight: une jeune fille à l’apparence gauche, isolée, banale, qui tombe éperdument amoureuse du beau gosse de service qui, même s’il peut avoir toutes les filles qu’il veut, va se rapprocher d’elle… Mais bon, il faut le reconnaître, cette sensation m’est vite passée, et j’ai pu profiter pleinement de ce livre qui finalement, à son univers bien à lui..

Le style de l’auteure, que j’avais découvert dans Radiance, est toujours aussi plaisant,…

La plume douce et créative que l’on retrouve ici est très agréable, et invite le lecteur à se laisser bercer au rythme des mots, et ce, au fil des pages et des chapitres…

D’ailleurs, en parlant de chapitres, le fait de se trouver face à de petits chapitres courts malgré tout aide à garder le rythme et se voir avancer dans l’histoire… au fur et à mesure, on se dit « ça y est, ça se rapproche, je vais enfin savoir ce qui va se passer, je vais enfin connaître le fin mot de l’histoire »…

Même si le thème et l’histoire n’ont rien de novateur, le récit est vraiment bien amené, et tient bien le lecteur dans ses filets… Une fois commencé, le livre captive, les pages se tournent les unes après les autres, je n’avais pas envie de le refermer…

Le thème sous-jacent de mort imminente est quelque chose qui m’a fortement attirée dans ce livre… C’est une expérience qui m’a toujours intriguée, et le fait de pouvoir l’aborder ici m’a plus.

Le personnage d’Ever est un énorme coup de cœur pour moi.. Simple, sympathique, fascinante… je l’ai tout de suite prise en sympathie. Durant la lecture, on vit au rythme de ses émotions, on s’inquiète et on tremble pour elle… Son don lui pèse (alors qu’au départ, je pensais qu’au contraire, il serait sa force), mais après tout, on se dit qu’avec ce qu’elle vient de vivre, on le serait pour moins que ça… Tout au long du livre, on apprend à la découvrir, à la cerner, on la voit évoluer aussi….

En ce qui concerne Damen, j’avoue que je regrette juste une chose: de ne pas en apprendre un peu plus sur lui… mais je me dis qu’avec un peu de chance, le second tome répondra à mes questions 🙂 car jusqu’ici, il paraît être très arrogant, très « vas-y que je me montre » et sûr de lui, mais en dehors de ça…

L’autre personnage coup de cœur, c’est Riley… (que l’on retrouve d’ailleurs encore plus dans « radiance, tome 1 », qui raconte son histoire après l’accident, et donc, sa vie après la mort… j’ai bien hâte de le lire)… sous ses airs de gamine, elle a souvent des mots « trop grands pour elle », mais plus que tout, on ne peut que ressentir l’amour qui l’unit à Ever… j’ai aimé cette relation entre les deux sœurs, et l’humour qui est mis avec parcimonie dans le personnage… une belle réussite.

 Je n’ai pas repéré d’incohérences flagrantes, pas de choses qui m’ont dérangée…

Juste une remarque concernant les autres thèmes sous-jacents dans le livre: la méchanceté des ados, la mise à l’écart des gens un tant soit peu différents, le jugement des autres, … C’est ce qui fera, je pense que beaucoup d’adolescents ou jeunes adultes pourront, au-delà du divertissement et de l’histoire fantastique en elle-même, se retrouver un peu dans l’un ou l’autre personnage secondaire du livre ou en Ever.

Cette petite vidéo fait une très belle présentation du livre, je trouve… mais les divers éléments qui la composent le prennent tout leur sens qu’après la lecture… (j’ai découvert cette vidéo après avec lu le tome 1)

J’ai également trouvé cette vidéo

Qui est en fait le trailer de la série télé qui sera basée sur la saga… (avec, dans le rôle de Ever, la demoiselle qui avait le rôle principal dans le film Thirteen que j’ai adoré)

Affaire à suivre… 🙂

Voici aussi la cover de Radiance, du même auteur, ainsi que du tome 2 d’Eternels…

    

Cette chronique entre dans le cadre du challenge « Jeunesse/YA« 

[✎] 24 Heures Dans La Vie De Théo

Texte de Virginie Lydie.Illustrations de Yann Hamonic.
48 pages, 13×18 cm, souple.
Editions Balivernes
Sur le trottoir, à côté des Galeries Farfouinettes, elle a posé un petit carton, à côté d’elle, à même le sol. Elle n’aurait jamais fait ça si elle n’était pas malade, mais la poudre blanche coûte cher… Théo devra faire quelque chose pour la sauver.

 

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Ce petit livre jeunesse est vraiment émouvant et sensationnel!

Pour moi, il n’y a pas photo… Ce livre est sans conteste LE livre à faire lire à ses enfants en âge de comprendre les problèmes liés à la drogue…

Il illustre de manière vraiment sensée et touchante la déchéance d’une mère de famille qui, pour assouvir son vice et payer sa « poudre blanche » (qu’elle fait passer pour un médicament auprès de son petit garçon), confronte son fils à la pauvreté, la mendicité, au mensonge, à la malnutrition, à la violence de l’état de manque ou celui de la dépendance, aussi… et l’enferme peu à peu dans une spirale infernale et dangereuse.

Les textes sont simples, mais percutent, avec des phrases choc, qui vont droit à l’essentiel sans pour autant aller dans le « morbide ».

L’écriture est agréable, pleine d’énergie, elle fait à merveille passer le message.Pourtant, le parti était risqué, car aborder le sujet de la drogue avec les plus jeunes n’est pas chose aisée.

Cette histoire, c’est un peu comme le témoignage d’un enfant qui voir sa mère « malade », en souffrira, mais malgré tout, plutôt que de tomber dans le tragique énervant, on reste dans le lucide, le concret, face à une situation des plus difficiles et complexe à comprendre pour un enfant.

Imaginez, un enfant qui se retrouverait face à cette situation:

« Maman, tu ne te rappelles pas ? Cette nuit, tu voyais des monstres et tu as réveillé tous les voisins. La police est venue, il y avait aussi les pompiers, des médecins, et une ambulance est venue te chercher. » page 39

Les illustrations sont très belles, simples, aux couleurs douces. Les dessins donnent une impression de calme, de tendresse, de douceur… On aurait pu croire que les illustrations liées à un tel récit seraient plus « choc », mais il n’en est rien, et c’est tant mieux… Elles ont un aspect réconfortant

Le petit Théo, personnage principal de ce livre pour enfant, est un petit garçon comme tous les autres, mais plongé dans un univers qui ne devrait pas être celui d’un garçon de 10 ans… ce que j’ai aimé, c’est qu’on lui confère à la fois la naïveté de l’enfant (on n’en fait pas un enfant omniscient à la maturité exagérée), mais aussi l’amour et l’inquiétude pour sa mère… Tout est fait pour que ce personnage soit attachant et que les enfants puissent aisément s’y reconnaître…

La morale de l’histoire est expliquée de manière détournée mais simple et accrocheuse, pour marquer malgré tout les esprits des enfants, et leur donner une piste de réflexion et d’action s’ils venaient à être confrontés à une telle situation.

Honnêtement, un vrai coup de coeur pour ce petit livre, mais au grand potentiel! Il est à mettre entre toutes les mains des enfants d’une dizaine d’années. Il est parfait pour ouvrir le dialogue avec son enfant sur les méfaits de la drogue.

 

Un tout grand merci aux éditions Balivernes pour ce Service Presse qui m’a permis de découvrir ce petit livre vraiment génial…

Chaque nouvelle lecture de leur collection me surprend (agréablement).

[✎] Les Royaumes invisibles, tome 1 : La Princesse maudite

Editions Harlequin (Darkiss)

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 548 pages

Ethan a disparu… A la veille de son seizième anniversaire, Meghan découvre qu’on a enlevé son petit frère. Dans le même temps, elle apprend qu’elle est une fille fée, la princesse maudite d’un royaume invisible dont il lui faut franchir la porte si elle veut retrouver Ethan. Prête à tout, Meghan accepte de passer de l’autre côté du miroir au risque de sa vie. Et, sitôt transportée dans la forêt magique, elle voit se dresser en travers de sa route le prince Ash, le plus dangereux des êtres dangereux qui peuplent les royaumes invisibles...

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Un coup de cœur… eh oui, encore un , mais comment ne pas adorer ce livre!!

Tout bon livre qui se respecte commence par une couverture hors du commun… et là, que dire de celui-ci: rien que cette première de couverture est magique… elle est tout simplement sublime… et comme ceux qui me connaissent et me suivent régulièrement le savent, la couverture d’un livre a une forte importance à mes yeux, et là, j’en ai pris plein la vue…

On découvre, dans ce livre, un monde fantastique, où se côtoient l’amitié, la peur, les trahisons, … sans oublier la magie, bien entendu…

Point de vue personnages et créatures, je dois dire que l’on a été servi, pour mon plus grand bonheur… on part à la rencontre de tellement de créatures fantastiques que l’on se demande parfois d’où elles sortent… mais quel plaisir à lire.

Les personnages sont un peu stéréotypés, mais au-delà de ça, cela  ne m’a pas dérangée…

Je n’ai eu aucun problème pour ressentir leurs émotions, même si je ne me suis pas attachée outre mesure à l’un d’entre eux.

Meghan, quant à elle, est terriblement naïve, il fait le reconnaître… Ce que tout le monde sent venir au quart de tour, elle ne le voit qu’une fois le nez dessus, et encore… mais c’est un peu « ce qui fait son charme ».

En ce qui concerne Ash, son côté sombre et mystérieux ne m’a pas spécialement envoutée comme d’autres personnages du genre ont pu m’attirer… mais je l’ai trouvé malgré tout intéressant. Disons que j’espère qu’il sera un peu plus développé dans les autres tomes de la saga.

Un énorme coup de cœur pour Grimalkin, qui m’a un peu rappelé le chat d’Alice au pays des merveilles, dont je suis une fan inconditionnelle, et donc, je ne pouvais que l’adorer…

La plume de l’auteur est agréable, simple et accessible à tous (ce qui fait de ce livre un roman YA) , et de ce fait, l’auteure nous emporte sans soucis là où elle veut nous emmener, à savoir dans un monde et un univers qui lui est propre.

Le rythme est soutenu, même si le livre se lit de manière fluide et agréable. On ne s’attarde pas sur des détails… (c’est peut être le seul point que je pourrais trouver de négatif au roman: le fait que parfois, j’aurais aimé un peu plus de développement dans certains personnages ou certains passages)

Un côté de l’histoire et de la manière d’aborder les choses qui m’a plu, c’est la façon dont est mise en avant la technologie et l’influence du monde dit « moderne » sur celui du fantastique… c’est une manière assez intelligente de voir les choses, je dirais, et il est rare de trouver un tel aperçu dans d’autres livres du même genre, ce qui rend celui-ci particulier et le fait sortir du lot.

Au départ, je me suis dit que ce livre allait me tenir une bonne semaine, et puis, étrangement, les pages se sont tournées à une vitesse folle, j’étais tellement prise dans l’histoire que je ne me suis pas rendu compte du temps qui passait… (le fait que le livre soit écrit en grands caractères y aide aussi… ça m’a permis, pour une fois, de pouvoir lire aisément sans mes lunettes et me reposer les yeux en même temps que l’esprit… si c’est pas bien, ça…)

La fin, quant à elle, est quasi insoutenable… elle invite vraiment le lecteur à avoir envie de pousser sa lecture plus loin et d’entamer le second tome au plus vite… Elle se lit des étoiles plein la tête, et des images plein les yeux…

Une belle réussite, mais il faut malgré tout garder à l’esprit que l’on est dans du YA. Je suis conquise.

J’ai vraiment envie de connaître la suite de ce livre…

  

(comme vous pouvez le constater, la suite de la saga n’est pas en reste point de vue couvertures merveilleusement belles)

Je dois avouer que par moment, ce livre m’a fait penser au film Labyrinth (avec David Bowie) , que j’ai adoré étant gamine et que j’ai toujours autant de plaisir à revoir…

Sarah est une adolescente passionnée de contes de fée. Un soir, elle se trouve contrainte de garder son jeune demi-frère Toby. Tentant de calmer ses pleurs en lui racontant l’histoire d’un roi des gobelins tombé amoureux d’une jeune fille humaine, elle prononce une phrase fatidique qui emporte le bébé dans un monde imaginaire gouverné par Jareth, androgyne, pervers et trouble roi des Gobelins. Elle devra le suivre dans cet univers fantastique peuplé de gobelins, lutins et fées et, pour empêcher que l’enfant ne devienne lui-même un gobelin, surmonter en moins de 13 heures les épreuves du labyrinthe de Jareth… pour lequel elle ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine fascination.

On y retrouve un peu le même genre de créatures, le même « thème » à savoir celui de sauver le petit frère de l’héroïne…

Merci à Andréa F. et aux éditions Darkis de m’avoir permis de découvrir ce livre en SP. une superbe découverte…

Beaucoup de personnes ont de gros à priori dès que l’on prononce le nom d’Harlequin… car beaucoup pensent que cela se limite à tout ce qui est romans à l’eau de rose. Avec la Collection Darkiss, Harlequin nous prouve qu’il n’y a pas que ça, et propose aux Young Adults des livres très plaisants et enchanteurs. Une collection à découvrir de toute urgence si ce n’est déjà fait  (pour voir toute la collection, suivez le guide…)

De cette collection, j’ai hâte de pouvoir découvrir ce titre:

Ce livre entre dans le challenge Jeunesse/Young Adult, organisé par Mélo, Nodrey et Muti.

[✎] Maman Courage

104 page(s) noir et blanc. Disponible sur le site Edilivre.

Quatrième de couverture:

Pour donner la vie, il aura fallu passer à travers la mort…
Dans un témoignage bouleversant, Sandra Peyron raconte son acharnement à vouloir devenir maman. Un parcours courageux et peu banal qui dénonce les limites de la médecine d’aujourd’hui sur le plan technique mais aussi sur le plan humain.
Cinq longues années de combat, trois fausse-couches, incinération, deuil, souffrance, haine et inaptitude à être maman : tous ces termes ont longtemps raisonnés dans sa tête.
C’est sa ténacité et sa force de caractère qui ont sauvée Sandra Peyron. Elle a toujours gardé espoir. Son énergie et sa persévérance l’ont tirée vers le haut, sa combativité lui a donné une force peu commune. Les épreuves l’ont endurcie.
A chaque bataille perdue, Sandra Peyron s’est relevée certes amochée, un peu détruite mais bien vivante. Perdre plusieurs batailles, oui, c’est douloureux et décevant. Seulement ce qu’elle voulait par-dessus tout, c’était gagner la guerre, sa guerre : la naissance de son fils le 18 avril 2009.

 Un livre sympa… J’ai aimé…

Beaucoup de courage, d’espoir, mais dommage que l’aspect médical soit si prédominant par rapport au ressenti propre…

Rien que pour son thème, ce livre a attiré mon attention… Je ne pouvais pas passer à côté de ce livre…

Avoir un enfant est la chose que je désire le plus au monde, l’aboutissement d’une vie, de ma vie, de ma vie de couple comme celle de femme…

Je ne vous cache pas que la lecture de ce livre m’a arraché les tripes, mis les larmes aux yeux, et déchiré le coeur…

Dans ses mots de femme et mère, l’auteure nous plonge au coeur de son calvaire, de sa souffrance…

Elle parvient à expliquer avec des mots simples la rudesse du milieu médical. La lecture s’en retrouve fluide sans devoir recourir à un dictionnaire toutes les cinq minutes. Cela permet de mieux comprendre les choses, et de mieux appréhender la situation vécue par cette femme au courage déconcertant.

Il est difficile de juger les personnages, puisqu’il s’agit d’un récit authentique. La mère est une femme courageuse, extraordinairement forte… c’est admirable. Les médecins? Je crois que si je les avais eu devant moi, ils en auraient entendus de belles…

Ce que j’ai trouvé un peu dommage, c’est que l’aspect médical soit toujours très omniprésent, parfois un peu trop… J’aurais aimé qu’à de plus fréquentes reprises, elle pose sa plume de patiente pour reprendre celle de femme, … Maintenant, je peux comprendre que ce soit quelque chose de très difficile à écrire… peut être la peur de tomber dans le « mélo » l’a ralentie , mais j’aurais vraiment aimé approfondir ce point de vue… hors de l’aspect médical à proprement parler…

Un livre qui mérite qu’on y prenne attention…l’histoire d’une vie jalonnée d’épreuves, mais qui enseigne l’espoir et le courage.

[✎] Alpha et Omega, tome 1 : Le cri du loup

Editions Milady
Publié en 2010 ~ Langue : Française ~ 363 pages

Quatrième de couverture: Anna est un loup-garou.
Elle découvre un nouveau sens à son existence quand le fils du roi des loups-garous débarque en ville pour réprimer les troubles au sein de la meute de Chicago… et qu’il insuffle à Anna un pouvoir qu’elle n’avait jamais ressenti.

Excellent! J’en veut encore…

Contente d’avoir enchaîné avec ce tome 🙂

J’ai retrouvé avec grand plaisir la plume de Patricia Briggs pour la lecture de ce tome 1, en réalité le second tome de la saga. Toujours aussi agréable, cette auteure nous plonge de plein fouet dans l’histoire dès les premières pages. L’intrigue arrive très très vite, on n’a pas le temps de s’ennuyer. L’histoire reste logique, construite, recherchée. J’ai adoré. On découvre les choses petit à petit, et il n’y a pas de découverte d’intrigue trop tôt dans le roman.

On y retrouve également l’univers qu’elle avait créé dans le tome 0, bien que celui-ci soit paru après le présent tome 1. On y retrouve avec plaisir certains personnages du précédent tome, mais qui ne font qu’une brève apparition, finalement.. c’est un peu dommage, je trouve.

On a cependant la chance de découvrir l’histoire sous le point de vue des différents personnages, ce qui permet de mieux comprendre certaines choses…

Le personnage d’Anna m’a beaucoup fascinée de par les aspects très complexes de son personnage… Humaine, elle est douce, fragile, craintive et effacée. Louve, elle est forte, sûre d’elle, pleine d’assurance et de confiance en elle. C’est très paradoxal.

Asil également, m’a beaucoup touchée. Un caractère fort, mais plein d’émotions, des sentiments persistants pour son épouse décédée, … Un personnage bien agréable que j’ai eu plaisir à découvrir.

Par contre, j’ai moins apprécié le personnage de Charles, ou plutôt, il m’a moins touchée que ce qu’Anna a pu me conquérir.

En conclusion, une suite agréable, qui nous confirme l’univers mis en place dans le tome 0, et continue à embarquer le lecteur dans la meute…

Je n’ai plus qu’à me lire le tome 2.

CITRIQ

[✎] Un employé modèle

Editions Le Livre de Poche (Thriller)

Publié en 2011 ~ Langue : Française ~ 476 pages

Quatrième de couverture: Christchurch, Nouvelle-Zélande. Joe Middleton contrôle les moindres aspects de son existence. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, il travaille comme homme de ménage au département de police. Ce qui lui permet d’être au fait des enquêtes criminelles de la ville. En particulier celle relative au Boucher de Christchurch, un sérial-killer sanguinaire accusé d’avoir tué ces dernières semaines sept femmes dans des conditions atroces. Même si les modes opératoires sont semblables, Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch.
Contrarié par ce coup du sort, Joe décide de mener sa propre enquête, afin de punir lui-même le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres. Ayant accès à toutes les données de la police, il va d’abord se concentrer sur cette « septième victime » pour tenter de connaître le mobile du tueur. Il lui faudra ensuite savoir comment l’homme qu’il cherche a pu avoir connaissance de son mode opératoire dans les moindres détails, au point de leurrer les forces de l’ordre. Se mettre dans la peau du tueur, en quelque sorte : ça, il connaît!

Coup de coeur! Je suis sous le charme…

Ce livre est juste un cocktail détonnant d’humour, de psychologie, de suspense, d’horreur… à ne pas manquer.

Quand ce partenariat a été proposé sur Livraddict, que je remercie, j’ai été tout de suite emballée…

Déjà, qu’on se le dise, j’adore la couverture.. Certes, elle n’a rien de clinquant, elle est simple, sobre, et c’est finalement ce qui laisse le plus vagabonder l’esprit… elle est bien représentative de ce qui nous attend.Ne jamais si fier aux apparences…

Et puis… le résumé… à la fois inquiétant et très prometteur… ce qui n’a pas manqué d’attiser encore un peu plus ma curiosité…

Point de vue de l’écriture, elle est sobre, elle aussi, et j’ai aimé ça… une intrigue bien ficelée, des rebondissements agréables… et quand on se dit qu’on a atteint le summum… et bien non… ça repart de plus belle, avec encore plus d’intensité, encore plus de stress, encore plus de tout!!

L’auteur a eu la très bonne idée de ponctuer le tout de petites touches d’humour noir qui tombent à pic pour venir détendre un tant soit peu l’atmosphère…

Le petit plus, voire le gros point positif du livre, c’est que pour une fois, on est dans la peau du tueur… Ce n’est pas négligeable, puisqu’il est malgré tout très rare, dans un livre thriller/policier, de voir les choses de ce point de vue, de A à Z…

Et donc, la fan de thriller que je suis n’a pas été en reste en découvrant cette nouvelle manière de faire… ce fut très plaisant.

Pour ce qui est de l’histoire… horrible, immonde, effroyable et pourtant on ne peut pas s’en détacher…

La pression psychologique est présente du début à la fin, sans relâche… et qu’est ce que j’aime ça… elle nous pousse à aller de l’avant dans le livre, inlassablement, une page en entraînant une autre pour nous emmener là où le veut l’auteur… ou le tueur?

Et puis, il y a les personnages

Joe… la perfection faite crime… Au début, à la lecture du résumé, ça m’a  fait un peu penser à Dexter… mais finalement, pas du tout, c’est  vraiment à part… autant il peut avoir une apparence impassible et calme aux yeux de tous, et passer pour un « bon à rien », autant à l’opposé, il est capable de choses des plus épouvantables et faire preuve d’une grande intelligence… et il faut reconnaitre que le fait de faire de ce livre un récit à la première personne en donnant la parole à Joe, c’est puissant!

 » Je ne suis pas un animal. Je ne tuerais pas quelqu’un juste parce qu’il passe par là. Je hais les types comme ça. C’est ce qui me distingue des autres. C’est mon humanité. « 

La relation de ce personnage avec sa mère m’a subjuguée… il y a tant d’ambigüité, allant allègrement de l’amour à la haine, du « je t’aime » à « je te déteste »… les sentiments qui les unissent sont vraiment à la hauteur de la dualité du personnage de Joe… aux antipodes les uns des autres.

D’ailleurs, cette mère est un personnage haut en couleurs que j’ai adoré… tour à tour insupportable, tyrannique, un poil déjantée… on comprend que son fils soit ce qu’il est…

Mélissa, je n’ai pas du tout accroché… je ne saurais expliquer pourquoi, mais elle m’a laissée complètement indifférente. Je l’ai trouvée dérangeante, disons le franchement. Et ce, même si son côté sociopathe est intéressant à voir.

Sally, quant à elle, m’a plu… La manière dont elle se rapproche de Joe, la manière dont lui perçoit la chose, … c’est assez amusant à lire  (malgré l’étrangeté de la situation). Mais il faut reconnaître que malgré tout, elle est d’une apparente naïveté flagrante.

Bref, dans tout ce flot, on y trouve de l’humour grinçant, et surtout, une bonne dose de psychologie des tueurs en série… ce que, je l’avoue, j’adore par-dessus tout… (je ne suis pas une inconditionnelle de la série télé « esprits criminels » pour rien… et ici, c’est le criminel lui-même qui nous « instruit », ne l’oublions pas… cela donne un tout autre regard sur la chose, on vit les choses « de l’intérieur »… on n’interprète pas les gestes d’un tueur, on les vit avec lui…

 » Une signature n’est pas évolutive. Le meurtre tout entier est contenu dans sa signature. C’est une gratification. Je n’en ai pas parce que je ne suis pas comme ces bâtards de pervers qui se mettent à buter des femmes par besoin sexuel. Je le fais pour m’amuser. Et ça fait une grosse différence. »

Cela change vraiment des livres de la même catégorie que l’on a l’habitude de lire, et cela le met loin devant les autres… Surtout si on aime les tueurs en série, les effusions de sang, et la violence gratuite à gogo…

Nul doute que je vais essayer d’approfondir avec cet auteur, et découvrir un autre roman de lui…

Cajou, Lasardine,