[✎] La porte d’Orphée

·•●oO Présentation du livre Oo●•·
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Octobre 1963 : Un mois avant l’assassinat du président Kennedy.

Chandler Forrestal, jeune étudiant fauché, n’aurait jamais dû entrer dans ce bar. Il n’aurait jamais dû parler à cette belle brune, ni lui offrir un verre. Car la C.I.A l’a choisi comme cobaye d’une « expérience » destinée à tester les effets du LSD sur l’esprit humain. Chandler en ingère une dose massive et développe d’effrayants pouvoirs psychiques : hyper-vigilance, lecture dans les pensées, prise de contrôle du cerveau, ou capacité à provoquer des hallucinations…

Le jeune homme devient malgré lui une arme parfaite, convoité à la fois par des agents de la C.I.A et des tueurs de la mafia. Et ses fascinantes aptitudes risquent de le mener beaucoup plus loin qu’il ne l’imagine.

Jusqu’à changer le cours de l’histoire ?

·•●oO Et j’en pense quoi? Oo●•·
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J’avais beaucoup hésité avant de choisir ce livre pour un partenariat… j’étais tiraillée entre l’histoire qui me tentait bien à savoir la partie « vision des effets du LSD », et celle qui me plaisant un peu moins à savoir le concept de « servir la CIA »…
Puis je me suis dit, pourquoi pas, voyons le côté positif des choses… Il faut dire que ma curiosité sur les effets de cette drogue avait été terriblement attisée par le résumé…
Il était effectivement annoncé sur le net comme un « nouveau calibre de thriller »… c’était donc très tentant de tester ça… 
Et puis, le livre a été écrit par le créateur de la série Heroes, ce qui est non négligeable quand on sait que je suis fan de cette série (enfin, fan est un bien grand mot, mais je n’ai pas raté un seul épisode des deux premières saisons…)
Le développement de capacités mentales suite à l’ingestion de drogue m’a un peu rappelé les expériences décrites au début du livre « Charlie », de Stephen King… et c’est ce qui m’a poussée encore un peu plus vers ce livre…
J’ai aimé l’évolution des personnages, que ce soit le principal ou les « secondaires »… Ils ne sont pas « bêtement plantés là », ils évoluent au fur et à mesure du livre, et ça leur donne une constance propre.
J’ai adoré aussi toutes les parties qui concernaient les effets de la drogue à proprement parlé… c’est bluffant, et inquiétant à la fois… je ne m’attendais pas à ça…
Par contre, comme je le craignais, la partie plus « politique », complot et compagnie, cela ne m’a pas attirée du tout… c’est un peu trop compliqué pour moi, sachant que je ne m’intéresse pas du tout à ce domaine. Pire, cela a failli me faire arrêter la lecture en cours de route… Mais j’ai malgré tout tenu bon 🙂 Mais je dois avouer que je pensais au départ cet aspect du livre moins présent que ce qu’il ne l’a été…
Je me serais donc contentée de l’histoire de Chandler qui à elle seule était des plus intéressantes.
·•●oO En bref…  Oo●•·
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Pas convaincue du tout par ce roman pourtant très prometteur au vu de la quatrième de couverture.
Il faut pourtant lui reconnaitre l’aspect sans temps-mort et la plume de l’auteur qui manie très bien le sinistre…
La controverse reste lancée…
·•●oO Merci qui?  Oo●•·
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Merci aux éditions Michel Lafon et à Blog-o-book pour ce partenariat.

[✎] Level 26, tome 1

·•●oO Présentation du livre Oo●•·
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Les policiers du monde entier répartissent les criminels sur une échelle de 1 à 25, selon leur dangerosité. Un tueur échappe à cette classification. Cruel à l’extrême, insaisissable, sévissant sur tous les continents, il ne connaît aucune limite ni aucun mode opératoire de prédilection : c’est le niveau 26. Un seul homme peut l’arrêter. Il s’appelle Steve Dark, et depuis que ce monstre a massacré sa famille, il s’est juré de cesser de traquer les psychopathes. Mais bientôt, il n’aura plus le choix.
·•●oO Et j’en pense quoi? Oo●•·
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Il n’y a pas photo, ceux qui suivent ce blog commencent à le savoir… j’ai une véritable passion pour les histoires ou livres qui traitent de tueurs en série…
Et dans « level 26 », l’attrait est d’autant plus grand qu’il y est question d’un tueur qui n’a rien de comparable aux autres… On entre direct dans l’inconnu, car il n’y a aucun point de référence… (Non pas que ce soit un thriller d’un genre nouveau, loin de là, mais l’univers mis en place est des plus particuliers)
La quatrième de couverture est donc des plus prometteuses en  la matière…
La plume de l’auteur est terriblement agréable, les pages glissent sous les doigts et le regard les unes après les autres…
L’intrigue, présente dès le départ, est telle qu’on a du mal à se dire « je suis raisonnable, j’en reste là pour aujourd’hui »… surtout que, c’est bien connu, quand il s’agit de livres, je suis rarement raisonnable 🙂 donc, ça ne m’aide pas… 🙂
Les crimes commis sont indéfinissables… barbares, cruels, mettant parfois presque le cœur à l’envers. Les descriptions qui en sont faites sont effrayantes…
Ce qui est dommage, c’est que peu à peu, l’intrigue s’essouffle malgré tout… heureusement, ce n’est que temporaire, mais je ne doute pas que cela découragerait  les moins téméraires 🙂
Il y a certains passages/sujets abordés que j’aurais aimé voir plus en profondeur, moins « survolés » ou laissés à l’imagination du lecteur…beaucoup de choses, selon moi, restent en suspend… trop de questions sans réponses…
Alors que certaines descriptions auraient pu être évitées à mon humble avis, car elles n’apportent rien de constructif à l’histoire.
Les petits plus que j’ai franchement adoré?
* des chapitres courts… ce qui donne un certain rythme au livre
* les illustrations présentes ça et là dans le livre… je les trouve tout simplement superbes et ajoutent un certain aspect visuel qui m’a plu…
  

Par contre, je commence à me dire que j’attrape le cœur trop sensible pour ce qui est trop « violent » ou à la limite de l’insoutenable… car certaines scènes décrite m’ont vraiment retournée…
On sent malgré tout que l’auteur est un « spécialiste des séries télé », car le roman est construit de la même façon, avec une fin « rebondissante », des chapitres dessinés à la manière de scènes distinctes que l’on peut visualiser sans peine, …
·•●oO En bref…  Oo●•·
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Une appréciation en demi-teinte, … un sujet passionnant, mais une intrigue trop diffuse et instable à cause des petits temps morts. Cependant, je n’hésiterai pas à lire le Tome 2.
·•●oO Merci qui?  Oo●•·
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Je remercie Livraddict et les éditions J’ai Lu pour ce partenariat…

[✎] Marcellin Caillou

Le petit Marcellin Caillou aurait pu être un enfant très heureux comme beaucoup d’autres enfants. Malheureusement, il était affligé d’une maladie bizarre : il rougissait. Il rougissait pour un oui, pour un non. Heureusement, me direz-vous, Marcellin n’était pas le seul à rougir, tous les enfants rougissent. Ils rougissent quand ils sont intimidés ou qu’ils ont fait une bêtise. Mais, ce qui est troublant dans le cas de Marcellin, c’est qu’il rougissait sans aucune raison.

Ce livre est un vrai bonheur!!

Les dessins sont amusants, ils sont attrayants pour les enfants, car ils sont simples, tout en illustrant parfaitement bien le texte qui y est lié… L’un et l’autre sont indissociables…

Ce livre est une vraie merveille … les choses y sont bien expliquées avec des mots simples pour les enfants…
Le thème abordé est tout aussi intéressant… LA DIFFERENCE et comment la gérer dans un groupe, … Ce livre, à sa manière, explique bien aux enfants que même si l’on est différent d’eux (après tout, ne sommes-nous pas tous différents?), cela n’empêche pas d’être heureux, cela n’empêche pas non plus d’avoir des amis, ni d’avoir une vie bien remplie…

Il prône aussi, dans cette quête du bonheur, les bienfaits de l’amitié… l’amitié qui rend les jours meilleurs, qui permet d’avoir quelqu’un à qui parler, à qui se confier… et que même si les aléas de la vie séparent des amis, la vie finit toujours par les rassembler,…

En bref, un livre génial que je conseille aux parents pour leurs enfants dès 6 ans, idéal pour un premier « vrai » livre de lecture…

Je ne résiste pas à vous remettre une toute petite illustration tirée de ce livre 🙂

[✎] L’appel du sang, la seconde vie de Bree Tanner

·•●oO Présentation du livre Oo●•·
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 Ce nouveau roman raconte l’histoire de Bree Tanner, une vampire de 15 ans transformée par Victoria (l’une des ennemies des Cullen, la famille d’Edward) en même temps qu’une vingtaine d’autres adolescents, pour former une armée de vampires qui combattrait les Cullen.Le roman se focalisera sur les trois mois qui se déroulent entre sa transformation en vampire et le combat final à la fin d’Hésitation à l’issue duquel elle meurt, tuée par les Volturi.

Nouveau-née torturée par sa transformation et la soif de sang qu’elle ne contrôle pas, elle est l’alter-ego de Bella et lui renvoie l’image de ce qu’elle serait si elle allait jusqu’au bout de sa décision de se transformer pour rester toute sa vie avec Edward.

·•●oO Ce que j’en pense Oo●•·
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J’ai pris ce livre un peu au hasard,et beaucoup par dépit… J’étais partie à la bibliothèque armée d’une liste de 17 livres qui me tentaient, et aucun d’entre eux n’était à disposition… La plupart n’était même pas connue de la bibliothécaire, il faut dire…
Donc du coup, je me suis mis à flâner dans les rayons, et je suis tombée sur ce livre…
Je me suis dit que puisque j’avais apprécié Twilight, et que cela venait de la même plume, cela pourrait me plaire… et je suis donc rentrée à la maison accompagnée de Bree Tanner 🙂

Et finalement,grosse déception… Je ne suis pas du tout rentrée dans le roman, au point que je l’ai certes lu de manière fluide et rapide, mais je n’en ai rien retenu, rien ne m’a marqué…

Je pense que j’aurais beaucoup plus accroché à l’histoire si dès le départ (pourquoi pas, un chapitre zéro) j’avais pu connaître un tant si peu Bree Tanner avant sa transformation, et vivre sa transformation avec elle… car là, en démarrant le roman comme il est fait, trois mois après sa transformation, je ne me suis sentie aucune attraction pour ce personnage, et n’ai pas réussi à m’y attacher un tant soit peu. Il faut dire que bien qu’ayant déjà lu deux fois la saga Twilight, le personnage de Bree Tanner ne m’avait pas marqué plus que ça non plus dans « Hésitation », elle est trop peu insignifiante dans l’histoire, à mes yeux.
Et puis, le fait de connaître dès le départ la fin de son histoire, ça gâche un peu aussi, sans doute…

On est donc très loin du coup de coeur que j’avais eu pour Twilight… C’est dommage, car c’était pourtant prometteur…

·•●oO En bref Oo●•·
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Contente de l’avoir loué à la bibliothèque et pas acheté directement, car je l’aurais regretté…

[✎] Dans la tête, le venin

·•●oO Présentation du livre Oo●•·
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Diane Silver est une des meilleures profileuses au monde et exerce ses talents à Quantico, au FBI. Traquer les tueurs en série est pour elle une affaire personnelle : sa fille, Leonor, a été torturée et tuée. Diane ne parvient toujours pas à comprendre. Comment Leonor, si méfiante, a-t-elle pu accepter de suivre son assassin.
Yves, un flic français qu’elle a formé aux techniques de profilage, est peut-être l’unique ami de Diane, dont le caractère difficile est notoire. Il la tient au courant des crimes commis en France avec une rare sauvagerie. Se pourrait-il qu’il existe un lien entre ces meurtres perpétrés au Mexique et à New-York? Entre ces affaires internationales, la traque d’un tueur de prostituées dans les rues de Boston, l’assassinat de Leonor, un fil se noue peu à peu, auquel n’est pas étranger le bizarre « stagiaire » que le FBI a imposé à Diane…
Diane va alors ouvrir la boîte de Pandore, reconstituer le puzzle et remonter jusqu’au prédateur ultime. Et peu lui importent les conséquences.

 

·•●oO Et j’en pense quoi? Oo●•·
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Dès que j’ai vu ce livre en partenariat, je n’ai pas hésité… rien que le résumé m’a attirée…
Pourquoi? Tout simplement parce que les tueurs en série m’ont toujours attirée… enfin, leurs histoires, entendons-nous bien…
J’ai adoré ce thriller, car dès le départ, on entre dans l’histoire, on prend en amitié le personnage de Diane… enfin, ça a été le cas pour moi en tous cas. Son histoire m’a touchée, ses points de vue aussi…
On progresse dans le déroulement de l’histoire de manière tellement naturelle et « simple », et ce malgré l’horreur des crimes commis.. On a tellement envie que le tueur se fasse prendre…
J’ai aimé le style de l’auteur, qui de par sa simplicité a su me toucher et me faire m’investir dans l’histoire… je n’ai pas décroché à un seul moment…
L’intrigue est complexe, mais cela ne pose aucun problème, que du contraire, car l’histoire est bien ficelée. Je n’ai pas constaté d’invraisemblances ou choses qui m’ont parues contradictoires…
Jusqu’aux dernières pages, on se demande comment l’histoire va se terminer, comment l’enquête va pouvoir aboutir… On se dit que c’est mal barre… et puis… le récit ne sera jamais vraiment clos. Et même si d’ordinaire, ce genre de fin m’agace, ici, pas du tout, cela n’a fait qu’attiser ma curiosité, … Est-ce qu’il y aura une suite? Personnellement, je l’espère vivement…
Ce que j’ai aimé aussi, en plus de l’intrigue elle-même, c’est tout le cheminement qui passe en revue les obscures raisons qui poussent un homme à  devenir psychopathe, meurtrier, …
Le livre est aussi parsemé de références extérieures, qui prouvent toute la recherche qui fut nécessaire à l’auteur pour donner un tel poids à son œuvre…
·•●oO En bref…  Oo●•·
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Une belle réussite…
·•●oO Merci qui?  Oo●•·
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Je remercie le site LIVRADDICT et les éditions LE LIVRE DE POCHE pour ce partenariat qui fut une découverte des plus agréables!!

[✎] Le guide du zizi sexuel

Ce livre raconte avec simplicité et naturel tous les chapitres qui intéressent les plus jeunes en ce qui concerne le sexe. Les enfants se posent de nombreuses questions et ils n’hésitent pas à se les poser entre eux. Souvent , le plus courageux d’entre eux se dirige vers l’adulte bienveillant qui devrait répondre aux plus secrets des mystères que les enfants n’ont pas pu résoudre 😉 Evidemment, c’est Titeuf qui s’y colle !
Affichant son plus beau sourire, il y va, tête baissée, et tente de comprendre comment on tombe amoureux, comment on fait l’amour, comment naissent les bébés…
Et il se dépêche de tout raconter et expliquer à ses copains ; Ensuite il s’observe et observe aussi Nadia … et il fait des bêtises, et il s’amuse ! Du coup on trouve les statues du jardin public équipées avec des préservatifs etc…
Titeuf est incorrigible et on l’adore!

J’ai eu envie de lire ce livre suite à une anecdote qu’une amie des cours m’a racontée concernant un de ses enfants, qui avait eu, à dix ans, ce livre entre les mains 🙂 
Et ce qu’elle m’en a dit a éveillé ma curiosité. 
Il faut reconnaitre que c’est sans aucun doute un livre à conseiller à partir de douze ou treize ans, pas avant, je dirais, … mais il est merveilleusement bien fait, pour raconter avec humour et justesse malgré tout les choses de la vie amoureuse et sexuelle, ce qui est vraiment génial pour les « enfants »… 
Les illustrations sont marrantes, les textes simples, courts, allant à l’essentiel mais en donnant les infos nécessaires pour que les enfants puissent comprendre… 
J’ai adoré le lire, aimé la manière dont les choses sont décrites et racontées, et ne regrette pas du tout cette découverte entre l’humoristique et le guide pratique 🙂

[✎] L’accident

 Trois heures du matin. Je suis certain de ne pas m’être réveillé naturellement. Je crois bien que c’est le téléphone. Il faut être dingue pour appeler à une heure pareille ! Ou malade. Un rai de lumière filtre à travers la porte et j’entends qu’on parle de l’autre côté. Je reconnais les voix d’Odile et André. – J’y vais, dit André. Inutile de réveiller Marin. – Mais ça va lui faire un tel choc si… Pauvre Marin, il ne sait tien encore de la terrible nouvelle qui l’attend derrière cette porte close. Elle va pourtant projeter sans ménagement le jeune garçon au coeur d’un impitoyable mystère. Couloirs d’hôpital, coffre fracturé, appartement dévasté… Ne te dépêche pas trop, Marin, l’aventure qui s’annonce est loin d’être rose.
J’avais très certainement les yeux à moitié ouvert quand j’ai choisi ce livre sur le rayonnage de la vestiboutique de la Croix Rouge, car j’étais persuadée qu’il s’agissait d’un livre pour enfant destiné à les sensibiliser au milieu hospitalier, à comment réagir quand ses parents sont à l’hôpital, avec peut-être une approche de la mort, également… 
Et je ne me suis trompée qu’à moitié, puisqu’en fait, cela s’y trouve un peu, mais le plus prédominant, c’est une enquête policière pour savoir (ce) qui a causé le fameux accident…

Je dois bien avouer que pour un livre « jeunesse », l’histoire est très prenante, elle maintient le lecteur en éveil, le surprend, parfois lui met les larmes au bord des yeux, … J’ai vraiment été très étonnée…

Le style de l’auteur est bien adapté au public ciblé, à savoir les enfants d’une dizaine d’années…

Par contre, ce que je n’ai pas apprécié du tout, ce sont les illustrations… je les trouve horribles, très antipathiques, voire dérangeantes… les visages sont dessinés de manière grossière, il y a peu de couleurs, et quels qu’ils soient, les personnages ont l’air d’être les « méchants »… je trouve cela très dommage, car je pense que justement, les dessins donnent, généralement, envie à l’enfant de continuer la lecture, hors ici, ce n’est pas le cas.

Mais sinon, globalement très contente de cette petite découverte…

[✎] Un jardin sur le ventre

C’est l’histoire ordinaire de gens ordinaires dans une région où il ne fait ni beau ni mauvais. C’est l’histoire d’un peu tout le monde. L’histoire d’une vie fauchée. D’un amour qui s’arrête. D’une mère qui part. D’un mari qui devient veuf. D’un veuf qui ne veut pas le rester. C’est l’histoire de gens qui ne se comprennent pas. D’une sœur qui regrette. D’un frère qui revient. Il y a des petits-enfants qui souffrent, qui se taisent. Des filles qui pleurent, qui fument et des chiens qui aboient. C’est l’histoire banale de la vie et de la mort.

Au début, la lecture de ce livre m’a un peu perturbée… On passe d’un chapitre en « tu » (le premier) à un chapitre à la première personne (le second)… j’ai eu du mal à me faire à ce changement qui perdure pourtant tout au long du livre, une scène alternant avec l’autre… »Je », « tu », « nous » jouant avec les points de vue comme avec nos émotions.

Cependant, je dois bien reconnaître que j’ai rarement lu de livres à la seconde personne du singulier, mais que c’est vraiment très prenant, très « impliquant »… Dans ce style, on ne peut vraiment pas dire que l’on n’est pas touché par l’histoire, qu’on ne se sent pas concerné…
Surtout que ce livre, c’est un petit concentré d’histoire « de tous les jours », du quotidien de gens « comme tout le monde »…

Ces vies sont tellement le reflet d’une réalité qui pourrait être celle de n’importe qui dans notre entourage qu’il nous prend par les sentiments, il creuse au fond de nous pour en ressortir nos propres émotions… on voltige de droite à gauche, entre tendresse, craintes, amour, douceur, violence, vigilance…
Il a réussi, de par l’histoire de Suzanne, une petite dame âgée (je ne vais pas vous raconter son histoire, c’est tellement mieux de la découvrir par vous même), à me mettre les souvenirs et les larmes au bord des yeux avec une émouvante pensée pour ma grand-mère.. L’histoire de Suzanne m’a tellement agrippée au coeur que je serais incapable de vous en donner un passage coup de coeur…

D’autres passages du livre sont écrits à la seconde personne, mais aucun ne m’a autant touché que Suzanne… Sans doute le vécu joue-t-il malgré tout une grande part dans cet amour livresque.

Pour résumer, je dirais que ce livre est une petite merveille, sans doute un de mes premiers coups de coeur de cette année 2011…

Si je devais avoir un regret?
BOB et la maison d’édition « Hugo et Cie » donnaient la possibilité à certains lecteurs de rencontrer l’auteur, mais c’est trop loin et donc impossible pour moi… Mon plus grand regret par rapport à ce livre est de ne pas pouvoir rencontrer la femme qui a réussit à m’émouvoir avec tellement de simplicité au travers de son livre…

Ce livre est un merveilleux voyage au pays des sentiments divers et variés, et à celui de la simplicité… Un livre à découvrir et à savourer, bien calée dans un canapé, sous une couverture, une tasse de chocolat chaud à la main… Car il se déguste au calme afin de pouvoir encore mieux en apprécier toute la saveur…

Je remercie BOB et les éditions Hugo et Compagnie pour ce partenariat qui m’a permis de découvrir cet auteur.

[✎] La grammaire est une chanson douce

Jeanne, la narratrice, pourrait être la petite soeur d’Alice, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés. Avec son frère aîné, Thomas, elle voyage beaucoup. Un jour leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Mais la tempête les avait tant secoués qu’elle les avait vidés de leurs mots, privés de parole. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient.

J’ai dû lire ce livre dans le cadre d’un de mes cours, à savoir celui de communication. 
Rien que le titre m’a enchantée… je le trouvais… agréable, attirant, … 
Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est à des moments ponctuels, la narratrice, à savoir Jeanne, Petite gamine de dix ans, s’adresse au lecteur, pour l’impliquer dans l’histoire, lui donner l’occasion de se sentir concerné et donc, de bien suivre le fil du récit.
Le langage, était adapté pour des enfants d’une douzaine d’année, est simple, agréable à la lecture, et terriblement imagé. c’est ce qui fait la beauté de ce livre… l’imagination en prend plein les yeux…
L’histoire est à la fois « folle » de par son déroulement, et instructif de par ce que le lecteur découvre, à savoir, une autre manière bien moins scolaire d’appréhender la grammaire. 

J’ai aimé les références à Henri Salvador, Jean de La Fontaine, Antoine de Saint-Exupéry,… elles amènent d’une part un point d’ancrage avec la réalité (étant des auteurs existants), et d’autre part, amènent une part de rêve dans ce que l’on pense savoir de ces auteurs…
 
L’oeuvre est également gratifiée de merveilleux dessins, qui permettent au lecteur de se poser quelques instants et de laisser voguer son imagination au pays des mots et des merveilles de la langue française… 
 Les métaphores des plus inattendues utilisées font de l’apprentissage de la grammaire une superbe découverte, un plaisir, bien loin des méthodes rébarbatives des méthodes traditionnelles inculquées aux jeunes enfants. Par des propos imagés, attirants, il donne envie d’apprendre la grammaire, de la découvrir, de jouer avec afin de pouvoir former des phrases que l’on viendrait déposer sur une feuille de papier pour les voir s’y détendre, s’y complaire et s’y abandonner au plus grand bonheur du lecteur.
Une chose qui m’a aussi beaucoup touchée dans ce roman, c’est le fait de reconnaître la musique comme moyen d’expression à part entière… en faisant passer le message que certes, certaines personnes ne sont pas doués pour les mots à proprement parler, mais qu’elles trouvent alors d’autres moyens d’expressions tout aussi importants et agréables. 
 
Ce livre est une véritable merveille, où les mots sont utilisés avec une facilité et une aisance particulières… Ils virevoltent dans tous les sens, résonnant dans l’esprit du lecteur pour venir s’y poser en toute légèreté. 
C’est un peu le « Alice au pays des merveilles » de la grammaire et de son apprentissage … 
Il me donne véritablement envie d’en savoir plus sur la suite, à savoir « les chevaliers du subjonctif »… 
Ces lignes se trouvent sur la quatrième de couverture, et sont sans aucun doute celles qui m’ont le plus touchée durant la lecture de ce livre. 
– … Je t’aime. Tout le monde dit et répète « je t’aime ». Tu te souviens du marché? Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s’usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver […] »

[✎] Sister

 Recueil de 5 histoires courtes sur fond d’horreur.

Ma grande soeur est morte: Depuis qu’elle a rencontrée Shitaro, Chisato voit disparaître ses proches, selon son souhait…

La nuit à l’heure du chat: Miho, infirmière stagiaire accompagne le professeur Serizawa afin de soigner un garçon qui se transforme en chat.

La tour aux poupée macabres: Kitajima a découvert un étrange journal intime où une jeune fille explique les étranges manipulations que fait subir son père à sa soeur.
Ceux qui vivent dans les ténèbres: S’inquiétant de ne plus avoir de nouvelles de son amie Asami, Yui s’inscrit dans son pensionnat pour la retrouver.

Sister: Misaki est orpheline, elle est recueilli par la famille Mido, elle y fait la connaissance de Yuya, le fils qui semble très affecté par la mort de soeur Ayaka…

Je ne suis pas super fan de manga, mais quand j’ai vu celui ci sur le rayonnage de la croix rouge, je n’ai pas hésité une seule seconde…
Rien que le titre et la couverture m’ont attirée…
Et là je viens de le finir, et je ne regrette pas du tout mon choix…

Il s’agit d’une One Shot, autrement dit, un manga « isolé », ne faisant partie d’aucune série… c’est ce qui fait que j’ai apprécié, car une fois qu’il est lu, pas besoin de chercher la suite.

Il reprend plusieurs petites nouvelles, avec comme particularité que ce sont des histoires d’épouvante… tout ce que j’aime…

Mon coup de coeur? La première histoire, où une jeune fille, par gentillesse, se met à jouer avec un petit garçon qu’elle a trouvé en larmes dans la rue. Le petit garçon, pour lui faire part de sa gratitude, lui dit qu’elle va voir ses souhaits se réaliser… Mais, finalement, pas tout à fait comme la jeune fille l’aurait espéré… rappelons-le, nous sommes dans de l’épouvante…

Tout au long des histoires, la même tension est palpable…
Les dessins sont très agréables, simples, attrayants… Les personnages féminins sont attirants, avec de grands yeux expressifs, les visages sont recherchés, fins, et malgré tout, ils restent très figés et froids… genre des histoires oblige… Les histoires et les dessins sont donc en parfaite adéquation… belle réussite selon moi. 

Je le conseille tant aux fans de mangas qu’à ceux d’histoires horrifiques…
Personnellement, je suis sous le charme, et je vais chercher si cet auteur de mangas en a d’autres dans le genre à son actif.

[✎] Les Bidochon, tome 03 : Les Bidochon en habitation à loyer modéré

 Nos chers Bidochons habitent en appartement à loyer modéré et subissent plein de soucis de la vie d’appartement.
Entre les murs et planchers non insonorisés, les fêtes des voisins, les engueulades de ceux du dessus ou du dessous ….etc un vrai petit bonheur.
Bien entendu cela ne plaît aucunement à nos beaufs qui vivent alors un petit cauchemar et qui veulent tout faire pour y remédier…

 Qu’est ce que j’ai adoré la lecture de cette BD!! Je ne connaissais pas du tout les Bidochons, mais je ne regrette pas du tout d’avoir fait leur connaissance 🙂

Ce qui m’a énormément plu également, c’est le thème abordé, celui des habitations sociales et de tous les inconvénients qui en découlent… Ayant moi même vécu dans un logement social pendant 4 ans, j’ai retrouvé dans ce livre toute l’ambiance: les murs très fins, qui laissent passer tous les bruits, les planchers et plafonds qui font de même et qui ont même tendance à les amplifier, les voisins terriblement bruyants, les odeurs de cuisson parfois terriblement désagréables qui parfument tout l’immeuble, …

Point de vue graphisme, les dessins sont simples, mais bien faits,… J’ai eu une version en noir et blanc, je ne peux donc pas juger la version colorisée…

Les personnages sont attachants, et on se dit immanquablement, malgré tout, qu’on espère ne pas devenir comme ça 🙂

Franchement, cette petite BD est très réussie et c’est vraiment du plaisir à l’état brut que de la lire…

J’ai hâte de découvrir les autres tomes de cette série de BD…. S’ils sont du même acabit je sens que je vais devenir fan 🙂

[✎] Mafalda, tome 01

 On ne présente plus Mafalda, petite fille vive qui découvre la vie, ses joies, ses absurdités et ses horreurs. À travers l’éveil d’un enfant Quino nous livre sa réflexion sur le monde et sur l’étrange animal qui le peuple : l’être humain.

 Je suis tombée par hasard sur ce petit livre en cherchant tout autre chose, et je me suis dit qu’il y avait bien longtemps que je n’avais plus lu du Mafalda!

J’en avais dévoré les tomes quand j’étais ado, et j’avais adoré ça… Mais les années passant, elle m’était totalement sortie de la tête!

Donc, pas d’hésitation, j’ai embarqué ce premier tome pour redécouvrir une des BD de mon adolescence…

Et je dois bien vous avouer que j’y ai pris autant de plaisir qu’à l’époque!!
J’aime l’humour sarcastique de cette petite gamine haute comme trois pommes et de ses amis… la désolation de ses parents qui, immanquablement, ne savent quoi répondre à ses questions du genre « pourquoi ‘humanité va mal? » ou « pourquoi toutes les personnes qui ont un diplôme partent à l’étranger? »…

Les dessins, tout comme les textes, sont relativement simples, il faut le reconnaître, mais pourtant percutants là où il faut…

Ce que je trouve un peu paradoxal, c’est que force est de constater que les thèmes abordés n’ont rien à voir avec ceux qu’une petite fille « ordinaire » pourrait aborder… et c’est ce qui caractérise le mieux cette BD, je pense…

Elle a tout pour plaire, finalement, c’est Mafalda 🙂
D’ailleurs, pour relire ce premier tome, je me suis laissée emporter totalement et n’ai pas vu le temps passer, et l’ai lu d’une seule traite 🙂

Une agréable redécouverte 🙂

[✎] Mineure

 Qu’est-ce que le désir aux abords de l’âge mûr, lorsqu’on est courtisé par une jeune fille ? Sibylle a treize ans, Michel cinquante-cinq. Yann Queffélec analyse avec une minutie clinique les sentiments ambigus qui tourmentent son héros, homme marié, heureux, socialement établi, face à la passion brutale d’une adolescente aussi jeune que ses propres enfants, des jumelles. Non, il ne cédera pas… Mais sûre d’arriver à ses fins, Sibylle déploie toutes les ruses de la séduction féminine, poussant l’homme dans ses derniers retranchements… Du grand Queffélec.

 Ce livre me faisait de l’oeil depuis que je l’avais vu en partenariat, et je n’avais pas eu la chance de le remporter… Jusqu’à ce que je parvienne à l’avoir suite à un échange…

Ce livre, bien que très court est très troublant… Car j’ai eu beau le retourner dans tous les sens, je n’ai, à aucun moment, compris comment un homme de 55 ans peut être attiré par une gamine de 13 ans… rien à faire… N’est ce pas justement ce statut d’adulte qui fait que l’homme se doit de résister à ses pulsions s’il les sait contraires au bon ordre des choses? N’est-ce pas à lui de savoir dire STOP à une gamine qui lui envoie des messages en pleine nuit?

Alors certes, ce livre ne va pas m’amener à cautionner le comportement tel que celui de Michel, mais il permet de voir « l’envers du décor », celui où un homme se retrouve seul avec lui même face à ses souffrances pour résister à la tentation… et face à une ado de treize ans qui entre en plein dans la phase de sa vie où elle découvre son corps, ses désirs, et son pouvoir d’attirance en même temps… et qui ne maîtrise rien finalement, quoi qu’elle en pense… et qui ne s’imagine même pas la portée de ses actes.
Il brise un peu les à priori que l’on peut avoir, les idées toutes faites,… sans pour autant faire accepter cet état de choses.

Le livre comporte peu de page, le style d’écriture est terriblement fluide, il se lit « mine de rien », sans que l’on s’en rende compte, on avance peu à peu dans le roman, comme si c’était quelque chose de naturel… On se laisse malgré le sujet sensible emporter par l’histoire…

 Une merveilleuse découverte… qui permet en peu de pages de faire passer l’essentiel…

Merci Fée-tish pour cet échange qui m’a permis de découvrir cet auteur…

[✎] Chair de poule, tome 50 : La peau du loup garou

 Quelles sont ces ombres aux formes mi-humaines, mi-animales qui dansent la nuit dans le jardin ? Alex, venu passer quelques jours chez son oncle et sa tante, ne devrait pas essayer de comprendre ! A moins qu’il n’ait envie de risquer sa peau…
Il n’y a pas à dire, mais en ce moment j’ai une attirance particulière pour les livres jeunesse… et cette collection « Chair de poule » fait vraiment parie de mes coups de coeur…

Les textes, ayant été écrits pour des enfants d’une dizaine d’années, sont simples, utilisant un vocabulaire simple et très imagé… Il est en effet difficile, devant ce livre, de ne pas se représenter le loup garou sautant par la fenêtre de cette étrange maison… De ne pas frissonner quand le jeune garçon, armé de son appareil photo, sent un souffle bestial dans son cou, dans la forêt, en pleine nuit…

Cette histoire de loup garou est à la fois drôle et inquiétante, et a donc tout pour plaire aux jeunes comme aux moins jeunes.

ce que j’aime aussi dans ce livre (comme dans les autres de la série), c’est que généralement, la fin n’en est pas une… elle reste ouverte, pour permettre le développement de l’imagination du lecteur…

Une fois le livre terminé, j’ai malgré tout regardé dehors pour voir si c’était la pleine lune… on ne sait jamais 🙂

 Vous aimiez la série télé? Alors vous allez adorer les livres…
Une collection de livres géniale à découvrir pour le bonheur des petits et des grands 🙂


[✎] À contresens

 Tim Köhrey, orphelin, passe une enfance trop tranquille a sein d’une famille d’accueil anesthésiée, dans la banlieue de Hanovre. Pour lui, la vraie vie va enfin commencer à l’été 1980, à l’aube de son adolescence, quand sa famille déménage. Tim se retrouve plongé dans un Berlin-Ouest en pleine effervescence, battant au rythme de l’amitié, de la musique, du grand amour. Mais il va finir par tout perdre, en une fraction de seconde. Ce n’est qu’au millénaire suivant que Tim, DJ désabusé à la recherche du bouton rewind, cesse de se laisser porter par la vie et décide de partir à sa rencontre… quitte à prendre parfois quelques contresens. Un roman pop, doux-amer et sans temps mort sur les occasions manquées, les rêves mis de côté et le besoin de changer de vie.

Ce livre, je dois dire que ce ne sont certainement pas son titre ou sa couverture qui m’ont fait pencher en sa faveur…
Mais une chose est certaine, c’est qu’une fois qu’on l’a ouvert, … on ne regrette pas la découverte.

Dès le départ, ce livre m’a ému…
Il commence sur un petit garçon qui apprend que ses parents ont eu un accident de voiture et sont décédés, et faisant partie de la génération « télé », il reste persuadé que d’ici quelques jours, ils vont réapparaître comme si de rien n’était…
Pourtant, il sera placé en famille d’accueil… et c’est là qu’il comprendra la terrible vérité…
C’est là aussi qu’il comprendra que jamais il ne sera partie intégrante de cette famille: on l’appelle par son nom de famille pour bien le différencier, jamais on ne parle de lui en terme de « fils » ou de « frère »… on le reprend même s’il ose utiliser un de ces termes..
On ne peut s’empêcher de souffrir moralement pour ce jeune garçon qui du haut de son jeune âge, n’est déjà pas gâté par la vie, et dès le départ, on ne peut que comprendre et deviner la suite de sa vie…

Ce qui m’a choqué: La nonchalance des parents de la famille d’accueil que ce soit vis à vis de Tim mais aussi de leurs propres enfants, comme dans ce passage où la mère se rend compte de la disparition de son fils de 14 ans après plusieurs jours, quand elle se rend compte que dans son panier de linge sale, il n’y avait plus de vêtements de son fils… Car avant cela, même si elle ne le voyait pas beaucoup à la maison, « il n’y avait pas à douter qu’il allait bien, car si il y avait du linge à lui à la lessive, c’est qu’il repassait de temps en temps à la maison »… Comment peut-on être aussi peu attentive à ses propres enfants?

Ce livre est écrit à la première personne, et j’aime ça… cela permet de bien s’identifier au personnage central, de mieux rentrer dans son univers, de s’imprégner des émotions qui sont siennes.
Le style de l’auteur est agréable à la lecture, à la fois simple et poignant… il sait utiliser les mots justes pour faire passer les sentiments, les ressentiments.
J’aime aussi beaucoup la constance dans ce livre: le personnage central va faire partie intégrante du milieu de la musique,et chaque fin de chapitre, pour marquer l’évolution des années, est gratifié de la sélection musicale du moment où cette partie de l’histoire se passe… cela donne une merveilleuse continuité au roman, un fil conducteur à l’histoire. C’est très agréable à la lecture.

On a « plaisir » de suivre tout l’engrenage qui va façonner sa vie…
Par contre, je dois reconnaître que j’ai pris beaucoup plus de plaisir à lire la première partie du livre (celle qui raconte sa jeunesse et son adolescence) que la seconde (qui raconte, quant-à elle, sa vie de jeune adulte « décadent »).

Je remercie BOB et les éditions Asphalte pour ce partenariat qui m’a permis de découvrir cet auteur.
 Une découverte que je ne regrette nullement…